Archive pour le mot-clef ‘développement durable’

La Sicav danone communities (1/2)

Mardi 24 avril 2012

« A long terme, l’histoire de danone.communities pourrait se révéler aussi passionnante que celle de Grameen Danone », écrit Muhammad Yunus**.

C’est cette histoire que j’ai voulu retracer lors d’une conférence téléphonique réalisée avec Mathieu Azzouz, gérant de ce fonds chez Amundi.

Il est à noter que la Sicav danone.communities va bientôt évoluer. L’entretien porte sur les grandes caractéristiques de la Sicav. Nous évoquerons la nouvelle version prochainement.

Bonjour Mathieu Azzouz, pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre activité au sein d’Amundi ?

J’ai rejoint Amundi il y a à peu près un an et demi pour prendre en charge l’équipe de gestion engagée. Avant j’étais analyste extra financier et gérant ISR de fonds actions. Ici, nous gérons les fonds solidaires ou d’impact investing.

Danone.communities fait partie de cette famille. Nous avons environ 250 millions d’encours sous gestion. Nous couvrons toute une gamme : des fonds solidaires et de partage 90/10, le fonds de social business danone.communities ; un fonds d’aide au développement qui s’appelle Amundi AFD Avenirs Durables. D’autre part, nous gérons un fonds éthique appelé Hymnos, un fonds d’exclusion à forte sélectivité ISR. Ces fonds sont ouverts à tous types d’investisseurs, particuliers ou institutionnels.

Pouvez-vous rappeler comment a été créé le fonds danone.communities en 2007 ?

Le fonds a été créé en 2007, à la suite d’une rencontre de Franck Riboud et Muhammad Yunus. Les deux partenaires se sont demandé comment Danone pourrait apporter ses compétences sur des projets à impact social tout en respectant la philosophe prônée par M. Yunus pour répondre aux problématiques des populations les plus pauvres dans les pays émergents.

Ils ont réfléchi à un modèle qui permettrait de toucher le plus grand nombre. C’est ici que le Crédit Agricole a été approché et qu’est intervenue la société de gestion Amundi.

Quel est le rôle joué par chacun des acteurs, Danone, Crédit Agricole et Amundi ?>

Chacun apporte sa compétence : les projets identifiés par Danone qui apporte son expertise et sa force d’innovation en matière de nutrition- santé sont ensuite sélectionnés et approuvés par le Comité d’Orientation composé de représentants du Groupe Danone, de la société de gestion Amundi et par Omnes Capital (anciennement Crédit Agricole Private Equity), la société de gestion du FCPR.

La création de la Sicav, avec son orientation de gestion prudente et son minimum de souscription autour de 50€, permet de faire participer le plus grand nombre possible d’investisseurs (institutionnels comme particuliers) à la création de projets innovants et à fort impact social non seulement dans les pays émergents mais également en France. Et ce tout en épargnant.

Les projets sont sélectionnés selon une feuille de route très précise. Ils doivent répondre à un modèle économique pérenne et être tournés vers des objectifs sociaux comme faire reculer la pauvreté et la malnutrition et avoir un impact social auprès des communautés locales, tout en respectant les enjeux du développement durable.

Leur caractère innovant est également pris en compte dans la sélection des dossiers ainsi que la qualité, l’expérience et la personnalité de l’entrepreneur. Enfin, l’association avec des partenaires disposant de réseaux de compétences dans les pays dans lesquels sont réalisés ces investissements favorise la connaissance des marchés locaux.

Grameen Danone Foods Ltd a été le projet historique de danone.communities., pour la production de yaourts enrichis en nutriment pour lutter contre la malnutrition mais aussi créer de l’emploi local. Elle utilise le lait local et les shokti doi sont distribués par les shokti ladies qui ont pu monter leur petite entreprise grâce au micro-crédit.

Les clients sont des personnes qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté, elles n’ont donc pas de réfrigérateur pour entreposer des yaourts. Danone a donc mis au point, il y a un an, un yaourt qui a cassé la chaîne du froid et qui peut être conservé à température ambiante, près de six mois. Le projet répond à trois exigences :

  • apporter une meilleure santé
  • ne pas être chers et être adaptés à la population visée
  • créer des emplois, notamment par l’utilisation de produits locaux.

La Nef : société financière alternative et écologique

Vendredi 2 mars 2012

En France, les banques sont généralement de grands groupes au nom connu du public. En revanche, on connaît moins la Nef, cette Société financière anonyme coopérative.
Cette banque alternative ne vous accueillera pas dans ses bureaux au coin de votre rue, car elle n’a pas d’agences en dur. Mais vous pourrez vous renseigner sur  la Nouvelle Économie Fraternelle (Nef) dans les agences du Crédit Coopératif, qui héberge ses activités.
Mais qu’est-ce qui caractérise cette coopérative de finances solidaires aux 26 000 sociétaires ?
La réponse est à chercher du côté des investissements financés par la Nef : ce sont majoritairement sur des projets écologiques. La Nef se singularise également par les valeurs qu’elle défend, et notamment la fraternité.

