Archive pour le mot-clef ‘google’

Pactoles et profits de la net-économie

Mercredi 21 mars 2012

Hasards de l’actualité. A lire les titres de la presse économique et technologique ces derniers jours, il semble que le curseur se soit placé à nouveau pour les nouvelles technologies et le web, sur l’argent, le profit et l’investissement. Et dans des proportions significatives.

L’argent c’est tout d’abord Apple et son fabuleux “pactole” de 100 milliards de dollars de liquidités, qui excite passions et convoitises, donne à réfléchir aussi. Autre fait notable : Apple reverse pour la première fois depuis 1995des dividendes à ses actionnaires, à hauteur de 45 milliards de dollars a indiqué lors d’un keynote son patron, Tim Cook (photo). Le signal est fort et confirmerait aussi, comme certains observateurs le pensent, une vraie détente sur le front économique et financier, ressentie notamment aux Etats-Unis.

Tiens, à propos : et si vous, vous disposiez d’une telle somme, qu’en feriez-vous ? Qu’en ferions-nous en France, si l’un des acteurs de la high tech dégageait un jour ce genre de marge de manoeuvre ? Vous avez dit Free… à l’heure où l’on parle carrément “d’exode d’abonnés des autres opérateurs” vers ses nouveaux services mobiles ? Les besoins de financement ne manquent pas, mais comment concilier ainsi intérêts des investisseurs et urgences des investissements ?

Enfin, l’opération Apple se doublant “de rachats d’actions chiffrés à 10 milliards de dollars sur trois ans à compter de l’exercice 2012/2013 (soit à partir du 30 septembre prochain)” (LeFigaro.fr), laisse penser les experts que le titre en bourse pourrait attirer de nouveaux investisseurs. Signe que la stratégie du géant mondial se densifie sur l’aspect financier, une première nouvelle touche par rapport à la période Steve Jobs.

Google redressé

L’argent, c’est aussi le redressement que le Fisc français réserverait à rien moins que… Google. Un autre américain encore.

La presse évoque 100 millions d’euros en jeu, pour un problème de pratiques de défiscalisation comme le rappelle ZDNet.fr : sur un “circuit de facturation entre la filiale française et le siège international du groupe à Dublin en Irlande, paradis fiscal pour les entreprises où l’impôt sur les bénéfices des entreprises est le plus bas de la zone euro avec un taux de 12,5 % (contre 30 % en France).

Une certaine forme de traque d’une certaine forme d’exilé fiscal, pour reprendre une thématique entendue dernièrement dans la campagne présidentielle française. Et une première dans le traitement réservé à Google, qui n’est pas forcément un bon signe d’ailleurs, au moment où par exemple des politiques ont reçu Jack Dorsey, patron de Twitter. Google prendrait-il là-aussi la place des anciens “moguls” de la high tech, qu’on prenait le soin de ne pas louper dès que l’occasion se présentait ?

Pactole sectoriel

Je rappelle que cette question de la richesse de la high tech américaine s’est déjà posée, à l’été 2011. On y retrouvait déjà Apple, Google et leurs confrères, formant un quasi Etat dans l’Etat, en termes financiers. A l’époque, je relevais le scope suivant, en capitalisation boursière : “938 milliards de dollars (…) répartis comme suit : Apple (339 Mds), Microsoft (206), Google (163), Oracle (127) et Intel (103)“.

Aujourd’hui, si l’on fait une mise à jour, nous en sommes à : Apple (564 Mds), Microsoft (268), Google (205), Oracle (151) et Intel (138), soit un total de 1326 Mds de dollars, en hausse de + de 40% en sept mois.

Google+ entre en business land

Mardi 8 novembre 2011

Si vous êtes présent sur les réseaux sociaux comme Twitter, vous devez voir depuis hier fleurir des tweets (messages) comme “Désormais, vous pouvez aussi nous suivre sur Google+“, accolés à des noms de marques ou d’entreprises.

Que se passe t-il au juste ? Simple : la plateforme de l’américain Google vient de s’ouvrir aux marques et aux entreprises, après son lancement survenu l’été dernier. Depuis, le service a essayé aussi de s’appuyer sur quelques VIP, au-delà des early adopters issus du milieu du web 2.0, comme par exemple le net-entrepreneur Loïc Le Meur.

