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Business web et social media : les chiffres clés de 2011

Mardi 14 février 2012

Vous l’avez sans doute remarqué en nous lisant. Nous apprécions beaucoup sur les sites BforBank, les infographies fixes et animées : formats auxquels nous avons dédiés deux collections. Voici une infographie croisée sur le web et que je ne manque pas de partager avec vous.

De nombreuses vidéos de ce type circulent en effet, actant ce “Big Internet” mi Dieu vivant mi El Dorado, cette matrice dont on imagine le développement sans fin. Mais cette infographie vidéo a l’avantage d’ordonnancer les services webs par ordres de grandeur, pour comprendre ce qu’il ne fallait pas louper en 2011. Une exigence clé, au moment où il faut plus que jamais sonder les secteurs porteurs et succès technologiques de demain.

Cela donne de suite un autre regard sur les problématiques d’usages, les “urgences” à s’équiper de tel ou tel réseau, les potentialités de tel ou tel modèle économique. Ainsi que de comprendre que le web et le social media est un tout, avec des éléments non pas superposés les uns aux autres, mais intimement imbriqués.

Question, en passant : dans ces univers en ligne, où vous sentiriez vous le plus à l’aise pour gérer vos placements, échanger avec des experts financiers, co-construire des produits d’investissement originaux  ?

Sur le même thème :Business : 8 tendances 2.0 qu’il ne fallait pas louper en 2011“;

Business : 8 tendances 2.0 qu’il ne fallait pas louper en 2011

Jeudi 12 janvier 2012

Je m’amusais en début de semaine à reparcourir l’année 2011 sous l’angle des tops et flops de l’univers des médias sociaux. L’occasion de repenser aux tendances business clés qui se sont dégagées et qu’il ne fallait pas manquer.

Deux angles et deux utilités à cette rétrospective. Le premier, pour savoir investir son argent sur ces secteurs porteurs. Le second,  pour repérer comment utiliser leurs productions et avancées afin mieux se gérer sur le web et/ou y développer son propre business.

On pouvait retenir plus particulièrement…

Tendance n° 1 : l’élargissement de la concurrence sur les réseaux sociaux

Il fallait absolument y être quand c’est sorti… Assurer son entrée en Quora land en janvier 2011, était aussi l’assurance de ne pas y voir un grand intérêt, au sein d’un réseau élitiste et hermétique.

Quant à Google +, le réseau social concurrent de Facebook, il a su créer le buzz à défaut de pouvoir prouver encore son utilité et son critère distinctif réel. Alors, Google+, une offre pour non-encore inscrits à d’autres plateformes ? Un simple paravent 2.0  ? The next place to be ? Rien n’est encore acté.

Tendance n° 2 :  la nouvelle bulle web 2.0 menace

On est reparti sur une bulle des réseaux sociaux, avec des valeurs un peu vite sur-gonflés avant leur introduction en Bourse annoncée tambour battant, Facebook en tête.

La première bulle web de 2001 avait donné un krach boursier. Elle semble bien loin aujourd’hui dans les  esprits… Pour l’heure. Car si la bulle n’a pas encore éclaté  elle demeure menaçante : les business models manquent encore souvent dans les projets montés.

En septembre, c’est la bulle des jeux sociaux et mobiles qui a fait parler d’elle. Dans cet univers,  ”Angry Birds” est l’expression consacrée de l’année. Ce jeu béta (au sens premier) a conquis les smartphones mais aussi les tablettes tactiles, sans pour autant valider des modèles économiques. D’où le risque d’une nouvelle bulle… dans la bulle ? Même si une nouvelle économie semble se dessiner.

Tendance n°3 : La vieillesse (déjà) des réseaux sociaux

Le réseau social international Twitter qui tient la dragée haute à Facebook assure un développement à vitesse mesurée. Sans vrai modèle économique pour l’heure, Twitter s’est imposé en 5 ans comme un outil de communicant et de réseauteur voire comme un simple outil de veille.

