Archive pour février 2011

Le Monopoly aussi passe au 2.0!

Lundi 28 février 2011

La posture est vieille comme le monde : “avant c’était mieux ma bonne dame“… et notamment au rayon des jeux et jouets de notre enfance, véhiculant la nostalgie qu’on sait et apprécie. En famille ce week-end dans un magasin de jouets en périphérie du Mans, j’ai eu un premier déclic entre univers technologique, revival et business. Goldorak, Ulysse 31, vous vous souvenez? Eh bien des fabricants ont réédité robots et figurines, lorgnant sur le marché des quarantenaires à portefeuilles épais… Car les prix de ces rééditions, un vrai bon filon, ne sont pas légers.

Excusez cette parenthèse introductive, elle a son poids. Car lundi matin, une collègue m’alertait sur un sujet voisin, où la nostalgie est revisitée plus loin encore. Il y a des tas de jeux qui en effet ne souffrent pas de modernisation possible. Exemples : la Dictée Magique, Toucher-Couler, les Dames, etc qui ont été comme figés à une époque. Mais le Monopoly? Le support pédagogique n°1 sur les questions financières et immobilières, inventé dans les années 30 aux Etats-Unis, a en effet subi une cure de rajeunissement radicale. Slate.fr, citant le New York Times, nous donne les détails de ce “nouveau Monopoly sans billets mais avec un ordinateur“.

Ambiance? Plutôt froide, jugez plutôt la description reproduite sur le site d’information : «Au centre, à la place des dés et des cartes chance et communauté, une tour infrarouge avec un haut-parleur délivre des instructions, décompte l’argent des joueurs (…) [elle] contrôle aussi que chacun avance du bon nombre de cases.»

En ligne et social

A noter que cette fièvre modernisante ne date pas d’hier à l’endroit du jeu célèbre à billets. Outre les déclinaisons en jeux vidéos, sous toutes plateformes (déjà des vieilleries…) il y a le front de l’informatique en ligne et des réseaux sociaux. Niveau de base : of course, le Monopoly est présent sur Facebook et Twitter, ou a fait l’objet d’opérations promotionnelles en ligne, comme avec McDonalds ou sur les jeux Yahoo avec une version “mini for kids”. Plus significativement, dès 2009, Google et Hasbro avaient envisagé un Monopoly en ligne. Et puis vint le temps du social game sur Facebook.

Prochain front? Je mettrai ma clé USB au feu qu’un jour nous aurons un Monopoly en hologrammes 3D immergés. Nous nous promènerons alors carrément dans les rues et parmi les immeubles à racheter/vendre! Comme disait l’autre, “nous vivons une époque moderne, le progrès fait rage“…

Pour prolonger : un regard complet sur la version online du Monopoly “by Google”…

Tablettes françaises en forme : et les applis locales?

Lundi 28 février 2011

A lire quelques nouvelles du français Archos, société informatique fondée à la fin des années 80 par Henri Crohas, on peut se dire qu’il y a une autre voie à la frénésie du iPad d’Apple, et dans une moindre mesure à la Galaxy Tab de Samsung. Selon PCWorld.fr, le groupe français se porte financièrement bien : “avec un chiffre d’affaires qui bondit de + 120% au quatrième trimestre à 35,6 millions d’euros“, pour boucler 2010. Et il doit en grande partie cette santé retrouvée au succès de ses tablettes.

A noter que ces tablettes ci tournent sous Android, le système mobile concurrent de la galaxie Google. Un univers à priori plus ouvert et où le développement en mode “open source” (logiciel libre) semble plus naturel. Il y en a sacrément besoin : car les applications “localisées”, c’est à dire développées pour un contexte français en ce qui nous concerne, manquent un peu dès que l’on se spécialise sur un sujet. Et notamment au rayon des questions financières et patrimoniales : une requête sur l’Android Market, sur ces termes, livrent en priorité une foultitude d’applis anglo-saxonnes… Je reviendrai plus tard sur ce sujet spécifique.

Tablettes + kits logiciel

De cette situation, tirerait-on alors un angle possible d’attaque pour un fabricant de matériel comme Archos? Je veux dire devenir “LA” tablette pratico-pratique du “consommacteur” français? Fournie avec tous les logiciels et services locaux qu’il faut pour s’informer, travailler, acheter et gérer en ligne? Pour cela Archos a enclenché la vitesse supérieure en créant sa propre market place, AppsLib, pour justemenbt pousser des “trousses à outils” complémentaires de Google/Android.

