Le timing est serré, mais l’équipe de direction du canadien RIM réagit vite. Moins d’une semaine après le black-out mondial total des smartphones BlackBerry (coupé de toute communication web entrante), son fabricant a tenté de calmer les énervements et frustrations suscitées. Et il contre-attaque commercialement.
Je vous en parle, car les BlackBerry sont connus pour équiper surtout des professionnels, une clientèle dite “d’affaires”, dans des besoins très “métiers” comme l’on dit, moins dans des activités ludiques et grand public. Selon une étude Markess, les usages sont d’ailleurs bien balisés : “42% des sondés perçoivent smartphone et tablette comme un moyen privilégié d’accéder à l’environnement de travail virtuel et 38 % comme moyen d’accès aux fonctionnalités d’applications métiers” (econoblog). De quoi confirmer le phénomène qu’on avait nommé à un moment, les “crackberry”… signe du travailleur stressé des temps modernes. Quelque chose de pas tout à fait nouveau : je décrivais le phénomène d’une “crackberry”, en 2005 pour ZDNet.
Cadeaux et séparation
Or donc, RIM a tout d’abord sorti le chéquier : chaque utilisateur se verra proposer environ 70 euros d’achat d’applications. Certaines mauvaises langues diraient que c’est un moyen iconoclaste de… relancer sa plateforme justement, du moins quantitativement, plantée depuis un moment par les succès massifs des plateformes Apple et Google. Passons.
Mieux. Hier mardi, le big boss de RIM, Mike Lazaridis, présentait “BBX” : trois lettres pour désigner la nouvelle version du système mobile de ses appareils. Il sera bien sûr plus fiable, plus solide, plus sûr, etc, etc. Et Mike donne des signaux envers la clientèle “pro” : ainsi le système “Balance”, permettra de faire “coexister sans risque les programmes personnels et les programmes professionnels sur un même appareil“. Comprendre : si ça coupe un jour à nouveau, par cette “séparation”, on aura le moyen de toujours pouvoir rester connecté et travailler. Bref, de toujours pouvoir rester un “crackberry”…
Côté “ambiance” à l’arrière scène de ces aventures, relisons attentivement cet article de 01Net de juin dernier, “Un cadre du fabricant du BlackBerry vide son sac sur son entreprise” : il est éclairant sur le contexte et les marges de manoeuvre du fabricant informatique. D’ailleurs, pour nos lecteurs utilisateurs de BlackBerry, petites questions annexes : utilisez-vous ces terminaux BB pour des applications financières ? et pour leur qualité plus grande (ou pas) que celles proposées sur iPhone et Android ?
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