Facebook lui, est sorti auréolé d’un biopic au cinéma fin 2010, qui l’a fait encore mieux connaître du grand public : phénomène sur lequel il a capitalisé en 2011, même si son entrée en bourse a joué à “je recule d’une case” de mois en mois…

Tendance n° 4 : naissance d’une monde mobile bis, Android et tablettes

Enfin un concurrent sérieux à Apple, sur les terminaux téléphones mobiles (smartphones) et aussi les tablettes. Android (powered by Google) est le second monde – le seul crédible – face au géant de Cupertino et ses iPhone, iPad. En avril, 3 milliards d’applis Android ont été installées dans le monde. Ce chiffre a encore progressé depuis, et le système s’installe progressivement dans les us et coutumes du grand public, et se met même au luxe, ce qui est un signe.

Autre folie de l’année 2011, avec la multiplication des tablettes tactiles, à partir du succès de l’iPad. A noël, les tablettes étaient bien LE produit numérique le plus recherché dans les rayons des vendeurs. Succès tel qu’il a amené à se questionner sur le marché plus classique des ordinateurs de bureaux et mêmes des portables.

Tendance n° 5 : nouveaux métiers social media et besoin de social commerce

Avec en tête de ces nouveaux métiers le “community manager” (ou gestionnaire de communautés) qui anime conversation avec le “fan” et le “follower”. Peut être demain , dialoguera t-il avec un client de votre marque en ligne. L’émergence de ce nouveau métier est un effet de mode révélateur d’une réflexion encore embryonnaire sur les nouveaux métiers du 2.0… mais qui finit par avancer (soyons optimiste).

Cette réflexion a aussi son pendant plus business par rapport à un social media perçu parfois comme superficiel ou en tout cas simple objet intellectuel. On voit ce CRM 2.0 comme un nouveau jackpot permettant aux entreprises de remotiver leurs troupes et de trouver de nouveaux marchés. Cela reste à prouver dans les faits et la logistique.

Tendance n° 6 : le cloud, l’avenir de l’homme

Une des nouvelles clés de cette informatique 2.0 qui fait rêver les entreprises tout en jouant le rôle de concept fourre-tout. Le cloud computing, ou le nuage informatique mêlant serveurs, services distants et souplesse, tout le monde en parle, beaucoup en font sans le savoir, la plupart n’y comprenne rien… Un motif pour les sociétés de services à dénicher de nouveaux marchés.

Tendance n° 7 : comptage et métrique

Et un jour arriva Klout. Le nouveau service de mesure d’influence Klout a vraiment percé durant l’été 2011.  Depuis, il a créé le buzz autour de sa supposée efficacité révolutionnaire par rapport aux services pré-existant (Twitter Counter par exemple).

Si de nouveaux listings d’influents pullulent sur le web et les réseaux justement, les entreprises n’en sont pas plus rassurées dans leur quête de “KPI“et de métrique. Un défi pour les responsables social media et social commerce. Le doute sur le social media pointe cependant : et si tout cela coûtait beaucoup trop pour finalement rapporter si peu (de contrats, de clients, de ventes, etc.)… ?

Tendance n° 8 : SoLoMo et m-paiement en stand-by

Le thème officiel du dernier LeWeb, le SoLoMo (ou social, local, mobile), n’a pas été si intense que cela sur l’année 2011 et lors de la tenue de l’évènement. Les nouveaux acteurs social media de la mobilité (comme l’américain Foursquare) ou en m-paiement (son compatriote Square) ont encore à prouver leur utilité.

Il s’agit pour tous de créer un cercle business vertueux dans le fait d’être sur-équipés de smartphones, de cliquer, scanner tout ce qui passe alentour, et de consommer dans cette situation. Le vrai curseur semble plutôt se placer sur le low-cost mobile d’ailleurs… c’est à dire sur la logique de coût et d’abonnement.

Pour prolonger : investir dans les technologies, avec les FCPI (point sur ces véhicules financiers); et la note “3 start-ups à suivre, des secteurs où investir“.

Les réseaux sociaux, nouveau pouvoir en 2011 ?

Lundi 28 novembre 2011

C’est vrai, on ne peut le nier. S’il y a bien une année où l’on a entendu parler de partout, en toute occasion, sous toutes les latitudes, des réseaux sociaux… 2011 est cette année du social media. Qu’il s’agisse de médias, d’e-commerce, d’entreprises, de mouvements sociétaux ou nationaux, les réseaux sociaux ont toujours été en premières lignes. Dépassant tout le monde, submergeant les penseurs, secouant les codes, modifiant les us et coutumes. Il y a clairement un avant et un après.