Clairement, soyons honnête, tout ceci n’est qu’affaire de guerre commerciale pour tenter d’imposer comme incontournable tel appareil et telle plateforme. La guerre des standards connue déjà dans la hifi et la vidéo grand public, n’a pas fini de faire parler d’elle… même ici, sous couvert de “tactilité” et de “webosité”…

AppsLib accueillerait-elle des kits logiciels thématiques, comme autant de prétextes à vendre des tablettes pour un besoin ciblé? Nous posons en tout cas directement la question aux équipes d’Archos et vous tiendrons informés de leur retour.

Pour compléter : voir cette vidéo de présentation des tablettes Archos

http://www.youtube.com/watch?v=vihw5CiYDHU

Applications Android : en forme mais pas “bankables”?

Jeudi 24 février 2011

J’avoue. J’ai décidé de faire partie de l’autre monde. Celui des applications Google, et en l’espèce de la plateforme mobile Android. L’univers Apple et son hermétisme m’a plutôt refroidi, même si attiré esthétiquement comme 75 millions d’heureux possesseurs d’iPhone. Et cette prudence a été renforcée du fait que, bon gré mal gré, depuis mon entrée en presse éco-techno au tournant de l’année 2000, j’ai quitté les ordinateurs Mac pour des PC…

Ceci pour le pitch personnel. Depuis, j’ai pu me libérer de mon ancien smartphone archi dépassé (non sans avoir quitté mon opérateur pour y parvenir… joie de la vie numérique moderne), pour un nouveau joujou sous système Android 2.2.1. Et je scanne donc ce qui existe dans le domaine financier, et notamment pour des Français. J’observe aussi donc de plus près le business model et la stratégie de Google sur le sujet…

Premier constat : Android monte en parts de marché quantitative (ventes de smartphones sous ce système x6 en 2010), mais ne semblent pas avoir encore trouvé leur jackpot commercial… “Les ventes d’applications mobiles inquiétent Google“, titrait L’Expansion fin janvier. Ce qui implique donc que l’Américain mitonne une “offensive” poursuit Le Figaro. Contre-offensive pourrait-on même préciser à ce stade. Rappelons pourtant qu’en terme de comparaison technique des plateformes logicielles, le match est serré là aussi…

Alliances en vue

La vraie réaction pourrait venir d’une autre voie finalement. Celle des tablettes tactiles bien sûr, mais aussi… des alliances capitalistiques. Hé oui, aussi étonnant que cela puisse paraître RIM (vous savez, le canadien qui fabrique des bidules qui s’appellent les Blackberry) envisagerait de s’ouvrir à la plateforme Androïd pour ses nouvelles tablettes. Comme quoi : nouvelle économie, vieilles antiennes. Et confirmation d’une antique loi : à plusieurs, on est toujours plus fort que tout seul!

Souhaitons donc une chose : que cette concurrence profite à l’utilisateur final, en terme de fonctionnalités, d’innovation et de tarifs. A ce propos, je vous raconterai désormais régulièrement mon “entrée” et mes aventures en Android-land, et notamment ce que je découvre, repère, teste au rang des applications éco-financières. Et aussi bien sûr, des modèles économiques montés par les acteurs, pour les délivrer.

Pour prolonger : consulter de temps à autres la rubrique Android de CNet France, site technologique de référence.

“Diagnostic, pronostic, numérique”

Mercredi 23 février 2011

Je suis toujours admiratif des personnes capables de résumer des situations complexes aux “trois ou quatre notions clés”, aux “points essentiels” à retenir. Elles aident souvent à clarifier ce que d’autres se plaisent à masquer derrière l’écran fumeux du “c’est trop complexe”, ou du “c’est assez dense”. Argument qui leur permet trop souvent de cacher leurs propres incuries et limites…

Ce matin, sur les ondes d’Europe 1, on pouvait assister “live” à ce type d’exercice. Jean-Pierre Elkabbach recevait pour son interview Maurice Lévy, entre autres patron du groupe Publicis. Ce dernier intervenait pour aider à discerner ce que sera/serait l’année 2011, au regard des derniers évènements géo-politiques, économiques et technologiques.

Et pour l’annoncer, Elkabbach a eu cette formule très adaptée : “diagnostic, pronostic, numérique“. Un résumé limpide et concis qui correspond parfaitement à ce que le patron a expliqué par la suite. Un monde en plein mouvement sur le plan politique, dont l’économie se remet d’une période difficile et où les nouvelles technologies web auront et ont déjà un poids prépondérant.

