Archive pour juillet 2011

WordPress, un poids certain

Lundi 18 juillet 2011

Petite ouverture sur les outils que nous utilisons, à la rédaction de BforBank. Parmi eux, compte le CMS (content management system) WordPress, sur lequel j’écris d’ailleurs cette note. Personnellement, je l’utilise depuis 2005 (il est né en 2003), dans un cadre professionnel avant tout. C’est la rédaction de ZDNet.fr qui m’a fait m’y coller, à une époque où j’utilisais plutôt personnellement les “CMS” en ligne des projets 20six.fr et Ublog (l’ancien projet d’origine de Loïc Le Meur).

En ce mois de juillet 2011, ce logiciel open source, vient de franchir le cap des 50 millions de sites animés dans le monde, par sa technologie. Au royaume des chiffres (que nous aimons bien dans la banque), voici un petit topo sur la métrique wordpressienne suscitée de par le monde :

  • WordPress.com accueille 14 % des sites disponibles sur Internet (au niveau mondial).
  • En mai les blogs hébergés par WordPress.com ont cumulé un trafic de plus de 2,5 milliards de pages vues, pour un total de 283 millions de visiteurs.
  • Chaque jour, 500.000 nouveaux billets sont postés, ainsi que 400.000 commentaires sur l’environnement WordPress

Une matrice pour inspirer

Loin de moi l’idée de fanfaronner sur ce CMS que j’ai vite repéré comme différent, agile, souple à utiliser dans n’importe quel projet de contenus web. Mais je voudrais ouvrir son concept aux horizons de la réflexion économique et financière, autour de quelques idées clés qui font sa force :

  • une technologie gratuite, mais une certaine expertise requise pour l’installer proprement et l’adapter à votre idée spécifique;
  • une technologie à distance, joignable par simple duo mot de passe/login…
  • un design simple et accessible : le prendre en main ne pose pas de problème;
  • un rendu impeccable : il faut vraiment vouloir faire “lourd et vilain” sur WordPress;
  • une évolutivité dynamique, du fait de la communauté mondiale de développeurs travaillant dessus, par la production de “plugins” (ou extensions logicielles) pour couvrir tel ou tel besoin.

Des outils informatiques financiers, voire des produits financiers tout court ne serait-il pas développables sous cette approche-ci ? Je terminerai par un autre chiffre parlant quant à nos cultures informatiques et leur capacité d’ouverture : “66% de ses utilisateurs sont des anglophones. Les hispanophones ne représentent que 8,7% de la communauté, quant le Français plafonne à 1,4%” (dixit itespresso.fr).

Nous avons donc encore une belle marge de manoeuvre… Ce d’autant que, dans le même temps, WordPress annonce des évolutions technologiques importantes, comme “un grand pas vers le web moderne“.

Pour compléter : lire la bio officielle de WordPress sur Wikipédia; reparcourir l’article “BforBank sur les médias sociaux“.

Google+, j’en suis, j’expérimente

Vendredi 8 juillet 2011

Ca y est. Le planning opérationnel m’a quand même laissé un peu de temps pour entrer en “Google+ land”. Ce grâce à l’action efficace d’un membre de mon réseau, oeuvrant justement dans… un réseau social en ligne. Merci à lui. Car le puissant buzz généré autour de ce “nouveau” service “social media” secoue depuis quelques jours le milieu du web, du média 2.0 et même au-delà. Pour preuve, l’action Google connait une violente progression depuis le 27 juin sur le marché (cf : Yahoo Finance). Je me devais donc d’en être, pour vous expliquer de quoi il retourne.

Passons donc maintenant aux “premiers pas”, en essayant de vous dégager à chaque fois ce à quoi pourrait servir le “bidule”. J’entends par là, eut égard à nos thématiques coeur, pour mieux gérer votre vie quotidienne par exemple, et pourquoi pas vos finances.