C’est d’abord un phénomène quantitatif de plus en plus net, très lié à l’usage des nouvelles technologies et de l’informatique en général, au sein de la population comme dans les entreprises. De nombreuses infographies circulent pour montrer visuellement cette révolution. Melty.fr s’essaye à un nouveau comptage des forces en présence, au sein d’une infographie animée particulièrement sautillante. Mais après tout, pourquoi pas…

Les réseaux sociaux ont pris le pouvoir en 2011: vidéo Facebook sélectionnée dans LOL

Outre la pléthore de chiffres, je retiens pour ma part une info clé presque clivante : les femmes sont plus actives que les hommes sur les réseaux sociaux ! 55% pour elles, 45% pour eux. De quoi largement inspirer les business, projets commerciaux, discours et propos sur ces espaces en ligne.

Pour autant sur un autre plan, il faut un peu remettre les choses en place, mobiliser notre mémoire. Si beaucoup semblent tomber du lit à l’orée de 2012 et découvrir les réseaux sociaux (“ah ce Nouveau Monde“…), il faut rappeler quelques éléments de “timeline”, de temporalité et presque déjà d’histoire. Ce pour aider justement à apprécier les difficultés et obstacles. La révolution n’a pas été aussi nette que cela, elle résulte déjà d’un long processus, d’une mutation en profondeur.

Gardons notamment en tête que :

  • les blogs existent en France, sous forme de plateformes de contenu et outil de publication… depuis au moins 2003
  • les réseaux sociaux majeurs (Facebook et Twitter) se sont développés… dès 2007
  • que le magazine “Time” consacrait sa couverture de personne de l’année à “You” (soit nous, l’utilisateur et contributeur du wen)… en 2006 !

Relativisons ce social media power

Cela ne signifie pas qu’en 2011 il faille frustrer ou se dire qu’on est en retard. Mais juste être plus exigeant, plus concentré dans le choix de ce que l’on fait sur les médias sociaux et sur son enthousiasme (ou pas) à y aller. Le pire étant alors de… ne rien faire, de considérer comme futile, un phénomène de jeunes et/ou de geeks. Et pour se détendre un peu plus encore, il faut se souvenir que le sujet est déjà hollywoodisé depuis plus d’un an, grâce au film “The social network“, narrant l’histoire de Facebook et de son fondateur. Et quand un sujet de société a son film américain grand public, on peut être sûr que, ça y est, c’est devenu incontournable, massif.

Alors à la question qu’on m’a souvent posé de savoir “à quoi ça sert ?“, “qu’est-ce qu’il faut faire ?“, “quel réseau est incontournable ?“… je répondrai : posez-vous vous même la question. De quoi avez-vous besoin, quels sont vos objectifs ? Et même si l’on parle plus de dimension communautaire, participative : qu’avez-vous à apporter aux réseaux sociaux existant ? Car ceux ci ne sont qu’un outil, et pas une fin en soi.

Et puisque cet outil est désormais validé, utilisons le dans toutes les dimensions d’une vie sociale, business, travailleuse, productive, etc. Ne donnons pas aux réseaux sociaux le pouvoir de “baguette magique” qu’ils n’ont pas, pour transformer ce que nous n’avons pas su faire plus tôt, avec d’autres technologies et “boutons”. C’est trop attendre d’eux, c’est mal les comprendre.

Pour prolonger :

Achetez du Googhoo ou du Yagle, à vous de choisir !

Mardi 25 octobre 2011

Alors que l’investisseur high tech ne peut se mettre encore sous la dent l’un des plus belles introductions boursières de l’histoire que sera par exemple celle de Facebook (retardée depuis la mi septembre), les “vieux” loups du web bougent, s’animent et proposeraient mêmes des options alternatives.

Alors que l’investisseur high-tech ne peut se mettre encore sous la dent l’un des plus belles introductions boursières de l’histoire que sera par exemple celle de Facebook(retardée depuis la mi septembre), les “vieux” loups du Web bougent, s’animent et proposeraient mêmes des options alternatives.

Je mets cela au conditionnel, car quand vous lisez un jour sur votre flux Twitter que Google songerait à racheter Yahoo, l’information vous fait son petit effet. Non pas que vous n’ayez pas déjà entendu des choses similaires, issues de moguls ou giga acteurs des nouvelles technologies. Mais en 2011, au cœur d’une crise économique internationale sans précédent, cela ne manque pas de sel. Le mouvement part évidemment depuis l’autre côté de l’Atlantique, du Wall Street Journal plus exactement, et ça devient un vrai buzz validé par une dépêche AFP.

