Le 51ème état des USA serait-il… technologique ? Les chiffres tournent en ce moment, sur le front des marchés boursiers (que nous suivons sur les actus et le blog Bourse) et de la situation économique américaine… Mais il en est certain qu’on ne voit pas beaucoup commenté. Par exemple un cumulé des 5 principales sociétés high tech américaines, en terme de capitalisation boursière donne… 938 milliards de dollars. Ils sont répartis comme suit : Apple (339 Mds), Microsoft (206), Google (163), Oracle (127) et Intel (103). Si La Tribune évoquait en juillet “le massacre boursier des éléphants de la high tech“, il faut relativiser. Car c’est pour l’heure sans compter l’entrée en bourse de Facebook, qui risque d’être une pure folie… On parle en effet depuis presqu’un an du risque d’une “bulle web 2.0“, gonflée par les réseaux sociaux en ligne notamment.
Là où les ordres de grandeur sont parlants, c’est quand on rapproche ces chiffres de la dette souveraine américaine de 15.000 milliards de dollars. Ces 5 seules entreprises high tech en pèse donc à date 15%. Et si l’on compare au seul trou du budget de l’Etat fédéral (1500 milliards de dollars), là c’est carrément 62% !
D’autres observateurs relèvent aussi ces “machines à cash” que restent les entreprises high tech américaines et du web :
- les 8 entreprises US qui ont le plus d’argent (soit une réserve en cash totale de plus de 275 milliards de $)
- le seul cas d’Apple, quant aux bénéfices que l’entreprise aligne
Excès en tout genre
Et s’il y n’y avait que les chiffres. Car, “à l’américaine”, cela s’accompagne de son cortège de délires : conférence de lancement de produit tournant à des évènements planétaires, financement d’opération caritative internationale (comme la Fondation Gates), création de fortunes personnelles écrasantes (cf : classement Forbes)…
Une conférence de Steve Jobs a presque autant d’impact dans le monde qu’une déclaration de Barack Obama ! Du moins quand l’entreprise lance un nouvel iPad ou iPhone, comme avec le 5 à venir, qui génère déjà un formidable buzz. Pour quantifier un peu le duel : une requête “Barack Obama keynote” pèse 119.000 pages sur Google, là ou “Steve Jobs keynote” en pèse 340.000… Si l’on change pour le mot “speech”, le président US écrase certes son compatriote… mais les catégories de notoriété se valent selon les sujets.
Dans les romans de science-fiction, apparaissent souvent des entreprises ou consortiums hig tech qui finissent par faire un Etat dans l’Etat, un pouvoir à part entière : Skynet par exemple dans Terminator, ou encore l’OCP dans Robocop, voire même Stark International dans le plus gentil Iron Man de l’univers Marvel… On en est certes par là, mais ce paradoxe d’entreprises high tech US en pleine santé au sein d’une économie qui vacille devrait faire réfléchir. Avant qu’on en arrive à privatiser et autonomiser la Silicon Valley !
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Mots-clefs : argent, crise, high tech, richesse, usa



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