Archive pour novembre 2011

Evaluez votre épargne en 3 clics (ou presque)

Mercredi 30 novembre 2011

Je pense à vos outils d’aide à la décision en ligne… Ceux que vous utilisez le soir ou le week-end sur votre ordinateur, tout en gérant vos papiers.

Ce blog est en effet à la confluence des thématiques financières et technologiques, aussi quoi de plus représentatif de ce croisement que les outils Web. En effet (bis), ce jeudi, nous organisons au sein de notre page Facebook, une conférence live sur le thème du “nouveau contexte fiscal pour les épargnants“.

Mais avant d’y assister et de pouvoir formuler quelques questions précises à nos deux experts, peut être serait-il bon que vous fassiez un état des lieux un peu plus précis…

Je ne vous enverrai pas vers un quelconque conseiller ou coach, mais tout simplement… vers vous et aussi en ligne ! Il existe en effet beaucoup de services en ligne, que proposent vos banques généralistes ou sites spécialisés. On peut citer ainsi la page des calculateurs du site Les Echos. Mais le site BforBank propose une vraie et complète batterie d’outils très simples à utiliser, pour diagnostiquer soi-même son épargne et son patrimoine. S’il fallait en retenir que quelques-uns pour ce débat, je vous en recommande juste trois d’entre eux. À savoir :

  • calculez votre impôt sur le revenu : et ainsi voyez dans quelle tranche vous vous situez.
  • calculez votre retraite future : il faut en effet être prévoyant, et beaucoup des produits de placement servent en fait à préparer cette période de la vie. Il est conseillé d’y penser tôt, quand on a encore le temps de s’organiser financièrement.
  • simulez votre  épargne : pour évaluer dans toutes ses dimensions, ce qui pourra la constituer.

Estimer ses marges de manœuvre

En manipulant ces trois outils, vous verrez sans doute apparaître quelques évidences voire des questions, sur ce qui fait aujourd’hui le contexte de l’épargnant et de l’investisseur en France. Les marges de manœuvre sont plus réduites, mais elles existent encore. Il s’agit de les dénicher : en connaissant bien les règles qui ont changé, et de quoi on dispose dans ses mains.

Pour compléter : relire la note sur ce blog “Comment et quand gérez-vous en ligne vos finances ? “. Vous pouvez consulter aussi, pour mesurer un peu mieux le “terrain de jeu” sur lequel vous évoluez, les articles sur l’épargne des Français en 2009 et cette même épargne en 2011 (infographie).

Je vous ajoute aussi ci-dessous une vidéo consacrée à l’évaluation de sa situation, face à la retraite… ainsi que ci-contre un dossier complet sur l’idée d’”optimiser ses placements“.


Les réseaux sociaux, nouveau pouvoir en 2011 ?

Lundi 28 novembre 2011

C’est vrai, on ne peut le nier. S’il y a bien une année où l’on a entendu parler de partout, en toute occasion, sous toutes les latitudes, des réseaux sociaux… 2011 est cette année du social media. Qu’il s’agisse de médias, d’e-commerce, d’entreprises, de mouvements sociétaux ou nationaux, les réseaux sociaux ont toujours été en premières lignes. Dépassant tout le monde, submergeant les penseurs, secouant les codes, modifiant les us et coutumes. Il y a clairement un avant et un après.

C’est d’abord un phénomène quantitatif de plus en plus net, très lié à l’usage des nouvelles technologies et de l’informatique en général, au sein de la population comme dans les entreprises. De nombreuses infographies circulent pour montrer visuellement cette révolution. Melty.fr s’essaye à un nouveau comptage des forces en présence, au sein d’une infographie animée particulièrement sautillante. Mais après tout, pourquoi pas…

Les réseaux sociaux ont pris le pouvoir en 2011: vidéo Facebook sélectionnée dans LOL

Outre la pléthore de chiffres, je retiens pour ma part une info clé presque clivante : les femmes sont plus actives que les hommes sur les réseaux sociaux ! 55% pour elles, 45% pour eux. De quoi largement inspirer les business, projets commerciaux, discours et propos sur ces espaces en ligne.