Alors seulement, vous vous mettez à réfléchir : Yahoo connaît en effet des destinées compliquées qui ne le laissent pas entrevoir d’avenir possible sur les terres du web 2.0, et du web tout court. Il n’y a tout simplement plus la place pour plusieurs plateformes internet massives “tout en un” construites autour d’un search et d’un service de mails, plus quelques facéties ; et Yahoo a quitté depuis un bail les terres de l’innovation fracassantes. À ma connaissance, le seul outil en ligne ultra-innovant resteYahoo Pipes : sorte de fabrique à flux RSS, mécano de fabrication de contenus, sans comparaison dans la catégorie des approches aisées sans ligne de codes…

Quant à Google, ses dernières expériences sur les terres des médias sociaux, n’ont pas été suivies de succès fracassants. Google Wave et Google Buzz ont été des échecs cuisants. Même Google + semble avoir du mal à s’installer dans les pratiques déjà bien balisées par Twitter et Facebook, même si en France ses dernières statistiques s’améliorent (cf. : Le Monde). Les nouveaux entrants — sauf coup de génie — ont du mal à faire leur trou.

Monopole à 2, ou 3… ou plus ?

Un autre angle d’analyse, est celui de prendre avec des pincettes une décision qui placerait le nouveau combo en position ultra-dominante sur le marché. Ce que pointe entre autresLeMondeInformatique.fr :

[cela] poserait quelques questions aux autorités en charge de la concurrence. Avec une part de marché dans l’activité de recherche de plus de 65 % selon Comscore, Google passerait à 80 % avec cette opération et amplifierait encore un peu plus sa position dominante“.

Certains donc, envisagent en fait… un trio. Google + Yahoo + Microsoft. À trois “anciens” de l’informatique et du web, peut-on faire accoucher d’une Formule 1 du numérique de demain ? Telle est la question, plus le fait de trouver un joli nom à cet ensemble. Je vous proposais en titre Googhoo et Yagle. Mais peut-être bien que nous aurions à nous adapter phonétiquement à un Migoogya ou un Yaglesoft… Les marchés, plus pragmatiques, adoreraient-ils eux cette approche “à trois on est plus fort” ?

Synthèse pour l’investisseur particulier :

  • peut-être placer quelques sous sur le secteur high-tech (et pas spécifiquement seuls Yahoo et Google) qui devrait forcément tirer profit de ces mouvements de troupe.
  • et sans doute mieux vaut investir dans les start-up de demain, celles portant réellement l’innovation, et que les gros poissons avaleront forcément (cf : relire “les start-ups innovantes” et les notes sur le salon LeWeb) ;

Google+, j’en suis, j’expérimente

Vendredi 8 juillet 2011

Ca y est. Le planning opérationnel m’a quand même laissé un peu de temps pour entrer en “Google+ land”. Ce grâce à l’action efficace d’un membre de mon réseau, oeuvrant justement dans… un réseau social en ligne. Merci à lui. Car le puissant buzz généré autour de ce “nouveau” service “social media” secoue depuis quelques jours le milieu du web, du média 2.0 et même au-delà. Pour preuve, l’action Google connait une violente progression depuis le 27 juin sur le marché (cf : Yahoo Finance). Je me devais donc d’en être, pour vous expliquer de quoi il retourne.

Passons donc maintenant aux “premiers pas”, en essayant de vous dégager à chaque fois ce à quoi pourrait servir le “bidule”. J’entends par là, eut égard à nos thématiques coeur, pour mieux gérer votre vie quotidienne par exemple, et pourquoi pas vos finances.

