Archive pour le mot-clef ‘start-up’

10.000 € dans une start-up : les investir si et seulement si…

Jeudi 21 juin 2012

10 000 €, c’est en effet le “ticket d’entrée” recommandé par le magazine Challenges, dans sa sélection des “100 start-up dans lesquelles il faut investir“.

Je vous en ai parlé régulièrement ici, les technologies sont en effet en regain, avec le mouvement du Web 2.0, des réseaux sociaux et ce malgré l’introduction en bourse plutôt désastreuse de Facebook.

Les investisseurs se souviennent en effet de la période juste avant, celle du printemps et des rachats à 1 milliards de dollars. Et savent aussi observer autour d’eux : appareils, logiciels et services en ligne nous ceinturent en effet dans notre vie quotidienne et dans nos modes de consommation.

Dans les préambules de la sélection de Challenges, le magazine liste les atouts de tels projets et des entreprises qui les portent, pour y investir. En gros ce que l’apporteur de fonds doit savoir observer principalement. Traduit de son point de vue, cela veut dire qu’il lui faut observer :

  • si le dossier est fluide, aisé à comprendre
  • si le produit répond à une demande
  • si le projet est bien sourcé et rassurant
  • si l’utilisation de l’argent est bien planifiée et compréhensible

Une intervention maîtrisée et pas prétentieuse, un business plan réaliste et bien documenté, voici ce qui devrait faire la différence et rassurer les éventuels financeurs. Tout en sachant s’adapter à son public et ses exigences. Pour en avoir suivi certains, l’exercice tient parfois plus du pitch elevator en mode shaker que de l’intervention lente et confortable. Mais comme pour un entretien d’embauche, ce n’est parfois pas tant les réponses qui comptent que la manière de réagir et de répondre. Pour prouver d’emblée ses capacités de chef d’entreprise.

Pour prolonger : relire les notes “les 9 start-up françaises à suivre selon Wired” et “les projets innovants à suivre“.

Investir dans le jeu vidéo : un enjeu de la Présidentielle ?

Mercredi 14 mars 2012

On sait le temps des Présidentielles propice à la manifestation des “intérêts” particuliers et lobbies de tout horizon, entendant faire passer leur cause auprès des candidats potentiels. Les nouvelles technologies étaient bizarrement assez peu présentes dans le débat… jusqu’à hier.

D’après le site spécialisé 01Net, l’industrie du jeu vidéo a remonté un cahier de doléances de 10 mesures pour relancer l’industrie vidéoludique hexagonale, par le biais du Syndicat national du jeu vidéo (SNJV). Parmi les problèmes listés, pèsent en priorité ceux du financement des projets et start-ups. Ce financement freine en France, en raison d’”une méconnaissance et un manque de reconnaissance du secteur vidéoludique, déconsidéré par les investisseurs ; une inadaptation des structures de financements nationaux“.

Surtout, face aux besoins croissants d’innovation et de positionnement original sur les médias sociaux (ce que l’on catégorise déjà par la notion de social gaming), le constat des sommes en jeu est éloquent sur le secteur privé : “En 2008 (derniers chiffres connus), le capital-risque pour le jeu vidéo représentait 30 milliards d’euros aux Etats-Unis. En France, les sommes allouées sont ainsi passées de 570 millions d’euros au début des années 2000 à 45 millions d’euros en 2008.

Les propositions financières

Au sein des 10 propositions en jeu, les 5 premières (signal fort) concernent uniquement les questions d’investissement et de financement, comme les mentionnent ITRGames. Pour rappel :

  1. Création du fonds d’investissement dans les entreprises du jeu vidéo
  2. Faciliter l’accès au capital développement pour les entreprises du secteur
  3. Créer des sociétés de financement de la production de jeux vidéo
  4. Pérenniser le crédit d’impôt jeu vidéo et l’adapter aux évolutions de marchés
  5. Transformer le crédit d’impôt recherche en crédit d’impôt innovations

Industrie nationale et réseaux

Reste donc à (re)inventer sur ce secteur un couple financement public/ressources privés, qui soit plus efficace et consolide une vraie industrie nationale. On parlait depuis quelques années d’une véritable french touch sur ce domaine : il serait dommage de la perdre, ou de la voir fuir à l’étranger… Pour mémoire, le dernier succès absolu du gaming -Angry Birds- est un projet d’origine nordique.

