Archive pour décembre 2011

Noël 2011 : les Français vont dépenser techno

Vendredi 23 décembre 2011

Il suffit de se rendre dans une Fnac voisine, rayon informatique, pour mesurer combien les dépenses de Noël seront focusées cette année, une fois de plus, sur les nouvelles technologies. Je l’ai fait hier, et les présentoirs d’ordinateurs mais surtout de tablettes tactiles raflaient la mise en fréquentation et en excitation. Au point de ne plus pouvoir voir les produits de près et encore moins les manipuler…

Les tablettes tactiles et mobiles sont en effet le succès de vente annoncé depuis plusieurs mois, à la faveur du lancement réussi du concept iPad par l’américain Apple. Tous les constructeurs s’y sont mis à la suite (Samsung, Acer, Asus…), et il semble bien désormais que cet appareil s’impose dans les foyers français. Et qu’il permette notamment un accès à internet plus aisé encore, voire convivial. Pour ma part, le petit test s’est fait avec mes garçons : tous deux, ayant testé des tablettes en magasins, ont parfaitement et immédiatement compris comment les prendre en mains et les utiliser. Les “digital natives” en action !

Au bilan, l’internet est une réelle ligne d’investissement pour le budget familial : car à ces cadeaux et gadgets s’ajoutent l’ordinateur familial, la console connectée, les smartphones, la box d’accès web, etc. Au bas mot 2000 euros de budget l’an, en année d’acquisition.

Dépenser web, sur le web

L’internet, c’est aussi le canal de ces dépenses. La boucle est bouclée ! Sur son blog, Jean-Marc Sylvestre nous donne un peu plus de visibilité sur ce support. En effet : “Les Français dépenseront 7,5 milliards sur le net pour Noël, c’est 23% de plus que l’an dernier. Cela représente près de 10% des achats de Noël“. Panier moyen ? 90 euros. On est certes pas là dans les dépenses “technos” de haute valeur (une tablette débute dans les 300 euros, un ordinateur portable tourne dans les 500 euros…). Mais les habitudes sont désormais installées, et ne partiront pas de si tôt. Elles s’ouvrent même, sur le m-commerce par exemple.

Quelque part -c’est une analyse toute personnelle- les technologies sont en fait doublement rassurantes :

  • Premièrement, elles sauvent le chaland des longues queues d’achat de dernière minute et d’une perte de temps certaine. Ce même si la logistique de livraison des e-marchands n’est pas encore une science tout à fait précise.
  • Deuxièmement, une fois acquises elles donnent le sentiment… d’un monde que l’on arrive quand même à appréhender, à tenir. L’écran du web donne en effet accès au monde et à la connaissance, et en période de crise économique et financière perdurante, cela rassure en effet, quelque part.

Reste une inconnue de taille, qui viendra se rappeler au moment du bilan des dépenses de Noël : l’effet de la crise sur le pouvoir d’achat des Français. Ceux-ci l’anticipent désormais et savent qu’il va se conjuguer à la baisse. Il relativisera sans doute cette marche conquérante du e-commerce qui se chiffre à 20 millions de Français.

Pour prolonger : l’argent se dépense en ligne, et il… s’y place aussi! Pour mesurer votre capacité à ce titre, vous pouvez visiter les outils de simulation/comparaison de BforBank.com.

LeWeb’11 : pitch elevator pour start-up de demain

Vendredi 16 décembre 2011

LeWeb11 – Retour sur la compétition des start-ups que j’ai pu suivre sur ce salon, durant un après-midi, la semaine dernière. J’ai assisté notamment au passage de la start-up suisse inZAir (qui n’a pas été primée au final) présentant son format de message novateur : le “ZMS”. Une sorte de SMS géo-positionné qui permet de ne gérer qu’une interface de communication. À titre personnel, j’ai été emballé par le concept, qui me semble avoir de beaux jours devant lui tant nous sommes noyés de systèmes de communication et soucieux de gagner du temps dans nos vies d’ultra-connectés…

Passons. Dans cette vidéo, je vous montre aussi le principe très clair de la compétition : un pitch elevator intense de quelques minutes sur scènes, pour se distinguer devant un jury de professionnels du Web, questionnant les points clés de la technologie et/ou du business model. Il s’agit plus de voir si les patrons des projets ont les réponses et des stratégies en vue, où ils sont déstabilisés et sans à propos face au marché.

Pourquoi est-ce utile de suivre ce genre de rendez-vous ? Cette compétition, comme d’autres concours, prix, etc. est l’occasion de saisir les technologies de demain, au moment de leur décollage. Et donc de pressentir les secteurs où investir demain, sur les terres de l’innovation et de la modernité. Un point important, au moment où il faut penser à diversifier ses placements une fois que l’atonie actuelle des marchés sera derrière nous.

Au-delà, c’est donc une question de supports et véhicules d’investissement. On peut toujours faire du love money ou du capital d’amorçage pour des projets en construction. Et dans l’éventail des produits proposés sur BforBank.com, comptez notamment sur les FCPI; qui sont aussi des outils pour défiscaliser.

