Archive pour le mot-clef ‘réseaux sociaux’

Mayer : Yahoo “googlisé”, la web industry US relancée ?

Mardi 17 juillet 2012

En octobre 2011, je vous invitais déjà à réfléchir au caractère interchangeable des sociétés high tech US Google et Yahoo, alors qu’on parlait de rien moins que du rachat du second… par le premier. En ce mois de juillet 2012, cet angle d’analyse est relancé par l’actualité “RH” : à savoir le recrutement par Yahoo d’une des patronne de Google, Marissa Mayer, 37 ans au compteur. Elle y occupera la fonction de P-DG, rien moins. Yahoo est en quelque sorte “googlisé” au niveau de sa direction.

Ce n’est pas n’importe qui. Mayer, passionaria de la cause web, a souvent été porte-parole de Google sur son périmètre -assez vaste- qui coiffait dernièrement les produits, la recherche, la relation utilisateur. On la croisait régulièrement, par exemple, sur la scène de l’évènement LeWeb, interviewée par Loïc Le Meur. Son propos tout terrain mais précis et son sourire avenant, en font un vrai atout, à un moment où Yahoo se cherche peut être une voix plus audible…

Qui se souvient par exemple que le dernier patron en date de Yahoo, par interim, était un certain… Ross Levinsohn ? On appréciera en face, le fait que Mayer soit devenue (selon sa bio Wikipedia) femme de l’année du magazine Glamour, et surtout inscrite dans la liste des femmes les plus influentes de Fortune.

Les défis qui attendent Mayer sont cela dit imposants. Pour en souligner les principaux, il s’agira d’abord pour elle de redonner crédibilité et notoriété à Yahoo sur son terrain d’origine, face à Google notamment, son meilleur ennemi mais aussi face aux Facebook, Twitter et consorts. Il s’agira de redéfinir et confirmer la stratégie 2.0 de l’entreprise, ainsi que ses projets dans le domaine des réseaux sociaux.

Investisseurs attentistes ?

Une sorte de troisième mission s’avère plus globale et dépasse les frontières de Yahoo : il s’agirait d’effacer le “gadin” de Facebook en bourse, et de relancer la confiance dans l’économie américaine et le secteur des nouvelles technologies. Sur ce plan, il faut noter que l’accueil du marché est pour l’heure -avec peu de recul certes- assez frais. Le titre a fini la séance du 16 juillet sur un -0,60%, à 15,65 $ ; ce même si l’été semble marquer une progression de fond, après une chute fin février/début mars (graphique ci-dessous).

Sur le plan des résultats, Yahoo avait marqué un léger mieux sur T1 2012, après une cure entreprise en début d’année. Son C.A trimestriel s’établissait à 1,22 Mds $ (+1%). Et justement ce 1è juillet -bingo!- Yahoo publiait ses résultats sur T2. Quelle science du timing, pour un C.A de 1,081 Mds$ contre 1,076 l’an dernier, le marché attendant plus.

L’avis d’Investir : en synthèse le journal financier estime que “Yahoo (…) tente de repartir de l’avant en s’étant choisi lundi un nouveau chef tout droit venu Google [qui] aura fort à faire pour redonner ses lettres de noblesse à l’ex-pionnier du web, mis à mal par la concurrence [des] sites communautaires”.

En fait, les investisseurs ne demandent qu’à croire en cet attelage inattendu et un peu précipité, pourvu qu’il entraine derrière lui un réveil du secteur web tout entier, et lui redonne de la visibilité. A suivre donc dans les prochaines semaines, et notamment sur les recommandations des gérants portant sur les valeurs et secteurs technologiques.

10.000 € dans une start-up : les investir si et seulement si…

Jeudi 21 juin 2012

10 000 €, c’est en effet le “ticket d’entrée” recommandé par le magazine Challenges, dans sa sélection des “100 start-up dans lesquelles il faut investir“.

Je vous en ai parlé régulièrement ici, les technologies sont en effet en regain, avec le mouvement du Web 2.0, des réseaux sociaux et ce malgré l’introduction en bourse plutôt désastreuse de Facebook.

