Archive pour le mot-clef ‘TPE’

Le bilan satisfaisant d’Oseo

Mardi 14 février 2012

Pendant la tempête, les entrepreneurs français tiennent apparemment le coup. En témoigne le bilan plutôt positif d’Oséo, la banque publique des PME, sur les activités 2011 des PME et TPE. L’investissement a même été en légère hausse.

Malgré le contexte économique incertain, l’activité des PME  a été assez satisfaisante en 2011. Leur chiffre d’affaires a progressé de 4,7% (contre 3,6% en 2010). Et les TPE sont restées majoritairement stables.

Mais, toujours selon Oseo, l’année 2012  pourrait subir un ralentissement généralisé des activités. Les seules à tirer leur épingle du jeu seront les PME innovantes et exportatrices. Un bon quart des PME interrogées par l’agence publique (sur un panel de 5500 entreprises) prévoit tout de même une croissance de leurs activités. Alors que les TPE sont plutôt pessimistes sur leur perspective. La principale raison est la baisse des activités et du financement, en fin d’année 2011.

Des secteurs d’activités en hausse

Plus chanceux, les secteurs d’activité comme l’industrie, les transports et les services aux entreprises sont restés dynamiques en 2011. L’industrie a pu par exemple bénéficier du nouveau Contrat de développement participatif (CDP) lancé en 2011 par le Gouvernement. Il s’agit d’une aide de l’Etat (une enveloppe supplémentaire d’un milliard d’euros) qui permet de renforcer ses fonds propres sans ouvrir son capital.

Rappelons à cette occasion que Oséo Industrie -la banque de l’industrie pensée par le gouvernement- devrait voir le jour à la fin du mois de février, disposant d’un milliard de fonds propres. Elle pourrait notamment aider les ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) à se développer, elles sont encore si peu nombreuses en France (environ 4600) par rapport à l’Allemagne qui en aurait trois fois plus.

En matière d’emploi, le bilan 2011 d’Oséo a été également rassurant :

  • 28% des entreprises interrogées par Oséo ont pu en 2011 augmenter leurs effectifs
  • 15% en ont baissé leur nombre.

L’année 2012 pourrait s’assombrir en termes d’embauches dans certains secteurs. Les entreprises innovantes et qui s’imposent à l’international devraient être épargnées par ce ralentissement.

Oseo : la banque des PME continue à s’engager

Pour sa part, la banque des PME a affiché une activité de financement 2011 en progression de 30% par rapport à 2010, avec un encours total de 12 milliards d’euros (contre près de 6 milliards d’euros en 2005) et 20 000 projets d’investissement soutenus par ses services . Enfin, 84 000 entreprises ont obtenu 31 milliards d’euros de financements publics et privés (+7% par rapport à 2010). L’organisme public Oséo qui se présente comme tenant ses engagements en termes de financements et de prêts (avec il faut le reconnaître, de nombreux dispositifs de soutien), compte aussi sur les projets à venir des entreprises.

 

 

PME et TPE très convoitées pour la présidentielle

Mardi 7 février 2012

Décidément, l’entrepreneuriat fait l’objet de la plus grande attention des politiques ces jours-ci. Les candidats à la présidentielle (François Bayrou, Dominique de Villepin…) ont tenu à se montrer au Salon des Entrepreneurs, qui a eu lieu cette semaine à Paris.

L’occasion de présenter leur programme en faveur des PME et des TPE. Même le président de la République — pas encore candidat - est venu faire un tour entre les stands du Salon des Entrepreneurs et inaugurer pour la première fois cette 19e édition. D’ailleurs aucun président n’y est venu auparavant.

Financement des TPE et PME

Le ton est donné devant les patrons de petites et moyennes entreprises venus nombreux (60 000 attendus au Salon sur les deux journées) :

Nous avons les banques les plus importantes d’Europe, mais quand il faut prêter de l’argent aux PME, c’est l’Etat qui doit créer Oséo. On se demande à qui les banques prêtent de l’argent” a dit Nicolas Sarkozy dans le Grand Amphithéâtre du Palais des Congrès plein à craquer.

Une réplique à François Hollande qui a qualifié il y a quelques semaines, la finance comme son adversaire.

Pourtant, en France il existe une kyrielle d’aides publiques et privées allant du prêt d’honneur au Crédit Impôt Recherche en passant par la garantie bancaire aux investissements des Business Angels ou autre love money (argent issu des proches ou de la famille). D’ailleurs, nombre d’entrepreneurs en bénéficient.

