Archive pour le mot-clef ‘trésorerie’

Des mesures pour simplifier la vie des entrepreneurs !

Mercredi 7 décembre 2011

formalite_adminstrative_entrepriseIl faut simplifier la vie des entreprises ! Du déjà entendu non ? Trop complexes et trop coûteuses, les démarches administratives à faire (ou à subir ?) par les PME et les petits artisans sont pointées du doigt. La France est reléguée au 127e rang mondial en termes de complexité administrative par le World Economic Forum. Et l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économiques) a calculé que ce point faible nous coûterait en France entre 3 à 4 % du PIB.

C’est donc urgent. En avril dernier, le Gouvernement a annoncé 80 mesures « pour simplifier la vie des PME ». Elles devaient être mis en place dès l’été 2011 dans le domaine de la dématérialisation des déclarations, des procédures fiscales et douanières, des mesures concernant les marchés publics. L’objectif est aussi de faire de sérieuses économies : le Gouvernement les a évaluées à près d’un milliard d’euros pour les entreprises. Des mesures qui ont été établies après un travail d’écoute auprès des acteurs économiques concernés et un travail de synthèse de 700 propositions alors récoltées pour faire avancer les choses.

Mais, ce n’est pas fini. Une nouvelle série de 65 mesures réglementaires ou techniques pour les PME et les TPE a été annoncé ce mardi 6 décembre par le Secrétaire d’État aux PME, Frédéric Lefebvre à l’occasion des Assises nationales de la simplification pour les PME (deuxième édition). Parmi ces mesures, on note la mise à disposition des créateurs d’entreprise de statuts types agréés et la modulation de fréquence de versement de cotisations pour les entrepreneurs indépendants.

Le but est de continuer à simplifier les démarches administratives, d’identifier de nouvelles solutions, de tenir compte des priorités des entreprises pour qu’elles puissent rester compétitives sur leur marché, de les accompagner dans leurs difficultés, ne serait-ce que faire face à la hausse des coûts ou des prix fournisseurs, aux problèmes de trésorerie et aux difficultés d’accès au crédit auprès des banques.

Copyrights : Daniel*1977 sur Flickr

L’affacturage, une source de financement de plus en plus prisée

Mercredi 30 novembre 2011

Dans un contexte de crise où les entrepreneurs investiront moins si les banques prêtent moins et/ou à des taux plus élevés, où les retards de paiement peuvent augmenter, il existe des solutions pour optimiser sa trésorerie et sa gestion du poste clients.

L’affacturage (ou factoring en anglais) est devenu une solution très convoitée par les PME pour faire face aux besoins de trésorerie et aux risques clients. Et dans les meilleurs des cas, pour financer leur croissance.

Le dispositif séduit

Par exemple, une entreprise qui a un client qui paie à 60 jours mais qui a besoin de l’argent immédiatement, vend sa créance client à une société d’affacturage (établissement de crédit ou factor en anglais) qui l’achète et paie la facture immédiatement moyennant des coûts de prise en charge et d’intérêts débiteurs (soit une commission de service et une commission de financement comprises entre 0,50 % et 2,5 % de la créance). Le factor va donc pallier le risque d’insolvabilité ou au retard de paiement du client. Il avance en général 90 % du montant de la créance.

Faire face aux risques clients

« La demande des investissements des entreprises devrait baisser dans le contexte économique actuel, mais certains auront besoin de combler un déficit de trésorerie. L’affacturage et le financement par le crédit-bail sont de bonnes solutions alternatives pour les PME et TPE, même pour de petits montants » explique Pascal Beuvelet, fondateur et président de la société de courtage de crédit In&Fi Crédits Pro. Lancé en septembre 2010, ce récent réseau In & Fi Crédits Pro qui fonctionne avec un contrat de licence de marque, apporte des solutions de crédits à des entrepreneurs.

« Le dispositif d’affacturage est éligible pour les TPE dont le chiffre d’affaires est compris entre 100 000 euros et 2 millions d’euros. Ce qui n’était pas le cas avant ». Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à y recourir « mais toutes les PME et TPE ne connaissent pas forcément ces outils de financement. Nous travaillons avec les experts-comptables pour accompagner les entreprises et pour monter des dossiers auprès des banques » détaille Pascal Beuvelet, qui précise qu’il ne sera rémunéré que s’il obtient un crédit pour l’entreprise. Tout compte fait, le dispositif d’affacturage permet de partager les risques entre la banque et la société de factoring.