Archive pour octobre 2011

Blackberry se met aussi au luxe

Lundi 31 octobre 2011

Petite incartade du côté des sujets du blog “J’épargne et j’investis” et des produits de luxe, pouvant intéresser un jour futur en qualité de placement de collection et de passion.

J’avais en effet laissé de côté le mot clé du “luxe” depuis une note portant sur l’univers des téléphones Android. Mais il semble que les terminaux “pro” signés Blackberry, s’y mettent aussi. En perte de vitesse face aux iPhone d’Apple et leurs vivaces concurrents (HTC, Sony…), sortant d’une crise technique majeure, le terminal mobile de RIM doit se refaire une santé. Et montrer qu’il sait “penser client” et en terme d’utilisabilité, d’ergonomie. Des points qui n’étaient pas ses forts, traditionnellement.

Et c’est ainsi à Dubaï -rapporte LeParisien.fr- qu’a été dévoilé un nouveau terminal “de luxe”, co-signé avec rien mois que… l’allemand Porsche. Nom de code : le P9981, pour un boitier très fin et assez carré, ainsi que des touches façon acier. Ce n’est pas la première fois qu’un constructeur automobile de luxe se dévergonde en téléphonie, comme par exemple en 2010 avec le Ferrari d’Acer

Les autres capacités de ce “BB” le placent dans la catégorie des smartphones musclés, à usage multimédia affirmé. De par notamment :

  • un processeur cadencé à 1,2 GHz
  • 8 Go de mémoire interne
  • un capteur vidéo HD

La seule vraie question que je vois utile de poser : mais pourquoi donc RIM ne designe t-il pas lui-même directement ses appareils ainsi ? pourquoi a t-il besoin d’une collaboration pour produire quelque chose de fin et élégant, pouvant tenir la dragée haute au dernier iPhone 4S ?

Produit “historique”

On voit en tout cas qu’ici, Blackberry n’a pas encore réussi à trancher sur le point clivant de son évolution : oui ou non supprimer le clavier matériel traditionnellement présent sur ses coques. Ce face à un univers tout entier séduit par le tactile… De ce défaut, RIM cherche à en faire un atout.

Ce produit haut de gamme (prix indicatif de près de 1500 euros !) aura donc à se frayer un chemin face… à un propre Blackberry : le dernier Storm, entièrement tactile lui. Sera t-il un jour un objet de collection, voire d’histoire ? Il peut l’espérer en tout cas, de se hisser au niveau de son illustre ancêtre… le R900M. Qui a brillé par sa praticité lors de la terrible journée du 11 septembre 2001, aux Etats-Unis. Ce modèle fait en effet partie aujourd’hui de la collection du National Museum of American History.

France : un nouveau fonds high tech de 150 millions d’euros

Mercredi 26 octobre 2011

Selon Les Echos hier, les deux groupes France Telecom et Publicis vont créer un fonds d’investissement dédié aux nouvelles technologies. Un secteur qui manque de capital d’amorçage et ne permet pas, cycliquement, de créer en France des “géants” du web et des technologies comparable notamment aux sociétés américaines comme Google, Facebook, Twitter, etc.

On ne connait ni encore le nom ni l’organisation de ce fonds, mais il est certain qu’il va mobiliser beaucoup d’intérêt, autour de lui. Déjà, essayons de le re-contextualiser un peu…

La comparaison avec les Etats-Unis est ainsi criante, rappelle le journal économique :

“L’an dernier, [les start-up] n’ont reçu que 4,9 milliards de dollars, quand leurs cousines américaines obtenaient 22 milliards, selon l’Association européenne du capital-risque (Evca).”

A noter d’ailleurs que cette création française suit de près aux Etats-Unis celle du CrunchFund, survenue en septembre dernier : le fonds high tech créé par le célèbre Michael Arrington, ex rédacteur en chef du site TechCrunch. Une sommité du web dont chaque éternuement ou presque peut provoquer une tendance… Son passage de la case “journaliste web” à celle de “financier” avait d’ailleurs fait quelque peu jaser le petit milieu du web, créant une polémique.