Les investisseurs se souviennent en effet de la période juste avant, celle du printemps et des rachats à 1 milliards de dollars. Et savent aussi observer autour d’eux : appareils, logiciels et services en ligne nous ceinturent en effet dans notre vie quotidienne et dans nos modes de consommation.

Dans les préambules de la sélection de Challenges, le magazine liste les atouts de tels projets et des entreprises qui les portent, pour y investir. En gros ce que l’apporteur de fonds doit savoir observer principalement. Traduit de son point de vue, cela veut dire qu’il lui faut observer :

  • si le dossier est fluide, aisé à comprendre
  • si le produit répond à une demande
  • si le projet est bien sourcé et rassurant
  • si l’utilisation de l’argent est bien planifiée et compréhensible

Une intervention maîtrisée et pas prétentieuse, un business plan réaliste et bien documenté, voici ce qui devrait faire la différence et rassurer les éventuels financeurs. Tout en sachant s’adapter à son public et ses exigences. Pour en avoir suivi certains, l’exercice tient parfois plus du pitch elevator en mode shaker que de l’intervention lente et confortable. Mais comme pour un entretien d’embauche, ce n’est parfois pas tant les réponses qui comptent que la manière de réagir et de répondre. Pour prouver d’emblée ses capacités de chef d’entreprise.

Pour prolonger : relire les notes “les 9 start-up françaises à suivre selon Wired” et “les projets innovants à suivre“.

Heureux qui comme celui qui n’a pas acheté des actions Facebook

Mardi 22 mai 2012

Ca allait être l’intro de la décennie, voire plus si possible. L’arrivée de Facebook en bourse annoncée trompètes au vent et oriflammes battant depuis des mois et des mois a pour le moins… surpris et redescendu de plusieurs étages. Sur le site “geek” Generation-nt.com, on écrit comme saisi : “Pour sa deuxième journée de cotation au Nasdaq, le titre Facebook a perdu près de 11% de sa valeur pour retomber en-dessous de son prix d’introduction”.

La correction se mesure sur la courbe d’évolution de l’action, qui a clairement connu deux marches…

Cours de Facebook à Wall Street (Yahoo Finances)

Retentissant mais décevant” pour LeNouvelObs dès le 19 mai, l’action est désormais dite comme “attendue au tournant” (Le Parisien) par les marchés et les investisseurs. Après que les bonnes fées se soient perchées sur son berceau, sont-ce les diablotins qui s’y consacrent ? De quoi relativiser les chiffres et enjeux de cette introduction à coup de dizaines de milliards de dollars. Et d’en envisager aussi… des pertes ou couacs ? Par exemple quels seront les dommages collatéraux pour les acteurs et bénéficiaires directs de cette introduction ?

En gros, autant on en parlé dans les journaux et chez les spécialistes, autant on ne loupera pas au tournant le géant du réseau social et son patron, le jeune et sémillant Mark Zuckerberg. Ce que d’un point de vue plus pragmatique, l’investisseur particulier résumera d’une formule toute faite : “il était urgent de ne pas se presser”. Et voir ce qu’il va advenir de cette action atypique dans les prochaines semaines.

D’autres questions se posent :

  • tout le secteur high tech va y-il suivre à la hausse ?
  • le secteur plus spécifique du web 2.0 va t-il crever “la bulle”, annoncée depuis si longtemps ? ou Facebook constitue t-il une bulle à lui seul désormais, comme semble le penser Marianne ?
  • le secteur des grands réseaux sociaux va t-il se livrer une bataille financière sans pitié ?

Plus prosaïquement, à l’américaine façon star system, “Zuck” comme le surnomment affectueusement ces fans et “amis”, n’a pas attendu pour passer à la vitesse supérieure. Attitude risquée ? Cette même semaine il a annoncé ainsi sur Facebook… son mariage ! On dira que s’il voulait donner des billes pour une suite de “The Social Network“, il a copieusement nourri les derniers rebondissements.

