Archive pour avril 2011

3 milliards d’applications Android, combien de financières ?

Vendredi 22 avril 2011

On vient de franchir un cap significatif en avril : 3 milliards d’applications Android ont été installées dans le monde. Ce n’est pas tout puisque du côté du matériel, il faut noter que “la firme rapporte que 350.000 terminaux Android sont activés chaque jour, principalement aux Etats-Unis, au Japon, en Corée et en Europe“. Pour faire simple, la base matérielle et logicielle de l’empire Google prend de l’épaisseur sur le mobile, face au monde Apple avec ses iPhone et iPad. Pour rappel, les applis iPhone, c’est 7,9 milliards de téléchargements -les downloads- dans le monde en 2010.

Je vous l’ai déjà raconté sur ce blog : une de mes obsessions c’est de dénicher pour vous – et pour moi – de bonnes applications financières sur la plateforme mobile Android, de Google. C’est un créneau où l’on pourrait éventuellement la trouver faiblarde, en tout cas en attente de confirmer.

Les meilleures applis finance

Voici, à défaut de logiciel révolutionnaire, quelques ressources listant les forces en présence, preuve que le sujet interroge certains :

A noter enfin que la bible technophile Mashable liste le seul Google Finance comme une des “6 applis gratuites qui vous ferait quitter l’Iphone” : rien que ça !

Vous en connaissez d’autres ? Voire mieux, vous êtes une start-up qui développe actuellement une application financière révolutionnaire pour la plateforme Android ? N’hésitez pas à nous en parler.

Où ils sont passés, les ingénieurs ?

Jeudi 21 avril 2011

www.academie-technologies.frUn vagabondage nocturne (assumé) sur un certain nombre de mots clés m’a fait rencontrer hier un sujet étonnant, dans l’univers des technologies. Sur le site de l’Académie des Technologies (vous saviez que ça existait ce bidule ?), on lit pas mal d’articles très intelligents. Et en tête de ceux-ci, cette enquête sur le désamour… pour les ingénieurs.

C’est vrai ça. Au royaume des métiers technologiques, bien d’autres missions et appellations leur ont volé la vedette depuis. On a beaucoup parlé dans le domaine informatique des “DSI” (directeurs des systèmes d’information), des “directeurs e-business”, des “consultants web”, des “administrateurs réseaux”… mais plus trop des “ingénieurs”. Plus globalement, on a généralisé l’appellation fourre-tout de “chef de projet”. Le nom fait penser, à tort, au seul monde industriel, au monde “ancien”. On lui associe spontanément la blouse blanche et le stylo Bic rangé dans la poche, avec des lunettes à verres épais.

Notez, je ne voudrais pas paraître méchant, mais quand on arrive sur la page d’accueil du CNISF par exemple, on comprend que la filière pourrait plus verser dans la modernité en phase avec son époque…

Ingénieur, ça ne fait clairement pas assez rêver, ça n’entraîne pas l’adhésion.

Pourtant, la définition donnée par Wikipédia est on ne peut plus ouverte, qui y voit “un professionnel exerçant des activités de conception et de direction de projets, de réalisation et de mise en œuvre de produits, de systèmes ou de services impliquant des problèmes techniques complexes“. Dis ainsi, beaucoup de métiers rentrerait dans ce scope…

Et pourtant l’ingénierie peut s’appliquer à biens des domaines : comme en effet au commercial, à la finance, etc. Alors, question : quand avez-vous pour la dernière fois employé le mot d’ingénieur ? Voire employé un ingénieur tout court ? Un vrai test introspectif sur la modernité furieuse de nos organisations.