Des projets écologiques, sociaux et culturels

La Nef finance principalement des projets dans le domaine du développement durable et de l’écologie.
« En 2010, les épargnants ont réaffirmé leur volonté de soutenir le financement de projets respectueux de l’environnement. Parallèlement, 63 % des prêts débloqués ont concerné des projets du secteur de l’écologie ». (source : rapport d’activité)
Le secteur « Social » a représenté 29 % des prêts débloqués et le secteur culturel, 6%.
De plus, la Nef publie la liste de tous les prêts débloqués. Les projets financés sont détaillés. « À travers cette publication destinée à tous les sociétaires, chaque épargnant voit à quoi sert son argent », précise-t-on sur le site.

Parmi les dernières activités financées, citons Énergie partagée, dont nous avons déjà parlé. Cette association qui vise à la construction de projets dans les énergies renouvelables : éoliennes, panneaux photovoltaïques, etc. La Nef a joué un rôle moteur dans la financement de la Société en commandite par actions qui collecte des fonds pour l’association.

Terre de liens est un autre projet financé depuis quelques années. Il consiste à acquérir des terres agricoles pour les louer à des paysans pratiquant l’agriculture biologique. La Nef a un rôle d’associé commandité de la Foncière et membre du CA de l’association nationale. Terre de liens a collecté 8,5 M€ de capital en 2010 et permis l’installation de 25 fermes.

Des relations d’entraide par l’argent

L’histoire de la Nef remonte à la fin des années 1970. Un groupe d’hommes et de femmes veulent  « expérimenter entre eux des relations d’entraide par l’argent », explique-t-on sur le site. Ils créent une association, la Nouvelle Économie Fraternelle (Nef). Ils s’inspirent alors de banques dites éthiques ou alternatives existant en Allemagne et en Hollande.
L’objectif de cette association sera de soutenir des projets qui ne trouvent pas de financement dans les réseaux bancaires classiques. Premier projet soutenu, en 1980 ? L’installation d’une exploitation agricole en bio-dynamie.
Lors de cette première période, les adhérents de l’association agissent avec un esprit de solidarité très fort. « Les projets sont alors financés plus sur des critères de confiance que des critères économiques traditionnels (rentabilité, endettement, etc.), les sociétaires adhérents prennent une risque supporté par l’ensemble de la communauté associative », explique Victor Grange, chargé de crédit à la Nef, dans L’autre finance, de Daniel Bachet et Philippe Naszayi.

Quand l’association devient établissement financier

La loi bancaire de 1984 oblige l’association à changer de statut, car les associations ne peuvent plus collecter des fonds et les gérer. En 1988, la  Nef adopte un statut de coopérative. La Société financière anonyme coopérative de la Nef rassemble alors 650 coopérateurs. Le Crédit coopératif se porte garant de la gestion de ses activité, ce qui lui permet de devenir une société financière agréée.

De 2005 à aujourd’hui, la Nef va croître régulièrement : de 16 000 sociétaires en 2005 à 26 000 fin 2010. Les salariés passent de 16 en 2001 à 54 en 2010.
Des militants du débuts on est passé à un recrutement plus classique du milieu bancaire. « A la politique de ressources humaines des premiers temps, axé sur la cooptation, l’embauche suite aux stages, on substitue un recrutement davantage tourné vers des personnes issues du milieu bancaire traditionnels »,  explique Victor Grange.

L’économie, domaine où s’exerce la solidarité

La Nef exprime son respect des valeurs et notamment celles de liberté, égalité et fraternité :

  • Fraternité, au sens de solidarité entre les personnes et envers les générations futures ;
  • Liberté, au sens de respect de la personne, de la liberté d’esprit et des choix individuels ;
  • Égalité, dans le sens des principes coopératifs : double qualité des membres et répartition des pouvoirs.

La fraternité, contenue dans son nom, est une valeur centrale: « Pour la Nef, l’économie est le domaine d’activité humaine au sein duquel doit s’exercer la fraternité, au sens de coopération et de solidarité. Dans son action au quotidien, elle offre à chaque individu la possibilité de rentrer dans une relation d’entraide et d’exercer sa responsabilité sur les flux financiers. »
La transparence est une autre valeur mise en pratique. Comme nous l’avons vu, les projets financés sont publiés.
Les activités de la banque sont soutenus par une réflexion éthique. Un Comité d’Éthique a été créé en 2003. Il est composé de sociétaires et de personnalités représentatives des réseaux de l’économie sociale et solidaire.