Facebook : chiffres et enjeux de la (folle) introduction en bourse

Mercredi 9 mai 2012

Je vous en ai souvent parlé et je suis donc le “dossier”. L’introduction de Facebook en Bourse — arlésienne du secteur Web et high-tech se précise et doit intervenir concrètement juste après la mi mai, selon le site spécialisé TechCrunch. Un long, très long dossier en effet, dont le processus a été enclenché en février dernier et qui a sans doute un peu trainé dans le contexte économique et financier récent. En gros, Mark Zuckerberg ne voulait pas se louper.

Il prend la chose tellement au sérieux, qu’il la joue officielle. Ce lundi, il a organisé un kick-off meeting “dans un grand hôtel new-yorkais devant des centaines d’investisseurs” (in Challenges.fr).

Quels sont les chiffres principaux de cette opération d’IPO ? Le journal Le Monde ou encore l’Expansion les égrènent, histoire de faire tourner la tête et aiguiser les envies :

  • prix des actions unitaires : entre 28 à 35 dollars
  • levée totale : 12 milliards de dollars
  • capitalisation boursière finale : de 70 et 87,5 milliards de dollars
  • ratio au chiffre d’affaires : jusqu’à 24 fois le CA 2011 (3,7 milliards de dollars)

Ce que cela impactera ? Forcément le secteur Web et par extension, toute la high-tech. En soi Facebook prétend être un écosystème (face à Google entre autres cibles) sur lequel vivent de nombreuses entreprises, et donc une véritable économie : agences Web spécialisées, projets e-business communautaires, etc. Ces détracteurs soulignent juste, souvent, l’extrême fragilité du modèle. Facebook est la version moderne et 2.0 de la “place du marché” : celle où tout le monde veut être, pour croiser le chaland. Mais il suffirait qu’une nouvelle place se créer et attire les foules…

Gageons que ce feuilleton d’une introduction a tellement de rebondissements et de suspense qu’il nourrira déjà… de quoi lancer la suite du film “The Social Network” !

Acheter des actions Facebook ?

En vieux bon réflexe, outre l’effet de mode et de rendez-vous, il faut être prudent à se jeter sur un titre de cette notoriété, lors de son lancement. Des experts web comme Fred Cavazza sont même plus radicaux. Il l’a tôt dit, dès février 2012 : “N’investissez pas plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre. Cette règle est d’ailleurs valable pour n’importe quelle action”. D’autres, plus récemment, se questionnent franchement : “Facebook, un bon plan ?“, partagés entre deux envies contraires : prendre le train en marche avant qu’il ne parte trop loin, vs. éviter un titre en bourse au devenir pouvant secouer…

Enfin, côté pratique, il y a une question toute bête à se poser : “comment acheter des actions Facebook” (v. Les Échos). Le sujet est tellement “ancien” et discuté, tellement attendu, qu’on en aurait l’impression qu’il concerne tout le monde.

Tous les véhicules et produits ne le permettent pas. Et il y a en fait pas mal de restrictions pratiques concernant la période de lancement du titre en bourse. Au-delà, les conditions qui s’appliquent sont celles hors “titres basés dans la zone euro”, et selon les offres et modalités des établissements bancaires.

[MAJ 14 mai]: alors que l’introduction en bourse arrive à grand pas pour cette fin de semaine, les avis divergent sur le potentiel boursier de Facebook. Certains le voit limité à 50 milliards de dollars (avant un niveau de “bulle” spéculative), quand d’autres la voient friser les 100 milliards avec le jeu additionnel des stock options…

Ce qui est certain, est que Facebook va changer dans cette opération. Son comportement d’entreprise innovante et touche à tout risque de s’en ressentir, tout comme sa politique commerciale avec introduction du paiement à petite dose… Wall Street a ses raisons.

Les “techs” et le retour du rachat à 1 milliards de dollars

Mardi 10 avril 2012

Deux poids lourds du secteur des technologies bougent en même temps sur le front des rachats stratégiques à carnet de chèque épais. On avait plus vu cela depuis un moment, et les experts vont sans doute y aller de leurs alertes sur un énième retour de la bulle web

Revenons aux faits. Le premier rachat provient de “l’ancienne” nouvelle économie des technologies de l’information : Microsoft a annoncé en effet mettre sur la table rien moins… qu’1 milliard de dollars ! Cette somme pour acquérir des brevets d’AOL.