Reste aussi à mieux communiquer sur ce qui existe déjà : sait-on, par exemple, que vit en Rhône-Alpes un pôle de compétitivité dédié à ce thème, Imaginove ? Ou qu’un autre (Cap Digital) oeuvre sur ce domaine, notamment à travers le projet Play All ? Sait-on qu’à Paris, la mine à projets et start-ups financée par la région, La Cantine, fourmille aussi d’innovations sur ce thème ? Autant de lieux qui peuvent servir d’accueil, de portes d’entrée aux financeurs de tout horizon, curieux du secteur, mais non experts.

Je pense notamment à ceux qui connaissent déjà les secteurs voisins des médias, du cinéma, des arts graphiques… et souhaiteraient varier leurs positions.

Questions au passage justement, auprès de nos lecteurs fidèles et des internautes : avez-vous déjà investi de l’argent dans une entreprise du secteur du jeu vidéo français ? Si oui, avec quel véhicule financier particulier, et pour quel succès en retour ? De l’autre côté de la barrière, en tant qu’entrepreneur du gaming, avez-vous bénéficié d’une aide notable qui vous ait permis de vous développer ?

Veolia regarde du côté des start-up du cleantech

Mardi 21 février 2012

Je vous parlais il y a quelque temps déjà du secteur du “cleantech“. Cette nouvelle discipline qui conjugue les biotechs et les greentechs, deux disciplines qui n’étaient plus trop usités, ou pour tout dire, plus suffisamment excitantes.

De la même manière que des géants de l’informatique et du Web aident les start-up du secteur, les géants du secteur de l’environnement soutiennent les leurs. Cet engagement a le mérite de leur permettre de dénicher leurs futurs partenaires ou leurs prochaines cibles de rachat, tout en travaillant et en affinant leur message marketing.

Par exemple, Veolia - outre une brûlante actualité sur son top management - s’attache à soutenir les start-up proches de son activité dans l’environnement. Elle a même dédié un programme complet à cette action : le Veolia Innovation Accelerator. Sur l’accueil du site dédié, le message est clair : “Développons ensemble les technologies vertes“. Une manière d’affirmer que de gros investissements combinés à de la logistique et des idées innovantes peuvent faire des étincelles.

La vraie question demeure dans le comment. Dans un audiocast réalisé pour le site Widoobiz, voici les détails de ce programme d’aides et surtout de soutien au montage de projets. Marie-Anne Brodschii, directrice Innovation de Veolia, nous les explique. Autant d’idées de secteurs et de filières à suivre, pour de futurs investissements !

(pour écouter l’audiocast, cliquez sur le bouton de lecture à gauche, ci-dessous)

Dans les grandes lignes, la responsable de Veolia plaide pour des “partenariats opérationnels“, menés sur plusieurs secteurs clés. Elle cite entre autres activités “la gestion du cycle de l’eau“, “la gestion de l’énergie“, ou encore, en rejoignant cette fois carrément le high-tech “les TIC pour insuffler de l’intelligence dans la gestion des infrastructures“. Elle explique aussi quels sont les différents stades de développement qui structurent ce programme, pour 300 entreprises dans le monde.

Mais il n’y a pas que les gros pavillons et les grandes entreprises. Question donc : avez-vous déjà soutenu le développement de telle ou telle entreprise des cleantech ? Si oui, quel véhicule financier avez-vous utilisé pour y parvenir ? Enfin, quel a été le retour financier ? Et quid de l’avenir du projet sponsorisé ? N’hésitez pas à nous raconter votre aventure d’investisseur sur ce terrain, dans les commentaires du blog.