Networking intense à venir

Pour revenir sur le fuseau horaire français, l’information arrive à point nommé en cet automne, à quelques encablures de grands rendez-vous où se réuniront start-up et projets innovants contemporains. Notez notamment dans vos agenda LeWeb organisé en décembre par Loïc Le Meur, puis TedX Concorde en janvier 2012, etc. Nul doute que le “networking” battra son plein pour les entrepreneurs souhaitant se faire remarquer à ces occasions et à terme financer.

L’occasion aussi de cogiter sur un autre aspect du sujet : la stratégie d’investissement sur internet et le 2.0. Le retour d’amour pour les valeurs high tech affrontant la raréfaction des capitaux, en période de crise économique et financière. Moins d’argent disponible amènera certainement dans les 2 à 3 années devant nous, une autre façon de les engager et de les monitorer.

Pour prolonger : lire aussi par exemple

Achetez du Googhoo ou du Yagle, à vous de choisir !

Mardi 25 octobre 2011

Alors que l’investisseur high tech ne peut se mettre encore sous la dent l’un des plus belles introductions boursières de l’histoire que sera par exemple celle de Facebook (retardée depuis la mi septembre), les “vieux” loups du web bougent, s’animent et proposeraient mêmes des options alternatives.

Alors que l’investisseur high-tech ne peut se mettre encore sous la dent l’un des plus belles introductions boursières de l’histoire que sera par exemple celle de Facebook(retardée depuis la mi septembre), les “vieux” loups du Web bougent, s’animent et proposeraient mêmes des options alternatives.

Je mets cela au conditionnel, car quand vous lisez un jour sur votre flux Twitter que Google songerait à racheter Yahoo, l’information vous fait son petit effet. Non pas que vous n’ayez pas déjà entendu des choses similaires, issues de moguls ou giga acteurs des nouvelles technologies. Mais en 2011, au cœur d’une crise économique internationale sans précédent, cela ne manque pas de sel. Le mouvement part évidemment depuis l’autre côté de l’Atlantique, du Wall Street Journal plus exactement, et ça devient un vrai buzz validé par une dépêche AFP.

Alors seulement, vous vous mettez à réfléchir : Yahoo connaît en effet des destinées compliquées qui ne le laissent pas entrevoir d’avenir possible sur les terres du web 2.0, et du web tout court. Il n’y a tout simplement plus la place pour plusieurs plateformes internet massives “tout en un” construites autour d’un search et d’un service de mails, plus quelques facéties ; et Yahoo a quitté depuis un bail les terres de l’innovation fracassantes. À ma connaissance, le seul outil en ligne ultra-innovant resteYahoo Pipes : sorte de fabrique à flux RSS, mécano de fabrication de contenus, sans comparaison dans la catégorie des approches aisées sans ligne de codes…

Quant à Google, ses dernières expériences sur les terres des médias sociaux, n’ont pas été suivies de succès fracassants. Google Wave et Google Buzz ont été des échecs cuisants. Même Google + semble avoir du mal à s’installer dans les pratiques déjà bien balisées par Twitter et Facebook, même si en France ses dernières statistiques s’améliorent (cf. : Le Monde). Les nouveaux entrants — sauf coup de génie — ont du mal à faire leur trou.

Monopole à 2, ou 3… ou plus ?

Un autre angle d’analyse, est celui de prendre avec des pincettes une décision qui placerait le nouveau combo en position ultra-dominante sur le marché. Ce que pointe entre autresLeMondeInformatique.fr :

[cela] poserait quelques questions aux autorités en charge de la concurrence. Avec une part de marché dans l’activité de recherche de plus de 65 % selon Comscore, Google passerait à 80 % avec cette opération et amplifierait encore un peu plus sa position dominante“.

Certains donc, envisagent en fait… un trio. Google + Yahoo + Microsoft. À trois “anciens” de l’informatique et du web, peut-on faire accoucher d’une Formule 1 du numérique de demain ? Telle est la question, plus le fait de trouver un joli nom à cet ensemble. Je vous proposais en titre Googhoo et Yagle. Mais peut-être bien que nous aurions à nous adapter phonétiquement à un Migoogya ou un Yaglesoft… Les marchés, plus pragmatiques, adoreraient-ils eux cette approche “à trois on est plus fort” ?

