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4 outils d’épargne solidaire pour soutenir de grandes causes

Vendredi 10 juin 2011

Pour soutenir une grande cause, les produits d’épargne solidaire jouissent d’un attrait croissant. Ce type d’épargne a vu son encours multiplié par cinq de 2004 à 2010, pour dépasser la barre des trois milliards d’euros*.

L’épargne solidaire est donc une alternative au don pour soutenir une association qui vient en aide aux autres. Par exemple, on peut aider Handicap International grâce au Livret agir du Crédit coopératif, ou bien Amnesty International grâce au Livret solidaire proposé par le Crédit municipal de Toulouse.

Épargne de partage

Cette épargne solidaire est dite « de partage ». Le mécanisme est simple: sur la base d’un livret d’épargne classique, l’épargnant choisit de partager une fraction des intérêts avec une association de son choix.

Nous vous présentons ici quatre produits d’épargne solidaire: le Livret Agir, le Livret d’épargne Pour les autres, le FCP Épargne solidaire, et Livret solidaire.

Livret Agir

Le livret Agir fonctionne comme un livret classique, mais il est assorti d’un mécanisme de partage. L’épargnant reverse 50% des intérêts à l’une de ces 21 associations :

Terre & Humanisme, Surfrider Foundation Europe, Solidarités Nouvelles face au Chômage, Solidarités, Réseau Cocagne, Mountain Riders, Handicap International, Habitat & Humanisme, France Nature Environnement (FNE), Fondation Energies pour le Monde, Fédération Artisans du Monde, Echo Mer, CCFD – Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement, Centre d’Action Sociale Protestant (CASP), Association Franc-Comtoise de Finances solidaires, Association des Paralysés de France (APF), Aquitaine Active, AIDES, Aide et Action, Agir abcd, Action contre la Faim.

La rémunération brute est de 2,65%. Elle est plus élevée que celle du Livret A car le gestionnaire participe à l’effort de solidarité en sur-évaluant le taux d’intérêt de référence.

Le risque est nul et l’argent est toujours disponible. Par ailleurs, ce livret bénéficie d’une fiscalité avantageuse. Il est proposé par le Crédit coopératif.

Livret d’épargne Pour les autres

Ce livret fonctionne comme un livret classique, mais avec un mécanisme de partage. L’épargnant reverse 50, 75 ou 100% de ses intérêts à une de ces 9 associations:

Petits Princes, Médecins du Monde, Handicap International, Habitat & Humanisme, Croix-Rouge française, Cimade, Secours Catholique, Armée du Salut, Amnesty International, Aide et Action, Unicef.

Le taux de ce livret est de 2% brut. Le risque est nul et l’argent est toujours disponible. Ce placement bénéficie d’une fiscalité avantageuse. Il est disponible dans les réseaux du Crédit mutuel et du CIC.

FCP Épargne solidaire

Le FCP Épargne solidaire est un placement de partage dont la moitié des gains annuels est réinvestie et l’autre moitié fait l’objet d’un don à une de ces 14 associations:

UNAPEI (Union Nationale des Associations de Parents et Amis de Personnes Handicapées Mentales), Pays de Rennes Emplois Solidaires (PRESOL), Œuvres Pontificales Missionnaires, Médecins du Monde, Institut Pasteur, Institut Curie, Handicap International, France Terre d’Asile, Fondation Saint-Matthieu, Fondation de France, Association des Paralysés de France (APF), Armée du Salut, Aide Médicale Internationale (AMI), Action contre la Faim..

Le portefeuille est constitué à plus de 90 % en obligations et titres monétaires. Il existe un risque de perte en capital en cas de hausse des taux d’intérêts, indique Finansol. L’argent est disponible à tout moment. Ce produit bénéficie d’une fiscalité avantageuse. Il est proposé par le Crédit coopératif.

Livret solidaire

Ce livret se présente comme un livret classique, mais avec un mécanisme de partage. L’épargnant peut reverser 25, 50, 75 ou 100% à une des 6 associations partenaires:

Solidarités, Handicap International, Association des Paralysés de France (APF), Amnesty International, Agir abcd, Action contre la Faim..