Sans doute faudra t-il une bonne phase d’observation, avant de justifier de la création de pages G+ pour les entreprises, associations, projets, causes, business, etc. de façon systématique. Quand j’avais testé Google+ en juin dernier, j’étais resté un peu sur ma faim, je dois bien l’admettre. Ce même en étant depuis plusieurs années un “google user” satisfait. Et depuis lors, je demeure sur cette impression.

Comme pour un particulier, les entreprises doivent tenir compte de plusieurs aspects, et répondre à plusieurs questions avant de se lancer :

  • s’ajouter (ou pas) la gestion supplémentaire de cet espace communautaire
  • déterminer (ou pas) quel besoin spécifique couvrirait Google+, en sus des réseaux existants
  • mesurer l’impact (SEO, le référencement notamment) d’une page Google+ dans un dispositif web élargi

L’univers googlien

Google+ nouvelle marque social media de Google.

Le pire serait en effet de simplement décliner les mêmes messages déjà multi diffusés sur le web, même si la mécanique de référencement mise en avant est certainement séduisante. Plus que jamais, il s’agit d’une entrée en Google-land, qui est aussi une manière de créer son “business land web”. Plus clairement, un écosystème web complet s’étoffe pour les entreprises, sur le web, avec Google.

Le point fort de cet univers ci est sa cohérence, sa complétude. Même si les habitudes prises pour l’heure sur les réseaux et le web 2.0 sont à l’éparpillement et aux multi écrans, ainsi qu’à un certain “enfermement” en ses murs, comme le coincoit par exemple Facebook. “Meet your audience” disent nos cousins anglo-saxons. On peut aussi simplement se dire que l’offre s’étoffe, que le concurrence s’avive, ce qui devrait logiquement, même en économie 2.0, profiter au consommateur.

Pour compléter : hors Google+ voici une vidéo présentant les Google Apps pour entreprises

Achetez du Googhoo ou du Yagle, à vous de choisir !

Mardi 25 octobre 2011

Alors que l’investisseur high tech ne peut se mettre encore sous la dent l’un des plus belles introductions boursières de l’histoire que sera par exemple celle de Facebook (retardée depuis la mi septembre), les “vieux” loups du web bougent, s’animent et proposeraient mêmes des options alternatives.

Alors que l’investisseur high-tech ne peut se mettre encore sous la dent l’un des plus belles introductions boursières de l’histoire que sera par exemple celle de Facebook(retardée depuis la mi septembre), les “vieux” loups du Web bougent, s’animent et proposeraient mêmes des options alternatives.

Je mets cela au conditionnel, car quand vous lisez un jour sur votre flux Twitter que Google songerait à racheter Yahoo, l’information vous fait son petit effet. Non pas que vous n’ayez pas déjà entendu des choses similaires, issues de moguls ou giga acteurs des nouvelles technologies. Mais en 2011, au cœur d’une crise économique internationale sans précédent, cela ne manque pas de sel. Le mouvement part évidemment depuis l’autre côté de l’Atlantique, du Wall Street Journal plus exactement, et ça devient un vrai buzz validé par une dépêche AFP.

Alors seulement, vous vous mettez à réfléchir : Yahoo connaît en effet des destinées compliquées qui ne le laissent pas entrevoir d’avenir possible sur les terres du web 2.0, et du web tout court. Il n’y a tout simplement plus la place pour plusieurs plateformes internet massives “tout en un” construites autour d’un search et d’un service de mails, plus quelques facéties ; et Yahoo a quitté depuis un bail les terres de l’innovation fracassantes. À ma connaissance, le seul outil en ligne ultra-innovant resteYahoo Pipes : sorte de fabrique à flux RSS, mécano de fabrication de contenus, sans comparaison dans la catégorie des approches aisées sans ligne de codes…

Quant à Google, ses dernières expériences sur les terres des médias sociaux, n’ont pas été suivies de succès fracassants. Google Wave et Google Buzz ont été des échecs cuisants. Même Google + semble avoir du mal à s’installer dans les pratiques déjà bien balisées par Twitter et Facebook, même si en France ses dernières statistiques s’améliorent (cf. : Le Monde). Les nouveaux entrants — sauf coup de génie — ont du mal à faire leur trou.

Monopole à 2, ou 3… ou plus ?

Un autre angle d’analyse, est celui de prendre avec des pincettes une décision qui placerait le nouveau combo en position ultra-dominante sur le marché. Ce que pointe entre autresLeMondeInformatique.fr :

[cela] poserait quelques questions aux autorités en charge de la concurrence. Avec une part de marché dans l’activité de recherche de plus de 65 % selon Comscore, Google passerait à 80 % avec cette opération et amplifierait encore un peu plus sa position dominante“.

