Archive pour le mot-clef ‘gestion’

Le tableau de bord financier absolu

Jeudi 23 février 2012

Bien sûr, vous connaissez déjà sans doute le tableau de bord boursier que propose BforBank.com, sur sa section bourse.

Mais il n’y a pas de mal à observer ce que l’on fait de l’autre côté de l’Atlantique où l’innovation est souvent présente sur le web. Sur le site financier Barrons.com, je suis tombé sur la nouvelle version de leur tableau de bord marchés : le très humblement nommé Market Data Center.

On connait depuis au moins deux décennies la tendance majeure dans l’informatique de gestion et le pilotage des entreprises, à produire des “TDB” et autres cockpit de pilotage décisionnel. Où l’on trouve ce que les anglo-saxons nomment le “all at a glance” : toute l’information d’un coup d’oeil, avec la sensation d’avoir les curseurs et leviers sous les yeux. Dans la réalité, c’est un peu moins aisé…

Ici, avec Barrons, on peut quand même jouer un peu au maître du monde, commandant tout du doigt. Une forme de déclinaison, au fond, de la “tactile économie” que l’on vit chaque jour sur les terminaux mobiles… Sur ce plan, la fonctionnalité la plus bluffante du dispositif est sans doute les “international markets“, où quand l’on survole telle ou telle ligne de tableau, un petit graphique visuel apparaît automatique en fenêtre “pop up”. Rien de mieux pour saisir une tendance sectorielle rapidement !

Dates et timeline

Autre outil très pratique bien inscrit dans la lignée des services facilitateurs, avec cet “economic calendar“, dynamique et semble t-il assez exhaustif. Chaque entrée y aboutit a minima à une note qui explique en quoi ce rendez-vous est important pour le suivi des marchés, et ce qu’il est censé produire/livrer. Il donne un peu l’impression d’une “timeline” : format cher aux applicatifs de la génération web 2.0, comme par exemple Dipity.

Il ne manquerait plus que de pouvoir y ajouter des dates personnelles (!) de grands rendez-vous de son secteur professionnel, ou de son entreprise pour être tout à fait complet. Un peu dans l’esprit d’un Google Agenda, qui serait ajouter à ce service web.

Un calendrier financier mondial !

Dataviz et standard

Dans une moindre mesure, en France, on approche de ce type d’outils avec le TDB Finyear (de cfo-news.com), ou plus grand public dans la logique de portail web d’un Yahoo Finance. Mais clairement, l’exploitation des chiffres et données sous format temps réel et imagé (le dataviz, ou data visualization) n’est pas encore la tasse de thé des sites financiers hexagonaux… Et même des projets comme le Google Public Data semblent encore assez sommaires dans leur contenu, ou demandent un peu de pratique pour maîtriser les codes et l’ergonomie. Bref, un standard sera sans doute rapidement nécessaire.

Questions : connaissez-vous et pratiquez-vous d’autres tableaux de bord dynamiques de ce type ? Si oui, lesquels ? Quels sont ceux que vous avez en revanche quittés, et pour quelles raisons, quels manquements principaux ?

Comment et quand gérez-vous en ligne vos finances ?

Lundi 10 octobre 2011

La question de “gérer ses finances en ligne” ou “son argent en ligne” préoccupe en effet, car “l’outillage” pour le faire a considérablement progressé au cours des années 2000. Qu’il s’agisse des services bancaires en ligne, ou des logiciels dédiés à ce besoin. Pour autant, il me semble qu’il ne s’agit pas seulement de solutions et de logiciels, de “matos”, mais aussi, d’un certain… “contexte”, du cadre dans lequel on vit ce moment particulier. C’est ce sur quoi je vous propose de réfléchir. Qui sait, nous pourrions trouver en commun de nouvelles idées !

Dans mon cas, je l’avoue, je ne dédie pas un temps spécifique et programmé à la gestion de mon argent en ligne. Clairement, ce n’est pas dans mon agenda. Mais je le fais cela dit régulièrement, avec une sorte “d’horloge interne”, qui me dit que c’est le moment. En général, ça se passe lors de plages de vadrouille en ligne sur les réseaux sociaux et sites d’information, où je consacre quelques minutes à aller checker mes comptes bancaires et mes placements. La plupart du temps, je réalise des opérations en ligne d’harmonisation entre mes comptes de placement.