Le taux de rémunération brute est de 2,7%. Le risque est nul et l’argent est disponible à tout moment. Ce produit d’épargne bénéficie d’une fiscalité avantageuse. Il est disponible au Crédit municipal de Toulouse.

*source: baromètre de la finance solidaire.

Gouvernance et investissement socialement responsable

Mardi 7 juin 2011

Gouvernance : le mot est ancien*, français à l’origine, mais il a fait un détour par l’anglais « governance » pour revenir dans notre langue à la fin des années 1980 (Le Petit Robert). Sorte de mot fourre-tout, la gouvernance a une signification polyvalente (source : Union européenne) qui relève à la fois de l’économie et de la politique.

La gouvernance désigne la manière de gouverner, l’exercice du pouvoir pour gérer les affaires nationales. Elle s’applique aussi pour la méthode de gestion d’une entreprise (définition: Wikipedia).

C’est ce deuxième domaine qui nous intéressera.

ISR et bonnes pratiques de gouvernance

La gouvernance est directement liée à la notion d’Investissement Socialement responsable (ISR). « Dans la démarche d’investissement socialement responsable, les bonnes pratiques de gouvernance visent à intégrer au mieux, dans la prise de décision des dirigeants d’une entreprise, l’intérêt à moyen et long terme de l’entreprise et de l’ensemble de ses parties prenantes, c’est-à-dire les investisseurs, les salariés, les clients, les fournisseurs, mais aussi la société civile (les communautés locales, les riverains, les ONG, les médias, etc…) » (Le Guide de l’ISR).

La gouvernance est une des trois familles de critères entrant dans la définition de l’ISR. Ces trois types de critères sont :

  1. La dimension environnementale
  2. Les critères sociaux ou sociétaux
  3. La gouvernance

Ces trois types de critères se résument par l’acronyme ESG.

Gouvernance et rémunération des dirigeants

Le thème de la gouvernance des entreprises est souvent abordé sous l’angle de la rémunération des dirigeants. Mais le sujet est bien plus vaste, comme nous le montre l’étude Panorama des pratiques de gouvernance des sociétés cotées françaises, publiée par le cabinet d’audit Ernst & Young en octobre 2010.

Ce rapport étudie 230 sociétés cotées, dont les sociétés du CAC40.

Il évalue notamment :

  • la composition des conseils d’administration et la régulation des pouvoirs dans l’entreprise
  • le fonctionnement des conseils
  • la rémunération des administrateurs (montant des jetons de présence)
  • les moyens consacrés au gouvernement des entreprises
  • la conformité et contrôle interne : la plupart des entreprises du panel se réfèrent au code AFEP – MEDEF, qui propose des principes de gouvernement d’entreprise.
  • la communication aux actionnaires et aux partenaires : transparence des informations.

La crise change le regard sur la gouvernance

Dans les années 2000, plusieurs scandales financiers ont impliqué des dirigeants: l’affaire Enron, l’affaire Worldcom ou l’affaire Parmalat.

Ces histoires ont touché des millions d’actionnaires. Elles ont poussé les gouvernements à légiférer.

La crise financière de 2008 a remis la gouvernance sur le devant de la scène. La rémunération des dirigeants est devenue un sujet sensible. Les gouvernements agissent pour encadrer ces rémunérations.

Pour Philippe Zaouati, auteur de Investir responsable, ces affaires établissent un lien direct entre gouvernance et ISR:

« Quelle est donc la relation entre ces affaires, les lois qu’elles ont suscitées et l’investissement socialement responsable ? Cette relation se résume en un mot : la gouvernance. Parmi les trois grandes familles de critères extra financiers (ESG) qu’analysent les gérants ISR, la gouvernance est sans aucun doute celui qui est le plus naturel pour des professionnels de la gestion d’actif. »

* Le terme « gouvernance » était employé en Artois et en Flandre pour désigner le bailliage, c’est-à-dire une circonscription administrative et la charge qui y était liée (source: wikipedia et Petit Robert).

