Quand Djena, jeune femme de Montfermeil (Seine Saint-Denis), a voulu ouvrir sa boutique d’onglerie, les financements étaient difficiles à trouver. Une amie l’a alors mise en contact avec l’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Economique). L’organisme de microcrédit lui a permis d’emprunter et de démarrer son entreprise.
A l’image de cette jeune femme, des milliers de personnes ont recours au microcrédit chaque année en France. C’est ce que nous indique le baromètre 2011 de la microfinance, publié à l’occasion du forum Convergences 2015, qui s’est déroulé début mai.
Le microcrédit est encore récent en France. Il commence à être mieux connu : 80% des Français en ont déjà entendu parlé (contre 71% en 2010), selon un sondage réalisé à l’occasion du forum Convergences 2015.
Le baromètre de la microfinance relève trois sortes de microcrédits pratiqués en France :
1 – Le microcrédit personnel
Ce type de microcrédit est un prêt destiné à l’acquisition d’un bien de consommation ou d’une formation dans le but d’améliorer les conditions de vie ou de travail des emprunteurs. On l’appelle aussi microcrédit social (ou à la consommation).
Le nombre de microcrédits personnels s’élève à 7 884 en 2010 (contre 457 en 2006). Le montant total des microcrédits personnels est de 17,4 millions d’euros, soit 2200 euros en moyenne par prêt.
Ces prêts sont utilisés principalement pour l’emploi et la mobilité (71%), le logement (13%) ou l’éducation et la formation (5%).
(source : Caisse des Dépôts, Bilan du microcrédit personnel, 2010, via le Baromètre de la microfinance).
- Le site france-microcrédit.org recense par département les organismes de microcrédit agréés.
2 – Le microcrédit professionnel
Le microcrédit professionnel est un prêt destiné à financer une activité économique.
En France, on en distingue deux types :
- Le microcrédit bancaire est octroyé par des établissements bancaires, pour un montant inférieur à 25 000 euros.
- Le microcrédit associatif est octroyé par des associations agréees à des chômeurs, titulaires de minimas sociaux et créateurs d’entreprise de moins de trois salariés. Ces prêts sont limités à 10 000 euros.
Le nombre de microcrédits professionnels se monte à 14 249 pour un montant total de 49,2 millions d’euros en 2009 (contre 7 713 microcrédits pour un montant de 21,8 millions d’euros en 2006).
Le montant moyen des prêts est resté stable à 3000 euros en moyenne.
(source : rapport Inspection Générale des Finances et Baromètre de la microfinance)
3 – Le microcrédit professionnel garanti par le Fonds de Cohésion Sociale (FCS)
Ces crédits professionnels sont garantis par le Fonds de cohésion sociale, via l’association France Active.
Le FCS est géré par la Caisse des Dépôts. Il est basé sur une régulation forte. Les emprunteurs sont accompagnés pour s’assurer que le microcrédit personnel est bien adapté à sa situation. Les établissements financiers agréés par le FCS bénéficient d’une garantie à hauteur de 50% sur la sinistralité constatée.
Plus de 3800 microcrédits ont été réalisés en 2010 par le réseau France Active pour un montant total de 113,6 millions d’euros.
De plus, 13 841 prêts à taux zéro ont été accordés dans le cadre du dispositif Nacre (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise) pour un montant total de 77,9 millions d’euros, en 2010 (contre 8384 prêts Nacre en 2009, pour un montant de 45,4 millions d’euros). (source: Baromètre de la microfinance)