Oh bien sûr, tout ceci n’est pas complètement innocent : Lévy a bien quelque chose à vendre sur les ondes, en l’espèce une nouvelle offre (Webformance) de Publicis, à destination des PME/TPE. Mais elle n’est pas dénuée d’exigence et de réalité, partant du fait que “2/3 des très petites entreprises [sont] absentes du net” (AFP). Fallait-il attendre 2011 pour s’en rendre compte et réagir? Moins sûr, le tableau est peint depuis plusieurs années déjà, avec un mauvaise gouache…

Trilogie… de l’épargnant en 2011?

Pour un peu, même si ce conseil se destinait principalement aux entrepreneurs et patrons, on pourrait aussi l’ouvrir à d’autres publics : comme les épargnants et investisseurs. Sachant qu’on peut être l’un et l’autre aussi ;-) Voici alors une sorte de discipline à avoir, pour prendre de bonnes décisions, trier les options, mieux s’organiser. On “diagnostique” tel marché ou tel produit; on tient compte des “pronostics“; on garde en tête (comme canal ou comme objet d’investissement) le monde “numérique“. Tout y est.

Question que je vous tourne donc chers lectrices et lecteurs : cette trilogie de l’année 2011 dessinée par M. Lévy, vous semble t-elle un bon prisme, en terme de gestion financière personnelle et de perception du contexte économique?

Pour prolonger : revoir le “Guide vidéo des marchés financiers 2011

Vers la (nouvelle) bulle web (2.0) ?

Mardi 22 février 2011

L’Expansion le titre sur un ton affirmatif : “Ce qu’il faut savoir sur la bulle du web 2.0“. Cela fait du bien, quelque part, de ne pas parler la langue de bois au royaume des prédictions économiques. Car cela fait plusieurs mois qu’on entend parler d’une possible nouvelle bulle sur le secteur des nouvelles technologies. Pour ceux qui ont vécu sur une île coupée de tout depuis 2005, celle-ci concerne désormais le web 2.0. A savoir, pour définir rapidement cette notion clé, la “nouvelle” allure d’un internet fait d’applications informatiques distantes, plus souples, de communication facilitées et de réseaux sociaux en ligne communautaires et participatifs.

Très tôt, cette notion a été bornée par quelques têtes pensantes, qui annonçaient d’ailleurs les risques de bulle, tel Loïc Le Meur en 2006. Et même le très financier Agefi, qui titrait aussi dès 2006 que “L’émergence du Web 2.0 pourrait entraîner une nouvelle bulle internet“.

Que nous dit en gros de nouveau l’article de l’Expansion, co-signé par Jean-Baptiste Su et Yves Adaken? Tout d’abord que “beaucoup de journalistes financiers et de blogs spécialisés” sont inquiets de la situation. Laquelle? Cette accumulation de grosses valorisations, à coup de milliards de dollars : “60 milliards de dollars pour Facebook, 15 milliards pour Groupon, 10 milliards pour Zynga et Twitter, 3 milliards pour LinkedIn et 1 milliard pour Pandora“, rappellent les journalistes.

Dix ans d’écart, sagesse acquise?

Pour autant, paniquer il ne faut point. Car 2011 est différent de 2000 et la première bulle internet, ce sur plusieurs points précis : “la flambée des valorisations ne concerne encore qu’une poignée de start-ups“, et surtout les modèles économiques et les résultats sont plus solides. Certes. Mais plusieurs experts tirent quand même la sonnette d’alarme sur cette vision trop angélique des choses.

Un “social media” un “social network”, n’a pas encore de chaîne ADN claire pour consolider le business. Soit quant à la transformation en espèces sonnantes et trébuchantes de cet internaute qui participe, produit, échange, note, teste, etc. Et surtout, la concurrence est vive au royaume du 2.0 : stars et outils “incontournables” se montent et se défont chaque jour. Combien restent ignorées pour quelques étoiles filantes qui font les couvertures des magazines branchés ?

Pour prolonger : quelques analyses récentes et pertinentes, qui ont contribué à ouvrir les yeux sur la net économie actuelle. Et qui témoignent toutes d’une prise de conscience réelle du problème…

Lire aussi : les précédentes notes “Les Américains Facebook et Twitter bientôt en bourse” et sur Square.

