Je ne suis pas à l’origine du jeu de mot, alors ça m’a immédiatement attiré l’oeil
Si vous me suivez un peu sur les réseaux sociaux comme Twitter, vous avez sans doute remarqué que je m’intéresse aux technologies et à ce que j’ai nommé la “aïetech“. Ces couacs, bugs, surprises, gadins, bévues… on en passe et des meilleurs, générés par le secteur de l’informatique et du web.
Parfois, ces “bugs” sont des surprises et de vraies pistes de réflexion pour les investisseurs de demain. Le jeu de mot donc, dont je vous parlais en amorce de cette note, et l’indice à cogiter est : nostalgeek, tiré de nostalgique et de geeks, désignant les passionnés de technologies. Il est signé d’Olivier Chicheportiche, dans son article sur ZDNEt.fr “Nouvel Amiga, nouvelle NeoGeo : la nostalgie paye toujours autant“. Deux fabricants informatiques ressortent en effet des produits mythiques, et notamment Commodore avec sa marque Amiga. Une “famille” d’ordinateurs personnels (PC) qui tenait la dragée haute aux Apple et IBM d’alors…
Tous ceux qui ont commencé à tâter des ordinateurs avant le tactile, les tablettes, le wifi, etc. savent de quoi je parle, en rebond à Olivier. L’informatique était alors un vrai loisir de passionnés -geeks pour les uns, curieux pour les autres- qui occupait une bonne part d’un grand bureau, et pas mal d’achat en pièces détachées et périphériques.
Mais dans cet article le journaliste regrette que ce ne soit là qu’un “revamp” de nom, car le produit s’éloigne grandement des caractéristiques d’origine de la marque. Le site US de la marque en donne l’aspect, celui d’une sorte de Mac Mini, ou format PC light qui fait joli sur un bureau. Ca va décevoir les vrais nostalgiques. Un cas que l’on a connu, dans le secteur automobile, avec la relance de la marque DS chez Citroën par exemple…
Matrice business
Et c’est le point clé où je veux en venir. Ces revivals de produits et de marques, on les connait en effet de partout : automobile (la Mini Cooper, la Coccinelle VW…), jouets (les figurines de dessins animés des années 80), textile (les vêtements et accessoires vintages), médias (les émissions best-of), etc.
Ce qui me semble intéressant avec les technologies, c’est que l’on peut y coupler les circuits de l’investissement et du capital d’amorçage, pour peu qu’on ait… des idées. Quand je vois tant et tant de start-ups qui encombrent les rangs des éditeurs d’applications tactiles, mobiles… peut-être y aurait-il un business d’e-commerçant, de fabricants, de distributeurs de tels appareils en mode “revival”. Voire réfléchir à l’univers du web, qui commence à générer son histoire et créer donc des contextes d’expression nostalgique.
Jouons à l’exercice, si vous le voulez bien. Quels appareils technologique, ordinateur, téléphone, jeux… ancien et révolu, souhaiteriez-vous voir revivre, et que vous seriez prêt à acheter ? Idem pour des applications, jeux, environnements, etc ? Même question, du côté des investisseurs bien sûr.
J’amorce la pompe, pour vous donner envie d’échanger sur ce sujet : par exemple dans mon cas, je suis en souffrance des tout premiers baladeurs mp3 Rio, connus au début des années 2000, qui étaient plus foufous et colorés les uns que les autres. Nostalgique aussi du baladeur Zen Micro de Creative, sorti vers 2003, vrai challenger des iPods, très solide et avec un son ultra précis; on encore me manque grandement le mini ordinateur Psion série 5, extrêmement pratique et transportable, bien plus que les ultra-portables PC qu’on a produit par la suite…
Pourquoi de bons produits, services… s’arrêtent un jour au profit d’autres ? Pourquoi ne pas les relancer et en faire un business et un terrain d’investissement ?