Certains donc, envisagent en fait… un trio. Google + Yahoo + Microsoft. À trois “anciens” de l’informatique et du web, peut-on faire accoucher d’une Formule 1 du numérique de demain ? Telle est la question, plus le fait de trouver un joli nom à cet ensemble. Je vous proposais en titre Googhoo et Yagle. Mais peut-être bien que nous aurions à nous adapter phonétiquement à un Migoogya ou un Yaglesoft… Les marchés, plus pragmatiques, adoreraient-ils eux cette approche “à trois on est plus fort” ?

Synthèse pour l’investisseur particulier :

  • peut-être placer quelques sous sur le secteur high-tech (et pas spécifiquement seuls Yahoo et Google) qui devrait forcément tirer profit de ces mouvements de troupe.
  • et sans doute mieux vaut investir dans les start-up de demain, celles portant réellement l’innovation, et que les gros poissons avaleront forcément (cf : relire “les start-ups innovantes” et les notes sur le salon LeWeb) ;

M-paiement : Google Wallet veut doubler tout le monde

Mercredi 21 septembre 2011

C’est officiel. Google cherche absolument à sortir sous peu une killer app’, une application qui tue sur le marché des technologies. Après le début laborieux de Google+, dont je vous parlais il y a quelques mois ici cet été, l’Américain lance une nouvelle application critique. Et cette fois-ci, c’est sur le mobile que ça se passe et en touchant directement au porte monnaie, avec Google Wallet, annoncé officiellement au NFC World Congress de Nice.

La douceur de la Côté d’Azur est-elle propice à des changements d’attitude ? Toujours est-il que Google fait plutôt primer un travail collectif sur ce projet. C’est un premier bon point : Wallet est en effet le résultat de ses efforts combinés avec ceux de Mastercard, Citigroup, Sprint et aussi… d’un Français ! Il s’agit d’Ingenico, spécialiste des solutions de paiement électronique. Il est clair que ça en impose davantage, et évite au passage les critiques du genre “ah l’ogre Google qui fait tout dans son coin“… A un moment où l’entreprise est en voie de “microsoftisation”, ce n’est pas rien.

Le réseau sera pour l’heure limité aux Etats-Unis (sur une base de 124 000 commerçants) et à un seul terminal mobile :  le Nexus S, signé Samsung pour Google. A terme, ce réseau toucherait 311 000 commerçants sur le globe. Le Monde Informatique rappelle que la France n’est pas en reste, avec Orange aussi sur la brèche : l’opérateur se positionne sur une offre similaire tournant sur le Samsung Galaxy S2, dès octobre.

Des prémisses, anciens et récents…

Oublions le marketing et la google-mania quelques minutes. Faisons une pause pour cogiter. Cette technologie est-elle réellement révolutionnaire ? Lisons pour nous aider le rappel fait par le Monde, très explicite : “sur la technologie sans contact “Near Field Communication” (ou “NFC”), des ondes courtes qui permettent un échange de données d’une simple tape sur un lecteur installé chez les commerçants“. Sans vouloir chipoter outre mesure, c’est donc la concrétisation de moult projets et prototypes sortis au début des années 2000, sur des solutions à base de bornes interactives. La grande distribution notamment, y avait beaucoup travaillé. On y adjoint juste aujourd’hui le mobile comme “déclencheur” du paiement.

Plus récemment enfin, on note que Google entend doubler le projet Square de Jack Dorsey, un des co-fondateurs de Twitter. Un projet pas vraiment encore abouti, et surtout plus compliqué à utiliser techniquement (il faut un “plug” matériel sur les terminaux). Je le relevais sur ce blog en février 2011, et le site SiliconBeat le détaille plus nettement encore, en quelque sorte, en s’intéressant à l’aura de patron de Dorsey.

Google quitte donc un temps (utile) le terrain de bataille des applications social media, pour quelque chose de plus concret et de plus orienté business. Peut être le premier pas tangible d’une prochaine révolution des modes de paiement. Et, qui sait… peut être un prochain secteur clé pour les investisseurs en manque d’inspiration.

Pour prolonger : une galerie en images du principe Google Wallet

Google + Motorola + Android : à quoi ça peut servir ?