Un projet de banque éthique européenne

Le projet de banque éthique a aussi une dimension européenne. La Nef est engagée dans la création d’un projet européen avec ses partenaires italiens (Banca Etica), espagnols (Fiare), belges (Crédal, Hefboom) et allemands (Oekogeno). Ce réseau est rassemblé au sein de la Fédération Européenne de Finances et Banques Éthiques et Alternatives (FEBEA).
La Nef avait pour projet de fusionner avec l’italienne Banca Italia. Cette dernière n’a pas donné suite. « En 2010, après plus de trois années de travail en commun dans un projet de fusion, notre partenaire italien Banca Etica a décidé de ne pas donner suite, pour des raisons qui lui sont propres mais en lien direct avec la crise économique. »
Aujourd’hui, le projet de Banque éthique européenne est porté par la CFE (Coopérative pour une Finance Éthique), une entreprise extérieure à la Nef.

Les indices Dow Jones Sustainability

Vendredi 2 décembre 2011

indice_Dow_Jones_SustainabilitySi vous suivez les informations financières, vous êtes familier des indices boursiers : CAC 40, Dow Jones, Nasdaq… Mais avez-vous entendu parler des indices Dow Jones Sustainability?

Cette série d’indices fournit des informations aux investisseurs engagés dans l’Investissement Socialement Responsable (ISR). Autrement dit, il leur permet de suivre l’évolution des entreprises considérées comme les meilleures sur le plan des pratiques environnementales et sociales. Le DJSI, créé en 1999, est le plus ancien indice de ce type. Il est réalisé par les indices Dow Jones et la société de gestion suisse Sam.

Indice boursier et développement durable

« Les indices DJSI ont été créés pour suivre les performances des entreprises leaders dans leur domaine en matière de développement durable. Les premiers indices ont été publiés le 8 septembre 1999. Ces indices comportent des variantes excluant les entreprises tirant leurs revenus de l’alcool, du tabac, du jeu, des armements, des armes à feu et de la pornographie ». (source: DJSI world guidebook)

Les indices Dow Jones Sustainability (DJSI) couvrent trois continents et une cinquantaine de secteurs économiques.

Une série de dix-neuf indices correspondent à des zones géographiques : cinq pour le monde, cinq pour l’Europe, quatre pour l’Amérique du Nord et les États-Unis et cinq pour l’Asie.

A partir de ces indices de base, il est possible de pratiquer l’exclusion de secteurs économiques sensibles. Certains indices excluent un ou plusieurs des secteurs de l’alcool, du tabac, du jeu, des armements, des armes à feu et de la pornographie. Par exemple, le DJSI World ex. Alcohol est l’indice suivant les entreprises du monde entier mais en excluant le secteur de l’alcool.

Critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance

Les indices DJSI procèdent à une sélection des meilleurs entreprises selon des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG). Les notes sont fournies par la société de gestion Sam.

Seules un peu plus de 10% des entreprises sont sélectionnées dans chaque secteur économique. Pour les indices Monde, environ 300 entreprises sont retenues sur 2500.

Les indices DJSI considèrent cinquante-huit secteurs économiques regroupés en dix-neuf supersecteurs tels que la chimie, l’automobile, les médias, les télécommunication, etc.

L’indice publie le nom des leaders de chaque supersecteurs, ainsi que les principales entrées ou sorties du classement annuel. En 2011, BMW est leader dans le secteur de l’automobile, Pepsico dans celui de la nourriture et de la boisson, Pearson dans celui des médias et Air France KLM dans le secteurs des voyages et loisirs, pour ne donner que quelques exemples.

Suivre la performance de l’ISR

Les indices permettent de suivre la performance des entreprises sélectionnées. Une comparaison avec les indices globaux montre que la performance de l’ISR est assez comparable à celle de la gestion classique. Le DJSI World a suivi une évolution très voisine de celle du MSCI World depuis sa création en 1999 (voir graphique 1).

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Quant au DJSI Europe, voici son tracé en comparaison de celui DJ Stoxx 600. Le DJSI Europe suit la performance du top 20% des 600 principales sociétés européennes.

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Le suivi de ces indices « responsables » nous renvoie au débat sur la performance de l’ISR, débat qui est loin d’être tranché.

Pour prolonger, sur le même sujet:

Grands Prix de la Finance solidaire 2011

Lundi 7 novembre 2011

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Jeudi dernier je me suis rendu à cérémonie de remise des Grands Prix de la Finance responsable, dans les locaux du journal Le Monde.

Arrivé en avance, je me suis installé dans un café voisin, pour me préparer tranquillement. Mais à peine assis, une manifestation de pompiers passa sur le boulevard Blanqui avec ses fumigènes et ses pétards. Certains décidèrent de s’arrêter pour boire un coup. En moins de dix minutes le café est littéralement rempli par des dizaines de pompiers en tenue, bien décidés à refaire le monde.