Synthèse pour l’investisseur particulier :

  • peut-être placer quelques sous sur le secteur high-tech (et pas spécifiquement seuls Yahoo et Google) qui devrait forcément tirer profit de ces mouvements de troupe.
  • et sans doute mieux vaut investir dans les start-up de demain, celles portant réellement l’innovation, et que les gros poissons avaleront forcément (cf : relire “les start-ups innovantes” et les notes sur le salon LeWeb) ;

Panne BlackBerry : RIM rame mais veut rassurer les “pros”

Mercredi 19 octobre 2011

Le timing est serré, mais l’équipe de direction du canadien RIM réagit vite. Moins d’une semaine après le black-out mondial total des smartphones BlackBerry (coupé de toute communication web entrante), son fabricant a tenté de calmer les énervements et frustrations suscitées. Et il contre-attaque commercialement.

Je vous en parle, car les BlackBerry sont connus pour équiper surtout des professionnels, une clientèle dite “d’affaires”, dans des besoins très “métiers” comme l’on dit, moins dans des activités ludiques et grand public. Selon une étude Markess, les usages sont d’ailleurs bien balisés : “42% des sondés perçoivent smartphone et tablette comme un moyen privilégié d’accéder à l’environnement de travail virtuel et 38 % comme moyen d’accès aux fonctionnalités d’applications métiers” (econoblog). De quoi confirmer le phénomène qu’on avait nommé à un moment, les “crackberry”… signe du travailleur stressé des temps modernes. Quelque chose de pas tout à fait nouveau : je décrivais le phénomène d’une “crackberry”, en 2005 pour ZDNet.

Cadeaux et séparation

Or donc, RIM a tout d’abord sorti le chéquier : chaque utilisateur se verra proposer environ 70 euros d’achat d’applications. Certaines mauvaises langues diraient que c’est un moyen iconoclaste de… relancer sa plateforme justement, du moins quantitativement, plantée depuis un moment par les succès massifs des plateformes Apple et Google. Passons.

Mieux. Hier mardi, le big boss de RIM, Mike Lazaridis, présentait “BBX” : trois lettres pour désigner  la nouvelle version du système mobile de ses appareils. Il sera bien sûr plus fiable, plus solide, plus sûr, etc, etc. Et Mike donne des signaux envers la clientèle “pro” : ainsi le système “Balance”, permettra de faire “coexister sans risque les programmes personnels et les programmes professionnels sur un même appareil“. Comprendre : si ça coupe un jour à nouveau, par cette “séparation”, on aura le moyen de toujours pouvoir rester connecté et travailler. Bref, de toujours pouvoir rester un “crackberry”…

Côté “ambiance” à l’arrière scène de ces aventures, relisons attentivement cet article de 01Net de juin dernier, “Un cadre du fabricant du BlackBerry vide son sac sur son entreprise” : il est éclairant sur le contexte et les marges de manoeuvre du fabricant informatique. D’ailleurs, pour nos lecteurs utilisateurs de BlackBerry, petites questions annexes : utilisez-vous ces terminaux BB pour des applications financières ? et pour leur qualité plus grande (ou pas) que celles proposées sur iPhone et Android ?

Social games : quelle économie induite ?

Lundi 17 octobre 2011

Vous avez certainement entendu parler des social games, les jeux en ligne diffusés et usités sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Ils vont des plus ludiques (Angry Birds) aux plus savants. Reste que peu à peu s’installent des pratiques, et donc de fait une économie. Les jeux sociaux en ligne renforcent la récurrence de l’usage immersif des réseaux, et donnent aussi de nouvelles lignes de profils pour des éditeurs.

Une anecdote, pour commencer. J’assistais la semaine dernière à la session privée d’un débat du Social Media Club (réseau créé par l’américain Chris Heuer) qui, quelque part, actait déjà cette réalité. Les jeux sociaux constituent en effet un marché, qui peut par exemple accueillir de la publicité ultra ciblée. Elle créé en fait un écosystème publicitaire, “inside Facebook“.

Outre le ressenti, il y a les chiffres. Pour poser quelques éléments de métrique, voici une infographie qui résume les principaux enjeux et pose les ordres de grandeurs. Sans doute les curseurs bougeront-ils rapidement au cours de l’année 2012… A suivre.

