Archive pour juin 2011

Terminaux Android : une flotte (de luxe) à exploiter

Jeudi 30 juin 2011

Imaginez ce que l’on pourrait faire avec… L’américain Google vient en effet de laisser très opportunément fuiter que sa plateforme pour mobiles, Android, a franchi le seuil des… 500.000 mobiles activés par jour ! Une flotte “de luxe” pour ainsi dire, numériquement parlant, que tout directeur commercial oeuvrant dans la high-tech, adorerait posséder, pour faire joujou sur les marchés.

La guerre d’avec le géant Apple et ses immanquables iPhone n’est pas sans rapport avec la nouvelle. Il s’agit de part et d’autre de bien bomber le torse avant la trêve estivale  pour ré-attaquer à la rentrée pour motiver autant de deals avec les téléphonistes mobiles. Ceux-là même qui nous feront craquer pour changer une énième fois notre téléphone…

Pour mémo, la galaxie iPhone c’est :

  • 100 millions d’appareils vendus dans le monde (à date de mars 2011, cf CommentCaMarche.net)
  • soit grosso modo (l’appareil étant sorti en 2007) pas loin de 2 millions de terminaux par mois sur 4 ans…
  • à fin 2010, il était déjà le 4ème téléphone portable le plus plus vendu au monde

Mais Android souffre  - je l’ai déjà souligné sur ce blog – d’un manque d’applications, notamment d’applis pros, et re-notamment au rayon de celles dédiées à la gestion financière et aux questions patrimoniales. Argent, investissement, Google, Android… ces notions sont-elles encore trop lointaines les unes des autres ? Ne peut-on envisager Google que sous l’angle de la gratuité totale, qui quelque part, à un moment ou un autre, finit par faire cheap…?

Un luxe mieux assumé

Les amateurs se rassureront donc en notant qu’Android rejoint la “norme” si l’on peut dire, comme les classieux iPhone des Mac Addicts. Plusieurs sites, dont Ecran Mobile, nous apprennent ainsi qu’un terminal Android “de luxe” vient de sortir. Il s’agit d’un Tag Heuer Link coûtant 5.000 euros. Vous avez bien lu le montant. Et pour ce prix, la cible client a été chouchoutée, à en lire les détails de finition choisis par l’horloger suisse : “châssis en acier, du cuir de lézard ou d’alligator sans oublier des incrustations d’or ou de titane“.

Ne reste donc plus qu’à concevoir, outre l’aspect matériel, des “logiciels de luxe” pour que l’usage rejoigne la possession de l’objet. Des idées, messieurs les concepteurs et développeurs ?

Google et la gestion, c’est pas encore ça

Lundi 27 juin 2011

Ce que je retiens de l’annonce des derniers jours, concernant Google et la fermeture de Health et PowerMeter, c’est que ses outils en ligne de gestion personnelle, ne sont pas encore un franc succès…

Pour le géant américain du web, sortir de la messagerie mail et des outils de “webeux” n’est pas si facile que cela. Ce fut réussi par exemple avec la cartographie animée de Google Maps et Google Earth, mais c’est plus dur sur des thématiques “sérieuses” comme la santé ou l’énergie : les deux services qu’il vient donc de décider d’arrêter, faute d’utilisateurs…

Sur le site de L’Express, on rapporte l’analyse faite par Google itself, assez explicite : “Même s’ils n’ont pas atteint l’envergure que nous espérions, nous pensons qu’ils ont fait ressortir l’importance de pouvoir accéder à l’information dans des domaines où c’est traditionnellement difficile”.

Au rayon des informations d’accès plus difficile donc, au rayon par exemple de la gestion, ce n’est pas rassurant pour les Google-addicts. Si l’on attendait des services financiers et ou d’épargne personnelle originaux. J’ai déjà noté la relative pauvreté de ces outils sur la plateforme mobile Android. Elle risque de se prolonger un moment sur le web classique…

Trois univers informatiques

Et cela, en prime, se passe alors que le secteur technologique américain est récemment sous pression en bourse… Et que l’informatique de gestion pure (celle des entreprises et collectivités) est passablement secouée par le concept web 2.0, comme le note Frédéric Charles sur son blog sur ZDNet.fr; et que même avant l’on craignait cette bulle web 2.0, ressentie à nouveau sur les acteurs des réseaux sociaux

Aurait-on tout simplement du mal, plus que prévu, à associer les trois univers ? Ceux des réseaux sociaux, de l’informatique web et de l’informatique classique ? Les produits mutants conjuguant les trois disciplines ont-ils en fin de compte déjà un marché et une demande ? Une trilogie pourtant bien ressentie dans la vie quotidienne, personnelle comme professionnelle… Mais pour l’heure sur le simple angle cumulatif.

Pour prolonger : relire les notes du blog parlant de Google; revoir aussi l’extrait vidéo de la dernière conférence-live sur la bulle web 2.0;

Du cloud computing… au cloud financing ?