Une demi-heure plus tard, après cette démonstration de solidarité bruyante et conviviale, je me retrouve dans le hall du Monde. Derrière l’immense baie vitrée, après avoir passé le portique de sécurité, j’entre dans le petit monde de la finance solidaire. Je dis “petit” parce que, comparé à la finance classique, la finance solidaire fait figure de goutte d’eau dans l’océan.

C’est un petit monde, car je reconnais deux personnes que j’ai déjà croisées lors de précédentes interviews. J’y reconnais aussi Claude Alphandéry, le président des Grand prix de la finance solidaire, un des pionniers, déjà vu lors d’une conférence sur la nouvelle finance, mais aussi François de Witt, président de Finansol, qui attribue les labels de l’épargne solidaire.

Petit monde, je disais. Mais la finance solidaire est ouverte sur l’extérieure, ouverte aux idées nouvelles. Et elle est en croissance. De plus, elle est créatrice d’emploi.

C’est ce que l’on nous rappelle au lancement de la cérémonie. Crise de l’euro, G20, manifestations d’indignés (et de pompiers) : face à tout cela, la finance solidaire pourrait bien être un instrument (parmi d’autres) de la sortie de crise. Les acteurs présents ce soir-là en sont convaincus.

Le jury nous dévoile les cinq lauréats de ce deuxième Grand Prix. L’an dernier, seuls quatre projets avaient été récompensés. Cette année, un prix “solidarité internationale” est apparu. Sur une centaine de dossiers candidat, vingt-huit projets étaient nominés.

Les Grands Prix de la Finance solidaire 2 011 sont co-organisés par Le Monde Argent et Finansol, avec le soutien de la Fondation Crédit Coopératif, France Active et la Carac et en partenariat avec France Info et Public Sénat.

“Solidarité internationale”: Cocovico, coopérative de femmes en Côte-d’Ivoire

Le projet Cocovico est intéressant pour différentes raisons. Cocovico est un immense marché couvert qui accueille chaque jour de 3000 à 5000 commerçants, à Abidjan. Ce sont principalement des femmes qui vendent des fruits, des légumes, du poisson et autres produits alimentaires.

Rosalie Botti, la présidente de Cocovico, vêtue d’un boubou aux couleurs de la Côte d’Ivoire, a reçu le Grand Prix de la “solidarité internationale”.

Lancé en 1995, le projet a nécessité des constructions en dur. Il a donc fallu trouver un financement (plus d’un million d’euros). C’est alors qu’est intervenu Oikocrédit, un investissement solidaire qui finance des projets dans les pays du sud.

Le projet Cocovico a rencontré beaucoup de difficultés au cours de son développement, à commencer par la guerre civile en Côte d’Ivoire. Mais, même dans ces circonstances, le marché est resté ouvert, épargné par les belligérants. Les tracasseries administratives et la difficulté de trouver un financement n’ont pas manqué non plus pour Madame Botti et les 200 femmes qui portent ce projet.

Un des aspects intéressants de ce projet est qu’il est reproductible ailleurs. Dans certaines régions, ce n’est pas les producteurs de denrées alimentaires qui manquent, mais les commerçants pour les vendre.

Enfin, Cocovico est un projet global qui ne se limite pas à un marché : des logements vont bientôt surgir tout autour.

“Coup de cœur du jury”: Adage, insertion de femmes fragilisées

L’association Adage (association d’Accompagnement Global contre l’Exclusion) obtient le prix “Coup de cœur du jury”.

Elle accompagne des publics fragilisés, principalement des femmes. Sa mission va au-delà de l’insertion professionnelle. Les personnes concernées cumulent plusieurs difficultés : emploi, logement, isolement, et quelquefois analphabétisme.

L’association, située dans le XVIIIe arrondissement de Paris, a mis en place un chantier d’insertion avec l’hôpital Bichât à Paris. Elle a créé quinze emplois d’auxiliaires puéricultrices et d’aides-soignantes.

Adage a bénéficié d’un financement auprès de France Active et de La Nef.

“Moins de 10 salariés”: les doigts qui rêvent, des livres pour enfants malvoyants

finance_solidaireLes doigts qui rêvent a reçu le prix des groupes de moins de 10 salariés. Cette association édite des albums tactiles illustrés accessibles aux enfants déficients visuels.

Ce travail artisanal très spécialisé est réalisé par des personnes en insertion. Ces livres tactiles trouvent leur public puisque 30 000 albums ont déjà été vendus depuis 1994.

Ce projet est financé notamment par la MAIF grâce à un Livret d’épargne solidaire, le Livret épargne autrement. Les financement publics sont en baisse. L’association s’autofinance grâce aux ventes de livres.

De 10 à 50 salariés: Terre de liens installe des paysans bio

L’association Terre de Liens a remporté le Grand Prix de 10 à 50 salariés.