En substance, comment le social gaming devient une activité bankable ? Quelques points clés, tirés principalement des usages ango-saxons, mais qui indiquent une tendance :

  • une majorité d’utilisateurs joue aux social games, dans Facebook;
  • le jeu constitue la grande majorité des usages mobiles (sur smartphones et tablettes);
  • la moitié des utilisateurs de ces plateformes utilisent et consomment des monnaies virtuelles.

Pour compléter : relire les notes de ce blog parlant de l’éditeur Zynga ou encore du jeu Angry Birds.

Investir dans la presse en ligne

Jeudi 13 octobre 2011

La venue d’Arianna Huffington à Paris, pour livrer sa “leçon de journalisme” au CFJ (l’école de la rue du Louvre) et surtout conclure le lancement du Huffington Post France, est l’occasion de réfléchir. Pour se demander, outre les déclarations de guerre, les stratégies des uns et autres acteurs, si… la presse en ligne est un bon secteur pour y investir son argent ? Et partant de là, comment le faire concrètement ?

Globalement, le marché est très secoué dernièrement, par plusieurs phénomènes combinés :

  • baisse des lecteurs et consommateurs “classiques”, payants, sur les écrans traditionnels des médias : achat de journaux imprimés notamment… Ce qui fragilise les projets dits de “new media”, quand ils sont portés par des groupes installés, plus anciens et pluri-activités;
  • économie commando des projets montés uniquement sur le web (on les nomme les “pure players“), avec de petits moyens, de petites équipes, un modèle souvent fragile;
  • concurrence des réseaux sociaux devenus de véritables “médias sociaux”, proposant contenus et interactivité;

A fin 2010, la situation était décrite comme pas encore brillante par Lexpress.fr, pour qui il s’agit d’une “nouvelle presse mais de vieilles recettes“. Grosso modo, les partenariats de contenus (revente à d’autres marques sur le web), les activités annexes (formation web notamment), les applications innovantes (déclinaison pour iPad par exemple) doivent permettre de diversifier les revenus et stabiliser les projets. Mais c’est loin d’être sûr. D’ailleurs, le scope de ce que l’on a appelé à un moment les “pure players de la presse“, tel que fixé en 2009, a changé depuis : deux projets français (Bakchich et E24) ont stoppé leur développement. Et LePost, pour reparler de lui, lancé par Le Monde sera justement dilué dans le Huffington Post français…

Globalement aussi, le secteur est plutôt animé par de gros investisseurs, injectant des lignes financières conséquentes, souvent pour essuyer des situations de dettes ou nourrir des plans de relance… Il n’existe pas non plus, comme pour le cinéma avec le dispositif de défiscalisation Sofica, de produits d’investissement dédié à la presse. Ceci donc laisse peu de place à de petits investisseurs et épargnants, à part quelques projets spécifiques, qui se sont organisés dans l’idée de s’appuyer sur les “petits souscripteurs”.

Y investir, pour le petit épargnant ?

Quelles sont les façons d’investir néanmoins dans ce secteur, sur des projets pertinents, quand on est ni une banque ni un industriel ? Il s’agit en fait du modèle du souscripteur/mécène, mobilisé entre autres sur sa citoyenneté et son envie de participer à une aventure web. Quelques exemples :

  • le mur Rue89.com : ce mur contributeur du projet monté par des anciens de Libération, permet de le soutenir en s’affichant de façon dynamique. Les “briques” proposées coûtent de 15 à 349 euros;
  • l’abonné Mediapart : le site d’Edwy Plenel, propose un contenu en ligne payant, avec un abonnement mensuel de 9 euros par mois; c’est une vraie différence avec l’ensemble de la presse en ligne (plutôt gratuite), qui a fait d’ailleurs depuis évoluer les lignes de frontières, sur d’autres médias.

Sachez qu’il existe aussi le Spiil (syndicat de la presse en ligne), représentant tous ces acteurs. Il organise notamment le 18 novembre prochain uneJournée de la presse en ligne. Je le questionne dans la foulée, pour savoir si des dispositifs de placement dédiés aux investisseurs sont réfléchis pour l’avenir proche. Je vous tiendrai au courant du retour.

