Investir dans des vaches pour diversifier son épargne

Investir dans un troupeau de vaches : l’idée peut sembler saugrenue quand on est citadin. Et, pourtant, ce type de placement connaît une certaine vogue ces dernières années. Acheter une vache est un investissement socialement responsable : il permet de soutenir les éleveurs qui n’ont pas à mobiliser les fonds lors de l’achat du bétail.

Investissement en cheptel

Ce placement est proposé par une seule association en France, l’AFIC, Association française d’investissement en cheptel. L’AFIC est basée à Meyzieu (Rhône). Elle gère 30 000 têtes de bétail réparties sur 770 fermes en France et appartenant à 1200 investisseurs, selon l’AFIC.

Assez simple sur le principe, le placement consiste pour l’investisseur à acquérir des vaches au prix de 1 167 € par tête (source : AFIC).

Le troupeau est confié à deux intermédiaires qui louent le troupeau à un éleveur. Les deux intermédiaires sont le régisseur, « Elevage et Patrimoine », en charge de la gestion économique et une régie technique, Gestel. (source: AFIC)

Placement utile et responsable

Le site de l’AFIC présente des exemples de simulation de placement. Le taux de rémunération annoncé est de 4,2%.

Prenons l’exemple d’un investisseur qui décide d’acheter 6 têtes de bétail par an pendant 8 années, au prix de 1 167 € l’unité. Au bout de 8 ans, il possédera un cheptel de 55 bêtes. La revente pourra lui procurer la somme de 64 185 €. Un calculateur permet de faire des simulations.

L’Association française d’investissement en cheptel doit beaucoup à Pierre Marguerit, son secrétaire (et directeur général de la régie « Élevage et Patrimoine »).

Cet ancien conseiller financier a quitté l’univers des placements classiques en 1972, à 24 ans. Il crée alors sa société d’investissement en cheptel. « J’avais envie de faire quelque chose d’utile, quelque chose qui ait du sens et profite à l’intérêt général. Et puis dans la vie, on ne travaille bien que lorsque la corvée devient un plaisir. » (source: ForumEco)

Un placement anti crise

Pierre Marguerit va alors passer son temps à essayer de convaincre les investisseurs. Il sera d’abord regardé avec scepticisme. Puis, petit à petit, l’investissement à cornes se fait une place modeste dans le paysage.

La crise financière va changer le regard des investisseurs sur ce placement terre à terre et résolument vert. Des articles, dont celui du New York Times, en 2009, braquent les projecteurs sur l’AFIC. Les demandes de renseignement se font plus nombreuses.

Comme le rappelle Pierre Marguerit, louer un animal est une pratique ancienne. Ce type de contrat existait dès l’époque de Richard Cœur de Lion.

Face à l’incertitude économique, ce retour à la terre est une option choisie, par exemple, par les adeptes du Slow money (argent lent) ou de Terre de liens.

Des placement concrets, écologiques, et qui ne demandent qu’à croître et se multiplier, comme les veaux et les vaches.

Pour prolonger : Rue89 n’hésitait pas en 2009 pas à rapprocher l’investissement dans les vaches au temps des vaches maigres; quand d’autres ironisent sur l’idée de la “vache à lait de l’épargnant“. Ironie, quand tu nous tiens…

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3 commentaires, blog Epargne résponsable sur “Investir dans des vaches pour diversifier son épargne”

  1. [...] Investir dans des vaches pour diversifier son épargne : L’idée peut sembler saugrenue pourtant ce type de placement connaît une certaine vogue ces dernières années. [...]

  2. de potter alain dit :

    Bonjour,

    ce type de placement n’est-il pas soumis aux aléas des cours du lait et de la viande?

    merci
    Alain De Potter

  3. Eric dit :

    @M de Potter,

    Pour plus d’information sur ce placement, veuillez contacter l’Association française d’investissement en cheptel. Ils vous transmettrons les documents relatifs à leurs activités.

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