Archive pour le mot-clef ‘bulle’

La bulle 2.0… qui repart et qui revient

Mardi 6 septembre 2011

Je vous en parle depuis un moment, à l’instar de tous ceux qui pensent que les sur-valorisations boursières de ces derniers mois sur le secteur internet… nous ramènent à la première bulle web du début des années 2000 ! Qui fut un krach boursier mémorable.

Na t-on rien appris en une décennie ? Qu’un business tient d’abord sur ces fondamentaux et la chaîne vertueuse qui conduit à un chiffre d’affaires durable et serein.

L’Expansion y revient en ce début septembre, au sein d’un dossier dont l’accroche est explicite “La bulle 2.0 va t-elle éclater ?“, avec pour ajout de titraille “Ces autres Lehman qui menacent…”. Sur cet article un internaute résume en commentaire le dilemme du nouveau secteur internet né après 2005 : “Avoir des Milliards d’utilisateurs bien décidés à ne jamais rien payer, qui génèrent des billions de clicks à traiter, cela coute des millions, et cela ne rapporte rien !“.

Rien de bien nouveau cela dit, si ce n’est d’expliciter les équations de ce nouvel excès : “le réseau professionnel LinkedIn valait début août presque 10 milliards de dollars, soit l’équivalent des célèbres hôtels Marriott“.

Angry Birds : modèle de bulle 2011 ?

En même temps, toute cette connaissance n’empêche pas… les nouvelles petites bulles de se former ! Séquence perso : je revois mes deux garçons, le week-end dernier, bloquer tous deux dans un magasin Fnac sur les écrans tactiles des nouvelles tablettes sorties et mises en démonstration. Et tous deux plus particulièrement sur le jeu… Angry Birds. En quelques secondes, ils ont compris le principe archi simple de ces oiseaux pas malins, transformés en projectiles. Et si je ne les avais pas “décroché” de leurs écrans, ils y joueraient encore !

De l’autre côté, le site PC Impact nous apprend que Rovio, l’éditeur d’Angry Birds viserait une valorisation à 1,2 milliards de dollars. Il surfe sur un attrait plus que vif pour tous les acteurs des social games, jeux viraux et autres applications qui se sont développés… sur les réseaux sociaux en ligne notamment. La boucle est bouclée !

L’avis du site high tech est sans appel : “Quand on sait que Take-Two, l’éditeur des fameux GTA, a actuellement une valorisation boursière inférieure à 1 milliard de $, voir Rovio à un niveau supérieur laisse dubitatif. Pire encore, THQ, lui, ne vaut que 131 millions de $, alors qu’il réalise pourtant près d’un milliard de $ de chiffre d’affaires annuel, (…)“.

Pour ma part, je le vérifie à l’instant sur mon smartphone (Android)… Angy Birds m’y est proposé dans une dizaine de versions à télécharger. Et toujours au même prix : 0 euros.

Relativisons cela dit la portée de ces craintes. Une des premières interrogations véritables sur ce risque de bulle 2.0 remonte à… 2006, sur TechCrunch. De deux choses l’une : ou c’est une bulle extrêmement résistante qui gonfle, qui gonfle sans faire “paf”. Et en ce cas il faut déposer le brevet! Ou les acteurs de ce web ci naissent, se développent et disparaissent à une vitesse telle, que l’économie actuelle les digère vite.

Pour prolonger : revoir l’avis des experts Marc Fiorentino et Marc Renaud sur le risque de nouvelle bulle web; relire la note “Vers la nouvelle bulle web 2.0 ?“;

La bulle web, LinkedIn déconseillé, Facebook gagnant

Jeudi 26 mai 2011

"Marc Fiorentino"Durant la conférence-live tenue mardi sur le thème “Investir dans un monde incertain“, les trois experts invités sur le plateau sont revenus à plusieurs reprises -motivés par les questions des internautes- sur le sujet des nouvelles technologies et de la possible nouvelle bulle web en cours de constitution sur les marchés boursiers. Une bulle notamment à base d’engouement pour les réseaux sociaux comme LinkedIn et Facebook.

