Le terme “tech” (pour technologies) s’est décliné ces dernières années sous pas mal de dérivés. Il s’agissait en effet de sortir du sempiternel “NTIC”, qui à force d’être rebattu finissait par “vieillir” et ne plus faire tellement “nouveau”. Nous avions eu donc après la high tech, la biotech, la greentech, etc.
Le secteur de l’économie durable (chère à Eric sur son blog, salut à lui) a validé le terme de “cleantech”, qui dispose de sa note Wikipédia officialisation clairement la chose. Du site Smartplanet.fr et de l’actualité, nous apprenons en tout cas que les Américains organisent leur filière de capital investissement en ce sens. Une sorte de “consortium” de familles s’est ainsi monté -11 dans cette première mouture- , on est content pour elles. Le “bidule” répond à un descriptif assez costaud, sous le nom de Cleantech Syndicate jugez plutôt :
“Représentant collectivement plus de 30 milliards de dollars, ces familles ont recruté une équipe d’investissement de 17 personnes et prévoient d’investir 1,4 milliard de dollars de capitaux privés dans des entreprises spécialisées dans les technologies propres au cours des cinq prochaines années“.
Parmi les thématiques concernées, sans savoir encore ce que ce consortium va peser réellement et dépasser l’effet d’annonce, on repère quelques balises dans le propos : production d’énergie solaire et éolienne, parcs de véhicules industriels, propriétés immobilières, etc. Rien de bouleversant somme toute.
Du high au clean, même combat ?
Ce “syndicate” et ses petits copains déjà existant ont pourtant à faire sur les terres de l’oncle Sam. Un autre chantier non encore vraiment exploité concerne le rapport à la high tech américaine. Laquelle a produit quelques unes des plus importantes sociétés au monde : IBM, Microsoft, Apple et leurs productions potentiellement “polluantes” à coups d’ordinateurs, portables, serveurs, centres de données, etc. Mais aussi la consommation éco-énergétique que génèrent des géants du “soft” et des réseaux comme Google, Facebook, Twitter, etc.
La filière du recyclage de toutes ces technologies reste ainsi à consolider, à simplifier et pour ainsi dire à démocratiser. On le voit quand des géants comme Apple annonce encore des programmes en ce sens en août 2011… c’est dire si le réflexe n’est pas encore pris. Il n’est pas possible de savoir (comme certains documentaires tv l’avaient montré) que tel ordinateur produit et acheté en occident, finit, par quelques chemins incertains, à être “recyclé” dans des pays en développement beaucoup moins regardant…
Souhaitons que cette appellation de “cleantech” ait plus de matérialisation dans la vie réelle que le “green business” déjà un peu tombé en désuétude. Qu’on dépasse l’effet marketing. Un coup de peinture verte et des photos de près printanier n’ont pas suffi à rendre produits et services plus éco-responsables, en effet. Notamment au pays de la high tech…
A noter, in fine, que malgré la situation internationale présente, cette initiative américaine se prévoit une déclinaison européenne, dont on ignore à cette date la forme. La vieille Europe n’a pas attendu cela dit le “syndicate” pour bouger : pour prolonger, on pourra lire le “panorama des cleantech en France en 2011“, publié par GreenUnivers; et relire “La France et les cleantech” sur Alternatives Economiques.
Mots-clefs : cleantech, hightech, informatique, internet, usa



[...] Investissement : de la “hightech” aux “” – Après la high tech, la biotech, la greentech voici la cleantech ! [...]