[MaJ 28 octobre 2011 :] j’ai reçu hier, suite à ma sollicitation, une réponse du Spiil en la personne de Laurent Mauriac, son vice-président et par ailleurs DG du site de presse en ligne Rue89. Voici ses éléments de réponse :

“Il n’y a rien à notre connaissance de spécifique s’agissant des investissements dans les entreprises de presse en ligne. En revanche, les dispositions permettant à la presse de bénéficier de dons éligibles aux dispositions fiscales du mécénat ont été élargies à la presse en ligne.”

Comment et quand gérez-vous en ligne vos finances ?

Lundi 10 octobre 2011

La question de “gérer ses finances en ligne” ou “son argent en ligne” préoccupe en effet, car “l’outillage” pour le faire a considérablement progressé au cours des années 2000. Qu’il s’agisse des services bancaires en ligne, ou des logiciels dédiés à ce besoin. Pour autant, il me semble qu’il ne s’agit pas seulement de solutions et de logiciels, de “matos”, mais aussi, d’un certain… “contexte”, du cadre dans lequel on vit ce moment particulier. C’est ce sur quoi je vous propose de réfléchir. Qui sait, nous pourrions trouver en commun de nouvelles idées !

Dans mon cas, je l’avoue, je ne dédie pas un temps spécifique et programmé à la gestion de mon argent en ligne. Clairement, ce n’est pas dans mon agenda. Mais je le fais cela dit régulièrement, avec une sorte “d’horloge interne”, qui me dit que c’est le moment. En général, ça se passe lors de plages de vadrouille en ligne sur les réseaux sociaux et sites d’information, où je consacre quelques minutes à aller checker mes comptes bancaires et mes placements. La plupart du temps, je réalise des opérations en ligne d’harmonisation entre mes comptes de placement.

Le “timing” de cette gestion personnelle se fait plutôt sur le week-end, et plutôt dans une situation de “pseudo-travail”. C’est-à-dire, autant que je m’en souvienne pour chaque occasion : plutôt assis à mon bureau, que calé dans un fauteuil. Ce dernier cas, je le réserve aux consommations ludiques en ligne ou à la détente.

Dans ces moments de gestion de mes “finances perso”, il m’arrive d’aller vérifier des informations en ligne, sur les actualités ou les blogs. Ce qui peut par exemple parler du contexte boursier ou des destinées de tel ou tel type de placement. Des widgets (comme ceux de BforBank) peuvent compléter mes besoins, plus globalement, j’apprécie d’avoir vite sous la main un convertisseur de devises, en généralcelui du concurrent de Google. Quadrat, je suis en effet de la génération à avoir connu le Pascal

Le rendez-vous des impôts en ligne

Mon grand rendez-vous annuel de gestion en ligne, reste au demeurant, comme nombre de Français et Françaises, la télédéclaration des impôts. Je vous ai déjà pointé le sujet sur ce blog, pour noter cette “performance à la française” qui est un vrai facilitateur de vie. Je pense avoir été parmi les premiers à l’utiliser et en ai toujours ressenti de la satisfaction : plus simple, plus rapide, plus cohérent avec une vie numérique en ligne épanouie ;-)

Et vous, ça se passe comment votre gestion financière en ligne ? Pour classer en quelques questions clés :

  • Quand et comment gérez-vous votre argent ?
  • Que pratiquez-vous régulièrement comme “actions de gestion en ligne” ?
  • Cela vous est-il important ou tout à fait secondaire ?

Je crois qu’il y a en effet un rapport entre ce moment, choisi ou non, et la manière dont on gère ses finances. Notre personnalité et notre rapport à l’argent y ressortent aussi très certainement. Et peut-être devrions-nous tenir plus compte de ces informations, pour mieux imaginer les services de demain.

Steve Jobs fut aussi et surtout un investisseur

Jeudi 6 octobre 2011

La nouvelle nous a tous cueillis à un moment ou un autre ce jour du 5 octobre 2011. Soit sur les réseaux sociaux en ligne, soit sur les médias classiques, comme Le Monde ou encore ZDNet.fr qui lui réserve une édition spéciale. Et c’est la première leçon à tirer de grands bonshommes ou grandes actions humaines : on se souvient de leur départ, de leur arrêt, du moment où on l’a appris, du contexte environnant. Passé donc cette phase nécessaire de deuil, planétaire, il restera ce que Steve Jobs fut. Pour moi, surtout un investisseur, dans tous les sens du terme.