Pour autant sur un autre plan, il faut un peu remettre les choses en place, mobiliser notre mémoire. Si beaucoup semblent tomber du lit à l’orée de 2012 et découvrir les réseaux sociaux (“ah ce Nouveau Monde“…), il faut rappeler quelques éléments de “timeline”, de temporalité et presque déjà d’histoire. Ce pour aider justement à apprécier les difficultés et obstacles. La révolution n’a pas été aussi nette que cela, elle résulte déjà d’un long processus, d’une mutation en profondeur.

Gardons notamment en tête que :

  • les blogs existent en France, sous forme de plateformes de contenu et outil de publication… depuis au moins 2003
  • les réseaux sociaux majeurs (Facebook et Twitter) se sont développés… dès 2007
  • que le magazine “Time” consacrait sa couverture de personne de l’année à “You” (soit nous, l’utilisateur et contributeur du wen)… en 2006 !

Relativisons ce social media power

Cela ne signifie pas qu’en 2011 il faille frustrer ou se dire qu’on est en retard. Mais juste être plus exigeant, plus concentré dans le choix de ce que l’on fait sur les médias sociaux et sur son enthousiasme (ou pas) à y aller. Le pire étant alors de… ne rien faire, de considérer comme futile, un phénomène de jeunes et/ou de geeks. Et pour se détendre un peu plus encore, il faut se souvenir que le sujet est déjà hollywoodisé depuis plus d’un an, grâce au film “The social network“, narrant l’histoire de Facebook et de son fondateur. Et quand un sujet de société a son film américain grand public, on peut être sûr que, ça y est, c’est devenu incontournable, massif.

Alors à la question qu’on m’a souvent posé de savoir “à quoi ça sert ?“, “qu’est-ce qu’il faut faire ?“, “quel réseau est incontournable ?“… je répondrai : posez-vous vous même la question. De quoi avez-vous besoin, quels sont vos objectifs ? Et même si l’on parle plus de dimension communautaire, participative : qu’avez-vous à apporter aux réseaux sociaux existant ? Car ceux ci ne sont qu’un outil, et pas une fin en soi.

Et puisque cet outil est désormais validé, utilisons le dans toutes les dimensions d’une vie sociale, business, travailleuse, productive, etc. Ne donnons pas aux réseaux sociaux le pouvoir de “baguette magique” qu’ils n’ont pas, pour transformer ce que nous n’avons pas su faire plus tôt, avec d’autres technologies et “boutons”. C’est trop attendre d’eux, c’est mal les comprendre.

Pour prolonger :

Gaming, consoles et Microsoft : un filon pour 10 start-up

Mardi 22 novembre 2011

Toujours au rayon des modes de financement et pistes à suivre, pour des projets d’investissement innovant, à noter cette nouvelle initiative de Microsoft. Vous savez, la grande entreprise informatique fondée par Bill Gates dont on parlait tout le temps, avant que n’existent les Google, Facebook, Twitter, Groupon, etc. :-)

gaming_console_microsoft_filon_startupOr donc l’Américain propose -rapporte le NouvelObs.com citant ZDNet.fr- un plan de financement pour 10 start-up. Seul impératif : développer un produit innovant pour Kinect, sa plateforme de reconnaissance de mouvement, utilisée pour la console de jeu X-Box. Le pendant de la Wii de Nintendo.

Ce programme a même un nom : le Kinect Accelerator. Et une bonne base de jeu, avec 10 millions d’unités vendues dans le monde, rappelle 01Net. L’objectif, à n’en pas douter, est de parvenir à créer un app’store, une boutique d’applications, dans la philosophie des derniers succès récents. Le principe n’est pas idiot : imposer un standard, recruter des concepteurs innovants, valoriser le tout dans une logique d’e-commerçant. Microsoft n’invente rien ici.

Perspectives business

Et qui sait… peut-être que des projets plus orientés business pourraient émerger ? Fermez les yeux, imaginez… Vous êtes un trader, et vous disposez d’un outil Kinnect-like, qui vous permet de prendre des positions, juste en bougeant votre main dans un environnement 3D représentant les marchés. Du rêve dites-vous ? Je vous reparlerai bientôt de ce type d’applications prospectives, sur ce blog. Et de comment la finance pourrait bien s’en inspirer.

Il faut, enfin, se souvenir que ces consoles sans fil constituent – selon les données de l’Idate- l’une des 7 tendances clés du secteur des jeux vidéos de demain. Un secteur dont la croissance attendue à horizon 2015, à de quoi motiver.