Selon le site spécialisé 01Net.com, ce sont les briques technologiques (notamment de feu le navigateur web Netscape) qui intéresse Microsoft qui  “pourrait éventuellement en tirer profit.” Comment ? Cela reste à définir, selon le bon vieil adage qu’on ne fait pas de deux chevaux de trait des formules 1…

Brique encore, avec un acteur du 2.0 en la personne de Facebook. L’investissement est similaire et engage 1 milliards de dollars pour s’offrir Instagram, application de photo en environnement mobile et 2.0.

Selon le site spécialisé ZDNet.fr, cette “application qui permet de prendre des photos et les partager sur les réseaux sociaux a rassemblé 30 millions d’utilisateurs”. Un joli paquet de “users”, la métrique si précieuse aux acteurs des réseaux sociaux. Elle est surtout un beau bijou rajouté à la mariée, juste avant son entrée -non pas à l’Eglise- mais à Wall Street.

Mobilité oui, mais rétribuante

Un bijou spécialisé même : pour l’expert Damien Douani, sur les blogs de ZDNet.fr, cette opération facebookienne prouve que “le mobile devient le relais de croissance du web“. Une tendance d’e-business que j’avais personnellement repérée dès fin 2010, par exemple sur le salon LeWeb où les projets de start-ups tournaient tous sur ce terrain : tous voulant en effet refaire le succès d’un Foursquare. Reste, comme souvent, à transformer l’essai et à passer d’une base de membres pléthoriques mais non payante à des clients en bonne et due forme.

Le check-in a pour piste, par exemple, une rétribution par la publicité comme l’explique ce spécialiste entendu à la Cantine :

Les investisseurs impliqués dans les secteurs technologiques et internet garderont ces deux faits en tête, au moment de leur prise de décision ou envies de bouger sur de nouveaux fronts de placement.

Twitter, la net-économie, la Présidentielle

Vendredi 16 mars 2012

Jusque-là, les dossiers technologiques et du web ont assez peu émaillé la campagne présidentielle 2012. Par comparaison, en 2007, je me souviens que le candidat Sarkozy avait par exemple tôt croisé le chemin du blogueur influent, tout comme la candidate Ségolène Royal avait misé sur un projet participatif audacieux.

Et puis mercredi, accélération, là où on ne l’attendait pas. Les utilisateurs de Twitter notaient qu’un certain Jack Dorsey (@jack sur le réseau social, pour les intimes, photo ci-contre) était de passage à Paris. Il est rien moins qu’un des fondateurs de Twitter et Square, et racontait à travers plusieurs tweets qu’il est sur Paris et rencontre nos hommes politiques. En fait, les principaux candidats déclarés à la Présidentielle, dans l’ordre : François Bayrou, François Hollande et Nicolas Sarkozy. Lequel dernier était gratifié -à la sauce web 2.0- d’un tweet de bonjour dès le 13 mars : “Thank you for the welcome President Sarkozy. I’m looking forward to meeting you tomorrow.

Objectif de ce meet-up day, ou de cette tournée des popotes dans la langue de Molière ? Pas très clair à dire vrai, si ce n’est de servir des intérêts divers : ceux de s’installer en France pour Twitter, dit-on ; ceux de se faire mousser pour nos candidats. Bien sûr, Dorsey n’a pas vu que des politiques : sur ses tweets, il évoque notamment  Xavier Niel (Free) et Dominique Leca (Sparrow).

Les vrais enjeux

L’enjeu véritable est plus vaste : aborder la question de la net-économie, de son développement et de ses financements. L’homme politique en campagne, peut être demain “patron” de la grown-up France, pourrait être celui qui actionne tel ou tel projet critique… ou qui en bloque d’autres. On se souvient par exemple en mai 2011 de la polémique sur la citation des marques Facebook et Twitter. Ou plus récemment (rappelle Le Figaro) que le candidat Sarkozy envisage “de taxer les acteurs américains d’Internet pour leurs activités en France, à travers une taxe sur la publicité en ligne ou l’assujettissement à l’impôt sur les sociétés“.