Ce placement solidaire, dont nous avons déjà parlé, a pour but d’acheter des terres agricoles pour les louer à des paysans qui pratiquent l’agriculture biologique.

Le projet crée du lien: en finançant des paysans, l’urbain manifeste sa solidarité avec les campagnes. Pour financer Terre de lien, l’épargnant acquiert une action. La foncière compte aujourd’hui 7 000 actionnaires.

Terre de Liens est une association qui accompagne les exploitants agricoles. C’est une foncière qui acquiert des terres. Et c’est un fonds que l’on peut soutenir en faisant un don.

Plus de 50 salariés : le Groupe Archer insère des personnes dans la Drôme

Le Groupe Archer forme et accompagne des personnes en recherche d’emploi. Il développe son activité dans plusieurs domaines: fabrication locale de chaussures éthiques, services à la personne, services aux collectivités et association comme la distribution du courrier et l’entretien des espaces verts.

Avec ses chaussures “made in Romans”, le Groupe Archer fait le pari qu’on peut fabriquer en France. Il privilégie des matières premières locales, des stylistes, modélistes et techniciens, tous anciens salariés des grandes marques romanaises, explique l’entreprise sur son site.

Le groupe est financé par France Active et Garrigue.

photos: épargne sans frontière, Maif,

Comment les banques réduisent leurs émissions de CO2

Mercredi 2 novembre 2011

banque_developpement_durableOrganiser une visioconférence avec des collaborateurs travaillant aux quatre coins de la France : voilà comment certaines banques allègent leur bilan carbone en réduisant les déplacements des salariés.

Plus généralement, réduire les émissions de CO2 est un enjeu pour les entreprises. Le secteur bancaire n’échappe pas à cette règle d’or du développement durable. C’est ce qui apparaît en lisant le Livre blanc « Meilleures pratiques de responsabilité sociale d’entreprise des acteurs de la banque, de l’assurance et de la protection sociale », réalisé par Selenis*, cabinet de conseil spécialisé dans les secteurs de la banque, de l’assurance et de la protection sociale.

En France, les émissions de CO2 ont été de 438,7 millions de tonnes en 2007. Les émissions du secteur de la finance, de l’assurance et des activités immobilières ont été de 2,4 millions de tonnes, soit 0,54% du total. C’est peu, mais dans le cas des banques on peut également mesurer le poids carbone des produits d’épargne, prenant en compte les émissions de CO2 générées par les projets financés par ces placements.

Parmi les bonnes pratiques en matière de réduction d’émission de CO2, quelques unes peuvent être distinguées :

Visioconférence

La plupart des grands groupes bancaires ont créé des salles équipées pour la visioconférence. L’objectif est de réduire les déplacements des collaborateurs. C’est à la fois une économie et un allègement des émissions de CO2.

Pour une entreprise de 10 000 employés, l’économie est chiffrée à 1,6 millions d’euros sur cinq ans, selon le cabinet Selenis.

Covoiturage

Les grands groupes tels que BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, HSBC et la Société générale incitent leurs salariés à pratiquer le covoiturage.

Sur un trajet moyen de 18 km, un covoiturage entre trois collaborateurs permet de réaliser une économie de 1000 euros par an et par personne et une réduction des émissions de CO2 de près d’une tonne.

Carbon disclosure project

Le Carbon disclosure project est une enquête annuelle menée auprès des grandes entreprises. Elle évalue la communication et la transparence d’information sur les pratiques d’atténuation du changement climatique. Plusieurs groupes bancaires français se sont engagés dans ce programme: BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale.

Bilan carbone

Les grands groupes bancaires réalisent un bilan carbone mesurant les émissions de CO2 de l’entreprise. Il sera obligatoire dès la fin 2012 pour les entreprises de plus de 500 salariés, selon l’article 75 de la loi « Grenelle 2 » n° 2010-788 du 12 juillet 2010 (Legifrance).

Compensation des émission de CO2

Certaines entreprises compensent leurs émissions de CO2. Elles peuvent acheter des certificats verts. Les certificats verts sont des instruments d’échange financier qui permettent de développer des filières de production d’énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse, hydroélectricité, géothermie).

D’autres entreprises choisissent de financer des projets environnementaux.

Voitures « vertes »

Les groupes bancaires achètent des voitures électriques ou des voitures peu émettrices de CO2.

Le poids carbone des produits d’épargne

Les émissions de CO2 causée par l’activité des banques est plutôt réduite, comparée à celles dues à l’industrie ou même à la consommation des ménages. Toutefois, on peut inclure à ce bilan carbone les projets qu’elles financent via leurs produits d’épargne. Ainsi, l’impact ne sera pas le même selon qu’on place son argent dans un groupe pétrolier ou dans l’agriculture bio.