 

Pour compléter :

 

LeWeb’11 : pitch elevator pour start-up de demain

Vendredi 16 décembre 2011

LeWeb11 – Retour sur la compétition des start-ups que j’ai pu suivre sur ce salon, durant un après-midi, la semaine dernière. J’ai assisté notamment au passage de la start-up suisse inZAir (qui n’a pas été primée au final) présentant son format de message novateur : le “ZMS”. Une sorte de SMS géo-positionné qui permet de ne gérer qu’une interface de communication. À titre personnel, j’ai été emballé par le concept, qui me semble avoir de beaux jours devant lui tant nous sommes noyés de systèmes de communication et soucieux de gagner du temps dans nos vies d’ultra-connectés…

Passons. Dans cette vidéo, je vous montre aussi le principe très clair de la compétition : un pitch elevator intense de quelques minutes sur scènes, pour se distinguer devant un jury de professionnels du Web, questionnant les points clés de la technologie et/ou du business model. Il s’agit plus de voir si les patrons des projets ont les réponses et des stratégies en vue, où ils sont déstabilisés et sans à propos face au marché.

Pourquoi est-ce utile de suivre ce genre de rendez-vous ? Cette compétition, comme d’autres concours, prix, etc. est l’occasion de saisir les technologies de demain, au moment de leur décollage. Et donc de pressentir les secteurs où investir demain, sur les terres de l’innovation et de la modernité. Un point important, au moment où il faut penser à diversifier ses placements une fois que l’atonie actuelle des marchés sera derrière nous.

Au-delà, c’est donc une question de supports et véhicules d’investissement. On peut toujours faire du love money ou du capital d’amorçage pour des projets en construction. Et dans l’éventail des produits proposés sur BforBank.com, comptez notamment sur les FCPI; qui sont aussi des outils pour défiscaliser.

LeWeb’11 : 3 start-up à suivre, des secteurs où investir

Mardi 13 décembre 2011

La start-up competition qui se déroulait la semaine dernière, durant le salon LeWeb 2011, a livré ses perles de l’année. Attention : comme souvent sur cet évènement, l’acteur ou le secteur qu’il représente sera en effet clé dans les mois à venir. Ce sont donc de bons indicateurs pour les investisseurs, désireux de miser sur les nouvelles technologies porteuses, qui feront les success stories et les marchés de demain.

Cette année donc, les vainqueurs distingués sont :

  1. Beintoo : une start-up italienne, qui a su mixer jeux sociaux et système de coupons.
  2. Hey Crowd : des Français, qui ont produit une plateforme de sondages sociaux en ligne et sur mobile.
  3. Babelverse : des Chiliens, qui ont conçu une sorte de réseaux de traduction en ligne.

J’avais assisté notamment à la présentation de Babelverse sur scène, qui avait pourtant ferraillé à expliquer son modèle économique. Une question de toute façon récurrente au sein du jury, devant toutes les start-up. Enfin, un prix spécial du public a été remis à Echo Labs Limited, qui a sorti le service en ligne Echoer.com, qui mobilise des “pensées”. En fait, dans sa présentation le site se dit permettre de “modeler et d’explorer un monde de pensées autour de vous“.

En résumé, pour poser les tendances clés telles que vues : réseaux sociaux, utilities et business sont les trois repères à garder en vue pour l’année 2012, et les choix d’investissement à avoir en tête sur le secteur des nouvelles technologies. La mobilité, mise en avant sur les deux éditions précédentes, n’est plus donc tant une tendance et un enjeu qu’un pré requis, un incontournable, un des écrans du multi-device et des nouveaux business web.