On peut donc en l’état juste remarquer les changements de paradigmes et les bizarreries. Avant, c’eut été une rencontre avec le patron de Microsoft ou de Google… aujourd’hui le réseau social confirme sa prise de pouvoir. Autrement, ç’aurait pu être aussi une rencontre avec un patron de réseau social français… Il n’en existe pas dites-vous ? Fatale erreur. Viadeo est un réseau social professionnel français. Et même Copains d’avant est aussi à sa manière un réseau social, tout comme un Meetic sur un tout autre terrain.

La question de la net-économie et des réseaux sociaux “à la française” peut-elle être réglée en une rencontre lobbyiste expédiée, avec un Américain de passage à Paris ? Certainement pas. Le dossier aurait mérité un vrai traitement, qui rejoint aussi les intérêts des investisseurs individuels : comment arriver à orienter une partie de l’épargne hexagonale sur le développement des entreprises innovantes ? comment créer les conditions financières de ce fameux “Google français” que les politiques espérent souvent dans leurs discours ?

Tiens, je vais tweeter cette note, voir si vous avez des idées ;-)

Du Web 2.0 à la finance 3.0

Vendredi 17 février 2012

Pas mal d’experts ont cogité ces deux dernières années sur la pertinence d’aller vers le Web 3.0. Un concept assez flou qui dirait ce que n’a pas dit ou fait le Web 2.0, cet internet souple, agile et à base de réseaux sociaux.

Le Web 3.0 nous ferait entrer dans une nouvelle dimension, encore plus révolutionnaire. Las, la notion n’a pas encore vraiment pris… Il faut dire que les entreprises ont déjà du mal à passer au 2.0voire parfois au Web tout court.

En revanche, la “finance” est peut-être en passe de réaliser ce saut… du moins en terme de vitrine. La langue anglaise a en effet propulsé sur le Web un site communautaire et agrégateur sur les thématiques financières. Ultra-connecté sur les réseaux, il est articulé autour d’une plateforme de blogs d’une taille conséquente : elle compte à date quelques 11440 notes écrites.

Ces créateurs se présentent ainsi :

“une équipe de professionnels de la finance avec des décennies d’expérience internationale à Wall Street, dans des entreprises du Fortune 500, des entreprises de premier rang en conseil en stratégie et d’autres duBig 4“.

On a saisi le message principal : c’est “big”, ça va bouger les lignes de frontières.

Je vous parlais de langue anglaise, mais il faut préciser. Le boss est un Chinois de Hongkong : Daniel Chow. Sur le blog sophisticatedfinance, le patron décrit ainsi son projet :

“Notre vision est de construire une ressource d’éducation financière vers laquelle chaque professionnel de la finance se tournera toutes les fois qu’il aura des questions et des besoins de formation.”

L’objectif est même assez ambitieux : “fournir une plate-forme commune pour les professionnels de la finance dans tous les secteurs des services professionnels et de l’industrie, pour les aider à se connecter, apprendre et faire des affaires.”

Voici une vidéo présentant le service en images :

 


Find more videos like this on Finance 3.0 – Social Network for Finance

Le site compte aussi une présence sur Facebook et affiche dès son accueil toute une série de services de ce type, prolongeant sa présence en ligne ou sa diffusion de contenus.

Une question aux lecteurs, en passant : participez-vous – via des forums, chats, blogs, commentaires, etc.- à des réseaux sociaux de ce type, consacrés à la finance, l’épargne, les placements ? Si oui, lesquels ? À défaut, trouvez-vous qu’il en manque un en France, pour incarner et installer cette problématique ?

 

S’enrichir sur le web : Megaupload non, Facebook oui

Mercredi 8 février 2012

A reprendre en marche arrière l’actualité de la semaine passée, un contraste m’a frappé avec un même point commun moins évident à saisir. D’abord sur le point commun : il s’agit de la fragilité des modèles économiques du Web (hors commercial) à s’installer durablement. Le contraste ensuite, est matérialisé sur deux business très différents qui ont tenu le haut du pavé médiatique.

