Archive pour le mot-clef ‘investir’

Diversifier ses placements : l’appel de la forêt

Vendredi 8 juin 2012

Elle est le théâtre d’une multitude de contes et de récits : un espace qui fascine autant qu’il effraie.

Elle, c’est la forêt. Une ressource précieuse qui peut aussi s’avérer être un placement judicieux.

Investir dans la forêt : une bonne idée de placement ?

Au-delà d’un simple élan romanesque, ce sont la rentabilité et la fiscalité attrayante des forêts qui pourraient vous inciter à acquérir quelques hectares :

  • tout d’abord, la production de bois – dont le cours augmente régulièrement eu égard à des besoins croissants dans les domaines de l’énergie et de la construction — constitue une source de revenu, certes mesurée, mais solide et pérenne (rappelons qu’en 2008, tandis que la Bourse s’effondrait, la valeur des forêts françaises augmentait, elle, de plus de 7 %).
  • ensuite, en cas de succession ou de donation, les droits sont calculés sur la base du quart de la valeur de la forêt. Une économie d’impôt qui peut s’avérer non négligeable, au final
  • les contribuables soumis à l’ISF peuvent quant à eux bénéficier d’une réduction d’impôt et, cerise sur le gâteau, les biens acquis n’entrent pas dans l’assiette servant au calcul de l’ISF.
  • enfin, le placement forestier donne droit à une réduction d’impôt sur le revenu, de 2 850 euros pour un couple

Qui peut investir dans une forêt ?

La forêt est plus un placement de bon père de famille que de trader fou.

Comme le souligne Jean-Bernard Litzler dans un article intitulé La Forêt, un placement robuste  (le Figaro Économie/octobre 2011), la forêt est :

« un investissement offrant une valorisation régulière, un régime fiscal alléchant, tout en étant déconnecté des marchés financiers […] Ces avantages ont de quoi séduire aujourd’hui, pour peu que l’on accepte de vivre au rythme de la nature. Le bois offre en effet des rendements faibles (généralement 2 à 3 % bruts, et 5 % au maximum) et s’envisage sur le long terme (vingt à trente ans). »

Il n’a donc pas directement pour objet de générer des plus-values. Une hypothèse qui reste néanmoins envisageable, si l’on en juge les récentes augmentations annuelles à deux chiffres du prix moyen de l’hectare.

Attention tout de même de ne pas foncer tête baissée : le coût des travaux et de l’entretien de la forêt a énormément augmenté ces derniers temps. Par ailleurs, tempêtes et maladies ne sont pas exclues.

Comment acheter une forêt ?

Soit vous achetez directement des parcelles de forêt soit vous acquérez des parts de groupement forestier. L’avantage de cette deuxième solution est que vous n’aurez pas à vous occuper personnellement de l’entretien.

Le prix d’achat est calculé à partir du prix du sol mais aussi de la densité et de la qualité de son “peuplement” c’est-à-dire de ses arbres.

La forêt en France métropolitaine

Selon l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière, on entend par forêt

« tout territoire occupant une superficie d’au moins 50 ares avec des arbres capables d’atteindre une hauteur supérieure à 5 m à maturité in situ, un couvert arboré de plus de 10 % et une largeur moyenne d’au moins 20 mètres. »

L’IGN indique également qu’en France métropolitaine, la forêt occupe 28,6 % du territoire, soit une superficie est de 15,71 millions d’hectares.

La forêt privée y est majoritaire. Elle représente les trois quarts de la surface forestière métropolitaine, soit 12 millions d’hectares. Les forêts domaniales rassemblent 10 % de la surface forestière métropolitaine, le reste étant occupé par les autres forêts publiques, composées de forêts communales pour l’essentiel.

En Europe, la France figure parmi les pays qui ont le plus fort taux de propriété forestière privée, derrière le Portugal et la Finlande.

La part des forêts publiques a légèrement diminué depuis le siècle dernier, ce qui signifie que l’extension de la surface forestière est plus importante en terrain privé.

Pierre Suze

Automobiles de luxe : de bonnes occasions hors de France ?

Jeudi 23 février 2012

Une nouvelle illustration, s’il en fallait, que le luxe ne connaît pas la crise : la célèbre marque automobile Ferrari annonce une année 2011 record, selon l’AFP.

Le constructeur italien, sous le contrôle du groupe Fiat, a en effet publié  ses résultats annuels, affichant un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards d’euros, en hausse de 17,3%.