C’est cet impact qu’a étudié le cabinet Utopies, à l’occasion de la sortie du livre de Stanislas Dupré, Que font-ils de notre argent?, dont nous avons déjà parlé. L’objectif de cette enquête était avant tout de sensibiliser le public sur l’impact des placements financiers sur l’environnement. Une façon d’éveiller les épargnants aux enjeux de l’Investissement Socialement Responsable.

Copyrights : Ella's Dad sur Flickr

* Selenis se définit comme un cabinet de conseil spécialisé dans les secteurs de la banque, de l’assurance et de la protection sociale. Il a développé une expertise en matière de RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise) dans le secteur des services financiers, matérialisée par une conférence à Paris-Dauphine sur le sujet, plusieurs parutions dans la presse et le présent Livre Blanc.

Rencontre avec Antoine Sorange, responsable de l’analyse extra-financière chez Amundi (1/2)

Jeudi 13 octobre 2011

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Récemment, j’ai rencontré Antoine Sorange, qui dirige l’équipe d’analyse extra-financière dAmundi*. Au cours de cet entretien, j’ai voulu mieux cerner en quoi consiste ce métier qui est au cœur de l’Investissement Socialement Responsable (ISR).

L’entretien s’est déroulé le 30 septembre au 44e étage de la tour Montparnasse, dans les bureaux sobres de l’équipe d’analystes extra-financiers d’Amundi, un des dix plus gros asset manager au monde, gérant 700 milliards d’euros, dont 18 milliards en ISR.

Antoine Sorange, qui dirige l’équipe de huit analystes extra-financiers, a évoqué divers aspects de ce métier très technique et qui suppose une forte conviction en faveur du développement durable.

L’ISR, une question de caractère

Quand on demande à Antoine Sorange comment il est devenu analyste extra-financier, il l’explique par son caractère qui le pousse à vouloir découvrir de nouveaux horizons.

Ce diplômé en physique découvre la finance à la fin des années 1990. « J’ai étudié une année à Londres et des banques venaient dans les amphis chercher des physiciens. Il y a cette culture là-bas de faire travailler des physiciens ou des matheux dans la finance ».

Il travaille tout d’abord à la recherche quantitative, puis il devient gérant ISR. « J’ai géré des portefeuilles pendant quatre ans. À l’issue de ces quatre ans, j’ai décidé de m’intéresser encore plus à la partie extra-financière. C’est ce qui m’a intéressé le plus, parce que c’est ce qui donne une vision plus large du monde. On aborde des sujets techniques d’émission de CO2, de consommation d’eau ou de Droits de l’Homme, de gouvernance, etc. ».

Ce qui l’intéresse le plus dans son métier ? « C’est la diversité. On apprend tous les jours. Le développement durable fait appel à différentes disciplines. L’environnement, le social, la gouvernance sont des sujets extrêmement variés. Et le développement durable lui-même évolue. Ce n’est pas un métier où on fait tous les jours la même chose. Et il faut essayer de convaincre les entreprises, les gérants, les clients. »

L’analyste extra-financier et le développement durable

Pour définir la tâche de l’analyste extra-financier, il est important de tracer son périmètre d’action. L’ISR, on le sait, est la traduction financière du développement durable. Cette notion, qui évolue au cours du temps, doit être définie.

« Avant de faire une analyse, on définit ce qu’est le développement durable. On va lire des textes onusiens, de l’OCDE, des lois, des normes, etc. Une fois qu’on a défini le développement durable, on va voir comment ça s’applique dans chaque secteur d’activité. Par exemple, les enjeux de développement durable dans le pétrole ne sont pas les mêmes que dans la banque ou l’alimentation. Une fois qu’on a compris cela, on passe à l’étude des entreprises. Comment chaque entreprise se positionne face aux enjeux de développement durable de son secteur ».

Noter les entreprises sur des critères ESG

Concrètement, le travail des analystes consiste à noter les entreprises. L’équipe d’Amundi suit en permanence 2 600 valeurs.

Une note de A à G est transmise aux gérants ISR (les autres gérants ont aussi accès aux notes). Les meilleures (de A à C) sont sélectionnées et les plus mauvaises sont rejetées. Les gérants ISR d’Amundi rejettent systématiquement les sociétés notées E, F et G.

Les analystes confrontent plusieurs sources d’information. Ces données leur permettent de produire leur notation sur des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG).

« On travaille sur des données publiques uniquement. On travaille avec les rapports de développement durable des entreprises, pour celles qui en publient (en France la loi les oblige à le faire, mais ce n’est pas le cas partout dans le monde). On rencontre les entreprises. On travaille aussi avec les agences de notation extra-financière qui nous aident à préparer le travail. On collabore avec les Organisations Non Gouvernementales. Cet ensemble de données publiques va nous permettre de faire une analyse. Par exemple, une entreprise certifiée ISO 14 001, c’est un gage de qualité ».

