Investir dans un vélo de ville

Priorité aux vélos !

Comme évoqué dans une précédente note, intitulée «Economies : rouler à vélo en s’inspirant du modèle néerlandais », je me suis donc mis en quête d’un vélo de ville pour diminuer le nombre de mes déplacements motorisés dans Paris. Mon constat : pour un primo-city-pédalant, l’investissement est plus délicat qu’il n’y paraît.

L’offre étant assez large, il est impératif, avant de porter son choix sur un modèle en particulier, de vérifier certains paramètres et d’avoir en tête quelques critères différenciant.

Quels sont les paramètres à prendre en compte ?

Cela ne vous aura pas échappé, outre le fait qu’il existe des modèles « homme » et « femme », la plupart des bicyclettes sont proposées dans différentes tailles. C’est généralement la hauteur du cadre qui sert de référence. Pour savoir laquelle vous convient le mieux, des tableaux de correspondance sont en ligne sur le Web. Mais, pour faire simple, retenez que la jambe doit être tendue lorsque la pédale est en position basse et que le talon est posé dessus.

Si votre intention est de rouler exclusivement en ville, où les arrêts sont fréquents, privilégiez un cadre à enjambement bas, comme c’est le cas sur les bicyclettes néerlandaises traditionnelles (cadre « col-de-cygne »). Elles sont d’ailleurs d’autant plus adaptées à un environnement urbain qu’elles permettent une position assise ‘droite’, plus reposante et offrant une meilleure visibilité.

En ville, un vélo à trois vitesses suffira. Mais optez plutôt pour la boîte de vitesses que pour le dérailleur : la chaîne ne sautera pas et vous pourrez passer les rapports à l’arrêt.

Quant aux freins, pour plus de sécurité, préférez le système de freins intégré aux moyeux : légèrement moins précis que les freins à disque ou à patins, ils conservent en revanche leur efficacité en toutes circonstances, que la route soit sale ou mouillée.

Cadre acier ou cadre alu ? L’acier amortit mieux les vibrations ; il est confortable, même sans suspensions. L’aluminium est en général plus léger, mais aussi plus raide. Il préserve mieux de la corrosion, mais résiste moins bien aux chocs.

Pour ce qui est de l’éclairage, l’avantage de la dynamo (entraînée par le pneu ou intégrée au moyeu) est qu’elle ne devrait pas vous lâcher de manière impromptue, contrairement à un système à piles. En revanche, si vous ne pédalez pas, pas de lumière !

Plusieurs sites Internet pourront vous guider, notamment celui de la fédération française des usagers de la bicyclette ou encore le site amsterdamer.fr, spécialiste du vélo néerlandais. À lire également, un article sur les vélos de ville, publié sur linternaute.com

Quel modèle ?

Les valeurs sûres, ce sont les spécialistes historiques comme Peugeot (FR), Gitane (FR), Gazelle (NL), Batavus (NL)…Écartez les premiers prix de marque générique des grandes enseignes de sport : dans 3 ans, vous aurez du jeu dans l’axe et le pédalier en morceaux (ou est-ce moi qui suis trop lourd ?)

Une alternative pour se démarquer, c’est d’opter par exemple pour le «grrr» léopard de Dolce & Gabbana, ou encore le célèbre Aéroblade du constructeur automobile néerlandais Spyker, (11.000 euros quand même). Dans les deux cas, c’est à méditer… pour différentes raisons.

Pierre Suze

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