En volume, c’est près de 7.200 voitures qui ont été vendues l’an dernier !

Certes, la Chine pèse de tout son poids dans la balance, ayant importé à elle seule 500 voitures. Mais les ventes ont bondi sur tous les continents de la planète, ce qui montre qu’il ne s’agit pas d’une performance marginale mais bien d’une tendance de fond.

De là à dire qu’acheter une Ferrari constitue un bon placement et que sa revente éventuelle vous fera gagner de l’argent, il y a quand même un monde.

Néanmoins, ce phénomène ne manque pas d’intérêt pour les budgets inférieurs à 100.000 euros car la vente de véhicules neufs génère souvent des flux plus importants, ou du moins plus qualitatifs, sur le marché de l’occasion.

Et pour dénicher les meilleures affaires, il faut être en veille non seulement en France, mais aussi à l’international. Pour preuve, cette information croustillante – et à contre-courant -  révélée par le Corriere della Sera : les Italiens se débarrasseraient massivement de leurs voitures de luxe, ces temps-ci, poussés par la multiplication des contrôles fiscaux en Italie depuis le mois de janvier et par crainte d’attirer l’attention des autorités.

C’est peut-être le moment de naviguer sur les sites de vente de la péninsule. Comme autopatavium.it

Dans une prochaine note, je vous parlerai des formalités et du coût d’importation d’un véhicule d’occasion de l’étranger. Si vous trouvez votre bonheur d’ici là, buon viaggio !

A vos marques : le mobilier ancien n’a plus la cote

Mercredi 21 décembre 2011

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Le marché aux puces de Saint-Ouen, un haut lieu du commerce de meubles anciens (photo Pierre Suze)

À quelques jours seulement des fêtes d’année, et alors que tous les voyants sont au rouge sur nos comptes bancaires, voilà que je vous parle encore d’argent et de placements !

Cette fois, c’est à cause d’une brève parue ce week-end dans le supplément “Patrimoine” des Échos, spécial placements, qui m’a paru fort intéressante : “ Mobilier ancien : à saisir”. Isabelle Bresset, directeur associé du département mobilier et objets chez Artcurial y explique que ce marché subit « la concurrence du mobilier du XXe siècle : mobilier d’architecte, design”. À titre d’exemple, le quotidien relève que “l’on peut acquérir un ravissant fauteuil d’époque Directoire en bois laqué blanc pour 450 euros“.

Pour ce prix-là, il faut l’avouer, on n’a plus grand-chose aujourd’hui. Sauf peut-être du côté des meubles à monter mais, abstraction faite de l’immense plaisir que leur assemblage procure, ils tiennent difficilement la comparaison au plan esthétique.

Avant de se lancer, les néophytes devront cependant s’initier quelque peu, notamment en feuilletant les titres spécialisés, comme La Gazette Drouot ou Le Journal des arts.

Pour apprendre à distinguer le vrai du faux , reconnaître le mobilier rare et estimer un bien à sa juste valeur, il faut faire les antiquaires le dimanche (ce sont vos enfants qui vont être contents !) et fréquenter les salles des ventes. À parcourir également, les pages du site antiquites-catalogue.com qui regorgent de conseils et d’informations sur l’actualité du marché.

Évidemment, la plus-value à la revente n’est pas pour demain. Mais il y a fort à parier que ‘l’ancien’ bénéficiera d’un retour en grâce d’ici quelques lustres, une fois les meubles design de la 2e moitié du XXe siècle déclinés et copiés à outrance.

Mon conseil : essayez d’obtenir le remboursement du énième pull à col roulé que vous allez recevoir à Noël pour vous offrir à la place le “guide des meubles et des styles”, de Françoise Deflassieux (chez Solar). Il constitue une base solide pour votre quête future d’un meuble d’époque.  Joyeux noël.

Pierre Suze

Montres de prestige : les collectionneurs s’emballent

Mercredi 7 décembre 2011
investir_montre_collectionÀ en juger par le succès du salon “Belles Montres” au Carrousel du Louvre il y a un peu plus d’une semaine, l’horlogerie de prestige a de beaux jours devant elle.

La Fédération de l’industrie horlogère suisse voit même se profiler une année record : Vacheron Constantin, notamment, s’apprête à doubler ses effectifs et une rumeur dit que la boutique Old England à Paris, pourrait mettre la clé sous la porte une fois son bail échu pour laisser la place à un palais de l’horlogerie.

