Archive pour le mot-clef ‘entreprises’

Google+ entre en business land

Mardi 8 novembre 2011

Si vous êtes présent sur les réseaux sociaux comme Twitter, vous devez voir depuis hier fleurir des tweets (messages) comme “Désormais, vous pouvez aussi nous suivre sur Google+“, accolés à des noms de marques ou d’entreprises.

Que se passe t-il au juste ? Simple : la plateforme de l’américain Google vient de s’ouvrir aux marques et aux entreprises, après son lancement survenu l’été dernier. Depuis, le service a essayé aussi de s’appuyer sur quelques VIP, au-delà des early adopters issus du milieu du web 2.0, comme par exemple le net-entrepreneur Loïc Le Meur.

Sans doute faudra t-il une bonne phase d’observation, avant de justifier de la création de pages G+ pour les entreprises, associations, projets, causes, business, etc. de façon systématique. Quand j’avais testé Google+ en juin dernier, j’étais resté un peu sur ma faim, je dois bien l’admettre. Ce même en étant depuis plusieurs années un “google user” satisfait. Et depuis lors, je demeure sur cette impression.

Comme pour un particulier, les entreprises doivent tenir compte de plusieurs aspects, et répondre à plusieurs questions avant de se lancer :

  • s’ajouter (ou pas) la gestion supplémentaire de cet espace communautaire
  • déterminer (ou pas) quel besoin spécifique couvrirait Google+, en sus des réseaux existants
  • mesurer l’impact (SEO, le référencement notamment) d’une page Google+ dans un dispositif web élargi

L’univers googlien

Google+ nouvelle marque social media de Google.

Le pire serait en effet de simplement décliner les mêmes messages déjà multi diffusés sur le web, même si la mécanique de référencement mise en avant est certainement séduisante. Plus que jamais, il s’agit d’une entrée en Google-land, qui est aussi une manière de créer son “business land web”. Plus clairement, un écosystème web complet s’étoffe pour les entreprises, sur le web, avec Google.

Le point fort de cet univers ci est sa cohérence, sa complétude. Même si les habitudes prises pour l’heure sur les réseaux et le web 2.0 sont à l’éparpillement et aux multi écrans, ainsi qu’à un certain “enfermement” en ses murs, comme le coincoit par exemple Facebook. “Meet your audience” disent nos cousins anglo-saxons. On peut aussi simplement se dire que l’offre s’étoffe, que le concurrence s’avive, ce qui devrait logiquement, même en économie 2.0, profiter au consommateur.

Pour compléter : hors Google+ voici une vidéo présentant les Google Apps pour entreprises

Business, entreprises et réseaux sociaux : quelques repères par Loïc Le Meur

Lundi 3 octobre 2011

Business, entreprises et réseaux sociaux : quelques repères par Loïc Le Meur

Le net-entrepreneur français tiendra en début décembre la nouvelle édition de son salon dédié à l’internet et aux réseaux sociaux, le bien nommé LeWeb. Cette fois-ci sur 3 jours au lieu de 2, il sera l’occasion de saisir l’état de santé de la net économie et de discerner les projets et concepts porteurs. Seront-ils fortement orientés, comme l’an dernier, sur les plateformes et la mobilité ? Vont-ils consacrer une nouvelle discipline ? À voir.

Mais au fait, dirait avec raison le néophyte : c’est quoi les réseaux sociaux du point de vue business ? En a-t-on réellement besoin dans l’entreprise ? Il y a quelque temps, Loïc Le Meur dédiait toute une série d’entretiens vidéos à l’importance des réseaux sociaux pour les entreprises : 30 clips didactiques consistant un peu aux 30 règles de base de la question, pour les débutants. Un exercice de vulgarisation que cette pointure du net adore, pour diffuser et encore diffuser les principes du web 2.0 et la révolution qu’ils sont censés porter dans l’entreprise et le business. Principes de base, par exemple ? “Aller là où elle l’audience“, une audience désormais multicanal, multisupports, 24h/24. “Soyez fun !” et comportez-vous “comme vous êtes dans la vraie vie“.