Pour prolonger : relire les notes déjà publiées sur LeWeb; ainsi que les articles sur les Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) et les statistiques des FCPI en 2010;

LeWeb’11 : parmi les start-ups en financement

Jeudi 8 décembre 2011

LeWeb11 - Je me suis rendu le 7 décembre après-midi, sur le salon LeWeb, grand rendez-vous annuel de la net économie et des professionnels du web et médias sociaux. Outre la scène principale recevant les intervenants VIP, un autre lieu était très intéressant à suivre : la scène de la start-up competition. Un évènement dans l’évènement, qui voit défiler devant un jury d’experts une sélection de projets de start-up innovantes, sur le principe du pitch elevator

En ces temps d’incertitude sur les marchés financiers et la bourse, un retour aux “basics”, comme l’est finalement la net économie, n’est pas idiot : ce sont des projets mesurables, observables, et qui construisent une forme d’avenir. Celui de notre futur technologique où justement, à leur niveau, les investisseurs ont un rôle à jouer en faisant les bons choix de placement.

Revenons à cette compétition et son ambiance, pour justement expliquer aux investisseurs finaux, parfois éloignés de ces moeurs, comment des projets percent. En quelques minutes, les jeunes patrons (photo ci-dessus) doivent pouvoir expliquer leur business model, faire une courte démo et évoquer concurrence et futur. L’exercice est rude : il faut séduire, capter l’attention, sortir le nez de ces slides, tout surveillant le chrono… Puis après, le jury peut mitrailler de questions et précisions, pour jauger si un vrai projet d’entreprise se cache derrière la “prez” et termes marketing.

Outre ce moment particulier et impressionnant pour certains, tout le salon LeWeb fonctionne en fait comme un immense pitch elevator, un atelier géant de networking pour rencontrer les fameux “capitaux risqueurs” prêts à financer des projets audacieux. On peut y croiser aisément les “CEO”, les patrons-fondateurs comme les responsables techniques, designers, responsables commerciaux, etc. Marc Simoncini par exemple, diffusait sur ses réseaux sociaux, le message de sa disponibilité pour rencontrer le maximum de projets dans le cadre de Jaina Capital.

Sur la sélection de quatre start-up que j’ai pu suivre cet après-midi du 7 décembre, aucune ne m’a particulièrement marqué, je dois l’avouer. Hormis les Suisses de inZair qui proposent une manière de classer ses messages directement dans une cartographie : embarqués en quelque sorte. Puis aussi ARNav, une sorte de GPS 3D immergé. Dans ce dernier cas, on pouvait mesurer toute la difficulté de présenter des projets pas assez matures ou jeunes dans leur formalisation. Son jeune patron admettait par exemple venir avec juste 3 à 4 mois de travail à temps plein sur son logiciel… Genre d’aveu qui ne pardonne pas quand les lignes d’horizons se nomment business model, structuration, marchés, etc.

En revanche, en-dehors des sociétés en compétition, il y a aussi… les autres, toutes les autres. Celles qui reviennent sur l’évènement, ou tentent simplement d’en profiter, de s’y montrer et de rencontrer le maximum de financeurs aux aguets. Par exemple Arbia Smiti, que j’ai recroisée dans les allées du salon. La jeune patronne, toujours aussi enthousiaste et débordante d’idées, me parle d’un partenariat avec un grand de la presse magazine féminime, et de sa recherche d’un tour de table financier pour réellement lancer l’entreprise.

Idées, projets, services en ligne, financements… les grandes étapes de la dure mais passionnante vie du patron de start-up en 2011.

Pour compléter : relire la rétrospective de LeWeb’10

Gaming, consoles et Microsoft : un filon pour 10 start-up

Mardi 22 novembre 2011

Toujours au rayon des modes de financement et pistes à suivre, pour des projets d’investissement innovant, à noter cette nouvelle initiative de Microsoft. Vous savez, la grande entreprise informatique fondée par Bill Gates dont on parlait tout le temps, avant que n’existent les Google, Facebook, Twitter, Groupon, etc. :-)

gaming_console_microsoft_filon_startupOr donc l’Américain propose -rapporte le NouvelObs.com citant ZDNet.fr- un plan de financement pour 10 start-up. Seul impératif : développer un produit innovant pour Kinect, sa plateforme de reconnaissance de mouvement, utilisée pour la console de jeu X-Box. Le pendant de la Wii de Nintendo.