Il faut dire que les marques, qu’il s’agisse de grandes manufactures ou d’horlogers indépendants, se donnent le plus grand mal pour proposer des pièces d’une technicité rare et d’une finition incroyable. À l’image de cette Jaeger-LeCoultre à grande complication (Master Grande Tradition Grande Complication), composée d’un tourbillon volant, d’une répétition minutes et d’un calendrier zodiacal sidéral.

Évidemment, ces montres ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Il est néanmoins possible de se faire plaisir, voire d’investir à moindre coût, en tenant compte – bien entendu – de certains critères déterminants dans l’évolution de la valeur de votre montre au fil des années (lire l’Express hors-série de novembre-décembre ‘le meilleur des montres 2012’).

Sachez, par exemple, que les mouvements à quartz, bien que plus précis que les mouvements mécaniques, sont boudés par les collectionneurs pour leur manque de noblesse. Une montre à quartz prendra donc difficilement de la valeur.

Côté technique, on distingue les montres à remontage automatique et les montres à remontage manuel. C’est ce dernier qui a la préférence des amateurs.

Parmi les autres critères qui auront leur importance dans le temps (sans jeu de mots), on peut citer :

  • la marque
  • la condition de la montre
  • le nombre d’exemplaires produits
  • la boîte avec son certificat d’origine
  • les attestations de révision.

Pour l’anecdote, Rolex refuse de délivrer des certificats d’authenticité pour des montres anciennes. Comme le Suisse refuse également de réparer les fausses Rolex, une facture d’entretien revient à prouver l’authenticité de votre montre.

La haute fréquence jouera aussi, bien entendu, puisque « plus le nombre d’oscillations est élevé, plus le temps est fractionné finement ». C’est un paramètre qui se trouve au cœur du combat que se livrent aujourd’hui les grandes marques (lire l’article du Figaro Magazine du 12 novembre 2011 intitulé « à vive allure »)

Enfin, sachez écouter vos envies car, au final, l’important c’est de se faire plaisir : il n’y a pas de faute de goût, si ce n’est l’achat une copie.

Père Noël, si d’aventure tu lis cette note, sache que j’aime beaucoup l’IWC Portofino automatique, cadran noir, bracelet croco noir.

Pierre Suze
Copyrights : WikiMechanics sur Flickr

Sauternes : vers une flambée des prix ?

Mardi 4 octobre 2011

sauternes_une_flambee_des_prixS’il y a une valeur à surveiller de près dans le vin, parce qu’elle n’a pas encore atteint les sommets de la déraison (les grands vins de Bordeaux sont-ils devenus fous ?’ – La Dépêche 11 juillet 2011), contrairement à ses petits camarades du Médoc, de Pomerol ou de Saint-Emilion, c’est celle des Sauternes. Or, ce répit pourrait être de courte durée, et cela, principalement pour trois raisons :

1/ depuis quelques années, les grandes maisons de Sauternes redoublent d’ingéniosité pour promouvoir leur vin et vulgariser sa consommation. Pour preuve, la mise sur le marché par le château d’Arche d’un flacon de 10 cl à destination des boîtes de nuit ; ou encore le lancement d’un «Virgin Sauternes» - prêt à boire - par le château de Rayne Vigneau.

Cette stratégie marketing, très bien illustrée par le site www.sweetbordeaux.com, pourrait rapidement faire grimper la demande et donc, mécaniquement, les prix.

Une chose en entraînant une autre….

2 / les gourmets sont de plus en plus nombreux à oser associer le roi des vins moelleux avec d’autres mets que le traditionnel foie gras. Débouchez une vieille bouteille de Suduiraut, en apéritif, avec des petits toasts au bleu d’Auvergne ou encore sur un bon tajine, et c’est un nouveau monde qui s’ouvrira à vous !

Bérénice Lurton, de château Climens, suggère par exemple de déguster son vin avec des gambas façon thaïe.  Laure Planty, de château Guiraud propose quant à elle un ris de veau…Les déclinaisons sont multiples !

3 /  la troisième raison, et sans doute la plus importante, est que le Sauternes est désormais officiellement consommable en Chine, alors qu’il y a encore un an, les autorités prohibaient son importation au motif que la quantité de sulfites par litre de vin était supérieure à 250 mg, la limite arbitraire de l’époque. La première destination à l’export des vins de Bordeaux va sans aucun doute bouleverser le cours des vins de Sauternes, au moins des grands crus.