Toutes ces données sont compilées grâce à un logiciel. Antoine Sorange me rappelle qu’au début des années 2000, les analystes travaillaient avec des tableurs. Le travail était plus rudimentaire, d’autant plus que les entreprises fournissaient moins d’informations.

« On a développé un outil d’aide à la décision, nommé Sustainable Rating Integrator (SRI). Il va collecter toutes ces données, avec un traitement mathématique que nous avons mis en place avec l’équipe de recherche quantitative. Cet outil va croiser toutes les données et émettre des signaux quand des fournisseurs de données ne sont pas d’accord entre eux. Cela nous amène à creuser des questions. Il s’agit d’un outil d’analyse et de gestion. Dès qu’on a validé une note, elle est aussitôt disponible pour les gérants ISR. »

* L’analyse ISR était regroupée sous le nom d’IDEAM, filiale d’Amundi. Depuis octobre 2011 cette équipe a été rebaptisée le département ISR d’Amundi. Précision : Amundi est une filiale du groupe Crédit Agricole, auquel appartient BforBank.

L’innovation verte récompensée aux Green Business Awards

Vendredi 30 septembre 2011

Green Business Award 2011Faire le tour du monde en avion grâce à l’énergie solaire. C’est le défi de Solar Impulse, aéroplane de la taille d’un airbus mais qui ne pèse pas plus qu’une voiture. Ce projet est sans doute celui qui a le plus captivé les spectateurs des Green Business Awards BFM, jeudi soir à l’espace Pierre Cardin, à Paris.

Jules Verne moderne

Solar Impulse était hors compétition, mais son fondateur, Bertrand Piccard a impressionné par sa vision de Jules Verne moderne.

« Si l’on réussit à faire le tour du monde grâce au solaire, on ne pourra plus dire qu’on ne peut pas faire rouler une voiture avec ce moyen. » Pour l’aéronaute suisse, l’avion propulsé au solaire renoue avec les pionniers de l’aviation et place l’innovation au cœur de la révolution écologique.

Du green dans tous les secteurs

Et des innovations il y en avait lors de cette soirée. Ce qui nous a frappés, c’est la grande variété des entreprises et des secteurs économiques présents.

Ceux qui pensent que le green business se résume à l’éolien ou au photovoltaïque on pu le noter, c’est l’ensemble de l’économie qui verdit. La construction des bâtiments, l’imprimerie, la pose de parquets, le recyclage des déchets, l’agencement des lieux de travail : ce sont quelques uns des domaines qui ont été mis en lumière.

Mais, en passant, j’aimerais exprimer juste un regret, ou plutôt un souhait. Le regret, c’est de constater que l‘Investissement Socialement Responsable (ISR) n’était pas représenté dans cette cérémonie. Il me semble qu’il aurait été intéressant d’expliquer comment tous ces projets écologiques ont pu être financés. L’ISR est la traduction financière du développement durable : cela n’apparaissait pas hier soir.

L’ISR a sa place

Mais si on peut former un souhait, c’est que pour sa troisième édition des Green business award, BFM TV fasse une place à l’ISR. Une façon de montrer qu’il n’y a pas de production et de consommation durables sans une épargne responsable.

Voici les projets récompensés:

  • La société Biofluides environnement a remporté le prix de l’innovation technologique. Elle utilise des procédés innovants pour le traitement de l’eau.
  • Sinteo a remporté l’award de la création d’entreprise. Cette société, créée en 2007, conseille des grandes entreprises pour la réduction de leur empreinte carbone.
  • Steria et Schneider electric ont obtenu ex-æquo l’ « Award green workplace ». Leur lieu de travail est remarquable en raison de sa faible consommation d’énergie.
  • La société Caractère a remporté le prix de l’évolution stratégique dans la catégorie des PME et PMI. Cet imprimeur situé dans le Cantal offre une haute qualité de produit et une garantie en matière de développement durable.
  • Le prix de l’évolution stratégique, dans la catégorie des grandes entreprises est revenu à Tarkett. Cette société pose des parquets partout dans le monde.

Les Green business awards étaient organisés pour la deuxième année par BFM TV, le 29 septembre 2011. Ses partenaires étaient l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Énergie), le cabinet Ernst & Young, et les sociétés Kyocera et Skoda. Le jury était composé de professionnels du développement durable et de journalistes. Il était présidé par Francis Mer, ancien ministre de l’économie et des finances et actuel président du conseil de surveillance de Safran.

Six familles pour explorer les nuances de l’Investissement Socialement Responsable (1/2)

Lundi 26 septembre 2011

En France, l’Investissement Socialement Responsable se résume souvent au best in class. Cette vision pragmatique de l’ISR consiste à noter les entreprises pour sélectionner les meilleures selon des critères de développement durable. Elle représente 80% du marché hexagonal.

vincent_auriac_axylia_conseil_investissement_socialement_responsablePour aller au-delà, il faut se rendre à l’étranger. C’est ce qu’a fait Vincent Auriac, d’Axylia Conseil. Ce gérant de 46 ans conseille des sociétés et des associations pour leur investissement responsable.