Le “timing” de cette gestion personnelle se fait plutôt sur le week-end, et plutôt dans une situation de “pseudo-travail”. C’est-à-dire, autant que je m’en souvienne pour chaque occasion : plutôt assis à mon bureau, que calé dans un fauteuil. Ce dernier cas, je le réserve aux consommations ludiques en ligne ou à la détente.

Dans ces moments de gestion de mes “finances perso”, il m’arrive d’aller vérifier des informations en ligne, sur les actualités ou les blogs. Ce qui peut par exemple parler du contexte boursier ou des destinées de tel ou tel type de placement. Des widgets (comme ceux de BforBank) peuvent compléter mes besoins, plus globalement, j’apprécie d’avoir vite sous la main un convertisseur de devises, en généralcelui du concurrent de Google. Quadrat, je suis en effet de la génération à avoir connu le Pascal

Le rendez-vous des impôts en ligne

Mon grand rendez-vous annuel de gestion en ligne, reste au demeurant, comme nombre de Français et Françaises, la télédéclaration des impôts. Je vous ai déjà pointé le sujet sur ce blog, pour noter cette “performance à la française” qui est un vrai facilitateur de vie. Je pense avoir été parmi les premiers à l’utiliser et en ai toujours ressenti de la satisfaction : plus simple, plus rapide, plus cohérent avec une vie numérique en ligne épanouie ;-)

Et vous, ça se passe comment votre gestion financière en ligne ? Pour classer en quelques questions clés :

  • Quand et comment gérez-vous votre argent ?
  • Que pratiquez-vous régulièrement comme “actions de gestion en ligne” ?
  • Cela vous est-il important ou tout à fait secondaire ?

Je crois qu’il y a en effet un rapport entre ce moment, choisi ou non, et la manière dont on gère ses finances. Notre personnalité et notre rapport à l’argent y ressortent aussi très certainement. Et peut-être devrions-nous tenir plus compte de ces informations, pour mieux imaginer les services de demain.

Les logiciels de gestion, mauvais pour la productivité ?

Vendredi 16 septembre 2011

Pour qui a couvert journalistiquement, ou simplement par curiosité, le secteur des systèmes d’information et des progiciels (ce fut mon cas, pour le CXP notamment entre 2001 et 2003), les études choc sponsorisées par un éditeur ne sont pas une surprise. C’est même le lot quotidien, qui rythme la sortie de tel ou tel nouveau produit, de telle ou telle nouvelle version.

Or donc dans une étude IDC pour le compte d’IFS (un éditeur d’ERP), citée par l’Usine Nouvelle, il est dit rien moins que l’ergonomie des progiciels de gestion nuirait à la productivité des entreprises. Boum-badaboum, c’est un comble pour une famille d’outils logiciels qui sont faits justement pour l’inverse. Et encore plus quand l’on note que l’enquête a touché “1 244 cadres supérieurs issus de neuf pays“.

Que dit plus en détails le papier de l’UN et en amont l’étude experte ?

  • moins d’1/3 d’entre eux trouvent que leurs applications sont intuitives et faciles à utiliser;
  • 60 % estiment que certains domaines d’application peuvent être améliorés;
  • 36 % ont affaire à des tâches qui leur font perdre du temps.

N’en jetez plus, on a compris le message, les progiciels c’est trop vieillot, trop “old school“, c’est moche et ça fait perdre du temps. Certes, à n’en pas douter, il s’agit pour IFS de dire cela tout haut, en proposant dans pas longtemps une interface révolutionnaire et qui clignote de partout sur l’écran de votre ordinateur de service… Mais passé ce besoin mercantile et opportuniste, admettons que l’étude repère un vrai soucis, plus subtil à saisir.

Méchant S.I contre gentil 2.0

La gestion financière n’est pas seule en cause. C’est toute la gestion informatisée d’entreprise qui vit actuellement un vrai drame, en tout cas un choc générationnel : la confrontation au web 2.0, aux applications distantes, au cloud computing, à l’open source… Toutes disciplines qui rendent l’ordinateur indolore au travail, permettre le télé-travail, etc.