Mardi 16 août 2011

A en croire les sites internet experts comme ZDNet.fr, le rachat “high tech” de l’été -à savoir Motorola par Google- ne joue que dans la catégorie des opérations de gue-guerre commerciale et de “big strategy”. Jacques Rosselin, directeur de la rédaction de la Tribune, y voit même le fait notable que “Pour la première fois, Google s’aventure en dehors de son terrain en passant du virtuel au réel“. Et aurait donc autre chose à vendre que du “soft” et du “2.0″…

On peut aussi mettre au crédit de ce dossier l’intérêt de faire parler des Etats-Unis autrement que sous l’angle d’un pays immense à dette immense… et d’animer autrement le secteur boursier, même si concentré sur la high tech et les acteurs du web.

Un duo à orchestrer

Pour autant, si l’on reprend l’information sous le prisme de l’avantage utilisateur, que peut-on en attendre concrètement ? Il serait à souhaiter que ce nouveau tandem optimise ses atouts respectifs :

  • pour proposer une gamme de terminaux mobile complète et claire : comment mieux positionner les tablettes, entre les smartphones et les ordinateurs portables ? comment mieux adresser les besoins professionnels ? A ce titre, l’Atrix dévoilé au printemps dernier par Motorola, semble prometteur… Ainsi que le “lapdock” d’accueil, permettant de mieux travailler dans des situations professionnelles.
  • pour enrichir le domaine des applicatifs business, et notamment ceux à caractère économico-financier : une carence que j’ai déjà souligné plusieurs fois ici… Au niveau du socle logiciel, le rachat de Three Laws Mobility annoncé lors du dernier Mobile World Congress, va bien en ce sens.

Il s’agit aussi et surtout d’être en mesure de contrer la prochaine folie du lancement de l’iPhone 5 : dont on a déjà goutté un aperçu, avec l’affaire de “la fuite du stage” chez Orange cet été… et alors qu’est annoncée la biographie officielle de Steve Jobs pour novembre. Rosselin ne dit pas autre chose dans son billet d’analyse, en voyant de plus haut une stratégie puzzle ou plusieurs pièces se mettent en place pour l’américain Google :

Demain, l’information, la publicité, le commerce, les transactions financières et la monnaie passeront d’abord par les outils mobiles. À ce titre, l’intégration verticale est une stratégie gagnante comme Apple l’a montré.

Google+, j’en suis, j’expérimente

Vendredi 8 juillet 2011

Ca y est. Le planning opérationnel m’a quand même laissé un peu de temps pour entrer en “Google+ land”. Ce grâce à l’action efficace d’un membre de mon réseau, oeuvrant justement dans… un réseau social en ligne. Merci à lui. Car le puissant buzz généré autour de ce “nouveau” service “social media” secoue depuis quelques jours le milieu du web, du média 2.0 et même au-delà. Pour preuve, l’action Google connait une violente progression depuis le 27 juin sur le marché (cf : Yahoo Finance). Je me devais donc d’en être, pour vous expliquer de quoi il retourne.

Passons donc maintenant aux “premiers pas”, en essayant de vous dégager à chaque fois ce à quoi pourrait servir le “bidule”. J’entends par là, eut égard à nos thématiques coeur, pour mieux gérer votre vie quotidienne par exemple, et pourquoi pas vos finances.

  • connexion : je suis un “vieil” utilisateur de la suite Google, y ayant effectué mon entrée 2005 (déjà sur une invitation d’une collègue de ZDNet.fr, c’est une manie…). Pour autant, il m’aura fallu attendre plusieurs jours avant de pouvoir me connecter, en suivant des invitations adressées par d’autres membres et aussi des personnes que je connais dans la vraie vie… En fait, il a fallu attendre la nuit de jeudi à vendredi pour y parvenir, subrepticement. Comme l’impression que juste quelques heures étaient “open” pour s’inscrire.
  • entrée : Google a appris visiblement de ses erreurs passées, et propose là un cockpit très sobre, très dépouillé. Fini le “machin” qui clignote dans tous les sens, comme le fut e, son temps feu Google Wave… Pour autant on ne s’y repère pas de suite instinctivement, on cherche le sens global, voire le critère distinctif.
  • manipulation : à la deuxième visite (effectuée ce jour même), on saisit un peu mieux ce que cette application propose. Une sorte de “Facebook-like” en plus allégé, en plus dépouillé. Un expert du domaine, Nicolas Voisin (agence 22Mars, Owni) a d’emblée aligné le service sur l’air de “très bien ce réseau social, pour 2005″. Est-ce une question de design, trop apuré ? ou simplement du fait que Facebook et Twitter existent déjà depuis plusieurs années, pour ne citer qu’eux ?
  • principe : Google+ est malin cependant et concentre plusieurs services déjà présents dans la plateforme, comme le profil, les photos, etc. Innovation réelle : la gestion de “causeries” nommées cercles, possédant leur propre flux, leur propre page. Comme autant de mini Twitter qu’on peut thématiser ou sectoriser.