En voici les passages clés en images :

Parmi les phrases saillantes sur cette nouvelle bulle web, celles de Marc Fiorentino :

  • La bulle ? A la fin il n’y aura probablement qu’un seul gagnant, c’est Facebook“;
  • L’eG8 ? Il ne faut pas que ça se transforme en Festival de Cannes numérique, où chacun va vouloir être pris en photo sur le tapis rouge avec Mark Zuckerberg“.

Phrases fortes aussi de François de Curel, concernant LinkedIn, récemment introduit en bourse :

  • Je ne conseille pas d’acheter du LinkedIn
  • En bourse, il vaut mieux investir dans des sociétés dont les résultats vont augmenter et qui ne sont pas valorisées trop cher. Le contre-exemple de LinkedIn aujourd’hui

Un oubli, Twitter ?

Une seule remarque : Twitter, pourtant âgé de 5 ans et très ciblé par les investisseurs ces derniers mois qui attendent comme pour Facebook son introduction boursière, n’a pas été cité une seule fois par les trois experts. Le réseau social de micro-bloguing est pourtant souvent envisagé pour prédire la bourse… un comble !

Double comble, pour ainsi dire, d’autant que Twitter était mercredi soir “LE” sujet de discussion du talk-show “Ce soir ou Jamais“, animé par Frédéric Taddéï sur la chaîne France 3. Même si l’angle d’accroche partait de l’affaire DSK et de son fort écho sur Twitter, certains experts des technologies savent que lorsqu’un sujet arrive ainsi dans un espace grand public, il en est parvenu à sa maturité business… A vérifier sous peu.

Vers la (nouvelle) bulle web (2.0) ?

Mardi 22 février 2011

L’Expansion le titre sur un ton affirmatif : “Ce qu’il faut savoir sur la bulle du web 2.0“. Cela fait du bien, quelque part, de ne pas parler la langue de bois au royaume des prédictions économiques. Car cela fait plusieurs mois qu’on entend parler d’une possible nouvelle bulle sur le secteur des nouvelles technologies. Pour ceux qui ont vécu sur une île coupée de tout depuis 2005, celle-ci concerne désormais le web 2.0. A savoir, pour définir rapidement cette notion clé, la “nouvelle” allure d’un internet fait d’applications informatiques distantes, plus souples, de communication facilitées et de réseaux sociaux en ligne communautaires et participatifs.

Très tôt, cette notion a été bornée par quelques têtes pensantes, qui annonçaient d’ailleurs les risques de bulle, tel Loïc Le Meur en 2006. Et même le très financier Agefi, qui titrait aussi dès 2006 que “L’émergence du Web 2.0 pourrait entraîner une nouvelle bulle internet“.

Que nous dit en gros de nouveau l’article de l’Expansion, co-signé par Jean-Baptiste Su et Yves Adaken? Tout d’abord que “beaucoup de journalistes financiers et de blogs spécialisés” sont inquiets de la situation. Laquelle? Cette accumulation de grosses valorisations, à coup de milliards de dollars : “60 milliards de dollars pour Facebook, 15 milliards pour Groupon, 10 milliards pour Zynga et Twitter, 3 milliards pour LinkedIn et 1 milliard pour Pandora“, rappellent les journalistes.

Dix ans d’écart, sagesse acquise?

Pour autant, paniquer il ne faut point. Car 2011 est différent de 2000 et la première bulle internet, ce sur plusieurs points précis : “la flambée des valorisations ne concerne encore qu’une poignée de start-ups“, et surtout les modèles économiques et les résultats sont plus solides. Certes. Mais plusieurs experts tirent quand même la sonnette d’alarme sur cette vision trop angélique des choses.

Un “social media” un “social network”, n’a pas encore de chaîne ADN claire pour consolider le business. Soit quant à la transformation en espèces sonnantes et trébuchantes de cet internaute qui participe, produit, échange, note, teste, etc. Et surtout, la concurrence est vive au royaume du 2.0 : stars et outils “incontournables” se montent et se défont chaque jour. Combien restent ignorées pour quelques étoiles filantes qui font les couvertures des magazines branchés ?

Pour prolonger : quelques analyses récentes et pertinentes, qui ont contribué à ouvrir les yeux sur la net économie actuelle. Et qui témoignent toutes d’une prise de conscience réelle du problème…

Lire aussi : les précédentes notes “Les Américains Facebook et Twitter bientôt en bourse” et sur Square.