Les systèmes d’information et leurs patrons (les “DSI”), n’ont souvent pas vu cela, pas compris les enjeux. De fait ils gèrent actuellement une situation de plus en plus intenable et schizophrénique : d’u côté des utilisateurs incontrôlables et autonomes en nouvelles technologies vs. de l’autre côté des systèmes lourds et coûteux, peu propices à “ouvrir les portes”.

En revanche, le point positif est que, en-dehors des “zozos du 2.0” et des réseaux sociaux, il y a aussi des entreprises plus classiques, qui pensent depuis plusieurs années déjà en terme d’interfaces web, de design et d’ergonomie plus légère. Je pense par exemple à l’américain Salesforce, au départ un CRM (gestion de la relation client) en ligne mais qui a su s’ouvrir aux logiciels de gestion. Salesforce, fondé par Marc Benioff (un ancien d’Oracle) parle, mange, pense et cogite web tout le temps et intègre de plus en plus des outils des médias sociaux, comme le pointe d’ailleurs aussi L’Usine Nouvelle. Le big boss est très présent sur le web 2.0, par exemple avec son propre compte Twitter, @Benioff, fort de ses 18.476 abonnés à date.

L’éditeur réfléchit même en terme d’interface HTML5 pour faciliter le tactile, c’est dire ! Et pour bien mettre en bouteille tous ses efforts, il affiche sur son site en page d’accueil des expressions comme “l’entreprise collaborative”, le “cloud computing”, etc. A une année lumière, des “boîtes de logiciel” qu’on achète comme dans les anneés 90…

Google et la gestion, c’est pas encore ça

Lundi 27 juin 2011

Ce que je retiens de l’annonce des derniers jours, concernant Google et la fermeture de Health et PowerMeter, c’est que ses outils en ligne de gestion personnelle, ne sont pas encore un franc succès…

Pour le géant américain du web, sortir de la messagerie mail et des outils de “webeux” n’est pas si facile que cela. Ce fut réussi par exemple avec la cartographie animée de Google Maps et Google Earth, mais c’est plus dur sur des thématiques “sérieuses” comme la santé ou l’énergie : les deux services qu’il vient donc de décider d’arrêter, faute d’utilisateurs…

Sur le site de L’Express, on rapporte l’analyse faite par Google itself, assez explicite : “Même s’ils n’ont pas atteint l’envergure que nous espérions, nous pensons qu’ils ont fait ressortir l’importance de pouvoir accéder à l’information dans des domaines où c’est traditionnellement difficile”.

Au rayon des informations d’accès plus difficile donc, au rayon par exemple de la gestion, ce n’est pas rassurant pour les Google-addicts. Si l’on attendait des services financiers et ou d’épargne personnelle originaux. J’ai déjà noté la relative pauvreté de ces outils sur la plateforme mobile Android. Elle risque de se prolonger un moment sur le web classique…

Trois univers informatiques

Et cela, en prime, se passe alors que le secteur technologique américain est récemment sous pression en bourse… Et que l’informatique de gestion pure (celle des entreprises et collectivités) est passablement secouée par le concept web 2.0, comme le note Frédéric Charles sur son blog sur ZDNet.fr; et que même avant l’on craignait cette bulle web 2.0, ressentie à nouveau sur les acteurs des réseaux sociaux

Aurait-on tout simplement du mal, plus que prévu, à associer les trois univers ? Ceux des réseaux sociaux, de l’informatique web et de l’informatique classique ? Les produits mutants conjuguant les trois disciplines ont-ils en fin de compte déjà un marché et une demande ? Une trilogie pourtant bien ressentie dans la vie quotidienne, personnelle comme professionnelle… Mais pour l’heure sur le simple angle cumulatif.

Pour prolonger : relire les notes du blog parlant de Google; revoir aussi l’extrait vidéo de la dernière conférence-live sur la bulle web 2.0;

Gérer son budget… et sa réforme fiscale en ligne?

Jeudi 3 février 2011

Hasard du calendrier et des actualités, la gestion financière en ligne a été dernièrement très discutée dans les médias et la presse. Tantôt, cela s’est produit dans une approche classique et sans surprise (le tableau de bord); tantôt cela s’est passé dans une approche plus originale…