Aussi, n’hésitez pas à vous ruer sur les grands noms de l’appellation (Yquem bien sûr, mais aussi Climens, Rabaud Promis, Suduiraut, Guiraud, Rayne Vigneau, Arche) et sur les grandes années 2007, 2009.

D’ici peu, ce nectar pourrait bien être réservé à une élite. Pour ma part, j’ai misé sur du Yquem 2004 à 155 euros, lors de la foire aux vins de septembre. Avec en tête de le revendre d’ici 10 ans. L’avenir me dira si j’ai eu raison. Et s’il me donne tort, ce que j’espère secrètement, je me verrai dans l’obligation de boire ces bouteilles sans grande valeur marchande…

Pierre Suze

Copyrights : Megan Mallen sur Flickr

L’art, une valeur refuge ? Quelques conseils…

Mercredi 7 septembre 2011

investir_art__valeur_refugeA cette question ritournelle par temps de chahut sur les marchés financiers, la réponse serait… non. Ou plus exactement, “oui mais attention”.

Et c’est même une dépêche AFP qui a été consacrée au sujet, à la fin août. En substance, quels sont les enseignements à retenir ? Au mois quatre :

  • les oeuvres d’art ne peuvent pas se revendre du jour au lendemain
  • une oeuvre d’art peut perdre de sa valeur
  • une oeuvre d’art ne rapporte ni intérêt ni dividende
  • une oeuvre d’art coûte cher à l’acquisition

Et pourtant, une semaine plus tôt, que ne lisait-on sur le site Artmediaagency.com ? Rien moins que cet avis tranché en guise de conclusion : “Rien d’anormal pour les économistes dont les études prouvent que les marchés financiers provoquent le marché de l’art avec un décalage de six mois à un an“. Comprendre : quand ça tangue en bourse et dans la finance, on en vient à l’art ! Pas sûr que ce soit pour tout le monde, ni de façon continue.

Crédits photos : yoyolabellut sur Flickr – Galerie du jour

Un moteur de recherche mondial pour investir dans l’art

Vendredi 2 septembre 2011

Le “search” est un filon sans fin, même si Google monopolise depuis une décennie le secteur. Il semble en tout cas qu’un besoin ait été repéré dans le secteur de l’art, pour aider les investisseurs comme les créateurs. Comme l’a pointé la version helvète de 20Minutes, un projet franco-américain entend fournir un nouvel outil à compter du 15 septembre : visual-arts-explorer.com.

Son principe est simple : aider par le biais d’un fichier les créateurs à écouler leurs oeuvres auprès des acheteurs potentiels, et ce à échelle mondiale. Pour l’heure, sa page d’accueil n’affiche qu’un “coming soon” très sobre. On est même étonné de cette réalisation si peu “arty” dès cette étape; espérons être davantage surpris pour le lancement officiel donc.

Concurrent d’ArtPrice.com ?

Les deux opérateurs sont : d’un côté le français Artrinet, de l’autre l’américain Active Leads Technology. Projet bi-national pour rayonnement international, cela semble logique.

Mais en l’état, ces deux acteurs ne disent pas en quoi ils se distingueront du leader déjà installé sur ce créneau : le français ArtPrice.com, fondé par le tonitruant Thierry Ehrmann en… 1987. Un lancement qui s’annonce en tout cas alors qu’ArtPrice connait quelques difficultés financières, même si le secteur semble résister en tant que “valeur refuge” (cf Les Echos), en période de doutes sur les investissements purement financiers.

Journée de la femme, mode et sacs

Mardi 8 mars 2011

Aujourd’hui, soit vous pouvez recruter une, deux, dix femmes au même salaire qu’un, deux ou dix hommes, soit il vous reste la possibilité d’honorer la femme de votre vie en étant courtois, comme d’habitude, aimant, bien sûr, et en manifestant toutes ces qualités que bien entendu nous possédons tous…  Au royaume des clichés, etc, etc.

Pour illustrer et prouver votre amour et votre respect, je vous suggère un investissement original qui devrait ravir votre amoureuse, si elle s’intéresse  à la mode… Ce qui n’est pas rare, si j’en crois mon entourage… même si les messieurs s’y mettent aussi. Vous pouvez ainsi acheter par exemple des robes ou des sacs à main « vintage », soit sur internet, soit dans le cadre de ventes aux enchères.