Ce programme a même un nom : le Kinect Accelerator. Et une bonne base de jeu, avec 10 millions d’unités vendues dans le monde, rappelle 01Net. L’objectif, à n’en pas douter, est de parvenir à créer un app’store, une boutique d’applications, dans la philosophie des derniers succès récents. Le principe n’est pas idiot : imposer un standard, recruter des concepteurs innovants, valoriser le tout dans une logique d’e-commerçant. Microsoft n’invente rien ici.

Perspectives business

Et qui sait… peut-être que des projets plus orientés business pourraient émerger ? Fermez les yeux, imaginez… Vous êtes un trader, et vous disposez d’un outil Kinnect-like, qui vous permet de prendre des positions, juste en bougeant votre main dans un environnement 3D représentant les marchés. Du rêve dites-vous ? Je vous reparlerai bientôt de ce type d’applications prospectives, sur ce blog. Et de comment la finance pourrait bien s’en inspirer.

Il faut, enfin, se souvenir que ces consoles sans fil constituent – selon les données de l’Idate- l’une des 7 tendances clés du secteur des jeux vidéos de demain. Un secteur dont la croissance attendue à horizon 2015, à de quoi motiver.

À noter : ce n’est pas là la seule initiative de soutien aux start-up promue par Microsoft. On en compte aussi au rayon du cloud computing, ou plus globalement au sein du programme Bizpark lancé en 2008.

Sondage : si vous êtes une start-up, et que vous avez un projet rentrant dans cette catégorie : parlez-nous en sur ce blog, et nous relayerons.

France : un nouveau fonds high tech de 150 millions d’euros

Mercredi 26 octobre 2011

Selon Les Echos hier, les deux groupes France Telecom et Publicis vont créer un fonds d’investissement dédié aux nouvelles technologies. Un secteur qui manque de capital d’amorçage et ne permet pas, cycliquement, de créer en France des “géants” du web et des technologies comparable notamment aux sociétés américaines comme Google, Facebook, Twitter, etc.

On ne connait ni encore le nom ni l’organisation de ce fonds, mais il est certain qu’il va mobiliser beaucoup d’intérêt, autour de lui. Déjà, essayons de le re-contextualiser un peu…

La comparaison avec les Etats-Unis est ainsi criante, rappelle le journal économique :

“L’an dernier, [les start-up] n’ont reçu que 4,9 milliards de dollars, quand leurs cousines américaines obtenaient 22 milliards, selon l’Association européenne du capital-risque (Evca).”

A noter d’ailleurs que cette création française suit de près aux Etats-Unis celle du CrunchFund, survenue en septembre dernier : le fonds high tech créé par le célèbre Michael Arrington, ex rédacteur en chef du site TechCrunch. Une sommité du web dont chaque éternuement ou presque peut provoquer une tendance… Son passage de la case “journaliste web” à celle de “financier” avait d’ailleurs fait quelque peu jaser le petit milieu du web, créant une polémique.

Networking intense à venir

Pour revenir sur le fuseau horaire français, l’information arrive à point nommé en cet automne, à quelques encablures de grands rendez-vous où se réuniront start-up et projets innovants contemporains. Notez notamment dans vos agenda LeWeb organisé en décembre par Loïc Le Meur, puis TedX Concorde en janvier 2012, etc. Nul doute que le “networking” battra son plein pour les entrepreneurs souhaitant se faire remarquer à ces occasions et à terme financer.