  • connexion : je suis un “vieil” utilisateur de la suite Google, y ayant effectué mon entrée 2005 (déjà sur une invitation d’une collègue de ZDNet.fr, c’est une manie…). Pour autant, il m’aura fallu attendre plusieurs jours avant de pouvoir me connecter, en suivant des invitations adressées par d’autres membres et aussi des personnes que je connais dans la vraie vie… En fait, il a fallu attendre la nuit de jeudi à vendredi pour y parvenir, subrepticement. Comme l’impression que juste quelques heures étaient “open” pour s’inscrire.
  • entrée : Google a appris visiblement de ses erreurs passées, et propose là un cockpit très sobre, très dépouillé. Fini le “machin” qui clignote dans tous les sens, comme le fut e, son temps feu Google Wave… Pour autant on ne s’y repère pas de suite instinctivement, on cherche le sens global, voire le critère distinctif.
  • manipulation : à la deuxième visite (effectuée ce jour même), on saisit un peu mieux ce que cette application propose. Une sorte de “Facebook-like” en plus allégé, en plus dépouillé. Un expert du domaine, Nicolas Voisin (agence 22Mars, Owni) a d’emblée aligné le service sur l’air de “très bien ce réseau social, pour 2005″. Est-ce une question de design, trop apuré ? ou simplement du fait que Facebook et Twitter existent déjà depuis plusieurs années, pour ne citer qu’eux ?
  • principe : Google+ est malin cependant et concentre plusieurs services déjà présents dans la plateforme, comme le profil, les photos, etc. Innovation réelle : la gestion de “causeries” nommées cercles, possédant leur propre flux, leur propre page. Comme autant de mini Twitter qu’on peut thématiser ou sectoriser.

Bilan : je vois pour l’heure assez peu d’intérêt à manipuler cette solution, en sus des autres préexistantes. Le peu de personnes présentes dans le “sanctuaire” (même s’il va vite grossir) ne permet pas encore de se rendre compte de toutes ses capacités. Pour recentrer cependant sur les sujets des blogs BforBank, je verrai bien se développer sur Google+ des cercles de spécialistes, d’experts (de la finance, des impôts, etc.) se réunir ainsi pour progresser sur des questionnements, ou recherches communes.

Je vais essayer de paramétrer en partie mon compte Google+ en ce sens, et vous tiendrai au courant de ma progression dans cet univers. Si vous avez pu vous-même y évoluer, partagez avec nous vos premières impressions, critiques, remarques, etc.

Internet et médias sociaux attractifs, oui mais…

Vendredi 1 juillet 2011

Vous en entendez certainement parler dans les fluxs d’information, de façon ponctuelle et ciblée : les valeurs de la net économie sauce web 2.0, repartent à la conquête des sommets sur les places business. Dans La Tribune datée d’hier, toute une page est consacrée au sujet.

Tout d’abord à propos de Zynga. Ne cherchez pas : il ne s’agit pas d’un jouet ni d’un nouveau manga… Mais d’un éditeur de “social games, c’est à dire de jeux vidéos en ligne, qui se jouent principalement à travers des réseaux sociaux comme Facebook. Son succès planétaire s’appellent Farmville. A deux doigts de gérer son entrée en bourse, sa valorisation frise les 20 milliards de dollars.

Dans un second article plus analytique, la journaliste Delphine Cuny monte d’un cran pour scanner tout ce secteur high tech de “nouvelle génération”…. menacé d’une nouvelle bulle web 2.0. qui existe quand même depuis le tournant 2005 (!) D’abord pour voir les points d’améliorations par rapport aux bulles précédentes : “Les investisseurs semblent en mesure de trier le bon grain de l’ivraie, les sociétés rentables au modèle solide et les autres“. Une prudence nécessaire, car “le soufflé retombe souvent très brutalement, car il suffit de quelques prises de bénéfices pour provoquer des décrochages importants“.

Un nouveau web, plusieurs familles

Alors quels sont plus en détails ces nouveaux secteurs ? Le 2.0 est un chapeau très large, qui compte plusieurs disciplines très différentes les unes des autres :

  • l’informatique servicielle à distance : un “login/password” (identifiant et mot de passe) et vous accédez à un “service” (un logiciel) en ligne, sans que rien ne soit installé sur votre machine. Google représente le Dieu vivant incarné de cette discipline, qui a dépassé depuis longtemps un Yahoo et que Microsoft aimerait bien talonner pour se moderniser. Une chose est sûre, cette informatique là a ringardisé celle des gros systèmes d’information, des logiciels de gestion, etc.
  • les jeux sociaux et jeux viraux : vous cliquez dans le train sur un jeu à base de poulets sur votre smartphone ? vous pariez dans un casino viruel sur Facebook ? C’est un business, représenté par des gens comme Zynga. La promesse n’est d’ailleurs pas que ludique; le slogan de l’éditeur n’est-il “connecter le monde à travers les jeux“…? Donc presque déjà un réseau…
  • les réseaux sociaux en ligne : Facebook, Twitter, où l’on “pushe” de l’information autant que des infos personnelles, et où l’on vit l’ère de la viralité et du buzz. Mais ce sont aussi les réseaux professionnels comme LinkedIn et le français Viadeo, qui aspirent à être devenir des plateformes généralistes de business.