Le poids des requêtes Google

Pour finir, je me suis livré à un petit test sur les terres sémantiques de nos sujets, et plus spécifiquement des miens sur ce blog : une requête “ingénieur + finance” fait par exemple ressortir sur Google 5,57 millions de résultats, quand une requête “chef de projet + finance” en draine 8,3 millions. Convaincu ? Non, pas encore ? J’ouvre un peu plus le champs alors : une requête “ingénieur + internet” attire 15 millions de pages, quand “responsable + internet” en récolte 53 millions…

Gardons plutôt en tête cette formule lue sur un site traitant de la question : “Il n’existe pas un métier d’ingénieur mais 1000 métiers d’ingénieur”…

Pour prolonger : télécharger le livre blanc de l’ISAE.

Réseaux sociaux, social commerce : nouveaux jackpots ?

Mercredi 20 avril 2011

La question est récurrente depuis le décollage des réseaux sociaux en ligne, au tournant de 2007/2008 : comment gagner de l’argent avec ? Une simple requête “argent + réseau social” sur Google conduit invariablement sur cette question ou sur le thème des réseaux sociaux rémunérés…

Normal me direz-vous. Beaucoup d’organismes et d’entreprises ont investi des sommes considérables ces derniers temps sur les réseaux sociaux et le 2.0. Et ils aimeraient bien commencer à voir le retour de leur pièce. En gros, ils aimeraient convertir leurs investissements en profit et mieux comprendre en quoi investir sur les réseaux sociaux et le 2.0 est utile.

L’autre préoccupation se situe du côté des investisseurs. Et là aussi, c’est plutôt flou. Le pape américain Warren Buffet (“cover” ci-contre) a par exemple déconseillé de s’emballer sur les réseaux sociaux (cf : L’Express). Pour lui : “Il est extrêmement difficile d’évaluer correctement les réseaux sociaux (…) Certains seront de grands gagnants, ce qui compensera l’échec des autres“.

Social commerce à la mode

Ces doutes s’expriment alors que s’affirme depuis quelques temps déjà, et en relais au social media pur des prémices, la nouvelle catégorie forte du “social commerce” ou du “social CRM” : en gros l’idée qu’on gèrera désormais business et clientèle à travers les réseaux sociaux. Ce mouvement est naturel : il correspond  au fait que le 2.0 n’est plus seulement un sujet de communicant mais aussi un outil pour les équipes opérationnelles dans tous les services de l’entreprise.

Frédéric Cavazza sur Médias Sociaux, lui préfère la notion de “shoposphère” – le pendant à la “blogosphère” – qui a tant excité les médias au début des années 2000. Qui sait si nous ne récolterons pas dans quelques temps des expressions plus locales comme “boutiquosphère” voire “commercialobiz” ?

Marché en milliards de dollars

Les experts sortent même leur calculette et leur boule de cristal : ils envisagent un marché à 30 milliards de dollars en 2015 ou même  à 50 milliards de dollars en 2020… Bref, c’est un peu pifomètre, doigt mouillé et sur-enthousiasme. S’y ajoute des mouvements de troupe comme le rachat de Kosmix par Wal-Mart qui évoque un projet de social commerce… Qui a dit emballement et future bulle ?

Personnellement, je n’ai pas de religion en la matière : je veux prendre le sujet à froid. Je répète sans cesse que les réseaux sociaux sont des outils comme les autres, ni plus ni moins. Ils ne portent pas dans leur ADN telle ou telle destination supérieure, telle révolution. Ils dépendent juste en revanche de l’utilisation qu’on en fait et de l’intention de départ. Ils doivent aussi trouver un usage réel auprès du grand public et dans la vie de tous les jours.

Pour prolonger : appréciez cette infographie de CamilleJourdain.fr, sur le social commerce en 2010.

Firefox 4 et les logiciels libres… pour les chiffres

Vendredi 15 avril 2011

J’assistais hier soir à la soirée officielle de lancement de Firefox 4. Sous l’égide de Tristan Nitot, la communauté du libre venait trinquer au succès de cette nouvelle version du célèbre navigateur, gonflée à l’HTML 5 et au CSS 3  : deux normes de codage web très puissantes, permettant d’envisager des sites plus fluides, plus dynamiques, etc.