L’occasion aussi de cogiter sur un autre aspect du sujet : la stratégie d’investissement sur internet et le 2.0. Le retour d’amour pour les valeurs high tech affrontant la raréfaction des capitaux, en période de crise économique et financière. Moins d’argent disponible amènera certainement dans les 2 à 3 années devant nous, une autre façon de les engager et de les monitorer.

Pour prolonger : lire aussi par exemple

Start-up françaises : les projets (innovants) à suivre

Mercredi 31 août 2011

Soyons 2.0. Je prolonge ici ma note sur les “9 start-up françaises à suivre selon Wired“. Plusieurs échanges sur les réseaux sociaux (avec mes confrères Capucine Cousin et Stephan Julienne notamment), m’ont en effet pointé qu’elles sont assez peu “novatrices”, déjà établies de longue date. En fait, nous avons plus affaire à des grown-up : des start-up devenues matures et solides. De vrais entreprises installées.

Pour reprendre un scan plus audacieux, quelles seraient alors de vraies start-up françaises, a fortiori parisiennes ? Je vous livre ci-dessous des start-up récente et que je trouve innovantes, de par le service qu’elles apportent ou leur positionnement :

  • OpenSkyMap : pointé par LeJournalduNet, ce service géolocalise en temps réel… les avions présents dans le ciel au-dessus de nos têtes !
  • SuperMarmite : projet de site de cuisine communautaire, lancé à Paris, a fait parler de lui dans les médias, rebondissant sur la mode des programmes et émissions culinaires; mais aussi sur le thème du “travailler plus pour gagner plus” comme le pointait TechCrunch;
  • AdopteUnMec : pointé par FrenchWeb.fr, il défend une approche ludique des sites de “dating”, qui du coup rafraichit le concept, même si ce créneau est déjà bien occupé par le Meetic du wen entrepreneur Marc Simoncini
  • ActiveNetworks : cité sur GeekcestChic, on est là face à une solution “tech” d’accélération des réseaux 3G. Le réseau reste encore en 2011, par les flux de plus en plus gros qu’on mobilise, une question stratégique.
  • Stribe : auréolée d’un prix sur LeWeb’09, ce projet un peu plus ancien dans le temps propose de “social-mediatiser” tout site avec une barre simple d’accès au service. Comme le dit Julien Bonnel sur son blogStribe reste une solution simple pour ajouter des fonctionnalités sociales à un site « Web 1.0 »…

Secteurs porteurs

Plus dans une approche sectorielle, on peut citer aussi les acteurs français du social game, que réunit par exemple Philippe Leroy sur ITPlex : Kobojo et Mimesis Republic. La place parisienne compte aussi nombre de sociétés de conseil, spécialisée dans la viralité et le social gaming, notamment autour de l’univers Facebook.

Le cloud computing, est aussi une tendance clé de l’évolution du web et plus globalement de l’informatique d’entreprise. Moins de serveurs et machines, plus de systèmes interconnectés partageant puissance de calcul et organisation (lire aussi : “Du cloud computing au cloud financing“).

Enfin, dans une moindre mesure, a aussi beaucoup parlé depuis fin 2010 des projets de “dataviz“, ou encore data vizualisation, réussissant à rendre de façon ergonomique et visuelle de lourdes bases de données et contenus. On en parlait notamment lors de la Journée Mondiale de l’Utilisabilité, animée par Fred Cavazza.

Reste, en position médiane, les projets et start-up tournant autour de la réalité augmentée. Modifiant considérablement notre usage des outils communicants, il faut sans doute encore du temps pour y passer totalement.

Innovations oubliées

Parmi les “déceptions” en revanche, qu’il faut aussi savoir voir, ou tout au moins les soufflets un peu retombés, on peut citer Paper.li : pointé par JP Govekar sur LeWebOserver (ZDNet.fr) suite à LeWeb’10, ce dispositif de publication promettait la génération automatique d’un journal en ligne à partir des profils/comptes que vous suivez sur les médias sociaux. Au final, on obtient une génération un peu automatique et stérile, de contenus non vraiment assumés…

Toujours vu sur LeWeb mais édition 2009, le système de paiement mobile Square n’a pas fait le raz de marée attendu de par le monde. Il est pourtant porté par l’un des fondateurs du réseau social Twitter, Jack Dorsey (photo ci-contre) qui doit peut être redéfinir et ouvrir cette notion de m-paiement… Les doutes exprimés dans la presse US cet été sont parlants à ce sujet.