Conférence web : un e-G8 Forum… à tester ?

Lundi 23 mai 2011

C’est un des sujets qui anime la communauté web et geek en ce moment : pour ou contre l’e-G8 Forum ? Evènement voulu par le président Sarkozy et orchestré par Publicis, il est une mise en bouche du G8 (le vrai, en dur) qu’il préside quelques jours plus tard.

Sur le fond, qu’en est-il ? A quoi va servir ce nouveau “bidule” ? Le Figaro en livre un résumé tendu mais juste, sous l’expression de “Gotha du web” : “De Google à Facebook, 1000 décideurs se réunissent dès mardi pour définir ensemble les enjeux du secteur.” Approche VIP donc, que confirme Les Echos, évoquant lui “les stars du web“.

A visiter le site internet créé pour l’occasion, sans être méchant, on voit pour l’heure qu’on ne dispose que d’une coquille assez vide. Elle ne demande certes qu’à être remplie, et l’on suivra donc avec intérêt l’impressionnante liste d’intervenants de premier plan annoncée au menu. Rien moins que : Eric Schmidt (Google), John Donahoe (e-bay), Andrew Mason (Groupon), Jimmy Wales (Wikipedia) et surtout Mark Zuckerberg (Facebook) pour le rayon international et “branché”. Ce dernier fait jaser la planète depuis le film qui lui a été consacré “The Social Network“, et l’introduction en bourse de Facebook, que tout le monde attend…

L’évènement compte aussi des pointures plus “classiques” comme Rupert Murdoch (New Corporation) ou encore Klaus Schwab (WEF); puis Antoine Gallimard (éditions éponymes), Jean-Bernard Lévy (Vivendi), Xavier Niel (Iliad) au rayon français, sans compter des politiques au premier rang desquels Christine Lagarde.

Pour ce qui est du fond, certains ont la dent dure, dès l’amont, sur l’intention cachée derrière cet e-G8. Marianne y voit “La diplomatie Internet: la volte-face de Nicolas Sarkozy“, quand d’autres y repèrent un simple “écran de fumée” (La Quadrature du Net) ou au mieux un “ni oui ni non” comme Claude Soula, sur son blog (Multi)médias… Ce que Le Point résume parfaitement, disant que “Le forum e-G8 suscite doutes et attentes“.

Deux rendez-vous l’an

Au fond, plus prosaïquement, la France n’est-elle pas en train de s’offrir… deux grands évènements web et nouvelles technologies l’an ? L’un au printemps, cet e-G8, et l’un en hiver, LeWeb de Loïc Le Meur. Ce dernier réunit déjà depuis plusieurs années sommités du web et stars montantes de la net-industrie. Nicolas Sarkozy (candidat) s’y était d’ailleurs rendu en 2006, déjà pour donner gage de son intérêt sur les nouvelles technologies.

Et c’est sans compter sur d’autres évènements hexagonaux qui montent : Lift France (en juillet à Marseille), et aussi TedX Paris. On a jamais autant disposé de raouts, scènes et tribunes de premier plan pour une économie… qui ne demande qu’à se consolider en France et pour mieux rayonner dans le monde ! Pour le dire simplement :  moins de blabla, plus d’actions.

C’est aussi ce gage qui permettra à plus d’investisseurs -particuliers comme business angels- de miser sur ces start-ups de demain que tout le monde appellent de ses voeux. Les politiques comme les citoyens qui ont besoin de travail…

Réseaux sociaux, social commerce : nouveaux jackpots ?

Mercredi 20 avril 2011

La question est récurrente depuis le décollage des réseaux sociaux en ligne, au tournant de 2007/2008 : comment gagner de l’argent avec ? Une simple requête “argent + réseau social” sur Google conduit invariablement sur cette question ou sur le thème des réseaux sociaux rémunérés…

Normal me direz-vous. Beaucoup d’organismes et d’entreprises ont investi des sommes considérables ces derniers temps sur les réseaux sociaux et le 2.0. Et ils aimeraient bien commencer à voir le retour de leur pièce. En gros, ils aimeraient convertir leurs investissements en profit et mieux comprendre en quoi investir sur les réseaux sociaux et le 2.0 est utile.