Bilan : je vois pour l’heure assez peu d’intérêt à manipuler cette solution, en sus des autres préexistantes. Le peu de personnes présentes dans le “sanctuaire” (même s’il va vite grossir) ne permet pas encore de se rendre compte de toutes ses capacités. Pour recentrer cependant sur les sujets des blogs BforBank, je verrai bien se développer sur Google+ des cercles de spécialistes, d’experts (de la finance, des impôts, etc.) se réunir ainsi pour progresser sur des questionnements, ou recherches communes.

Je vais essayer de paramétrer en partie mon compte Google+ en ce sens, et vous tiendrai au courant de ma progression dans cet univers. Si vous avez pu vous-même y évoluer, partagez avec nous vos premières impressions, critiques, remarques, etc.

Terminaux Android : une flotte (de luxe) à exploiter

Jeudi 30 juin 2011

Imaginez ce que l’on pourrait faire avec… L’américain Google vient en effet de laisser très opportunément fuiter que sa plateforme pour mobiles, Android, a franchi le seuil des… 500.000 mobiles activés par jour ! Une flotte “de luxe” pour ainsi dire, numériquement parlant, que tout directeur commercial oeuvrant dans la high-tech, adorerait posséder, pour faire joujou sur les marchés.

La guerre d’avec le géant Apple et ses immanquables iPhone n’est pas sans rapport avec la nouvelle. Il s’agit de part et d’autre de bien bomber le torse avant la trêve estivale  pour ré-attaquer à la rentrée pour motiver autant de deals avec les téléphonistes mobiles. Ceux-là même qui nous feront craquer pour changer une énième fois notre téléphone…

Pour mémo, la galaxie iPhone c’est :

  • 100 millions d’appareils vendus dans le monde (à date de mars 2011, cf CommentCaMarche.net)
  • soit grosso modo (l’appareil étant sorti en 2007) pas loin de 2 millions de terminaux par mois sur 4 ans…
  • à fin 2010, il était déjà le 4ème téléphone portable le plus plus vendu au monde

Mais Android souffre  - je l’ai déjà souligné sur ce blog – d’un manque d’applications, notamment d’applis pros, et re-notamment au rayon de celles dédiées à la gestion financière et aux questions patrimoniales. Argent, investissement, Google, Android… ces notions sont-elles encore trop lointaines les unes des autres ? Ne peut-on envisager Google que sous l’angle de la gratuité totale, qui quelque part, à un moment ou un autre, finit par faire cheap…?

Un luxe mieux assumé

Les amateurs se rassureront donc en notant qu’Android rejoint la “norme” si l’on peut dire, comme les classieux iPhone des Mac Addicts. Plusieurs sites, dont Ecran Mobile, nous apprennent ainsi qu’un terminal Android “de luxe” vient de sortir. Il s’agit d’un Tag Heuer Link coûtant 5.000 euros. Vous avez bien lu le montant. Et pour ce prix, la cible client a été chouchoutée, à en lire les détails de finition choisis par l’horloger suisse : “châssis en acier, du cuir de lézard ou d’alligator sans oublier des incrustations d’or ou de titane“.

Ne reste donc plus qu’à concevoir, outre l’aspect matériel, des “logiciels de luxe” pour que l’usage rejoigne la possession de l’objet. Des idées, messieurs les concepteurs et développeurs ?

Google et la gestion, c’est pas encore ça

Lundi 27 juin 2011

Ce que je retiens de l’annonce des derniers jours, concernant Google et la fermeture de Health et PowerMeter, c’est que ses outils en ligne de gestion personnelle, ne sont pas encore un franc succès…

Pour le géant américain du web, sortir de la messagerie mail et des outils de “webeux” n’est pas si facile que cela. Ce fut réussi par exemple avec la cartographie animée de Google Maps et Google Earth, mais c’est plus dur sur des thématiques “sérieuses” comme la santé ou l’énergie : les deux services qu’il vient donc de décider d’arrêter, faute d’utilisateurs…

Sur le site de L’Express, on rapporte l’analyse faite par Google itself, assez explicite : “Même s’ils n’ont pas atteint l’envergure que nous espérions, nous pensons qu’ils ont fait ressortir l’importance de pouvoir accéder à l’information dans des domaines où c’est traditionnellement difficile”.