Je disais plus haut “sensés” car le sujet se pondère quelque peu. Les repères de cet optimiste forcené sont utiles, parce qu’ils permettent de guider les pas – plus réalistes et bien plus ardus – du social média dans les entreprises et dans le monde du travail. Le web en lui seul n’est parfois pas encore maîtrisé, alors que le “web 2″ tape déjà à la porte des entrepreneurs… Mon expérience de formateur m’a ouvert les yeux sur ce terrain. Il faut rester humble et patient.

Différences USA/France

Cet été, Le Meur avait aussi les honneurs d’une vidéo du consulat de France à San Francisco, où il détaille déjà davantage l’aventure Seesmic : la net-entreprise qu’il est en effet allé monter aux “States”, et qui se veut aujourd’hui une suite applicative généraliste pour gérer toute sa présence en ligne et notamment son “signal social” sur les réseaux majeurs. Un besoin que de nombreux “pro” du web soulignaient depuis un moment : à trop avoir de services en ligne, on en ressent le besoin d’un tableau de bord, d’un “cockpit”.

Dans cette vidéo, il explique notamment – points intéressants – les différences de fonctionnement des professionnels du web américains (du moins en Californie) par rapport à leurs homologues Français. Essentiellement une différence de vitesse et de réactivité, de flexibilité ou d’intention de créer d’emblée un “succès mondial”. Dès lors, que faire en France ? Le fer est à porter selon lui sur le terrain de l’éducation : “Habituer les jeunes à vouloir créer des entreprises plus tôt. Faire que la pratique de l’anglais soit acquise plus tôt“.

Ne peut-on alors créer des entreprises et ouvrir des marchés “social média” en France et en Europe, en 2011 ? Le Meur retient surtout que “la technologie c’est cyclique, sur 3 à 5 ans“, et que les signes de redépart se font sentir. C’était bien sûr avant l’aggravation de la crise des marchés financiers, qui obère désormais ce nouvel élan pour la net économie… On l’a bien senti, mi septembre, avec l’annonce du retard de l’entrée en bourse de Facebook, qui promettait être l’événement de l’année.

Une chose est certaine cependant : le web est là et bien là, tout comme les nouvelles pratiques sociales en ligne qui en sont issues. Et l’on a bien besoin de “passeurs” pour les diffuser, sereinement, dans la société et en faire demain des outils de business et de travail maîtrisés.

Pour prolonger : vous pourrez lire aussi…

Conférence web : un e-G8 Forum… à tester ?

Lundi 23 mai 2011

C’est un des sujets qui anime la communauté web et geek en ce moment : pour ou contre l’e-G8 Forum ? Evènement voulu par le président Sarkozy et orchestré par Publicis, il est une mise en bouche du G8 (le vrai, en dur) qu’il préside quelques jours plus tard.

Sur le fond, qu’en est-il ? A quoi va servir ce nouveau “bidule” ? Le Figaro en livre un résumé tendu mais juste, sous l’expression de “Gotha du web” : “De Google à Facebook, 1000 décideurs se réunissent dès mardi pour définir ensemble les enjeux du secteur.” Approche VIP donc, que confirme Les Echos, évoquant lui “les stars du web“.

A visiter le site internet créé pour l’occasion, sans être méchant, on voit pour l’heure qu’on ne dispose que d’une coquille assez vide. Elle ne demande certes qu’à être remplie, et l’on suivra donc avec intérêt l’impressionnante liste d’intervenants de premier plan annoncée au menu. Rien moins que : Eric Schmidt (Google), John Donahoe (e-bay), Andrew Mason (Groupon), Jimmy Wales (Wikipedia) et surtout Mark Zuckerberg (Facebook) pour le rayon international et “branché”. Ce dernier fait jaser la planète depuis le film qui lui a été consacré “The Social Network“, et l’introduction en bourse de Facebook, que tout le monde attend…

L’évènement compte aussi des pointures plus “classiques” comme Rupert Murdoch (New Corporation) ou encore Klaus Schwab (WEF); puis Antoine Gallimard (éditions éponymes), Jean-Bernard Lévy (Vivendi), Xavier Niel (Iliad) au rayon français, sans compter des politiques au premier rang desquels Christine Lagarde.

