Dans une interview aux Echos, le patron France de Google, Jean-Marc Tassetto (en poste depuis 1 an), précise la politique du géant américain du web concernant le développement des start-up et l’aide qu’il souhaite apporter en France, dans le secteur du logiciel. Pour l’heure, l’action a consisté en : 100.000 euros de bourses pour le Camping de Silicon Sentier, organisé avant l’été, plus du partage et de l’échange avec les responsables de Google.
Tasseto livre au passage un scope intéressant, avec quelques repères clés, nourris notamment d’une étude commandée par Google au cabinet McKinsey. C’est un peu le “terrain de jeu” sur lequel il compte opérer :
- impact de l’Internet en France : 60 milliards d’euros par an, soit 3,2 % du PIB;
- d’ici à 2015, 450.000 nouveaux emplois devraient être créés, essentiellement dans des PME;
- grosso mode, les PME utilisant les outils numériques croissent deux fois plus vite et exportent deux fois plus que les autres;
- la France est 21e par l’équipement des PME en sites Web (sur 27 pays de l’Union européenne) : moins d’un tiers d’entre elles en ont un.
Politique d’intérêt
On a souvent comparé, ces dernières années, le rôle de “gros méchant informatique” du marché que prenait désormais Google, en remplacement des IBM et Microsoft hier… Il est intéressant de noter que Google adopte finalement la même attitude de par son action d’aide aux start-up du logiciel, sorte de caution morale mais aussi de marketing du mécénat et du relais. L’Américain relaye la puissance qu’il a acquis, en tant lui-même qu’ancienne start-up… La boucle est bouclée.
Ce n’est pas la seul atout : à un moment où les produits social media de Google ne remportent pas un franc succès (Google Buzz, Google Wave puis Google Plus) face aux Facebook et Twitter, il peut être utile d’attirer à soi les compétences de structures plus souples. Ainsi que pour adapter des logiciels aux besoins des entreprises, un autre secteur sur lequel Google veut percer plus significativement.
Reste qu’en terme d’investissement, cette action peut ouvrir sur le développement de projets locaux qui n’auraient pas eu cette envergure. A suivre donc. Je vais suivre en tout cas ce dossier, pour vous parler des start-up aidées par Google.
Articles similaires:
- Les 9 start-up françaises à suivre… selon Wired UK
- Papier versus numérique : pas si simple !
- “Diagnostic, pronostic, numérique”
Mots-clefs : croissance, logiciels, numérique, PME