Au rayon des informations d’accès plus difficile donc, au rayon par exemple de la gestion, ce n’est pas rassurant pour les Google-addicts. Si l’on attendait des services financiers et ou d’épargne personnelle originaux. J’ai déjà noté la relative pauvreté de ces outils sur la plateforme mobile Android. Elle risque de se prolonger un moment sur le web classique…

Trois univers informatiques

Et cela, en prime, se passe alors que le secteur technologique américain est récemment sous pression en bourse… Et que l’informatique de gestion pure (celle des entreprises et collectivités) est passablement secouée par le concept web 2.0, comme le note Frédéric Charles sur son blog sur ZDNet.fr; et que même avant l’on craignait cette bulle web 2.0, ressentie à nouveau sur les acteurs des réseaux sociaux

Aurait-on tout simplement du mal, plus que prévu, à associer les trois univers ? Ceux des réseaux sociaux, de l’informatique web et de l’informatique classique ? Les produits mutants conjuguant les trois disciplines ont-ils en fin de compte déjà un marché et une demande ? Une trilogie pourtant bien ressentie dans la vie quotidienne, personnelle comme professionnelle… Mais pour l’heure sur le simple angle cumulatif.

Pour prolonger : relire les notes du blog parlant de Google; revoir aussi l’extrait vidéo de la dernière conférence-live sur la bulle web 2.0;

3 milliards d’applications Android, combien de financières ?

Vendredi 22 avril 2011

On vient de franchir un cap significatif en avril : 3 milliards d’applications Android ont été installées dans le monde. Ce n’est pas tout puisque du côté du matériel, il faut noter que “la firme rapporte que 350.000 terminaux Android sont activés chaque jour, principalement aux Etats-Unis, au Japon, en Corée et en Europe“. Pour faire simple, la base matérielle et logicielle de l’empire Google prend de l’épaisseur sur le mobile, face au monde Apple avec ses iPhone et iPad. Pour rappel, les applis iPhone, c’est 7,9 milliards de téléchargements -les downloads- dans le monde en 2010.

Je vous l’ai déjà raconté sur ce blog : une de mes obsessions c’est de dénicher pour vous – et pour moi – de bonnes applications financières sur la plateforme mobile Android, de Google. C’est un créneau où l’on pourrait éventuellement la trouver faiblarde, en tout cas en attente de confirmer.

Les meilleures applis finance

Voici, à défaut de logiciel révolutionnaire, quelques ressources listant les forces en présence, preuve que le sujet interroge certains :

A noter enfin que la bible technophile Mashable liste le seul Google Finance comme une des “6 applis gratuites qui vous ferait quitter l’Iphone” : rien que ça !

Vous en connaissez d’autres ? Voire mieux, vous êtes une start-up qui développe actuellement une application financière révolutionnaire pour la plateforme Android ? N’hésitez pas à nous en parler.

Google mise sur les finances personnelles

Mardi 8 mars 2011

Un rachat de l’américain Google n’est pas en soit une information bouleversante, tant le géant américain du web nous a habitué à sortir le chéquier. Comme le faisaient en leur temps les géants de l’informatique IBM, Microsoft, Oracle, etc.

Mais quand cela se passe sur le domaine des finances personnelles, c’est un peu plus nouveau. Comme le pointe l’Express, nous apprenons ainsi que “Google: rachète la société britannique BeatThatQuote.com“. Ce site internet est en fait un comparateur de prix en ligne. Ou plus exactement un comparateur de services financiers en ligne.

Son boss, John Paleomylites, annonce vouloir grâce à cette nouvelle étape “créer de nouveaux outils permettant aux consommateurs de choisir les meilleurs produits financiers” (cf : Boursier.com). Certains esprits tatillons diraient “il serait temps“, vu que les GoogleApps n’alignent pas encore grand chose au rayon des thématiques financières… Le nouveau front des applications mobiles, pour nourrir smartphones et autres tablettes tactiles, motiverait-il aussi cette décision?

Tarif de ces beaux projets en vue : immédiatement un rachat de 43,7 millions d’euros (cf : Clubic), plus les coûts de développement informatique qui suivront. A noter : on est quand même loin des valorisations à coups de milliards qui excitent l’univers du web 2.0, au point de parler d’une “bulle“…