On peut aussi citer Fotopedia : pointé par L’Expansion début 2010 et utilisé par quelques blogueurs/réseauteurs influents alors, ce service se proposait de devenir “l’encyclopédie d’images en ligne communautaire“. Mais quelle place occuper à côté des déjà existants Flickr ?

A noter enfin, parmi les endroits et évènements où l’on pourra suivre des projets intéressants : les Assises des Médias Sociaux (5 sept.), la convention MetroNum (déc.), le réseau StartUpers ou les StartUp Weekend, etc.

Les 9 start-up françaises à suivre… selon Wired UK

Lundi 29 août 2011

Dans le dernier numéro de Wired UK de septembre 2011, et au sein d’un dossier de couverture “Europe is on fire !“, le magazine bible des geeks et “techeux” comme on les nomme, consacre quatre pleines pages aux start-up parisiennes. Du moins celles qu’il estime tenir le haut du pavé et mériter un coup de projecteur. Nul doute qu’elles attireront les regards des experts, utilisateurs et aussi investisseurs même si l’exercice est toujours ardu car forcément elliptique.

Et même si le web 2.0 a constitué un nouvel élan sur le secteur, les réseaux sociaux ont formé ce que les spécialistes ont appelé une bulle 2.0, depuis leur formidable élan en 2007.

En France, nos amis anglo-saxons retiennent donc pour le haut du panier 3 start-up majeures :

  • 1/ Criteo : spécialiste du “personalised retargeting”, le “reciblage publicitaire” comme on le traduit;
  • 2/ DailyMotion : spécialiste de la vidéo en ligne, une sommité du web à l’égal d’un YouTube, et qui appartient désormais pour 49% à Orange (FT);
  • 3/ Total Immersion : positionné sur la réalité augmentée, technologie qui a beaucoup fait parler d’elle fin 2010/début 2011, et qui semble moins d’actualité… même si Wired la cite ici présentement; comme toute nouvelle façon d’utiliser les appareils de communication, elle doit rentrer dans les habitudes…

Enfin, le sujet évoque pèle mêle 6 autres start-up dignes d’intérêt. Elles sont, dans l’ordre de classement : JoliCloud (le système informatique web lancé par Tariq Krim), Kelkoo (l’historique comparateur de prix), Wikio (le bébé de Pierre Chappaz), Withings, Aldebaran Robotics et enfin Mxp4 (promettant un nouveau format de son numérique plus interactif).

Networking dédié

Si vous voulez -celles-ci ou d’autres- les rencontrer et mieux les connaître, le magazine répertorie les lieux de connexion comme La Cantine (forte d’un programme d’animations nourri toute l’année), ainsi que le Café de la Paix. Personnellement, j’avoue pratiquer depuis 2008 le seul premier lieu, qui suffit amplement à se nourrir d’idées et tendances. En son sein existe notamment le Social Media Club, structure internationale d’échanges et de débats sur les médias sociaux.

Ces lieux sont à compléter par les évènements web 2.0, comme par exemple LeWeb dont je vous ai déjà parlé sur ce blog, qui se tient en décembre à Paris. La prochaine session occupera cette fois 3 jours, au lieu de 2 comme les années précédentes. Elle aura pour thème un seul mot “Solomo”, au plutôt trois notions qui le forment : social, local, mobile.

Des repères à voir en tête pour les prochains mois, quand si d’un côté les start-up se posent la question de “comment se financer“, de l’autre les éventuels investisseurs ont besoin plus que jamais d’informations.