À noter : ce n’est pas là la seule initiative de soutien aux start-up promue par Microsoft. On en compte aussi au rayon du cloud computing, ou plus globalement au sein du programme Bizpark lancé en 2008.

Sondage : si vous êtes une start-up, et que vous avez un projet rentrant dans cette catégorie : parlez-nous en sur ce blog, et nous relayerons.

Le retour des monnaies virtuelles… de secours ?

Jeudi 17 novembre 2011

Intéressante réflexion croisée dans la “PQR” (la presse quotidienne régionale) sur le site L’Est-Eclair et sous la plume de L. Louis : elle pose la question “Monnaies virtuelles, solution réelle ?“. Crise économique et financière faisant, des systèmes de valeurs monétaires autres seraient en voie de regain d’intérêt, explique le journal…

C’est un mouvement déjà, tout à fait normal, dans un contexte psychologique où l’on parle sans arrêt depuis plusieurs mois de la “disparition de l’euro“… L’incertitude sur ce que serait cet “après euro” (un retour aux monnaies nationales ? la création de monnaies de zones économiques ?) renforce aussi cet effet. Tout comme, toujours dans le périmètre financier, l’impression de “virtualisation” de l’argent, notamment échangé à a haute vitesse sur les places boursières.

D’autres dimensions entrent en effet en ligne de compte : comme le développement accéléré depuis 2005 d’espaces collaboratifs et communautés en ligne, chacune avec leurs règles, leurs mécaniques. A l’instar de l’univers Facebook, le plus abouti pour l’heure qui a d’ailleurs inventé “sa” monnaie virtuelles, les “crédits“. Il s’agit aussi de la simplification des applications en ligne, développées sous l’ère du web 2.0 et des Saas (software as a service)…

Dans une moindre mesure, le développement du “gaming” et la généralisation de jeu vidéo de stratégie, joués dès le plus jeune âge et où des devises imaginaires tiennent lieu de valeur d’achat d’objets ou niveaux, participent à démocratiser la posture face aux monnaies virtuelles. Ce n’est plus un univers si lointain

Effet de mode ?

Quelques repères et arguments posés dans le texte de Louis, pour mesurer le phénomène récent :

  • Au-delà du côté ludique (…), c’est bien la dimension collaborative qui séduit ces « institutions »“.
  • il s’agit d’un “modèle de paiement électronique de pair à pair” : le rêve de se passer d’intermédiaires…
  • les ingrédients du succès seraient : “Anonymat, système décentralisé, confiance de ses acteurs (…), règles transparentes et puissance des nouvelles technologies
  • etc, etc.

Attention, cependant, à ce que ces monnaies alternatives ne soient pas… des monnaies de singe. L’attraction d’un environnement ludique, communautaire et “neuf” doit être pris avec mesure et précaution, voire notamment jusqu’à l’extrême de la cyber-criminalité. Une monnaie retranscrit toujours l’état de santé d’une économie, ainsi qu’un certain rapport de force : elle n’est pas décrochée de la réalité des échanges humains.

Pour repère, il faut savoir que la Fing, “Il existe plus de 5000 monnaies complémentaires aux monnaies fiduciaires” (source Le Journal du Net). De quoi savoir trier…

LeWeb’11 : SoLoMo en question, et thèmes business

Mercredi 16 novembre 2011

Cette année LeWeb, cuvée 2011 sera à nouveau le rendez-vous annuel incontournable de tous les acteurs, experts, financeurs de la net économie et du web 2.0. Le thème choisi est celui du SoLoMo. Il s’agit d’un concept business qui réunit les notions de “Social” et “Local”, puis enfin “Mobile”. Manière de résumer d’un trait où se trouve le terrain de jeu pour tous les acteurs du web et des médias sociaux.

Le moins que l’on puisse dire est que cette notion fait débat. Pour l’agence Vanksen, “SoLoMo” est simplement une “constatation importante“, pas une révolution technologique en soi. Pour le blogueur et expert en 2.0 Fred Cavazza (photo ci-contre), c’est même une “tarte à la crème“… Validée ou pas par la communauté des spécialistes de la spécialité, cette notion livre en tout cas un prisme pour apprécier les projets web et les manières de faire du business en ligne à l’orée de 2012.