Copyrights  : Wagner T. Cassimiro “Aranha” sur Flickr

Le microcrédit en France : petit état des lieux

Lundi 16 mai 2011

Quand Djena, jeune femme de Montfermeil (Seine Saint-Denis), a voulu ouvrir sa boutique d’onglerie, les financements étaient difficiles à trouver. Une amie l’a alors mise en contact avec l’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Economique). L’organisme de microcrédit lui a permis d’emprunter et de démarrer son entreprise.

A l’image de cette jeune femme, des milliers de personnes ont recours au microcrédit chaque année en France. C’est ce que nous indique le baromètre 2011 de la microfinance, publié à l’occasion du forum Convergences 2015, qui s’est déroulé début mai.

Le microcrédit est encore récent en France. Il commence à être mieux connu : 80% des Français en ont déjà entendu parlé (contre 71% en 2010), selon un sondage réalisé à l’occasion du forum Convergences 2015.

Le baromètre de la microfinance relève trois sortes de microcrédits pratiqués en France :

1 – Le microcrédit personnel

Ce type de microcrédit est un prêt destiné à l’acquisition d’un bien de consommation ou d’une formation dans le but d’améliorer les conditions de vie ou de travail des emprunteurs. On l’appelle aussi microcrédit social (ou à la consommation).

Le nombre de microcrédits personnels s’élève à 7 884 en 2010 (contre 457 en 2006). Le montant total des microcrédits personnels est de 17,4 millions d’euros, soit 2200 euros en moyenne par prêt.

Ces prêts sont utilisés principalement pour l’emploi et la mobilité (71%), le logement (13%) ou l’éducation et la formation (5%).

(source : Caisse des Dépôts, Bilan du microcrédit personnel, 2010, via le Baromètre de la microfinance).

2 – Le microcrédit professionnel

Le microcrédit professionnel est un prêt destiné à financer une activité économique.

En France, on en distingue deux types :

  • Le microcrédit bancaire est octroyé par des établissements bancaires, pour un montant inférieur à 25 000 euros.
  • Le microcrédit associatif est octroyé par des associations agréees à des chômeurs, titulaires de minimas sociaux et créateurs d’entreprise de moins de trois salariés. Ces prêts sont limités à 10 000 euros.

Le nombre de microcrédits professionnels se monte à 14 249 pour un montant total de 49,2 millions d’euros en 2009 (contre 7 713 microcrédits pour un montant de 21,8 millions d’euros en 2006).

Le montant moyen des prêts est resté stable à 3000 euros en moyenne.

(source : rapport Inspection Générale des Finances et Baromètre de la microfinance)

3 – Le microcrédit professionnel garanti par le Fonds de Cohésion Sociale (FCS)

Ces crédits professionnels sont garantis par le Fonds de cohésion sociale, via l’association France Active.

Le FCS est géré par la Caisse des Dépôts. Il est basé sur une régulation forte. Les emprunteurs sont accompagnés pour s’assurer que le microcrédit personnel est bien adapté à sa situation. Les établissements financiers agréés par le FCS bénéficient d’une garantie à hauteur de 50% sur la sinistralité constatée.

Plus de 3800 microcrédits ont été réalisés en 2010 par le réseau France Active pour un montant total de 113,6 millions d’euros.

De plus, 13 841 prêts à taux zéro ont été accordés dans le cadre du dispositif Nacre (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise) pour un montant total de 77,9 millions d’euros, en 2010 (contre 8384 prêts Nacre en 2009, pour un montant de 45,4 millions d’euros). (source: Baromètre de la microfinance)

Muhammad Yunus conteste son renvoi de la Grameen Bank

Mardi 5 avril 2011

Nul n’est prophète en son pays. Muhammad Yunus l’a appris à ses dépens. Il y a quelques jours, le Nobel de la Paix 2006 a été limogé de la Grameen Bank qu’il a fondée en 1983. Le gouvernement de son pays, le Bangladesh, l’a poussé vers la sortie.

