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LeWeb’11 : pitch elevator pour start-up de demain

Vendredi 16 décembre 2011

LeWeb11 – Retour sur la compétition des start-ups que j’ai pu suivre sur ce salon, durant un après-midi, la semaine dernière. J’ai assisté notamment au passage de la start-up suisse inZAir (qui n’a pas été primée au final) présentant son format de message novateur : le “ZMS”. Une sorte de SMS géo-positionné qui permet de ne gérer qu’une interface de communication. À titre personnel, j’ai été emballé par le concept, qui me semble avoir de beaux jours devant lui tant nous sommes noyés de systèmes de communication et soucieux de gagner du temps dans nos vies d’ultra-connectés…

Passons. Dans cette vidéo, je vous montre aussi le principe très clair de la compétition : un pitch elevator intense de quelques minutes sur scènes, pour se distinguer devant un jury de professionnels du Web, questionnant les points clés de la technologie et/ou du business model. Il s’agit plus de voir si les patrons des projets ont les réponses et des stratégies en vue, où ils sont déstabilisés et sans à propos face au marché.

Pourquoi est-ce utile de suivre ce genre de rendez-vous ? Cette compétition, comme d’autres concours, prix, etc. est l’occasion de saisir les technologies de demain, au moment de leur décollage. Et donc de pressentir les secteurs où investir demain, sur les terres de l’innovation et de la modernité. Un point important, au moment où il faut penser à diversifier ses placements une fois que l’atonie actuelle des marchés sera derrière nous.

Au-delà, c’est donc une question de supports et véhicules d’investissement. On peut toujours faire du love money ou du capital d’amorçage pour des projets en construction. Et dans l’éventail des produits proposés sur BforBank.com, comptez notamment sur les FCPI; qui sont aussi des outils pour défiscaliser.

LeWeb’11 : 3 start-up à suivre, des secteurs où investir

Mardi 13 décembre 2011

La start-up competition qui se déroulait la semaine dernière, durant le salon LeWeb 2011, a livré ses perles de l’année. Attention : comme souvent sur cet évènement, l’acteur ou le secteur qu’il représente sera en effet clé dans les mois à venir. Ce sont donc de bons indicateurs pour les investisseurs, désireux de miser sur les nouvelles technologies porteuses, qui feront les success stories et les marchés de demain.

Cette année donc, les vainqueurs distingués sont :

  1. Beintoo : une start-up italienne, qui a su mixer jeux sociaux et système de coupons.
  2. Hey Crowd : des Français, qui ont produit une plateforme de sondages sociaux en ligne et sur mobile.
  3. Babelverse : des Chiliens, qui ont conçu une sorte de réseaux de traduction en ligne.

J’avais assisté notamment à la présentation de Babelverse sur scène, qui avait pourtant ferraillé à expliquer son modèle économique. Une question de toute façon récurrente au sein du jury, devant toutes les start-up. Enfin, un prix spécial du public a été remis à Echo Labs Limited, qui a sorti le service en ligne Echoer.com, qui mobilise des “pensées”. En fait, dans sa présentation le site se dit permettre de “modeler et d’explorer un monde de pensées autour de vous“.

En résumé, pour poser les tendances clés telles que vues : réseaux sociaux, utilities et business sont les trois repères à garder en vue pour l’année 2012, et les choix d’investissement à avoir en tête sur le secteur des nouvelles technologies. La mobilité, mise en avant sur les deux éditions précédentes, n’est plus donc tant une tendance et un enjeu qu’un pré requis, un incontournable, un des écrans du multi-device et des nouveaux business web.

Pour prolonger : relire les notes déjà publiées sur LeWeb; ainsi que les articles sur les Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) et les statistiques des FCPI en 2010;

LeWeb’11 : parmi les start-ups en financement

Jeudi 8 décembre 2011

LeWeb11 - Je me suis rendu le 7 décembre après-midi, sur le salon LeWeb, grand rendez-vous annuel de la net économie et des professionnels du web et médias sociaux. Outre la scène principale recevant les intervenants VIP, un autre lieu était très intéressant à suivre : la scène de la start-up competition. Un évènement dans l’évènement, qui voit défiler devant un jury d’experts une sélection de projets de start-up innovantes, sur le principe du pitch elevator

En ces temps d’incertitude sur les marchés financiers et la bourse, un retour aux “basics”, comme l’est finalement la net économie, n’est pas idiot : ce sont des projets mesurables, observables, et qui construisent une forme d’avenir. Celui de notre futur technologique où justement, à leur niveau, les investisseurs ont un rôle à jouer en faisant les bons choix de placement.

Revenons à cette compétition et son ambiance, pour justement expliquer aux investisseurs finaux, parfois éloignés de ces moeurs, comment des projets percent. En quelques minutes, les jeunes patrons (photo ci-dessus) doivent pouvoir expliquer leur business model, faire une courte démo et évoquer concurrence et futur. L’exercice est rude : il faut séduire, capter l’attention, sortir le nez de ces slides, tout surveillant le chrono… Puis après, le jury peut mitrailler de questions et précisions, pour jauger si un vrai projet d’entreprise se cache derrière la “prez” et termes marketing.