Financial Times sur iPad : une “app” financière en vue

Lundi 21 février 2011

On l’entend en boucle depuis son lancement au début de l’année 2010, à la limite de la fixation. La tablette iPad créée et promue par l’américain Apple serait une planche de salut pour l’industrie du contenu et notamment la presse. Elle serait en fait ce moyen tant espéré d’envisager un nouveau, tangible et profitable canal numérique. Fabriquer du contenu “bankable”, pour la faire courte. Après l’élan des débuts, après les files d’attente moscovites pour s’en procurer, beaucoup de patrons et experts redeviendraient sceptiques sur ses bienfaits tout récemment…

Prenons l’expert web Fred Cavazza. Au sein d’une note prospective hyper réaliste, titrée “2011, l’année de la désillusion?“, voici ce qu’il rappelle en guise de dégrisement : “Il y a moins de 500.000 iPad en circulation en France, et tous les possesseurs ne sont pas prêts à payer plusieurs abonnements par mois“. Bien vu.

Rester prudent, c’est assez recommandé comme comportement, dans tout business, surtout dans le contexte économique actuel. Mais des applications marchent cependant, hors segment français. Il faut aussi les considérer. Et notamment sur le terrain de la presse éco-financière qui nous intéresse plus particulièrement ici. Prenons le cas du Financial Times, une noble institution britannique née en 1888, dont la “timeline” récente est à ce titre révélatrice d’une mutation en cours :

Révolutionner l’info éco-fi, possible?

A tout éditeur voulant se lancer en copiant ce modèle anglais vertueux, je voudrais dire : ne vous enfiévrez pas trop. Quelques rappels et conseils au passage : produisez une application pour iPad si vous avez vraiment quelque chose de différent à y montrer; ne dupliquez pas superficiellement votre site web ou votre site mobile conçu pour smartphone; mais revoyez au passage toute votre approche des “web contents”, hors de votre site internet. Et soyez donc en accord, au préalable, avec la toute simple idée que votre contenu… sorte de votre site! Ne riez pas : beaucoup d’éditeurs bloquent encore sur cette première étape.

Bref, s’il y a un “lecteur iPad” spécifique (CSP ++, urbain, techno branché, etc, etc), quelque peu différent de celui du journal papier et du site web, il y a aussi un “lecteur d’infos financières” à rassasier. En se posant la bonne question : comment utiliser la tablette d’Apple et/ou ses concurrents (dans l’immédiat surtout le Samsung Galaxy Tab) pour mieux le servir qu’on ne l’a fait auparavant sur les autres supports? Voire, soyons fous, pour inventer une nouvelle façon de s’informer sur l’épargne, les placements, la bourse, etc? Tant de sujets compliqués qui nécessitent interfaces et animations pédagogiques.

N’avez-vous jamais rêvé à un service complètement fou en la matière? Quelques questions prospectives pour finir et rebondir donc :

  • qu’attendriez-vous de critique d’une application de type iPad sur l’information économique et financière?
  • en tant qu’épargnant, quels outils serviciels vous manquent pour prendre vos décisions, en environnement d’informatique mobile?
  • outre le FT ici cité, quelle(s) référence(s) vous vien(nen)t à l’esprit, en matière d’appli financière novatrice?

Dorsey et Square : du m-paiement au m-placement?

Samedi 19 février 2011

En décembre 2009, j’avais assisté sur le salon LeWeb à la présentation de Jack Dorsey, (l’un des fondateurs du réseau social Twitter), portant sur sa nouvelle start-up à succès : Square. Celle-ci avait pour ambition de révolutionner les modes de paiement en mobilité. Son principe : une sorte de mini lecteur de bande magnétique, à ajouter à un iPhone, en le pluggant dessus via sa simple prise jack. Cette démo parisienne n’avait pas d’ailleurs été une franche réussite. La faute au fatal bug qui fait l’exception…

Et depuis? Rien ou presque, du moins du point de vue français et européen. Car ici (rappel), la bande magnétique, c’est assez old school, nous qui sommes utilisateurs de la carte à puce depuis longtemps… Dorsey fait donc mitonner son projet aux Etats-Unis seuls, point. Pour mise à jour, on apprend que le “bidule” a été designé pour faire plus joli (cf : blogs du Financial Times), que celui-ci constitue aux Etats-Unis son second “hit” sur la voie de devenir une légende du business américain (déjà). Et qu’enfin, Dorsey a entamé une stratégie marketing très offensive, notamment en achetant un énorme placard publicitaire sur Times Square. Vous avez remarqué… ça rime avec le nom de son projet. Les Américains sont de grands enfants…

Pour autant, ne raillons pas bêtement. Et posons la bonne question : qui lancera le Square français? En France, même si on a plutôt misé sur la technologie du flashcode (exemple ci contre), elle permet d’accéder surtout à des contenus, des informations ou des services. Et en dehors de cela, on ne paye toujours pas par téléphone mobile, au sens simple et matériel de passer son appareil sur un code barres ou tout autre moyen de reconnaissance de prix ou objet de valeur, en visuel, par une caméra. On nous le promet cependant, de façon récurrente, depuis le début des années 2000.