Il a découvert dans les années 1990 ce qu’on appelait alors les placements éthiques. Il a rencontré des congrégations religieuses pionnières, en ce domaine et notamment soeur Nicole Reille. Puis, il a côtoyé des gérants de fonds ISR à l’étranger : en Belgique, en Suisse, en Norvège mais aussi aux États-Unis et au Canada.

Il a découvert une plus grande variété de pratiques de l’ISR. Entre ceux qui pratiquent l’ « exclusion », ceux qui investissent dans le business vert ou ceux qui mesurent l’impact de leur investissement sur la société, c’est chaque fois un univers différent.

Ces observations, Vincent Auriac les a compilées dans une classification en six familles. Il l’a présentée lors des Ateliers de l’investissement responsable qu’il organise chaque année depuis 2008. Les voici, commentées par lui, lors d’un entretien que j’ai eu avec lui.

Les élèves de la notation

Investissement socialement responsable les élèves de la notation« Cette approche de notation s’est beaucoup développée en Europe. Le premier à l’avoir développé est le cabinet suisse SAM.

Le principe est de ne pratiquer aucune exclusion, et d‘identifier dans chaque secteur les sociétés les plus efficaces dans la prise en compte du développement durable.

Les agences de notation extra financière regardent les objectifs que se fixent les entreprises, les moyens qu’elles se donnent pour les réaliser et les résultats qu’elles obtiennent par rapport aux objectifs qu’elles se sont fixés. Toutes les entreprises sont notées selon ce triptyque objectifs, moyens, résultats.

Les gérants sélectionnent les meilleures dans chacun des secteurs de la cote boursière. Selon l’exigence, certains gérants prennent les 10% les meilleures ou les 30% les meilleures. Les entreprises sont analysées sur des critères liés à l’Environnement, le Sociétal et la Gouvernance (ESG). Ceci est décliné avec une centaine de critères. Les agences attribuent ainsi des notes qu’on peut ramener à des notes sur vingt ».

Les pionniers du monde idéal

Investissement socialement responsable les pionniers du monde idéal« En France très peu de fonds pratiquent l’exclusion.

Il y a des exclusions normatives, comme font par exemple les Suédois. C’est le fait d’exclure des sociétés qui ne respectent pas des normes internationales, des grandes conventions internationales. Par exemple, une loi française récente (Légifrance) tend à l’élimination des armes à sous munitions, suite à la convention d’Oslo, en 2007.

Il y a des exclusions plus « à l’Américaine »: elles consitent à exclure certains secteurs comme l’alcool ou le tabac.

Mais les gérants qui le pratiquent en France n’osent quasiment pas en parler. Ainsi j’ai discuté avec la gérante d’un très gros fonds, excluant les sociétés qui ne respectent pas les Droits de l’Homme. Or, cet élément était peu explicité dans la communication du fonds.

Le terme « pionniers du monde idéal » a été choisi parce que les pionniers de l’ISR ont commencé par pratiquer l’exclusion. Les tout premiers furent les Quakers aux États-Unis. Ils voulaient mettre en accord leur religion avec leur manière de gérer leur argent. Cela rejoint l’approche de la finance islamique qui, au nom de la charia, refuse l’alcool, le porc et les placements à intérêt.

Quand au « monde idéal », le terme signifie que les personnes intéressées par ces investissements ont une vision politique du monde, au sens noble du terme. Ils se disent qu’un monde idéal pour eux est un monde où on respecte l’environnement, où on ne fume pas, où on respecte les Droits de l’Homme. Ils excluent donc de leur investissement toute société qui enfreint ces principes. L’exclusion porte une vision du monde, une cohérence avec ses convictions personnelles ».

Les techniciens de l’environnement

Investissement socialement responsable les techniciens de l'environnement« Les fonds thématiques sont surtout liés à l’environnement et à l’écologie.

Les premiers sont apparus dans les années 1990 à la suite du Sommet de Rio, en 1992. Cette conférence des Nations Unies a focalisé l’attention sur les questions environnementales.

En conséquence, dans le domaine de l’ISR, des Sicav de sociétés liées à l’environnement ont été créées. Mais à l’époque, l’éolien ou le photovoltaïque n’existaient pratiquement pas. Il y avait donc peu d’entreprises pour constituer des fonds thématiques.

Depuis, les choses ont bougé. Il y a eu le rapport Stern, en 2006, sur le changement climatique. Ces fonds ont alors connu un nouvel essor.

On le note, cette catégorie de fonds connaît une accélération au moment de grosses catastrophes internationales liées à l’environnement. On peut penser que Fukushima aura un impact sur le développement de ce genre de fonds ».