Au sein du riche programme étendu sur 3 jours (1 de plus par rapport aux éditions précédentes), voici ce que j’ai repéré (choix non exhaustif) :

  • 7 décembre, 16h25 : Bill Gross, Founder & CEO, Idealab, évoquera le sujet “Apprendre d’un échec : 20 de cours d’entrepreneuriat en 20 minutes”. Ce qui ne manquera pas de parler au blog de Clarisse ;-)
  • 8 décembre, 9h10 : le “Money panel”, qui évoquera les problématiques de financement et de capital d’amorçage des start-ups. Avec notamment, parmi les intervenants, Jeff Clavier, Founder & Managing Partner, de SoftTech VC.
  • 8 décembre, 11h : l’auteur Carmine Gallo, viendra expliquer les “7 principes de l’innovation, d’après les secrets d’innovation de Steve Jobs”. De quoi dire, sur un domaine où feu le patron d’Apple fait des émules.
  • 9 décembre, 9h15 : un thème cher à Loïc Le Meur, sur le “Comment les gouvernements européens aident l’écosystème des start-ups”.
  • 9 décembre, 11h15 : rien moins que Sean Parker, General Partner & Founders Fund. Celui-là même qui a fondé Napster et co-développé Facebook !
  • 9 décembre, en session plénière à 9h35 : le thème très business du “Comment obtenir un effet de levier sur les conversations des clients”. Auquel on peut ajouter le débat de 10h25, très en phase, du “Building a Facebook page is not enough!”.

Pratique : à noter, pour celles et ceux ne pouvant assister à la conférence, que des vidéos live seront diffusées sur son site et que les réseaux sociaux (notamment Twitter) s’en feront largement l’écho.

Pour prolonger : consulter la rubrique “start-up competition” sur le site LeWeb; le trombinoscope des participants; relire la note “business et réseaux sociaux selon Loïc Le Meur

Google+ entre en business land

Mardi 8 novembre 2011

Si vous êtes présent sur les réseaux sociaux comme Twitter, vous devez voir depuis hier fleurir des tweets (messages) comme “Désormais, vous pouvez aussi nous suivre sur Google+“, accolés à des noms de marques ou d’entreprises.

Que se passe t-il au juste ? Simple : la plateforme de l’américain Google vient de s’ouvrir aux marques et aux entreprises, après son lancement survenu l’été dernier. Depuis, le service a essayé aussi de s’appuyer sur quelques VIP, au-delà des early adopters issus du milieu du web 2.0, comme par exemple le net-entrepreneur Loïc Le Meur.

Sans doute faudra t-il une bonne phase d’observation, avant de justifier de la création de pages G+ pour les entreprises, associations, projets, causes, business, etc. de façon systématique. Quand j’avais testé Google+ en juin dernier, j’étais resté un peu sur ma faim, je dois bien l’admettre. Ce même en étant depuis plusieurs années un “google user” satisfait. Et depuis lors, je demeure sur cette impression.

Comme pour un particulier, les entreprises doivent tenir compte de plusieurs aspects, et répondre à plusieurs questions avant de se lancer :

  • s’ajouter (ou pas) la gestion supplémentaire de cet espace communautaire
  • déterminer (ou pas) quel besoin spécifique couvrirait Google+, en sus des réseaux existants
  • mesurer l’impact (SEO, le référencement notamment) d’une page Google+ dans un dispositif web élargi

L’univers googlien

Google+ nouvelle marque social media de Google.

Le pire serait en effet de simplement décliner les mêmes messages déjà multi diffusés sur le web, même si la mécanique de référencement mise en avant est certainement séduisante. Plus que jamais, il s’agit d’une entrée en Google-land, qui est aussi une manière de créer son “business land web”. Plus clairement, un écosystème web complet s’étoffe pour les entreprises, sur le web, avec Google.

Le point fort de cet univers ci est sa cohérence, sa complétude. Même si les habitudes prises pour l’heure sur les réseaux et le web 2.0 sont à l’éparpillement et aux multi écrans, ainsi qu’à un certain “enfermement” en ses murs, comme le coincoit par exemple Facebook. “Meet your audience” disent nos cousins anglo-saxons. On peut aussi simplement se dire que l’offre s’étoffe, que le concurrence s’avive, ce qui devrait logiquement, même en économie 2.0, profiter au consommateur.

Pour compléter : hors Google+ voici une vidéo présentant les Google Apps pour entreprises