Selon le président, “le principal obstacle à la création d’entreprise, c’est l’absence de financements“. Et de rappeler qu’il a mis en place pendant son quinquennat, l’ISF-PME pour que l’impôt aille “plutôt chez l’entrepreneur que chez le percepteur. L’auditoire des entrepreneurs a applaudi.

Enfin, Nicolas Sarkozy a rappelé qu’Oséo la banque publique des PME a vu “ses moyens démultipliés” et qu’une “banque de l’Industrie” dotée d’1 milliard de fonds propres, serait créée ce mois de février pour financer les PME.

Des efforts à faire à l’international

Si le président est allé dans le sens de son auditoire en parlant des banques frileuses, du coût du travail en France ainsi que des charges trop élevées, il a terminé son discours sur l’importance de l’innovation et de la créativité que la France sait encourager“.

Une chose est sûre, sans innovation un pays tel que la France ne peut pas rester ou être compétitif sur son marché domestique pas plus qu’en Europe, ni à l’international.

Ajoutons à l’innovation et à la créativité que la qualité de l’offre est essentielle pour attirer beaucoup plus de clients. S’il s’agissait d’une appréciation scolaire, on mettrait volontiers : La France doit poursuivre ses efforts… dans certains secteurs d’activités.

Quand certains ont une idée précise de la réussite, d’autres misent sur les plus jeunes entrepreneurs.

Selon Louis Schweitzer, Président de France Initiative et ex-patron de Renault, présent aux conférences du Salon des Entrepreneurs : ceux qui réussissent sont “ceux qui ont un savoir-faire métier et une envie d’entreprendre”.

Le réseau France Initiative créé en 1985, a déjà financé près de 17 000 entreprises. Mais il regrette que le parrainage en France demeure insuffisant (4 500 nouveaux parrainages par an) pour accompagner les entrepreneurs en devenir et pour “leur donner une vision de l’entreprise“.

Enfin, pour Gonzague de Blignières — président de Réseau Entreprendre Paris :

les jeunes entrepreneurs qui parlent parfaitement anglais, qui voyagent plus et qui naviguent aisément sur Internet, réussiront mieux que nous les anciens.

De quoi méditer…

Copyrights : Driss Hadria sur Flickr

Le va-et-vient des faillites

Jeudi 19 janvier 2012

sante_petite_moyenne_entrepriseL’horizon pourrait s’assombrir en 2012 pour certains entrepreneurs… En recul depuis deux ans, les défaillances d’entreprises devraient augmenter de 3% en 2012, à l’échelle mondiale, selon l’assureur-crédit Euler Hermes. Cette hausse devrait être de cet ordre en France. Pourtant les entrepreneurs avaient profité d’une accalmie… puisque l’an dernier la tendance était baissière dans plusieurs secteurs d’activité : les sinistres d’entreprise avaient reculé en 2011 (-3%) et en 2010 (-5%), après les années noires de 2008 et 2009 ayant frappé de nombreux acteurs économiques.

En France, on notait depuis deux ans une légère amélioration : les défaillances ont baissé en 2010 (-4,7%) et en 2011 (-0,8%). Alors que les mauvaises années 2008 et 2009 affichaient respectivement des hausses de 12,7% et de 9,7% en termes de sinistres d’entreprise.

C’est au quatrième trimestre 2011 qu’un retour aux défaillances d’entreprises est annoncé (+1,1% en France). Les entreprises les plus touchées sont sans grande surprise, les TPE (en plus grand nombre) mais aussi les PME de plus de 50 salariés fragilisées par la crise. Quant aux grandes entreprises de plus de 15 millions d’euros de chiffre d’affaires, certaines n’ont pas non plus été épargnées. Les secteurs des services aux particuliers et du commerce sont particulièrement affectés.

La loi du plus fort ?

Il y a plusieurs raisons à cela : le ralentissement économique dans la zone euro et l’affaiblissement des pays endettés. Il faut aussi ajouter que les entreprises défaillantes en France ont du mal à faire face aux retards de paiement et que leur trésorerie fait le plus souvent défaut.

Difficile alors de garder une bonne santé économique quand on est de petite taille ?