Officiellement, le motif de son renvoi est administratif. Âgé de 70 ans, Yunus a dépassé l’âge de la retraite, fixé à 60 ans, selon la banque centrale du Bangladesh.

Il faut dire que le prix Nobel de la Paix est brouillé depuis des années avec le Premier ministre, Sheikh Hasina. Il bouscule les politiciens locaux, notamment depuis 2007, quand il a voulu lancer un parti politique. Récemment, le Premier ministre a critiqué la Grameen Bank, l’accusant de “sucer le sang des pauvres”.

M. Yunus a saisi la justice de son pays pour contester la décision de son renvoi.

Des soutiens internationaux

Il a aussi reçu des marques de soutien d’officiels, aux États-Unis et en Europe.

En France, une tribune a été publiée dans Le Monde : « Il faut sauver la Grameen Bank et le microcrédit au Bangladesh ».

Elle est signée notamment de Maria Nowak, fondatrice de l’ADIE*, Michel Rocard et Martin Hirsch, président de l’Agence du service civique.

Pour eux, les intentions du Premier ministre du Bangladesh ne font aucun doute. « Aujourd’hui, l’avenir de la Grameen est en péril, menacé politiquement. Depuis près de quatre mois, le gouvernement bangladais a décidé de mettre la main sur l’institution

Une banque fondée sur le non profit

Selon eux, le modèle de microcrédit de la Grameen Bank est menacé. Ce modèle est unique, pour trois raisons :

  • Il ne cherche pas à faire du profit
  • Il responsabilise les emprunteurs : les petits emprunts accordés sont destinés à financer des projets entrepreneuriaux
  • Il est démocratique : les emprunteurs deviennent actionnaires de la banque

La microfinance sous le feu de la critique

Depuis les années 1980, la microfinance s’est développée, y compris en Europe (à lire sur le Réseau européen de la microfinance). Mais l’affaire Yunus se produit sur fond de critiques contre la microfinance.

Une dérive a été observée, notamment en Inde. Le secteur a connu des excès critiqués par Muhammad Yunus lui-même pour qui l’institution de microfinance doit rester à but non lucratif.

Or, en Inde, un tout autre modèle s’est développé. Ses partisans estiment que la microfinance peut engendrer des profits. Ces sociétés de microcrédit pratiquent des taux plus élevés. Certaines sont même cotées en bourse.

Quand Muhammad Yunus a créé sa banque, seuls les usuriers prêtaient aux plus pauvres, à des taux faramineux. Or, aujourd’hui, certaines sociétés de microfinance se comportent comme des usuriers, déplore-t-il (source :  New York Times).

A cette époque, écrit-il, « je n’aurais jamais imaginé qu’un jour le microcrédit donnerait lieu à sa propre espèce d’usuriers. » Et imaginait-il qu’il serait un jour limogé de la banque qu’il a fondée?

* l’ADIE est un organisme français de microcrédit.

Moi, la Finance et le Développement durable

Vendredi 21 janvier 2011

Moi, la finance et le développement durable est un documentaire qui nous introduit dans le monde de la finance durable de façon ludique et pédagogique.

Il alterne des entretiens d’experts financiers et des scènes de la vie quotidienne traitées de façon humoristique. La réalisatrice, Jocelyne Lemaire Darnaud développe l’idée que l’épargnant peut devenir un acteur de son épargne.

Si vous avez vu ce film, n’hésitez pas à nous livrer votre point de vue!

Humour réfléchi

Le film débute par une question que peut se poser tout épargnant : « Tout a commencé un jour par un appel de ma banque. On me proposait de placer de l’argent sur un livret développement durable. Mais quand j’ai posé la question : développement de quoi ? Et durable pour qui ? On n’a pas su me répondre ! Alors, j’ai pris ma caméra ! » raconte la cinéaste.