Quelques clichés, pris lors de la soirée :

En même temps, Nitot faisait monter sur scène – et c’est tout à son honneur – plusieurs acteurs du logiciel libre. Dont l’April qui venait faire la promotion d’un petit livret pédagogique sur “26 logiciels libres à découvrir“. Pour rappel, les logiciels libres, dits “open source”, sont des développements informatiques en “libre redistribution, [avec] accès au code source et [possibilités de] travaux dérivés” (cf : note Wikipédia).

Ressources intéressantes

J’ai parcouru les pages du petit livret du “libre”, et voici les logiciels qui peuvent vous servir sur les thématiques finances et argent, manipulation des chiffres et informations, en remplacement ou en complément de ceux dont vous avez l’habitude :

  • OpenOffice Calc : l’équivalent de votre tableur Excel
  • HomeBank : un logiciel de “compta” personnelle
  • RSSOwl : pour suivre l’actualité, en sélectionnant après vis flux
  • Pidgin : messagerie instantanée en multi-plateformes

Petit conseil de pratiquant : testez-les d’abord sur vos machines personnelles, tranquillement chez vous. Mais n’hésitez pas aussi à en parler dans vos entreprises, auprès des services informatiques afin d’y susciter débat et comparaison. L’idée : mieux vaut parfois un logiciel libre qui marche, qu’un logiciel coûteux qui… ne fonctionne pas ! Quitte à en assurer les nécessaires sécurisation et maintenabilité, au sein des systèmes d’information.

Finances, trains et technologies

Mardi 12 avril 2011

Si vous m’avez lu ailleurs que sur ce blog, vous savez que la mobilité informatique et les nouvelles technologies en mouvement sont des sujets qui me tiennent  à coeur. Tout comme l’un des lieux où on l’utilise beaucoup : les transports en commun et notamment… les trains ! C’est un petit laboratoire vivant que j’ai pratiqué déjà sur les blogs “Entre les lignes” (ZDNet.fr) et “Serial Worker” (Libération).

Ce prisme m’est revenu à l’esprit ce lundi, dans le TGV qui m’amenait sur Paris. Une manière comme une autre de fêter les 30 ans du TGV ! Comme sur de nombreuses autres lignes ralliant la capitale, de nombreux “turbo cadres” (c’est ainsi qu’on les nomme) y travaillent leurs dossiers, leurs mails en souffrance de réponse, sur ordinateurs portables. Et, parfois avec une grande confiance, pire une insouciance, quant à ce qu’ils laissent voir de leurs documents “confidentiels”.

Je pense là aux cadres travaillant dans la finance ou ayant des responsabilités financières. Lundi donc, j’étais non loin d’un cadre oeuvrant pour un grand groupe d’assurance dont je tairais le nom, qui pianotait frénétiquement sur son clavier. Comment l’ai-je su ? Tout simplement parce qu’il avait collé sur le capot de son PC un gros autocollant du nom de son employeur. On ne pouvait vraiment pas le louper ! Ensuite parce qu’il parcourait des Power Points à taille de police très grande, laissant apparaître au voisin de voyage des infos… peut être stratégiques. Qui sait.

Question de réflexes et d’organisation

Combien de cadres, responsables, patrons… ai-je vu ainsi, en plus de 10 ans de pratique des lignes Paris/province, exposer ainsi leurs documents de travail et des informations parfois marquées “confidentiel” ou “stratégique” au vu et au su du premier passager à peine curieux…

Car en effet, il ne faut pas être plus curieux que cela pour voir ces infos. Tout aussi confortable qu’il soit, un wagon de TGV ou de TER est un espace confiné, parfois serré (notamment dans les secondes classes), où l’oeil oisif va se poser où il peut, sans penser à mal, juste pour occuper le temps ou même mécaniquement.