  • connexion : je suis un “vieil” utilisateur de la suite Google, y ayant effectué mon entrée 2005 (déjà sur une invitation d’une collègue de ZDNet.fr, c’est une manie…). Pour autant, il m’aura fallu attendre plusieurs jours avant de pouvoir me connecter, en suivant des invitations adressées par d’autres membres et aussi des personnes que je connais dans la vraie vie… En fait, il a fallu attendre la nuit de jeudi à vendredi pour y parvenir, subrepticement. Comme l’impression que juste quelques heures étaient “open” pour s’inscrire.
  • entrée : Google a appris visiblement de ses erreurs passées, et propose là un cockpit très sobre, très dépouillé. Fini le “machin” qui clignote dans tous les sens, comme le fut e, son temps feu Google Wave… Pour autant on ne s’y repère pas de suite instinctivement, on cherche le sens global, voire le critère distinctif.
  • manipulation : à la deuxième visite (effectuée ce jour même), on saisit un peu mieux ce que cette application propose. Une sorte de “Facebook-like” en plus allégé, en plus dépouillé. Un expert du domaine, Nicolas Voisin (agence 22Mars, Owni) a d’emblée aligné le service sur l’air de “très bien ce réseau social, pour 2005″. Est-ce une question de design, trop apuré ? ou simplement du fait que Facebook et Twitter existent déjà depuis plusieurs années, pour ne citer qu’eux ?
  • principe : Google+ est malin cependant et concentre plusieurs services déjà présents dans la plateforme, comme le profil, les photos, etc. Innovation réelle : la gestion de “causeries” nommées cercles, possédant leur propre flux, leur propre page. Comme autant de mini Twitter qu’on peut thématiser ou sectoriser.

Bilan : je vois pour l’heure assez peu d’intérêt à manipuler cette solution, en sus des autres préexistantes. Le peu de personnes présentes dans le “sanctuaire” (même s’il va vite grossir) ne permet pas encore de se rendre compte de toutes ses capacités. Pour recentrer cependant sur les sujets des blogs BforBank, je verrai bien se développer sur Google+ des cercles de spécialistes, d’experts (de la finance, des impôts, etc.) se réunir ainsi pour progresser sur des questionnements, ou recherches communes.

Je vais essayer de paramétrer en partie mon compte Google+ en ce sens, et vous tiendrai au courant de ma progression dans cet univers. Si vous avez pu vous-même y évoluer, partagez avec nous vos premières impressions, critiques, remarques, etc.

Internet et médias sociaux attractifs, oui mais…

Vendredi 1 juillet 2011

Vous en entendez certainement parler dans les fluxs d’information, de façon ponctuelle et ciblée : les valeurs de la net économie sauce web 2.0, repartent à la conquête des sommets sur les places business. Dans La Tribune datée d’hier, toute une page est consacrée au sujet.

Tout d’abord à propos de Zynga. Ne cherchez pas : il ne s’agit pas d’un jouet ni d’un nouveau manga… Mais d’un éditeur de “social games, c’est à dire de jeux vidéos en ligne, qui se jouent principalement à travers des réseaux sociaux comme Facebook. Son succès planétaire s’appellent Farmville. A deux doigts de gérer son entrée en bourse, sa valorisation frise les 20 milliards de dollars.

Dans un second article plus analytique, la journaliste Delphine Cuny monte d’un cran pour scanner tout ce secteur high tech de “nouvelle génération”…. menacé d’une nouvelle bulle web 2.0. qui existe quand même depuis le tournant 2005 (!) D’abord pour voir les points d’améliorations par rapport aux bulles précédentes : “Les investisseurs semblent en mesure de trier le bon grain de l’ivraie, les sociétés rentables au modèle solide et les autres“. Une prudence nécessaire, car “le soufflé retombe souvent très brutalement, car il suffit de quelques prises de bénéfices pour provoquer des décrochages importants“.

Un nouveau web, plusieurs familles

Alors quels sont plus en détails ces nouveaux secteurs ? Le 2.0 est un chapeau très large, qui compte plusieurs disciplines très différentes les unes des autres :

  • l’informatique servicielle à distance : un “login/password” (identifiant et mot de passe) et vous accédez à un “service” (un logiciel) en ligne, sans que rien ne soit installé sur votre machine. Google représente le Dieu vivant incarné de cette discipline, qui a dépassé depuis longtemps un Yahoo et que Microsoft aimerait bien talonner pour se moderniser. Une chose est sûre, cette informatique là a ringardisé celle des gros systèmes d’information, des logiciels de gestion, etc.
  • les jeux sociaux et jeux viraux : vous cliquez dans le train sur un jeu à base de poulets sur votre smartphone ? vous pariez dans un casino viruel sur Facebook ? C’est un business, représenté par des gens comme Zynga. La promesse n’est d’ailleurs pas que ludique; le slogan de l’éditeur n’est-il “connecter le monde à travers les jeux“…? Donc presque déjà un réseau…
  • les réseaux sociaux en ligne : Facebook, Twitter, où l’on “pushe” de l’information autant que des infos personnelles, et où l’on vit l’ère de la viralité et du buzz. Mais ce sont aussi les réseaux professionnels comme LinkedIn et le français Viadeo, qui aspirent à être devenir des plateformes généralistes de business.