Pas tout à fait un visionnaire inventeur pur jus, donc, comme on le dit souvent. Il a d’abord “investi” au sens premier, dans l’humain et la méthodologie. Mais aussi dans l’observation des marchés, plutôt que dans la multiplication des produits et stratégies. Jobs fut plutôt un habile détecteur de tendances numériques, arrivant à chaque fois à apporter une réponse adaptée, sexy et profitable à des marchés embryonnaires, peu édifiés ou mal servis. Trois stratégies clés jalonnent son parcours :

  • ainsi fut-il des ordinateurs designés, que le monde PC a bien tenté de lancer, mais que l’iMac a incarné mieux que tout le monde.
  • ainsi fut-il du baladeur mp3, qui a préexisté aux iPods (souvenez-vous les Rio…) mais qu’Apple a su personnifier et rendez rock’n roll.
  • ainsi des des smartphones, que les Blackberry et autres Nokia ont su initié, mais qu’Apple a finalement raflé. Vampirisation ? Plutôt opportunisme et méthodologie.

Jobs l’opportuniste

La partie moins publique de Jobs est sans doute qu’il fut aussi un excellent investisseur, au sens premier du terme. Pas du genre touche à tout et dispersé, mais plutôt bougeant quelques fois et de façon ajustée : comme un snipper. De quoi apprendre, pour toute une génération de business men en herbes, d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique. Jobs a pris des parts dans les secteurs où il fallait être, au moment opportun. PC Impact, qui repasse ses grandes dates en revue, souligne par exemple son investissement, dès les années 80 dans NeXT, une société qui lui servira de laboratoire pour concevoir l’ordinateur du futur. Ce qu’il accomplira plus tard de retour chez Apple avec la génération des iMac, et là aussi en investissant dans la création et l’embauche d’une unité de designers.

Mais son plus beau coup reste sans nul doute Pixar, qu’il a racheté quand il était en délicatesse chez Apple, juste avant que n’explose la 3D dans les jeux, les dessins animés puis désormais les films. Un investissement de 10 millions de dollars au départ, pour les profits qu’on sait par la suite.

Investir de l’argent, du courage, du temps… telle fut la trilogie de Steve Jobs au-delà des seules capacités de management et de leadership dans la high tech. C’est sans doute pour moi ce qui le hisse au niveau des grands industriels comme Ford, Welch ou plus récemment Dyson.

Pour prolonger : relire les précédentes notes consacrées à Steve Jobs sur ce blog…

Solar Impulse, la techno au service du green

Jeudi 6 octobre 2011

Certes, l’informatique et le web occupent une grande part des innovations ces dernières années et pour ainsi dire du buzz technologique. Mais heureusement, il y a d’autres disciplines et activités. L’une d’elle m’a comme “sauté aux yeux”, lors des derniers Green business Awards. Elle a trait à l’énergie solaire, et à un projet un peu utopique.

Sur la scène de cette manifestation tenue à Paris, à l’espace Pierre Cardin, est en effet monté à un moment, hors compétition par rapport aux autres entreprises, l’un des fondateurs de l’entreprise Solar Impulse : le suisse Bertrand Piccard, associé en fait à André Borschberg. Leur idée commune est très ambitieuse, telle qu’écrite sur leur site internet SolarImpulse.com : fabriquer “le premier avion solaire capable de voler jour et nuit, jusqu’à faire le tour du monde sans carburant ni pollution“. Rien moins.

Voici ci-dessous une courte vidéo montrant à la fois quelques images du projet, suivies des explications convaincues de Piccard, sous le feu des questions enthousiastes de Guillaume Dubois.

Ce qui assez drôle, avec ces projets d’avion solaire, c’est que de visu ils donnent tout sauf l’impression de pouvoir tenir plus que quelques kilomètres de vol… Contraints d’être légers et peu encombrants, ils renvoient un peu au début de l’aéronautique et aux “coucous” qui s’élançaient laborieusement dans les airs.  Dés lors qu’on parlerait de transporter plusieurs passagers et des charges conséquentes, les performances de ces prototypes chutent radicalement…

Rêve, prix et soutiens

Pour autant, ils entretiennent le rêve et permettent d’espérer des avancées notables. Le nouveau contexte énergétique, et la crise du pétrole, forcent aussi à des solutions innovantes et à une autre civilisation du transport. Qui ne passera pas que par des voiturettes électriques urbaines, ni des dynamos de vélos.