Voici donc mes quelques recommandations issues d’une longue pratique du travail en déplacement et tirées du bon sens. Au cas où vous ayez à travailler sur des documents sensibles, dans un train :

  • orientez votre écran d’ordinateur de quelques degrés vers la droite ou la gauche, selon la place où se situe votre voisin : il verra moins aisément ce qui s’affiche…
  • enlevez votre clé USB si vous vous absentez pour aller aux toilettes ou au bar : on les débranche aisément et on peut copier rapidement le contenu sur un autre ordinateur voisin…
  • au possible, retirer d’un document en cours les mentions en capitales gros “CONFIDENTIEL” ou “SECRET” : elles attirent encore davantage l’œil curieux voire mal intentionné…
  • refermer un document ou même votre session, si vous vous absentez de votre place

Globalement, même si l’on a vite tendance à s’installer et à se refermer dans son “cockpit” de travail dans un train ou dans un transport en commun, prenez le temps d’observer votre entourage, voir où vous vous installez. Vous n’êtes pas dans votre bureau, ni dans un open space, il faut y songer.

L’informatique mobile n’est pas seule en cause. Vous pouvez avoir les mêmes réflexes pour des documents papiers, tout aussi visibles. Je revois encore cette RH (DRH)  qui, il y a quelques années, analysait devant moi des dossiers du personnel d’un grand groupe industriel, les annotant au rouge de mentions assez précises…

Pulse, l’autre application pour mieux lire l’info

Vendredi 8 avril 2011

Je vous avais dit, il y a quelques notes, que je vous ferai partager mes aventures et expériences en Android land, c’est à dire dans l’univers des applications Google pour mobiles et smartphones. J’ai repris la démarche hier soir. Attablé à un restaurant et dans l’attente, j’ai taquiné en effet l’Android Market et suis tombé par hasard sur Pulse.

L’application Pulse n’est pas totalement nouvelle cela dit, Le Journal du Geek en ayant par exemple parlé dès juillet 2010. Elle est éditée par AlphonsoLabs, une société co-fondée par Akshay Kothari et Ankit Gupta. Elle a cependant d’encore révolutionnaire, en ce mois de mars 2011, de proposer une lecture d’information originale : c’est à dire à la fois horizontale et verticale. En cela, Pulse me rappelle un projet croisé à la Cantine : Street Press, qui avait travaillé des “webdocs” (documentaires en ligne, ndlr) sous ce format de lecture pour iPhone. En gros progression dans le sommaire en horizontale, puis lecture approfondi d’un des éléments (où l’oeil ou l’intérêt s’arrête) en vertical.

Cette application fait partie aussi de ce mouvement de web design secoué par l’arrivée de la tablette iPad d’Apple, qui propose des modes de présentation et de lecture différents, plus aisés, plus souples. Le “tactile” est un des éléments clés de la circulation dans l’information proposée, sans doute plus difficile à décliner pour un site internet classique consulté sur un ordinateur de bureau.

Accès simplifié, lecture rapide

Alors, comment ça marche avec Pulse ? Simple : je circule horizontalement dans un menu thématique de flux, puis je clique verticalement pour remonter au contenu repéré et qu’il s’affiche à l’écran. Pulse est une sorte de croisement entre galerie, flux linéaire et diaporama ; la fiche descriptive parle de “mosaïque interactive”. Il se base sur une ergonomie simple, carrée et visuelle. On s’y sent spontanément à l’aise, et avec l’envie réelle de rentrer dans les contenus. Aucun texte de trop vient en effet disperser.

Appliqué à l’univers financier, je trouve qu’il apporterait beaucoup à la lisibilité de certaines disciplines. Par exemple la bourse, pour alléger la lecture parfois ardue du destin des valeurs et de tous les outils de calcul qu’on propose en général au boursicoteur. Prenons un exemple : un environnement de ce type permettrait par exemple de suivre plusieurs valeurs boursières, ou plusieurs secteurs économiques en parallèle, chacune représentant une “ligne”), puis de cliquer sur les “cases” infos qui nous sont parlantes.

Pour prolonger : consulter par exemple le blog de l’éditeur de Pulse ; lire la fiche Pulse sur Android Market.