Tout le monde a en effet entendu parler des déboires de Megaupload. Ce service de stockage et de partage de fichiers en ligne est devenu en quelques années le backbone principal de toute la sphère d’échange des fichiers piratés, avec en tête les séries et les films.

Beaucoup se disent que les patrons de ce business ont manqué de peu d’en faire une activité honorable et durable. C’est-à-dire essentiellement de monter un deal avec les grandes sociétés de production et ayants droit afin de valider le fait que tout internaute puisse télécharger ce qu’il veut ; moyennant une dîme lissée dans son abonnement Internet par exemple.

Las. On est passé à côté de ce modèle et on a coupé la tête de Megaupload. Coupé en fait la tête d’une hydre dont on annonce déjà la repousse imminente sous une forme ou une autre. La nature a horreur du vide, le Web encore plus…

Le web social en bourse

Le second fait notable est le retour de buzz autour de l’entrée possible-imminente-attendue de Facebook en bourse.

Là aussi, fragilité du modèle qui fait dire aux experts que peu de revenus sortent du réseau social qui cherche ainsi un second souffle en levant de l’argent frais sur les marchés. Réunir des milliards de personnes en réseau, les faire crépiter et échanger, les faire s’amuser, c’est bien. Mais quand au juste cette activité devient-elle une boutique, qui rapporte, qui a un sens autre que de brûler le temps de ses utilisateurs et justement les détourner de… leur productivité de base ? Voire du temps qu’il consacre à consommer par ailleurs : des médias, de l’achat, etc.

Pas facile donc, si je me mets un temps du côté d’un investisseur qui voudrait pénétrer ces terres encore trop souvent inconnues. Ces difficultés des business les plus immatériels du Web, pourraient ainsi tenter de revenir sur des franges plus matérielles : comme sur les secteurs des ordinateurs, de la connectivité, du mobile, de la transmission de données, etc. Quitte à freiner justement toute modernisation radicale, pourtant en gestation dans les us et coutumes. Le Web 2.0 a lui seul n’a pas créé un secteur commercial durable et profitable : on demeure dans une logique de bulle, attention.

Deux voies d’enrichissement

Et pourtant l’autre message donné par ces actualités voisines et que les deux projets ont communément conduit leur initiateur à la richesse, fut-elle de courte durée et intense pour l’un… Zuckerberg avec Facebook a engrangé 17,5 milliards de dollars ; Kim Schmitz avec Megaupload a récupéré plusieurs millions de dollars et vivait comme un nabab… Mais cette richesse fait peur aussi, tant elle est liée à des activités instables, en mutation permanente, à géométrie ultra-variable. Développeur Web hier, patron de start-up 2.0 le lendemain, parvenu ou has been plus tard… Le temps de gestation et développement de ces nouveaux maîtres semble aussi rapide que leur produit ou leur vision. Interchangeable, courte, mutante.

L’internaute avancé et même grand public utilise depuis longue date le streaming et les  réseaux sociaux. Ils constituent même le socle de notre vie numérique. Le nier serait une grave erreur de correspondance à l’époque. Alors comment transformer ces usages en vrais secteurs d’investissement et en grandes entreprises structurantes de demain ?

Comment faire pour qu’en tant qu’investisseur en bourse demain, l’action Facebook que j’achète ne soit pas dévalorisée quelques mois plus tard et remplacée par une action Bodynote, Mindtv ou je ne sais quoi de nouveau et clignotant ?

Lors du salon LeWeb cuvé 2010, le net entrepreneur Nicolas Vanbremeersch, président de l’agence Spintank, avait déstabilisé un créateur de start-up basé sur Facebook. Sa question : “Et si demain, Facebook disparaissait, vous faites quoi ?“. Telle est la question.

Pour compléter : L’univers Megaupload en une image (ZDNet.fr); Facebook en une infographie.

