Business, entreprises et réseaux sociaux : quelques repères par Loïc Le Meur

Business, entreprises et réseaux sociaux : quelques repères par Loïc Le Meur

Le net-entrepreneur français tiendra en début décembre la nouvelle édition de son salon dédié à l’internet et aux réseaux sociaux, le bien nommé LeWeb. Cette fois-ci sur 3 jours au lieu de 2, il sera l’occasion de saisir l’état de santé de la net économie et de discerner les projets et concepts porteurs. Seront-ils fortement orientés, comme l’an dernier, sur les plateformes et la mobilité ? Vont-ils consacrer une nouvelle discipline ? À voir.

Mais au fait, dirait avec raison le néophyte : c’est quoi les réseaux sociaux du point de vue business ? En a-t-on réellement besoin dans l’entreprise ? Il y a quelque temps, Loïc Le Meur dédiait toute une série d’entretiens vidéos à l’importance des réseaux sociaux pour les entreprises : 30 clips didactiques consistant un peu aux 30 règles de base de la question, pour les débutants. Un exercice de vulgarisation que cette pointure du net adore, pour diffuser et encore diffuser les principes du web 2.0 et la révolution qu’ils sont censés porter dans l’entreprise et le business. Principes de base, par exemple ? “Aller là où elle l’audience“, une audience désormais multicanal, multisupports, 24h/24. “Soyez fun !” et comportez-vous “comme vous êtes dans la vraie vie“.

Je disais plus haut “sensés” car le sujet se pondère quelque peu. Les repères de cet optimiste forcené sont utiles, parce qu’ils permettent de guider les pas – plus réalistes et bien plus ardus – du social média dans les entreprises et dans le monde du travail. Le web en lui seul n’est parfois pas encore maîtrisé, alors que le “web 2″ tape déjà à la porte des entrepreneurs… Mon expérience de formateur m’a ouvert les yeux sur ce terrain. Il faut rester humble et patient.

Différences USA/France

Cet été, Le Meur avait aussi les honneurs d’une vidéo du consulat de France à San Francisco, où il détaille déjà davantage l’aventure Seesmic : la net-entreprise qu’il est en effet allé monter aux “States”, et qui se veut aujourd’hui une suite applicative généraliste pour gérer toute sa présence en ligne et notamment son “signal social” sur les réseaux majeurs. Un besoin que de nombreux “pro” du web soulignaient depuis un moment : à trop avoir de services en ligne, on en ressent le besoin d’un tableau de bord, d’un “cockpit”.

Dans cette vidéo, il explique notamment – points intéressants – les différences de fonctionnement des professionnels du web américains (du moins en Californie) par rapport à leurs homologues Français. Essentiellement une différence de vitesse et de réactivité, de flexibilité ou d’intention de créer d’emblée un “succès mondial”. Dès lors, que faire en France ? Le fer est à porter selon lui sur le terrain de l’éducation : “Habituer les jeunes à vouloir créer des entreprises plus tôt. Faire que la pratique de l’anglais soit acquise plus tôt“.

Ne peut-on alors créer des entreprises et ouvrir des marchés “social média” en France et en Europe, en 2011 ? Le Meur retient surtout que “la technologie c’est cyclique, sur 3 à 5 ans“, et que les signes de redépart se font sentir. C’était bien sûr avant l’aggravation de la crise des marchés financiers, qui obère désormais ce nouvel élan pour la net économie… On l’a bien senti, mi septembre, avec l’annonce du retard de l’entrée en bourse de Facebook, qui promettait être l’événement de l’année.

Une chose est certaine cependant : le web est là et bien là, tout comme les nouvelles pratiques sociales en ligne qui en sont issues. Et l’on a bien besoin de “passeurs” pour les diffuser, sereinement, dans la société et en faire demain des outils de business et de travail maîtrisés.

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4 commentaires, blog Epargne 2.0 sur “Business, entreprises et réseaux sociaux : quelques repères par Loïc Le Meur”

  1. [...] competition” sur le site LeWeb; le trombinoscope des participants; relire la note “business et réseaux sociaux selon Loïc Le Meur“ Share [...]

  2. Anne-Sophie dit :

    Bonjour Laurent,

    Ayant vécu et travaillé pour une start-up dans la Silicon Valley avant de rentrer en France, je ne croit pas que les différences soient si difficiles à rattraper.

    Plus que l’éducation, les voyages aux pays anglophones feront une très grosse différence. Ils permettront aux jeunes non seulement d’améliorer leur anglais, mais aussi de se laisser influencer par la culture des pays anglophones (et surtout de la Silicon Valley, grand berceau de start-ups), leur donnant plus envie de créer des entreprises.

    Anne-Sophie

    • ld dit :

      Oui, les voyages forment la jeunesse ;-) Arpenter les terres US et GB, notamment dans le secteur high tech et web, permet de relativiser nos petits problèmes quotidiens. Pour ma part, de mes années de journalisme high tech (entre 1999 et 2008) puis de consulting, je retiens que chaque chose se passe, notamment aux “States”, à la puissance 10. Que la souplesse compatible avec une haute exigence, rend les projets web et 2.0 très différents d’ici.

      Mais oui aussi, un comportement 2.0 efficace et qui produit de belles choses existe aussi en France. Le contexte économique global et la compréhension du grand public modèrent juste cet enthousiasme. Il nous faut sans doute encore un peu de temps et de pédagogie.

      • Anne-Sophie dit :

        Je pense qu’une des plus grandes raisons que les start-ups ont tant de succès aux USA est surtout parce que la culture américaine est ouverte à la prise de risque et récompense les gros travailleurs. Certes, pas tous, mais les entrepreneurs et autres personnalités qui s’enrichissent grâce à leurs efforts ne sont pas vus de la même façon que les banquiers et directeurs de Wall Street…

        Que voulez-vous dire par “la compréhension du grand public” ? J’ai fait presque toute ma scolarité aux USA et ne connais pas cette expression.

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