Je vais vous confier un “truc”. Contrairement à beaucoup d’experts 2.0 qui développent un snobisme sur la question, je crois beaucoup au simple test de la “première page de résultats”. Celle qui tombe via Google quand vous avez formulé une requête. Et si l’on y applique ces jours-ci, d’un point de vue français s’entend, des requêtes portant sur les réseaux sociaux en ligne majeurs, que voit-on apparaître ? Des choses assez signifiantes.
requête Facebook : parmi les résultat, une requête portant seulement sur Facebook, remonte, par ordre d’apparition les pages personnelles de Stephen Harper (le premier ministre canadien), puis de Loïc Le Meur (net entrepreneur français installé aux Etats-Unis), puis aussi de Lady Gaga (chanteuse pop qu’on ne présente plus); en ressort une impression très personnalisée, très VIP;
Dans le cas hypertrophié et hors norme de Le Meur, cette remontée n’est pas un hasard. Et on pouvait lire hier ce message diffusé par lui sur LinkedIn : “Fact: I have 68,906 followers on Twitter, 61,444 on Google+ and 11,369 Facebook “likes”. Google+ will pass Twitter for me in a few days“. Ca pose son personnage, en terme de métrique personnelle… ce qu’on nomme autrement le personal branding.
requête Twitter : même exercice, et là, à nouveau c’est Lady Gaga qui ressort, mais suivi de pages web de contenus explicatifs sur le “comment ça marche“, presque le “à quoi ça sert“, etc. Ce qui correspond de toute façon à l’avis général du grand public sur l’outil, ne comprenant pas très bien son usage réel… ce que l’on peut en faire dans la vie réelle. De fait, il est convenu de le présenter comme un réseau squatté principalement par des communicants, des geeks, etc.
- requête LinkedIn : là , on trouve des articles essentiellement descriptifs… et cette note datant de 2005 (donc avec un peu de recul par rapport à la folie actuelle sur les réseaux sociaux), avec un décalage intéressant “le réseau des blaireaux“, c’est osé.
- requête Viadeo : pour le réseau social professionnel français, après un lien Wikipédia, c’est le profil d’Antoine Pic, chef de produit senior travaillant chez Viadeo, qui ressort; puis le profil de Christophe Cesetti; dans ce dernier cas, le consultant doit être bougrement content de cette sur-exposition ! En a t-il un usage ? S’en est-il rendu compte ? Je lui ai posé directement la question.
- Google+ : là, c’est un peu à la maison pour ce réseau sur le moteur de recherche Google… Pas mal d’articles “nouveauté” sur ce service, et en bas de page le profil d’Alban Martin (un des animateurs du Social Media Club);
Et le business dans tout ça ?
Je reprends alors ma casquette éco-fi pour m’étonner : presque aucun contenu dans ces “premières pages” de résultats ne parle de “travailler”, “faire des affaires”, “développer son entreprise”, “placer son argent”, etc. avec les réseaux sociaux… La dimension business et pratico-pratique est totalement exclue, au profit encore d’approches “découverte” et/ou people, d’un simple niveau explicatif. Or, mon expérience de consultant auprès d’entreprises, m’a montré que ces deux dernières années, c’est bien là le point de focalisation des questions et peurs…
C’est doublement suprenant car les porteurs de ces pavillons du web 2.0 et des médias sociaux ont les équipes techniques qui vont bien, en compétences et en nombre, pour oeuvrer au référencement idéal dans les moteurs de recherche.
Je dis cela à un moment où l’on apprenait, il n’y a pas tellement longtemps que Google mobilise des VIP et personnalités pour assurer la montée de charge sur son réseau social. Dès août d’ailleurs Google+ proposait une fonctionnalité de compte vérifié.
















