Je vous en parle depuis un moment, à l’instar de tous ceux qui pensent que les sur-valorisations boursières de ces derniers mois sur le secteur internet… nous ramènent à la première bulle web du début des années 2000 ! Qui fut un krach boursier mémorable.
Na t-on rien appris en une décennie ? Qu’un business tient d’abord sur ces fondamentaux et la chaîne vertueuse qui conduit à un chiffre d’affaires durable et serein.
L’Expansion y revient en ce début septembre, au sein d’un dossier dont l’accroche est explicite “La bulle 2.0 va t-elle éclater ?“, avec pour ajout de titraille “Ces autres Lehman qui menacent…”. Sur cet article un internaute résume en commentaire le dilemme du nouveau secteur internet né après 2005 : “Avoir des Milliards d’utilisateurs bien décidés à ne jamais rien payer, qui génèrent des billions de clicks à traiter, cela coute des millions, et cela ne rapporte rien !“.
Rien de bien nouveau cela dit, si ce n’est d’expliciter les équations de ce nouvel excès : “le réseau professionnel LinkedIn valait début août presque 10 milliards de dollars, soit l’équivalent des célèbres hôtels Marriott“.
Angry Birds : modèle de bulle 2011 ?
En même temps, toute cette connaissance n’empêche pas… les nouvelles petites bulles de se former ! Séquence perso : je revois mes deux garçons, le week-end dernier, bloquer tous deux dans un magasin Fnac sur les écrans tactiles des nouvelles tablettes sorties et mises en démonstration. Et tous deux plus particulièrement sur le jeu… Angry Birds. En quelques secondes, ils ont compris le principe archi simple de ces oiseaux pas malins, transformés en projectiles. Et si je ne les avais pas “décroché” de leurs écrans, ils y joueraient encore !
De l’autre côté, le site PC Impact nous apprend que Rovio, l’éditeur d’Angry Birds viserait une valorisation à 1,2 milliards de dollars. Il surfe sur un attrait plus que vif pour tous les acteurs des social games, jeux viraux et autres applications qui se sont développés… sur les réseaux sociaux en ligne notamment. La boucle est bouclée !
L’avis du site high tech est sans appel : “Quand on sait que Take-Two, l’éditeur des fameux GTA, a actuellement une valorisation boursière inférieure à 1 milliard de $, voir Rovio à un niveau supérieur laisse dubitatif. Pire encore, THQ, lui, ne vaut que 131 millions de $, alors qu’il réalise pourtant près d’un milliard de $ de chiffre d’affaires annuel, (…)“.
Pour ma part, je le vérifie à l’instant sur mon smartphone (Android)… Angy Birds m’y est proposé dans une dizaine de versions à télécharger. Et toujours au même prix : 0 euros.
Relativisons cela dit la portée de ces craintes. Une des premières interrogations véritables sur ce risque de bulle 2.0 remonte à… 2006, sur TechCrunch. De deux choses l’une : ou c’est une bulle extrêmement résistante qui gonfle, qui gonfle sans faire “paf”. Et en ce cas il faut déposer le brevet! Ou les acteurs de ce web ci naissent, se développent et disparaissent à une vitesse telle, que l’économie actuelle les digère vite.
Pour prolonger : revoir l’avis des experts Marc Fiorentino et Marc Renaud sur le risque de nouvelle bulle web; relire la note “Vers la nouvelle bulle web 2.0 ?“;








