Alors que l’investisseur high tech ne peut se mettre encore sous la dent l’un des plus belles introductions boursières de l’histoire que sera par exemple celle de Facebook (retardée depuis la mi septembre), les “vieux” loups du web bougent, s’animent et proposeraient mêmes des options alternatives.
Alors que l’investisseur high-tech ne peut se mettre encore sous la dent l’un des plus belles introductions boursières de l’histoire que sera par exemple celle de Facebook(retardée depuis la mi septembre), les “vieux” loups du Web bougent, s’animent et proposeraient mêmes des options alternatives.
Je mets cela au conditionnel, car quand vous lisez un jour sur votre flux Twitter que Google songerait à racheter Yahoo, l’information vous fait son petit effet. Non pas que vous n’ayez pas déjà entendu des choses similaires, issues de moguls ou giga acteurs des nouvelles technologies. Mais en 2011, au cœur d’une crise économique internationale sans précédent, cela ne manque pas de sel. Le mouvement part évidemment depuis l’autre côté de l’Atlantique, du Wall Street Journal plus exactement, et ça devient un vrai buzz validé par une dépêche AFP.

Alors seulement, vous vous mettez à réfléchir : Yahoo connaît en effet des destinées compliquées qui ne le laissent pas entrevoir d’avenir possible sur les terres du web 2.0, et du web tout court. Il n’y a tout simplement plus la place pour plusieurs plateformes internet massives “tout en un” construites autour d’un search et d’un service de mails, plus quelques facéties ; et Yahoo a quitté depuis un bail les terres de l’innovation fracassantes. À ma connaissance, le seul outil en ligne ultra-innovant resteYahoo Pipes : sorte de fabrique à flux RSS, mécano de fabrication de contenus, sans comparaison dans la catégorie des approches aisées sans ligne de codes…
Quant à Google, ses dernières expériences sur les terres des médias sociaux, n’ont pas été suivies de succès fracassants. Google Wave et Google Buzz ont été des échecs cuisants. Même Google + semble avoir du mal à s’installer dans les pratiques déjà bien balisées par Twitter et Facebook, même si en France ses dernières statistiques s’améliorent (cf. : Le Monde). Les nouveaux entrants — sauf coup de génie — ont du mal à faire leur trou.
Monopole à 2, ou 3… ou plus ?
Un autre angle d’analyse, est celui de prendre avec des pincettes une décision qui placerait le nouveau combo en position ultra-dominante sur le marché. Ce que pointe entre autresLeMondeInformatique.fr :
“[cela] poserait quelques questions aux autorités en charge de la concurrence. Avec une part de marché dans l’activité de recherche de plus de 65 % selon Comscore, Google passerait à 80 % avec cette opération et amplifierait encore un peu plus sa position dominante“.
Certains donc, envisagent en fait… un trio. Google + Yahoo + Microsoft. À trois “anciens” de l’informatique et du web, peut-on faire accoucher d’une Formule 1 du numérique de demain ? Telle est la question, plus le fait de trouver un joli nom à cet ensemble. Je vous proposais en titre Googhoo et Yagle. Mais peut-être bien que nous aurions à nous adapter phonétiquement à un Migoogya ou un Yaglesoft… Les marchés, plus pragmatiques, adoreraient-ils eux cette approche “à trois on est plus fort” ?
Synthèse pour l’investisseur particulier :
- peut-être placer quelques sous sur le secteur high-tech (et pas spécifiquement seuls Yahoo et Google) qui devrait forcément tirer profit de ces mouvements de troupe.
- et sans doute mieux vaut investir dans les start-up de demain, celles portant réellement l’innovation, et que les gros poissons avaleront forcément (cf : relire “les start-ups innovantes” et les notes sur le salon LeWeb) ;
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