LeWeb’11 : 3 start-up à suivre, des secteurs où investir

Mardi 13 décembre 2011

La start-up competition qui se déroulait la semaine dernière, durant le salon LeWeb 2011, a livré ses perles de l’année. Attention : comme souvent sur cet évènement, l’acteur ou le secteur qu’il représente sera en effet clé dans les mois à venir. Ce sont donc de bons indicateurs pour les investisseurs, désireux de miser sur les nouvelles technologies porteuses, qui feront les success stories et les marchés de demain.

Cette année donc, les vainqueurs distingués sont :

  1. Beintoo : une start-up italienne, qui a su mixer jeux sociaux et système de coupons.
  2. Hey Crowd : des Français, qui ont produit une plateforme de sondages sociaux en ligne et sur mobile.
  3. Babelverse : des Chiliens, qui ont conçu une sorte de réseaux de traduction en ligne.

J’avais assisté notamment à la présentation de Babelverse sur scène, qui avait pourtant ferraillé à expliquer son modèle économique. Une question de toute façon récurrente au sein du jury, devant toutes les start-up. Enfin, un prix spécial du public a été remis à Echo Labs Limited, qui a sorti le service en ligne Echoer.com, qui mobilise des “pensées”. En fait, dans sa présentation le site se dit permettre de “modeler et d’explorer un monde de pensées autour de vous“.

En résumé, pour poser les tendances clés telles que vues : réseaux sociaux, utilities et business sont les trois repères à garder en vue pour l’année 2012, et les choix d’investissement à avoir en tête sur le secteur des nouvelles technologies. La mobilité, mise en avant sur les deux éditions précédentes, n’est plus donc tant une tendance et un enjeu qu’un pré requis, un incontournable, un des écrans du multi-device et des nouveaux business web.

Pour prolonger : relire les notes déjà publiées sur LeWeb; ainsi que les articles sur les Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) et les statistiques des FCPI en 2010;

LeWeb’11 : parmi les start-ups en financement

Jeudi 8 décembre 2011

LeWeb11 - Je me suis rendu le 7 décembre après-midi, sur le salon LeWeb, grand rendez-vous annuel de la net économie et des professionnels du web et médias sociaux. Outre la scène principale recevant les intervenants VIP, un autre lieu était très intéressant à suivre : la scène de la start-up competition. Un évènement dans l’évènement, qui voit défiler devant un jury d’experts une sélection de projets de start-up innovantes, sur le principe du pitch elevator

En ces temps d’incertitude sur les marchés financiers et la bourse, un retour aux “basics”, comme l’est finalement la net économie, n’est pas idiot : ce sont des projets mesurables, observables, et qui construisent une forme d’avenir. Celui de notre futur technologique où justement, à leur niveau, les investisseurs ont un rôle à jouer en faisant les bons choix de placement.

Revenons à cette compétition et son ambiance, pour justement expliquer aux investisseurs finaux, parfois éloignés de ces moeurs, comment des projets percent. En quelques minutes, les jeunes patrons (photo ci-dessus) doivent pouvoir expliquer leur business model, faire une courte démo et évoquer concurrence et futur. L’exercice est rude : il faut séduire, capter l’attention, sortir le nez de ces slides, tout surveillant le chrono… Puis après, le jury peut mitrailler de questions et précisions, pour jauger si un vrai projet d’entreprise se cache derrière la “prez” et termes marketing.

Outre ce moment particulier et impressionnant pour certains, tout le salon LeWeb fonctionne en fait comme un immense pitch elevator, un atelier géant de networking pour rencontrer les fameux “capitaux risqueurs” prêts à financer des projets audacieux. On peut y croiser aisément les “CEO”, les patrons-fondateurs comme les responsables techniques, designers, responsables commerciaux, etc. Marc Simoncini par exemple, diffusait sur ses réseaux sociaux, le message de sa disponibilité pour rencontrer le maximum de projets dans le cadre de Jaina Capital.

Sur la sélection de quatre start-up que j’ai pu suivre cet après-midi du 7 décembre, aucune ne m’a particulièrement marqué, je dois l’avouer. Hormis les Suisses de inZair qui proposent une manière de classer ses messages directement dans une cartographie : embarqués en quelque sorte. Puis aussi ARNav, une sorte de GPS 3D immergé. Dans ce dernier cas, on pouvait mesurer toute la difficulté de présenter des projets pas assez matures ou jeunes dans leur formalisation. Son jeune patron admettait par exemple venir avec juste 3 à 4 mois de travail à temps plein sur son logiciel… Genre d’aveu qui ne pardonne pas quand les lignes d’horizons se nomment business model, structuration, marchés, etc.

En revanche, en-dehors des sociétés en compétition, il y a aussi… les autres, toutes les autres. Celles qui reviennent sur l’évènement, ou tentent simplement d’en profiter, de s’y montrer et de rencontrer le maximum de financeurs aux aguets. Par exemple Arbia Smiti, que j’ai recroisée dans les allées du salon. La jeune patronne, toujours aussi enthousiaste et débordante d’idées, me parle d’un partenariat avec un grand de la presse magazine féminime, et de sa recherche d’un tour de table financier pour réellement lancer l’entreprise.

Idées, projets, services en ligne, financements… les grandes étapes de la dure mais passionnante vie du patron de start-up en 2011.

Pour compléter : relire la rétrospective de LeWeb’10