Google+ entre en business land

Mardi 8 novembre 2011

Si vous êtes présent sur les réseaux sociaux comme Twitter, vous devez voir depuis hier fleurir des tweets (messages) comme “Désormais, vous pouvez aussi nous suivre sur Google+“, accolés à des noms de marques ou d’entreprises.

Que se passe t-il au juste ? Simple : la plateforme de l’américain Google vient de s’ouvrir aux marques et aux entreprises, après son lancement survenu l’été dernier. Depuis, le service a essayé aussi de s’appuyer sur quelques VIP, au-delà des early adopters issus du milieu du web 2.0, comme par exemple le net-entrepreneur Loïc Le Meur.

Sans doute faudra t-il une bonne phase d’observation, avant de justifier de la création de pages G+ pour les entreprises, associations, projets, causes, business, etc. de façon systématique. Quand j’avais testé Google+ en juin dernier, j’étais resté un peu sur ma faim, je dois bien l’admettre. Ce même en étant depuis plusieurs années un “google user” satisfait. Et depuis lors, je demeure sur cette impression.

Comme pour un particulier, les entreprises doivent tenir compte de plusieurs aspects, et répondre à plusieurs questions avant de se lancer :

  • s’ajouter (ou pas) la gestion supplémentaire de cet espace communautaire
  • déterminer (ou pas) quel besoin spécifique couvrirait Google+, en sus des réseaux existants
  • mesurer l’impact (SEO, le référencement notamment) d’une page Google+ dans un dispositif web élargi

L’univers googlien

Google+ nouvelle marque social media de Google.

Le pire serait en effet de simplement décliner les mêmes messages déjà multi diffusés sur le web, même si la mécanique de référencement mise en avant est certainement séduisante. Plus que jamais, il s’agit d’une entrée en Google-land, qui est aussi une manière de créer son “business land web”. Plus clairement, un écosystème web complet s’étoffe pour les entreprises, sur le web, avec Google.

Le point fort de cet univers ci est sa cohérence, sa complétude. Même si les habitudes prises pour l’heure sur les réseaux et le web 2.0 sont à l’éparpillement et aux multi écrans, ainsi qu’à un certain “enfermement” en ses murs, comme le coincoit par exemple Facebook. “Meet your audience” disent nos cousins anglo-saxons. On peut aussi simplement se dire que l’offre s’étoffe, que le concurrence s’avive, ce qui devrait logiquement, même en économie 2.0, profiter au consommateur.

Pour compléter : hors Google+ voici une vidéo présentant les Google Apps pour entreprises

Social games : quelle économie induite ?

Lundi 17 octobre 2011

Vous avez certainement entendu parler des social games, les jeux en ligne diffusés et usités sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Ils vont des plus ludiques (Angry Birds) aux plus savants. Reste que peu à peu s’installent des pratiques, et donc de fait une économie. Les jeux sociaux en ligne renforcent la récurrence de l’usage immersif des réseaux, et donnent aussi de nouvelles lignes de profils pour des éditeurs.

Une anecdote, pour commencer. J’assistais la semaine dernière à la session privée d’un débat du Social Media Club (réseau créé par l’américain Chris Heuer) qui, quelque part, actait déjà cette réalité. Les jeux sociaux constituent en effet un marché, qui peut par exemple accueillir de la publicité ultra ciblée. Elle créé en fait un écosystème publicitaire, “inside Facebook“.

Outre le ressenti, il y a les chiffres. Pour poser quelques éléments de métrique, voici une infographie qui résume les principaux enjeux et pose les ordres de grandeurs. Sans doute les curseurs bougeront-ils rapidement au cours de l’année 2012… A suivre.

En substance, comment le social gaming devient une activité bankable ? Quelques points clés, tirés principalement des usages ango-saxons, mais qui indiquent une tendance :

  • une majorité d’utilisateurs joue aux social games, dans Facebook;
  • le jeu constitue la grande majorité des usages mobiles (sur smartphones et tablettes);
  • la moitié des utilisateurs de ces plateformes utilisent et consomment des monnaies virtuelles.

Pour compléter : relire les notes de ce blog parlant de l’éditeur Zynga ou encore du jeu Angry Birds.