L’autre préoccupation se situe du côté des investisseurs. Et là aussi, c’est plutôt flou. Le pape américain Warren Buffet (“cover” ci-contre) a par exemple déconseillé de s’emballer sur les réseaux sociaux (cf : L’Express). Pour lui : “Il est extrêmement difficile d’évaluer correctement les réseaux sociaux (…) Certains seront de grands gagnants, ce qui compensera l’échec des autres“.

Social commerce à la mode

Ces doutes s’expriment alors que s’affirme depuis quelques temps déjà, et en relais au social media pur des prémices, la nouvelle catégorie forte du “social commerce” ou du “social CRM” : en gros l’idée qu’on gèrera désormais business et clientèle à travers les réseaux sociaux. Ce mouvement est naturel : il correspond  au fait que le 2.0 n’est plus seulement un sujet de communicant mais aussi un outil pour les équipes opérationnelles dans tous les services de l’entreprise.

Frédéric Cavazza sur Médias Sociaux, lui préfère la notion de “shoposphère” – le pendant à la “blogosphère” – qui a tant excité les médias au début des années 2000. Qui sait si nous ne récolterons pas dans quelques temps des expressions plus locales comme “boutiquosphère” voire “commercialobiz” ?

Marché en milliards de dollars

Les experts sortent même leur calculette et leur boule de cristal : ils envisagent un marché à 30 milliards de dollars en 2015 ou même  à 50 milliards de dollars en 2020… Bref, c’est un peu pifomètre, doigt mouillé et sur-enthousiasme. S’y ajoute des mouvements de troupe comme le rachat de Kosmix par Wal-Mart qui évoque un projet de social commerce… Qui a dit emballement et future bulle ?

Personnellement, je n’ai pas de religion en la matière : je veux prendre le sujet à froid. Je répète sans cesse que les réseaux sociaux sont des outils comme les autres, ni plus ni moins. Ils ne portent pas dans leur ADN telle ou telle destination supérieure, telle révolution. Ils dépendent juste en revanche de l’utilisation qu’on en fait et de l’intention de départ. Ils doivent aussi trouver un usage réel auprès du grand public et dans la vie de tous les jours.

Pour prolonger : appréciez cette infographie de CamilleJourdain.fr, sur le social commerce en 2010.

Twitter a 5 ans… et vous?

Mardi 22 mars 2011

C’est un anniversaire qui compte dans la galaxie des services du web 2.0. Twitter, ce logiciel de micro-bloguing américain a tant passionné les spécialistes et les foules dernièrement, qu’on l’imaginerait à “tort” jeunot, récent, tombé hier de l’arbre. Mais il a déjà depuis lundi… 5 ans au compteur, la moitié d’une décennie. A cette occasion, il a mis en ligne une page évènement, “Discover Twitter“. Je revois encore Loïc Le Meur en faire la promotion avec sa conviction habituelle, lors de sa conférence LeWeb… il y a plusieurs années déjà. A l’époque, tout le monde rigolait… Le fait est à ce point important en ce mois de mars 2011, que l’AFP lui consacre un article.

Depuis que j’y évolue -pour ma part j’ai fêté le 21 mars mes 2 ans via le compte @ldupin- deux questions y sont récurrentes, voire obsessionnelles :

  1. A quoi ça sert? Ce point a été résolu la plupart du temps en… utilisant le service pour lui donner une fin. Personnellement, je le définis volontiers comme un “telex personnel et communautaire”.
  2. Depuis quand untel ou untel, telle ou telle entreprise ou organisation, tel projet sont-ils donc présents sur Twitter?

Cette seconde question est tellement stratégique qu’elle peut vous classer malgré vous, d’un côté ou de l’autre de la ligne de la modernité web. Elle est tellement sémantiquement attractive que quelques petits malins y gagnent du score sur Google. Par exemple à la recherche “depuis quand sur Twitter“, vous remontez invariablement une note du blog Presse Citron, tenu par Eric Dupin, qui vous expédie un clic plus loin sur l’outil désiré : l’application en ligne “When did you join Twitter?“. Une simple fenêtre où écrire son nom de compte.