Techno-fiction du m-placement

Oublions alors Square et son buzz un moment. Outre le m-paiement qui excite tout le monde, à quoi pourrait bien servir de tels systèmes, dans la gestion de ses finances et de son épargne? Je veux dire par là : si l’on pense surtout à ces technologies pour sortir de l’argent, ne pourrait-on pas les envisager aussi… pour en rentrer? Imaginons, demain, un système de gestion boursière via téléphone mobile couplé à une reconnaissance par capteur de caméra. Exemple : vous lisez un article intéressant dans un journal économique, sur l’entreprise X. Vous scannez le papier avec votre smartphone, puis celui-ci déclenche pour vous, via une application idoine, l’achat de tant d’actions de cette société X, pour enrichir automatiquement votre portefeuille.

Imaginez aussi, la technologie de la réalité augmentée (1) appliquée à nos sujets. Vous croisez un gestionnaire de fonds sur un salon financier, et l’écran de votre mobile charge sur son visage son parcours, ses coordonnées, les perfs du fonds qu’il gère, etc. D’un clic, vous accédez à un site mobile de transaction, si son discours vous a séduit!

Outil de collecte de fonds?

Autre angle. Square ou autres équivalents, pourraient aider finalement… à développer un business. Dans un article de CNNMoney.com, Dan Primack note que Dorsey se sert lui-même de son “bidule” pour collecter des fonds lors d’évènements. Malin le start-upper. Imaginez alors demain, des forums d’investissement où vous pourriez visiter les stands de start-ups, toutes plus audacieuses les unes que les autres, faire votre choix, puis investir X milliers d’euros sur un jeune patron vous tendant son smartphone comme “encaisseur” de prise de participation! Ce n’est plus du “love money”, c’est du “phone money” ou du “mob money”. Soyons vendeur : on pourrait même marketer cela subtilement et relancer les grandes soirées de networking du début des années internet. On appelerait ça… les “First Mobile Business Funds Mondays“!

Idiot dites vous, gadget? L’économie de paperasse et de procédures à pianoter serait pourtant une réelle piste pour optimiser ce type commerce en ligne… D’ailleurs, une blogueuse (sur Appolicious.com) note que Dorsey n’est pas le seul acteur sur le créneau des téléphones mués en terminaux pour carte de crédit. Et laissons lui le mot (temporaire) de la fin, rapporté par le site technologique Locita.com : “C’est compliqué de faire simple“. En effet Jack, en effet…

(1) ajout d’informations en 3D ou 2D sur la réalité que nous percevons.

Pour prolonger : lire sur le marché du m-paiement, sur le paiement mobile.

Le web 2.0, pour prédire et financer?

Vendredi 4 février 2011

Le concept du web 2.0 avait jusqu’ici plutôt enfiévré les médias et la politique, pour y greffer toute la puissance de l’intelligence collective et du mode participatif. Ce que l’on nomme le “social media“, qui a créé une discipline et des nouveaux métiers, à part entière. La finance commence à y discerner d’éventuels sources de profil, en tout cas d’usage…

  • Le “P2P” financier, entre investisseurs et entreprises : D’autres fronts mêlent concepts des nouvelles technologies et investissement. Comme le “P2P financier”, ou encore “peer-to-peer financier”. A savoir qu’on puisse lier directement, de “pair à pair” les besoins des créateurs de projets et ceux des investisseurs. Comme avec la société canadienne, P2P Financial
  • Twitter, boule de cristal pour la Bourse? – Ca a été l’un des buzz les plus forts de fin octobre, sur le réseau social en ligne Twitter. Déjà tenté de damer le pion à son compatriote Facebook, en se spécialisant dans une activité plus ciblée : le micro-bloguing, ou l’art de dire ce que l’on fait en 140 signes maximum. Et demain, prédire l’avenir des marchés?

Gérer son budget… et sa réforme fiscale en ligne?

Jeudi 3 février 2011

Hasard du calendrier et des actualités, la gestion financière en ligne a été dernièrement très discutée dans les médias et la presse. Tantôt, cela s’est produit dans une approche classique et sans surprise (le tableau de bord); tantôt cela s’est passé dans une approche plus originale…