Archive pour le mot-clef ‘automobile’

Voiture de collection : impasse ou voie royale ?

Mercredi 19 octobre 2011

investir-voiture-collectionCe week-end, je suis allé voir Drive au cinéma, un film noir réalisé par le danois Nicolas Winding Refn (décidément, ces gens-là sont doués pour le 7e art).
Drive, c’est l’histoire d’un jeune homme (interprété par l’excellent Ryan Gosling), qui utilise ses talents de pilote pour réaliser des cascades mais aussi pour aider les malfrats à déguerpir après un braquage. Sa rencontre avec Irène (la pétillante Carey Mulligan) et son fils Benicio va à la fois embellir sa vie et terriblement la compliquer. Les images sont somptueuses, et même si les voitures n’ont finalement qu’un second rôle dans cette histoire, vous sortez de la salle avec une envie pressante : abandonner votre Kangoo pour une auto un peu hors normes.

Les véhicules modernes dignes d’intérêt étant hors de prix, pourquoi ne pas s’orienter vers une voiture de collection ?
Bien sûr, elles aussi peuvent crever les plafonds en termes de budget. Confère la célèbre collection du non moins célèbre Ralph Lauren, exposée l’été dernier au musée des arts décoratifs à Paris, à voir et à écouter sur ralphlaurencarcollection.com
Bien sûr, vous aurez toujours des rabat-joie pour vous dire que les anciennes, c’est un gouffre, qu’elles ne sont pas fiables, etc., etc.

Pourtant, il est possible de se faire plaisir sans se ruiner, et même de rouler quotidiennement avec l’élue de son cœur.

Le tout est de bien préparer son achat. Après une phase d’apprentissage qui consistera à mieux appréhender ce monde parallèle en vous abonnant à La Vie de l’Auto, à Rétroviseur et à Youngtimers (le magazine consacré aux jeunes anciennes), en allant jeter un œil régulier sur les sites qui font autorité en la matière (collectionneur.net, auto-collection.org…), vous devrez vous poser trois questions incontournables avant de passer à l’acte :

Quel budget suis-je prêt à consacrer à ma nouvelle passion ?

Celui-ci doit comprendre le prix d’achat, les formalités administratives (plus lourdes s’il s’agit d’un véhicule d’importation), l’entretien et l’assurance. La marque et le modèle choisis influeront évidemment sur ces 4 postes de dépense. Renseignez-vous avant de vous lancer : l’auto est-elle réputée fiable ? Quelle est sa consommation moyenne ? Les pièces de rechange sont-elles onéreuses ? Faciles à trouver ?

Comment vais-je assurer l’entretien ?

Si vous avez suffisamment d’espace et de connaissances pour réaliser l’entretien courant vous-même (vidange, plaquettes, disques…), c’est déjà un bon début. Dans le cas contraire, profitez du bouche à oreilles pour trouver LE garagiste qui ne vous mettra pas un coup de massue à chaque visite. Si, si, ça existe.

Une collection, pour quel usage ?

Paradoxalement, plus vous roulez, moins vous risquez d’ennuis mécaniques. Je ne parle pas de faire Pampelune-Barcelone en plein été, par 45 °C (oui, j’avoue, j’ai cru ce jour-là que ma petite anglaise n’encaisserait pas le choc), mais d’une utilisation régulière sur de petits trajets, ‘en bon père de famille’comme on dit en Droit français.

Donc si c’est pour la laisser dans une grange avec 800 % d’humidité, oubliez tout ce que vous venez de lire. Dans le cas contraire, vous êtes prêt. Du coup, je vous dirai la semaine prochaine comment faire son choix

Pierre Suze

Copytights : marcovdz sur Flickr

Voitures anciennes aux enchères

Mercredi 5 janvier 2011

Avec cette rentrée de janvier 2011, fleurissent les calendriers nouveaux et notamment, ceux qui nous intéressent plus, les calendriers de ventes aux enchères. Car ils sont souvent parsemés de pépites originales à débusquer quand on est un investisseur avisé. Ou… qu’on aspire à le devenir.

Dans les livraisons de ce début de mois de janvier, j’ai repéré pour vous une vente de voitures anciennes à suivre de près. C’est le département Artcurial Motorcars qui l’organise dans le cadre du salon Rétromobile, le 4 février prochain à Paris. A la vente, des automobiles, des motos, mais aussi des montres symboliques de l’univers auto et des œuvres d’art, dont certaines vendues par le commissaire-priseur lui-même. Il s’agit d’Hervé Poulain, ancien pilote et grand collectionneur bien sûr (j’y reviendrai dans une prochaine note).

Prix intouchable

Dans la catégorie des voitures à prix intouchable, sauf si le père Noël vous a vraiment gâté il y a quelques jours, on tombe sur des modèles historiques issus du musée des voitures des chefs d’Etat. Avec par exemple la célèbre Simca du général de Gaulle (estimation entre 150 000 et 250 000 €…). Egalement  au catalogue, la DS 23 de Giscard d’Estaing ou la ZIL de Brejnev, vestige de l’URSS. Ainsi qu’une curiosité historique avec une De Dion Bouton de 1902, modèle pionnier de l’automobile, estimée entre 55 000 et 85 000 €. A voir pour le plaisir…

Et au tournant, tous mes vœux pour cette nouvelle année !

Rouge de plaisir

Jeudi 14 octobre 2010

Même s’il n’est pas question de faire l’apologie de la vitesse, elle cause bien trop d’accidents mortels, le plaisir rare d’entendre rugir le moteur d’une Ferrari quand on appuie sur l’accélérateur, mérite d’être vécu au moins une fois. Un plaisir et un privilège, tant ces voitures mythiques dont l’histoire remonte à 1947, restent difficilement accessibles au commun des mortels. J’ai eu la chance grâce à un ami de faire partie de ces privilégiés et le plaisir était à la hauteur du fantasme. L’adrénaline provoquée par le bruit de l’accélération, la sensation d’être collé à son siège baquet, la vitesse ressentie, autant d’émotions aussi fortes qu’uniques.

J’ai piloté une F 430 sur une autoroute qui semble avoir été tracée tout exprès pour, la fameuse A 14 (qui part de la Défense à Paris) dont le bitume en parfait état, les courbes dessinées, appellent l’accélération au ras du sol. Il faut laisser les fenêtres entre-ouvertes d’1 cm pour mieux apprécier le bruit du moteur…

Un vrai placement

Dans la catégorie placement plaisir, la Ferrari, mais aussi la Porsche, ou d’autres voitures de sport, ne déçoivent jamais. Là encore, comme pour le vin dont je vous parlais précédemment, même si on décide de ne pas la revendre, la Ferrari ne vous décevra pas. Sa valeur marchande dépend toujours du modèle et de l’année bien sûr, mais elle ne se déprécie pas plus que son potentiel émotionnel.

On perd souvent moins d’argent que dans d’autres placements, surtout si l’on compare les plaisirs respectifs… Même si pour une  F430, il faut compter entre 100 000 et 170 000 € à l’achat. Et oui, çà se mérite…

Pour prolonger : vous pourrez lire aussi la très complète analyse du journaliste Jürgen Lewandowski, “Des placements sur roues” publiée sur emagazine.credit-suisse.com. Cet expert envisage bien les voitures, notamment de collection, comme un marché avec ses règles et ses codes propres. On peut compléter enfin par le point de Linternaute.com, “Comment une voiture gagne t-elle de la valeur?“.