Ménagère de moins de cinquante ans

Le film allie sérieux et humour. Les entretiens d’experts financiers, principalement dans le domaine de l’ISR (Investissement socialement responsable) et de la finance solidaire, sont entrecoupés de scènes où la réalisatrice se met en scène dans sa vie quotidienne. La cuisine d’une « ménagère de moins de cinquante ans », comme elle se désigne, est un bon endroit pour observer le monde de la banque.

Dans plusieurs scènes, la réalisatrice fait le ménage. « C’est ma façon de faire de l’humour réfléchi ! Par exemple quand je dépoussière le piano, c’est un clin d’oeil aux agences de notation. C’est une façon de dire aux spectateurs qu’eux aussi peuvent mettre des notes aux entreprises et ajouter des fausses notes dans le système un peu trop huilé des agences de notation… Je lave beaucoup dans ce film aussi… Vous l’aurez remarqué ! »

Tour de magie

Ce procédé illustre le décalage profond de l’individu avec le monde de la finance: un univers compliqué auquel il ne comprend pas grand chose.

Plusieurs scènes montrent un magicien qui fait apparaître et disparaître un billet, une pièce de monnaie ou qui transforme une pièce en verre d’eau dans lequel apparaît un poisson rouge. Le mouvement de l’argent est ainsi assimilé à un tour de magie. L’argent, qui peut se transformer en n’importe quel bien, peut aussi disparaître ou réapparaître.

Placement éthique

Ce documentaire interroge les principaux acteurs de l’ISR.

Geneviève Férone est présentée comme la pionnière de l’ISR en France. Elle reconnaît toutefois que soeur Nicole Reille est la vraie pionnière, puisque c’est elle qui la première a décidé de créer un fonds de placement éthique. Geneviève Férone, elle, a fondé en 1997 l’ARESE, première agence française de notation sociale et environnementale.

Bombes à sous-munitions

Le film pose la question : comment savoir où ma banque investit l’argent que je lui confie? Il rapporte un cas concret: Handicap international et Amnesty international ont mené une campagne pour obliger AXA à retirer ses investissements dans les bombes à sous-munitions. AXA, accusé de participer par son investissement à favoriser des bombes qui mutilent des personnes: la campagne a eu un impact sur l’image de l’entreprise. C’est ce qui l’a contraint à retirer progressivement ses engagements dans le secteur incriminé (plus d’information sur le site d’Amnesty International).

« Mon but est de montrer à quel point nous sommes ignorants de notre propre rôle. Quand j’ai découvert que je confiais mon argent à une banque qui finance des bombes à sous-munitions, j’ai été écœurée. Nous ne le savons pas, sachons-le et prenons nos responsabilités. Il faut savoir que les bombes à sous-munitions, non seulement tuent et mutilent des enfants, mais ravagent les terres, et empêchent de les cultiver. », raconte la cinéaste.

Le rôle de l’épargnant

Le film interroge le rôle des agences de notation ISR et notamment celui de Vigeo. Cette agence, dont la présidente est Nicole Notat, utilise principalement les informations publiées par les entreprises. Ces documents, téléchargeables sur leurs sites Internet, sont un catalogue de bonne pratiques. Les entreprises communiquent sur ce qu’elles font bien dans les domaines environnementaux, sociaux et de gouvernance. Elles ne communiquent pas sur ce qu’elles font mal. Les critiques considèrent donc que les notations sont donc tronquées.

Apparaissent également dans ce film plusieurs personnes que nous avons déjà évoquées sur ce blog : Anne-Catherine Husson-Traoré (photo ci-contre), Directrice générale de Novethic (lire notre article), Yann Louvel, des Amis de la Terre (notre article) et Jean-François Descaves, de la Financière de Champlain (notre article).

Le film confronte les points de vue de différents acteurs de l’ISR et du financement solidaire. Loin de conclure, il nous pose cette question: puisque, directement ou indirectement, notre argent est investi sur le marché, au nom de quoi est-ce que je ne pourrais pas demander à ma banque : que faites-vous de mon argent?