L’internet des objets : un terrain d’investissement certain

Le thème du salon LeWeb donne en général le “LA” des tendances internet fortes du moment, et aussi… des business à venir pour les 2 à 3 ans devant. Pour la prochaine cuvée française Le Web 2012, Loïc Le Meur sort du purement numérique et social media : the “Internet of Thing” (IoT) pourrait être ce chaînon manquant, celui qui prépare le monde demain. Objets communicants, robotique, domotique, etc. les applications sont multiples et prometteuses d’une vie numérique affranchie des contraintes, plus fluide, plus efficace.

Ecoutons Loïc nous en parler, en préambules de l’évènement :

Côté business, la métrique posée en pitch des conférences donne à réfléchir pour les investisseurs potentiels : d’ici 2020, quelques 50 milliards d’objets seront connectés au web. Et si l’on va vérifier les derniers chiffrages marché retenus par les cabinets spécialisés (comme Companies&Markets), il y a de quoi envisager des business et des leviers : une croissance de 30,1% sur les 5 prochaines années, pour atteindre un marché de 290 milliards de dollars en 2017.

Bien sûr, il faut raison garder et se souvenir que toutes les ruptures technologiques -majeures comme mineures, voire passées aux oubliettes- ont profité de telles analyses à chiffres exponentiels et perspectives audacieuses. Mais la permanence de la thématique me donne à penser que cette fois, il y a matière à cette fameuse “convergence” qu’avait évoqué au début des années un certain “J2M”.

Réconcilier web, industrie et financeurs

La première fois que j’ai entendu parler de l’IoT dans sa forme première (le “M2M”, machine to machine) c’était vers 2006, en travaillant chez ZDNet.fr. L’on envisageait alors de monter un évènement concentrant les acteurs de ce marché émergeant. C’était aussi l’époque où un Français osait le Nabaztag, objet ludique branché sur le web, qui amusait bien la galerie. Il aura fallu 6 ans et quelques révolutions techniques pour lui donner plus de matière.

Un départ trop tôt ? Disons que j’y vois aussi une sorte de “terrain d’entente” enfin possible, pour motiver mieux les investisseurs potentiels : si le web pur pouvait freiner ou paraître trop “virtuel”, là on dispose d’un trait commun entre monde industriel et monde numérique, entre le physique et l’immatériel. Questions à ces potentiels investisseurs et financeurs, au passage : quelle technologie de communication d’objets vous semblerait pertinente à créer et développer demain ? Et dans laquelle vous verriez vous investir avec confiance ?

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