Le Kelly d’Hermès

Je souhaite vous informer plus particulièrement sur le sac à main, très visible objet du désir féminin. Par exemple, le fameux sac Kelly d’Hermès, (du nom de Grace Kelly) se vend plus cher en version vintage, pour peu qu’il reste en bon état bien sûr, que la version neuve proposée en boutique. Et donc, il peut même prendre de la valeur avec les années… Ainsi, à une récente vente chez Artcurial (et oui ils vendent aussi du Hermès), un sac en crocodile  a atteint le score impressionnant de 20 000 €… Pas mal non ? Donc chassez les bonnes adresses sur le net, sur ebay par exemple, je connais des fashionistas qui soldent là régulièrement leur vestiaire… En plus de célébrer la journée de la femme, vous ferez plaisir à la vôtre, et cela n’a pas de prix, vous en conviendrez.

Pour prolonger : outre les ventes aux enchères, ventes privées et sites communautaires, et dans un autre rayon plus accessible, il existe bien sûr de nombreux vendeurs en ligne de sacs à main. Ils vont des spécialisés comme Starbagg, jusqu’au rayons spécifiques de vendeurs plus généralistes comme RueDuCommerce en passant par des petits malins comme les… loueurs tel SacdeLuxe.fr.

Voitures anciennes aux enchères

Mercredi 5 janvier 2011

Avec cette rentrée de janvier 2011, fleurissent les calendriers nouveaux et notamment, ceux qui nous intéressent plus, les calendriers de ventes aux enchères. Car ils sont souvent parsemés de pépites originales à débusquer quand on est un investisseur avisé. Ou… qu’on aspire à le devenir.

Dans les livraisons de ce début de mois de janvier, j’ai repéré pour vous une vente de voitures anciennes à suivre de près. C’est le département Artcurial Motorcars qui l’organise dans le cadre du salon Rétromobile, le 4 février prochain à Paris. A la vente, des automobiles, des motos, mais aussi des montres symboliques de l’univers auto et des œuvres d’art, dont certaines vendues par le commissaire-priseur lui-même. Il s’agit d’Hervé Poulain, ancien pilote et grand collectionneur bien sûr (j’y reviendrai dans une prochaine note).

Prix intouchable

Dans la catégorie des voitures à prix intouchable, sauf si le père Noël vous a vraiment gâté il y a quelques jours, on tombe sur des modèles historiques issus du musée des voitures des chefs d’Etat. Avec par exemple la célèbre Simca du général de Gaulle (estimation entre 150 000 et 250 000 €…). Egalement  au catalogue, la DS 23 de Giscard d’Estaing ou la ZIL de Brejnev, vestige de l’URSS. Ainsi qu’une curiosité historique avec une De Dion Bouton de 1902, modèle pionnier de l’automobile, estimée entre 55 000 et 85 000 €. A voir pour le plaisir…

Et au tournant, tous mes vœux pour cette nouvelle année !

Acheter des pieds de vigne

Mardi 26 octobre 2010

Au G20 préférons le GFV… ou Groupements fonciers viticoles, beaucoup plus accessibles que l’achat de vignes en propre, dont je vous parlais la semaine dernière. Devenir copropriétaire, avec des amis ou pas, d’un domaine viticole, permet de cumuler avantages fiscaux et bonnes bouteilles à prix… propriétaire. Idéal pour les citadins qui souhaitent régaler leurs amis avec le « vin de ma propriété », sans vivre les affres des viticulteurs, la pluie, la grêle, le froid, la date des vendanges, etc.

Créés dans les années 70 mais encore relativement méconnus, ces groupements permettent de percevoir chaque année un loyer proportionnel  au nombre de parts détenues et indexées sur la valeur du vin produit, bien sûr. Le ticket d’entrée commence à 3 000 €, même si l’investissement moyen tourne autour de 35 000 €.

La rentabilité n’est pas énorme, entre 8 et 10% sur 15 ans, tout dépend de la notoriété et de la maturité de la propriété, mais profiter de deux caisses d’un grand cru classé est un véritable plaisir, tangible, à déguster.

Et l’un des avantages non négligeables de ce placement  tient aux facilités de transmission patrimoniale, avec une forte exonération fiscale. La valeur des parts peut être exonérée d’ISF à hauteur de 75%, dans la limite de 76.000 €, et à hauteur de 50% au-dessus. Les investisseurs bénéficient d’avantages sur les droits de succession, toute mutation à titre gratuit étant exonérée des droits à hauteur de 75% dans la limite de 76 000 € par bénéficiaire. Avec de tels avantages, la liste d’attente peut être longue, mais quel plaisir de poser sur la table ses propres bouteilles !