Enfin, pour concilier innovation et investissement, je ne manque de vous indiquer que Solar Impulse dispose d’un supporters program, avec différents niveaux de participation financière et actions. Pour rappel, c’est en avril 2010 que cet avion avait effectué son premier vol véritable, le vol mondial étant prévu pour l’année 2013. Et quelques jours avant la cérémonie parisienne, Piccard recevait le SolarWorld Einstein Award des mains mêmes de… Larry Hagman : plus connu sous le nom de “JR Ewing” par les Français, une star reconvertie dans la défense des énergies durables. Tout un symbole.

Pour prolonger : lire les articles de BforBank évoquant les risques de bulle de l’énergie solaire; le crédit d’impôt pour économies d’énergies;

Apple, iPhone et course à l’annonce

Mercredi 5 octobre 2011

apple_iphone_course_annonceBilan du dernier keynote d’Apple d’hier soir (heure française) très attendu ? On le mesurait immédiatement sur les réseaux sociaux, encore et toujours. Avec tous ces tweets sur le réseau Twitter par exemple, de fanas et experts déçus par si peu d’annonces novatrices.

Confirmation dans la presse, dans la foulée, qui ne manque pas de réalisme à l’endroit du géant américain : un nouvel iPhone “accueilli fraichement” (nouvelobs.com) quand on admet pas avec honnêteté, malgré l’apple-mania ambiante, qu’il ne s’agirait que d’une “riposte à Android” (le système mobile concurrent de Google).

Apple a voulu occuper le terrain de la rentrée (bien avancée) malgré tout. Et malgré notamment le fait de changer de “leader” sur la scène publique et business, puisque cette présentation était assurée pour la première fois par Tim Cook, successeur de Steve Jobs, parti pour raisons de santé. C’était osé. Et tout était dit dès les premières minutes de cette conf’, voir ci-dessous…

Donc : Apple annonce un iPhone 4S (amélioration du modèle existant) plutôt que le 5 si attendu. Même les Guignols de l’Info, sur Canal plus, se fendaient de leur sketch pour dire en gros que Jobs est le spécialiste de faire des annonces creuses et sans réelle urgence. Et qu’au-delà Apple est bien l’as du “je te vends des produits dont tu n’as pas besoin tout en te faisant rêver de leur nécessité“.*

Sans aller jusque-là, il est clair que la firme américaine est un peu prise désormais dans une obligation de mouvement permanent et doit gérer une gamme de produits high tech assez large, qu’il va être difficile de maintenir avec une égale modernité et pertinence, sur chaque élément. C’est aussi assez peu compatible, au fond, avec la tradition de communication très calibrée, voire quasi hermétique d’Apple. Une sorte de stop & go continu, qui finit par lasser. Surtout quand il y a peu à se mettre sous la dent.

Que disent les marchés ?

A court terme, la bourse a sanctionné ce “non évènement” : l’action Apple a marqué le pas ces derniers jours… Mais les marchés ont en revanche peu la mémoire historique. Car il faut se souvenir que lors du premier retour gagnant d’Apple, au début des années 2000 avec l’iMac tout rond et coloré, avait suivi une période de doutes et de sur place. C’était avant l’arrivée fracassante des iPod, iPhone puis iPad. Et même ces appareils à leur début, avaient été fraichement accueillis, face aux autres lecteurs mp3 et vidéos, dominants alors… Les cycles en informatique et en nouvelles technologies, ça veut dire quelque chose… Comme les autres, Apple n’y échappera pas.

Faits essentiels à retenir pour les investisseurs :

  • marché tech / est confirmée l’importance des “devices” et interfaces mobiles : c’est clairement là que se porte le marché
  • leadership / est confirmée la suprématie d’Apple, mais qui peut vite se retourner : de nombreux concurrents fourbissent leurs armes et stratégies
  • management / est validée l’arrivée d’un nouveau pilote : l’ère Jobs est en train de se tourner, un moment capital pour cette entreprise hors norme
Copyrights : COG LOG LAB. sur Flickr