Pour ce qui est du fond, certains ont la dent dure, dès l’amont, sur l’intention cachée derrière cet e-G8. Marianne y voit “La diplomatie Internet: la volte-face de Nicolas Sarkozy“, quand d’autres y repèrent un simple “écran de fumée” (La Quadrature du Net) ou au mieux un “ni oui ni non” comme Claude Soula, sur son blog (Multi)médias… Ce que Le Point résume parfaitement, disant que “Le forum e-G8 suscite doutes et attentes“.

Deux rendez-vous l’an

Au fond, plus prosaïquement, la France n’est-elle pas en train de s’offrir… deux grands évènements web et nouvelles technologies l’an ? L’un au printemps, cet e-G8, et l’un en hiver, LeWeb de Loïc Le Meur. Ce dernier réunit déjà depuis plusieurs années sommités du web et stars montantes de la net-industrie. Nicolas Sarkozy (candidat) s’y était d’ailleurs rendu en 2006, déjà pour donner gage de son intérêt sur les nouvelles technologies.

Et c’est sans compter sur d’autres évènements hexagonaux qui montent : Lift France (en juillet à Marseille), et aussi TedX Paris. On a jamais autant disposé de raouts, scènes et tribunes de premier plan pour une économie… qui ne demande qu’à se consolider en France et pour mieux rayonner dans le monde ! Pour le dire simplement :  moins de blabla, plus d’actions.

C’est aussi ce gage qui permettra à plus d’investisseurs -particuliers comme business angels- de miser sur ces start-ups de demain que tout le monde appellent de ses voeux. Les politiques comme les citoyens qui ont besoin de travail…

“Diagnostic, pronostic, numérique”

Mercredi 23 février 2011

Je suis toujours admiratif des personnes capables de résumer des situations complexes aux “trois ou quatre notions clés”, aux “points essentiels” à retenir. Elles aident souvent à clarifier ce que d’autres se plaisent à masquer derrière l’écran fumeux du “c’est trop complexe”, ou du “c’est assez dense”. Argument qui leur permet trop souvent de cacher leurs propres incuries et limites…

Ce matin, sur les ondes d’Europe 1, on pouvait assister “live” à ce type d’exercice. Jean-Pierre Elkabbach recevait pour son interview Maurice Lévy, entre autres patron du groupe Publicis. Ce dernier intervenait pour aider à discerner ce que sera/serait l’année 2011, au regard des derniers évènements géo-politiques, économiques et technologiques.

Et pour l’annoncer, Elkabbach a eu cette formule très adaptée : “diagnostic, pronostic, numérique“. Un résumé limpide et concis qui correspond parfaitement à ce que le patron a expliqué par la suite. Un monde en plein mouvement sur le plan politique, dont l’économie se remet d’une période difficile et où les nouvelles technologies web auront et ont déjà un poids prépondérant.

Oh bien sûr, tout ceci n’est pas complètement innocent : Lévy a bien quelque chose à vendre sur les ondes, en l’espèce une nouvelle offre (Webformance) de Publicis, à destination des PME/TPE. Mais elle n’est pas dénuée d’exigence et de réalité, partant du fait que “2/3 des très petites entreprises [sont] absentes du net” (AFP). Fallait-il attendre 2011 pour s’en rendre compte et réagir? Moins sûr, le tableau est peint depuis plusieurs années déjà, avec un mauvaise gouache…

Trilogie… de l’épargnant en 2011?

Pour un peu, même si ce conseil se destinait principalement aux entrepreneurs et patrons, on pourrait aussi l’ouvrir à d’autres publics : comme les épargnants et investisseurs. Sachant qu’on peut être l’un et l’autre aussi ;-) Voici alors une sorte de discipline à avoir, pour prendre de bonnes décisions, trier les options, mieux s’organiser. On “diagnostique” tel marché ou tel produit; on tient compte des “pronostics“; on garde en tête (comme canal ou comme objet d’investissement) le monde “numérique“. Tout y est.

Question que je vous tourne donc chers lectrices et lecteurs : cette trilogie de l’année 2011 dessinée par M. Lévy, vous semble t-elle un bon prisme, en terme de gestion financière personnelle et de perception du contexte économique?

Pour prolonger : revoir le “Guide vidéo des marchés financiers 2011