Auto-test

Nous allons éviter l’effort aux curieux. Si nous nous appliquons l’exercice, le compte @BforBank ressort avec la date de “naissance” sur Twitter du 2 août 2010. A vous la main pour établir votre propre acte de naissance virtuel sur ce réseau. Je ne vous cache pas que je ne suis pas forcément en phase avec cette tendance de datation. Un ami me questionnait d’ailleurs ce matin, sur l’air de “tu es sur Twitter depuis 2 ans?“, comme étonné de cette date, lui-même y évoluant depuis 2007… Une variante du “c’est qui qui a la plus…“, etc.

Hé oui. Il faut le dire. On a pas forcément le temps de tout utiliser, remplir, nourrir, partout, tout le temps sur les réseaux sociaux. Il faut pouvoir le faire en sus ou dans son job déjà. Puis l’usage et la pertinence doivent conduire notre aventure en ces terres numériques. Et se dire qu’il faut trouver, à un moment ou un autre, la pertinence business, la place dans le modèle économique, de cet usage pour les entreprises. Ce n’est pas simple et c’est remis en cause chaque jour, notamment par l’arrivée de nouveaux services, comme Quora dernièrement, ou BranchOut (dans Facebook). Le premier pour poser des questions, le second spécialisé sur le recrutement.

Faut-il redouter ou espérer le temps futur et qui arrivera certainement, où des projets d’entreprise, des plans business entiers seront aussi jaugés sur leur “date d’entrée”, de “naissance” sur les réseaux numériques dans le vent? Je laisse la question ouverte, et espère vos apports et expériences sur ce sujet. A vous le clavier.

Le Monopoly aussi passe au 2.0!

Lundi 28 février 2011

La posture est vieille comme le monde : “avant c’était mieux ma bonne dame“… et notamment au rayon des jeux et jouets de notre enfance, véhiculant la nostalgie qu’on sait et apprécie. En famille ce week-end dans un magasin de jouets en périphérie du Mans, j’ai eu un premier déclic entre univers technologique, revival et business. Goldorak, Ulysse 31, vous vous souvenez? Eh bien des fabricants ont réédité robots et figurines, lorgnant sur le marché des quarantenaires à portefeuilles épais… Car les prix de ces rééditions, un vrai bon filon, ne sont pas légers.

Excusez cette parenthèse introductive, elle a son poids. Car lundi matin, une collègue m’alertait sur un sujet voisin, où la nostalgie est revisitée plus loin encore. Il y a des tas de jeux qui en effet ne souffrent pas de modernisation possible. Exemples : la Dictée Magique, Toucher-Couler, les Dames, etc qui ont été comme figés à une époque. Mais le Monopoly? Le support pédagogique n°1 sur les questions financières et immobilières, inventé dans les années 30 aux Etats-Unis, a en effet subi une cure de rajeunissement radicale. Slate.fr, citant le New York Times, nous donne les détails de ce “nouveau Monopoly sans billets mais avec un ordinateur“.

Ambiance? Plutôt froide, jugez plutôt la description reproduite sur le site d’information : «Au centre, à la place des dés et des cartes chance et communauté, une tour infrarouge avec un haut-parleur délivre des instructions, décompte l’argent des joueurs (…) [elle] contrôle aussi que chacun avance du bon nombre de cases.»

En ligne et social

A noter que cette fièvre modernisante ne date pas d’hier à l’endroit du jeu célèbre à billets. Outre les déclinaisons en jeux vidéos, sous toutes plateformes (déjà des vieilleries…) il y a le front de l’informatique en ligne et des réseaux sociaux. Niveau de base : of course, le Monopoly est présent sur Facebook et Twitter, ou a fait l’objet d’opérations promotionnelles en ligne, comme avec McDonalds ou sur les jeux Yahoo avec une version “mini for kids”. Plus significativement, dès 2009, Google et Hasbro avaient envisagé un Monopoly en ligne. Et puis vint le temps du social game sur Facebook.

Prochain front? Je mettrai ma clé USB au feu qu’un jour nous aurons un Monopoly en hologrammes 3D immergés. Nous nous promènerons alors carrément dans les rues et parmi les immeubles à racheter/vendre! Comme disait l’autre, “nous vivons une époque moderne, le progrès fait rage“…

Pour prolonger : un regard complet sur la version online du Monopoly “by Google”…