Vendredi 17 juin 2011

Au royaume des technologies informatiques furieusement modernes, vous avez certainement déjà entendu parler dans une causerie du “cloud computing“, voire du “nuage” pour les locaux. Détendez-vous, il ne s’agit pas d’un sujet planant de type philosophie expérimentale (un clin d’oeil au bac philo qui s’est tenu hier…). Bien au contraire, le cloud n’est pas quelque chose de vaporeux mais de très concret.

Cela concerne les systèmes d’information des entreprises, la manière de délivrer de la “puissance informatique” de façon souple et agile, en s’adaptant aux défis permanents du business. Cela mêle par exemple l’informatique distante (délivrée en service), la virtualisation des serveurs, la puissance en réseau (l’ex grid computing cher à IBM), etc.

Plutôt que de longs discours, je suis tombé sur l’interview publiée sur ZDNet.fr de Ludovic Tassy, DSI d’Afflelou (ci-contre). Il y explique bien les enjeux et atouts pour une entreprise utilisant le “cloud” en 2011. Et rassurons-nous, le lunettier Afflelou encore une fois, est loin d’être fou… Son DSI y va tout en relativisant l’effet de mode et d’attraction du terme, qui serait sensé tout résoudre… Le responsable informatique est aussi concis que clair : “Le cloud n’est pas magique !“.

Retenons, pour les matières financières, que cette informatique va sans doute donner le ton des prochaines années et décennies à venir. Et que peut-être un jour, un organisme officiel vous répondra t-il sans aucune gêne : “Ah pardon madame, on ne retrouve pas votre feuille d’impôt : elle est perdue dans le cloud…“, ou autre “monsieur, pour récupérer votre retraite, il va falloir attendre que le cloud livre son calcul, réponse par mail sous une semaine…“.

Méthode de financement

On plaisante, on plaisante… Mais or du domaine des technologies, un “cloud financing” serait-il possible ? Pour jouer un peu (promis, je n’en abuserai plus, du moins pour cette semaine) des concepts, on peut noter que le “crowd funding” dont je vous parlais plus tôt sur ce blog, c’est un peu cela : un “nuage”, un réseau de contributeurs, qui finit par faire tomber… une pluie de financement enrichissant !
Il ne faudrait juste pas que le “cloud” devienne un peu le mot fourre-tout, le concept passe partout, apte à transformer la moindre stratégie en moderne et pertinente. Ni qu’il soit une explication rapide à tout ce qu’on a du mal à périmétrer et expliquer… Du genre  “oh, on ne sait pas  trop, ça doit être quelque part dans le cloud…“. Gageons que, comme souvent, les utilisateurs trancheront et diront si oui ou non ils y voient un intérêt et comprennent bien la notion.

Pour prolonger : lire l’article “Le cloud computing pour les nuls“, et la présentation sur Slideshare “Le cloud computing en France“.

Apple : les deux facettes de la puissance

Jeudi 9 juin 2011

Si j’étais un investisseur passionné de nouvelles technologies, je me poserai quand même des questions concernant Apple en ce moment… Ce que symbolisent parfaitement deux images de l’actualité toute récente de la firme informatique américaine.

  • la santé de Steve Jobs : le patron mythique affronte une “lourde maladie” comme on dit poliment. Mais contrairement à d’autres moments de sa vie où il a été discret sur ce problème personnel, il a choisi là de le montrer, presque serait-on tenté de dire de l’utiliser médiatiquement. Ca s’est passé dans le cadre du dernier keynote consacré aux services clouds. Ainsi, nombreux commentateurs et experts glosent sur sa maigreur extrême et son courage jusqu’au-boutiste… Mais quel message passe t-il à ses troupes, à ses clients, à ses partenaires ? Pas sûr que ce soit bien clair…
  • un siège futur et futuriste : après le physique, le matériel. Jobs l’a présenté dans la foulée du keynote précédéent, à la mairie de Cupertino (Californie), à savoir un nouveau “QG” affichant clairement la puissance et l’ambition de la firme. Il le décrit en ces mots très choisis : un “vaisseau spatial ayant atterri” (cf : ZDnet.fr). Clairement le cap du futur est affiché !

Maigreur maladive et résistance d’un côté ; bombage de torse économique de l’autre. Les deux extrêmes d’une entreprise hors norme, qui aura marqué et continue à marquer l’Histoire. Conséquence immédiate sur la bourse ? Si le cours n’est pas en hausse renversante, la capitalisation atteint (6 juin) plus de 317 milliards de dollars, largement au-dessus de sociétés comme Microsoft ou Intel (source Macworld.fr).

NB : pour la petite histoire et pour détendre un peu l’atmosphère entourant Apple, on note aussi cette Jobsmania dans des détails comme le phénomène de… son pull. Le fameux pull noir qu’il porte à chaque conférence, désormais en vente sur internet (sa copie bien sûr). A quand la paire de jeans ?