Outre ce moment particulier et impressionnant pour certains, tout le salon LeWeb fonctionne en fait comme un immense pitch elevator, un atelier géant de networking pour rencontrer les fameux “capitaux risqueurs” prêts à financer des projets audacieux. On peut y croiser aisément les “CEO”, les patrons-fondateurs comme les responsables techniques, designers, responsables commerciaux, etc. Marc Simoncini par exemple, diffusait sur ses réseaux sociaux, le message de sa disponibilité pour rencontrer le maximum de projets dans le cadre de Jaina Capital.

Sur la sélection de quatre start-up que j’ai pu suivre cet après-midi du 7 décembre, aucune ne m’a particulièrement marqué, je dois l’avouer. Hormis les Suisses de inZair qui proposent une manière de classer ses messages directement dans une cartographie : embarqués en quelque sorte. Puis aussi ARNav, une sorte de GPS 3D immergé. Dans ce dernier cas, on pouvait mesurer toute la difficulté de présenter des projets pas assez matures ou jeunes dans leur formalisation. Son jeune patron admettait par exemple venir avec juste 3 à 4 mois de travail à temps plein sur son logiciel… Genre d’aveu qui ne pardonne pas quand les lignes d’horizons se nomment business model, structuration, marchés, etc.

En revanche, en-dehors des sociétés en compétition, il y a aussi… les autres, toutes les autres. Celles qui reviennent sur l’évènement, ou tentent simplement d’en profiter, de s’y montrer et de rencontrer le maximum de financeurs aux aguets. Par exemple Arbia Smiti, que j’ai recroisée dans les allées du salon. La jeune patronne, toujours aussi enthousiaste et débordante d’idées, me parle d’un partenariat avec un grand de la presse magazine féminime, et de sa recherche d’un tour de table financier pour réellement lancer l’entreprise.

Idées, projets, services en ligne, financements… les grandes étapes de la dure mais passionnante vie du patron de start-up en 2011.

Pour compléter : relire la rétrospective de LeWeb’10

LeWeb’11 : SoLoMo en question, et thèmes business

Mercredi 16 novembre 2011

Cette année LeWeb, cuvée 2011 sera à nouveau le rendez-vous annuel incontournable de tous les acteurs, experts, financeurs de la net économie et du web 2.0. Le thème choisi est celui du SoLoMo. Il s’agit d’un concept business qui réunit les notions de “Social” et “Local”, puis enfin “Mobile”. Manière de résumer d’un trait où se trouve le terrain de jeu pour tous les acteurs du web et des médias sociaux.

Le moins que l’on puisse dire est que cette notion fait débat. Pour l’agence Vanksen, “SoLoMo” est simplement une “constatation importante“, pas une révolution technologique en soi. Pour le blogueur et expert en 2.0 Fred Cavazza (photo ci-contre), c’est même une “tarte à la crème“… Validée ou pas par la communauté des spécialistes de la spécialité, cette notion livre en tout cas un prisme pour apprécier les projets web et les manières de faire du business en ligne à l’orée de 2012.

Au sein du riche programme étendu sur 3 jours (1 de plus par rapport aux éditions précédentes), voici ce que j’ai repéré (choix non exhaustif) :

  • 7 décembre, 16h25 : Bill Gross, Founder & CEO, Idealab, évoquera le sujet “Apprendre d’un échec : 20 de cours d’entrepreneuriat en 20 minutes”. Ce qui ne manquera pas de parler au blog de Clarisse ;-)
  • 8 décembre, 9h10 : le “Money panel”, qui évoquera les problématiques de financement et de capital d’amorçage des start-ups. Avec notamment, parmi les intervenants, Jeff Clavier, Founder & Managing Partner, de SoftTech VC.
  • 8 décembre, 11h : l’auteur Carmine Gallo, viendra expliquer les “7 principes de l’innovation, d’après les secrets d’innovation de Steve Jobs”. De quoi dire, sur un domaine où feu le patron d’Apple fait des émules.
  • 9 décembre, 9h15 : un thème cher à Loïc Le Meur, sur le “Comment les gouvernements européens aident l’écosystème des start-ups”.
  • 9 décembre, 11h15 : rien moins que Sean Parker, General Partner & Founders Fund. Celui-là même qui a fondé Napster et co-développé Facebook !
  • 9 décembre, en session plénière à 9h35 : le thème très business du “Comment obtenir un effet de levier sur les conversations des clients”. Auquel on peut ajouter le débat de 10h25, très en phase, du “Building a Facebook page is not enough!”.

Pratique : à noter, pour celles et ceux ne pouvant assister à la conférence, que des vidéos live seront diffusées sur son site et que les réseaux sociaux (notamment Twitter) s’en feront largement l’écho.

Pour prolonger : consulter la rubrique “start-up competition” sur le site LeWeb; le trombinoscope des participants; relire la note “business et réseaux sociaux selon Loïc Le Meur