Je m’amusais en début de semaine à reparcourir l’année 2011 sous l’angle des tops et flops de l’univers des médias sociaux. L’occasion de repenser aux tendances business clés qui se sont dégagées et qu’il ne fallait pas manquer.
Deux angles et deux utilités à cette rétrospective. Le premier, pour savoir investir son argent sur ces secteurs porteurs. Le second, pour repérer comment utiliser leurs productions et avancées afin mieux se gérer sur le web et/ou y développer son propre business.
On pouvait retenir plus particulièrement…
Tendance n° 1 : l’élargissement de la concurrence sur les réseaux sociaux
Il fallait absolument y être quand c’est sorti… Assurer son entrée en Quora land en janvier 2011, était aussi l’assurance de ne pas y voir un grand intérêt, au sein d’un réseau élitiste et hermétique.
Quant à Google +, le réseau social concurrent de Facebook, il a su créer le buzz à défaut de pouvoir prouver encore son utilité et son critère distinctif réel. Alors, Google+, une offre pour non-encore inscrits à d’autres plateformes ? Un simple paravent 2.0 ? The next place to be ? Rien n’est encore acté.
Tendance n° 2 : la nouvelle bulle web 2.0 menace
On est reparti sur une bulle des réseaux sociaux, avec des valeurs un peu vite sur-gonflés avant leur introduction en Bourse annoncée tambour battant, Facebook en tête.
La première bulle web de 2001 avait donné un krach boursier. Elle semble bien loin aujourd’hui dans les esprits… Pour l’heure. Car si la bulle n’a pas encore éclaté elle demeure menaçante : les business models manquent encore souvent dans les projets montés.
En septembre, c’est la bulle des jeux sociaux et mobiles qui a fait parler d’elle. Dans cet univers, ”Angry Birds” est l’expression consacrée de l’année. Ce jeu béta (au sens premier) a conquis les smartphones mais aussi les tablettes tactiles, sans pour autant valider des modèles économiques. D’où le risque d’une nouvelle bulle… dans la bulle ? Même si une nouvelle économie semble se dessiner.
Tendance n°3 : La vieillesse (déjà) des réseaux sociaux
Le réseau social international Twitter qui tient la dragée haute à Facebook assure un développement à vitesse mesurée. Sans vrai modèle économique pour l’heure, Twitter s’est imposé en 5 ans comme un outil de communicant et de réseauteur voire comme un simple outil de veille.
Facebook lui, est sorti auréolé d’un biopic au cinéma fin 2010, qui l’a fait encore mieux connaître du grand public : phénomène sur lequel il a capitalisé en 2011, même si son entrée en bourse a joué à “je recule d’une case” de mois en mois…
Tendance n° 4 : naissance d’une monde mobile bis, Android et tablettes
Enfin un concurrent sérieux à Apple, sur les terminaux téléphones mobiles (smartphones) et aussi les tablettes. Android (powered by Google) est le second monde – le seul crédible – face au géant de Cupertino et ses iPhone, iPad. En avril, 3 milliards d’applis Android ont été installées dans le monde. Ce chiffre a encore progressé depuis, et le système s’installe progressivement dans les us et coutumes du grand public, et se met même au luxe, ce qui est un signe.
Autre folie de l’année 2011, avec la multiplication des tablettes tactiles, à partir du succès de l’iPad. A noël, les tablettes étaient bien LE produit numérique le plus recherché dans les rayons des vendeurs. Succès tel qu’il a amené à se questionner sur le marché plus classique des ordinateurs de bureaux et mêmes des portables.
Tendance n° 5 : nouveaux métiers social media et besoin de social commerce
Avec en tête de ces nouveaux métiers le “community manager” (ou gestionnaire de communautés) qui anime conversation avec le “fan” et le “follower”. Peut être demain , dialoguera t-il avec un client de votre marque en ligne. L’émergence de ce nouveau métier est un effet de mode révélateur d’une réflexion encore embryonnaire sur les nouveaux métiers du 2.0… mais qui finit par avancer (soyons optimiste).
Cette réflexion a aussi son pendant plus business par rapport à un social media perçu parfois comme superficiel ou en tout cas simple objet intellectuel. On voit ce CRM 2.0 comme un nouveau jackpot permettant aux entreprises de remotiver leurs troupes et de trouver de nouveaux marchés. Cela reste à prouver dans les faits et la logistique.
Tendance n° 6 : le cloud, l’avenir de l’homme
Une des nouvelles clés de cette informatique 2.0 qui fait rêver les entreprises tout en jouant le rôle de concept fourre-tout. Le cloud computing, ou le nuage informatique mêlant serveurs, services distants et souplesse, tout le monde en parle, beaucoup en font sans le savoir, la plupart n’y comprenne rien… Un motif pour les sociétés de services à dénicher de nouveaux marchés.
Tendance n° 7 : comptage et métrique
Et un jour arriva Klout. Le nouveau service de mesure d’influence Klout a vraiment percé durant l’été 2011. Depuis, il a créé le buzz autour de sa supposée efficacité révolutionnaire par rapport aux services pré-existant (Twitter Counter par exemple).
Si de nouveaux listings d’influents pullulent sur le web et les réseaux justement, les entreprises n’en sont pas plus rassurées dans leur quête de “KPI“et de métrique. Un défi pour les responsables social media et social commerce. Le doute sur le social media pointe cependant : et si tout cela coûtait beaucoup trop pour finalement rapporter si peu (de contrats, de clients, de ventes, etc.)… ?
Tendance n° 8 : SoLoMo et m-paiement en stand-by
Le thème officiel du dernier LeWeb, le SoLoMo (ou social, local, mobile), n’a pas été si intense que cela sur l’année 2011 et lors de la tenue de l’évènement. Les nouveaux acteurs social media de la mobilité (comme l’américain Foursquare) ou en m-paiement (son compatriote Square) ont encore à prouver leur utilité.
Il s’agit pour tous de créer un cercle business vertueux dans le fait d’être sur-équipés de smartphones, de cliquer, scanner tout ce qui passe alentour, et de consommer dans cette situation. Le vrai curseur semble plutôt se placer sur le low-cost mobile d’ailleurs… c’est à dire sur la logique de coût et d’abonnement.
Pour prolonger : investir dans les technologies, avec les FCPI (point sur ces véhicules financiers); et la note “3 start-ups à suivre, des secteurs où investir“.