Selon la société d’étude Altares, qui corrobore celle d’Euler Hermes, la majorité des entreprises défaillantes (93%) sont des micro-entreprises sans effectif et des TPE de moins de dix salariés. Dans les faits, la liquidation judiciaire est prononcée majoritairement pour les TPE, alors que les PME ayant une expertise reconnue sont placées en redressement judiciaire. Ce qui peut aboutir à un plan de poursuite d’activité, malgré le défaut de trésorerie.

Soutenir les PME

Toujours selon Altares, le nombre de PME de plus de 50 salariés en difficulté augmente : 10% de plus qu’en 2010 ont déposé le bilan. Des sinistres qui n’épargnent pas les entreprises avec un chiffre d’affaires de plus de 15 millions d’euros - ce sont des manufacturiers et des grossistes alimentaires entre autres – qui n’ont pas le cash suffisant pour résister. Retards de paiement imposés à leurs fournisseurs, pertes antérieures non résolues et non publication de leur bilan sont visiblement les signes avant-coureur de la faillite ou du redressement judiciaire.

Face à ce fléau, ne faudrait-il pas en France soutenir ces PME et TPE dont le savoir-faire est reconnu ? Les aider à se développer à l’international et promouvoir le capital-investissement, l’une des clés de leur réussite.

Sans oublier de rappeler que les délais de paiement “à rallonge” de certains grands acteurs économiques participent grandement à ces défaillances….

Les grands patrons pensent aux plus petits

Jeudi 15 décembre 2011

mesure_entreprise_medef_Daniel1977_flickrUn cadeau de Noël… pour nos entrepreneurs sous pression ? ! À l’occasion du point presse mensuel du Medef, Laurence Parisot a présenté hier huit mesures en faveur des PME et TPE. ces mesures concernent le financement, la fiscalité, la création d’emplois et la complexité administrative. Son objectif  est de

” donner des marges nouvelles et une visibilité aux petites et moyennes entreprises et un cap très clair “.

Pas de contrainte de plus en ce moment pour les entreprises ! selon la patronne du Medef.

Au secours des PME et TPE

Laurence Parisot a rappelé que les risques de récession pour l’ensemble européen et notamment pour la France sont réels. C’est pourquoi elle veut mettre en œuvre « huit mesures essentielles, faciles à mettre en œuvre et qui pourraient garantir la croissance de nos PME, TPE et de nos ETI ». Le Medef prend la défense des PME et ETI fragilisées par la conjoncture actuelle, mais pas tout seul : « plus que jamais nous allons concentrer toute notre énergie à rassembler les points de vue de tout le monde (acteurs politiques et acteurs économiques) » énonce Laurence Parisot.

Favoriser l’accès au marché boursier

Dans ce contexte économique dégradé, le Medef, considère qu’il est urgent de soutenir les PME et TPE. Puisque la réglementation prudentielle de Bâle III (pour les banques) et de Solvency II (pour les assureurs) va limiter la capacité des banques dans l’offre des crédits à ces petites et moyennes entreprises. Laurence Parisot souhaite donc leur faciliter l’accès à la Bourse, notamment au marché obligataire.

Sur le plan fiscal, le Medef pense qu’il faut renoncer à toute augmentation de taxes et pointe du doigt les collectivités locales. Il veut prononcer le gel de la TLPE (Taxe locale sur les enseignes et la publicité extérieure) et du versement transport :

« une taxe que certaines communautés de communes ou certaines régions envisagent d’augmenter dans des proportions inadmissibles (de 20 % à 30 %). Même un taux de 2 % c’est 2 % de trop ! » martèle Laurence Parisot, « on ne peut pas augmenter les taxes locales, alors qu’un rien fragilise les PME ».

L’IS à taux réduit

La patronne du Medef veut aussi repousser tout ce qui est envisagé sur la révision des valeurs locatives foncières. Ou du moins ne pas rouvrir ce dossier tant que la crise perdure.
Dernière mesure fiscale : étendre le champ d’application de l’impôt sur les sociétés (IS) à taux réduit à un plus grand nombre de TPE et de PME et que le seuil de chiffre d’affaires soit étendu à 10 millions d’euros.

Enfin, sur le plan administratif, le Medef demande l’abrogation du privilège du Trésor pour les conditions de prêts bancaires (en Allemagne, il est supprimé depuis quelques années).

Dernière mesure proposée : le rétablissement du dispositif « zéro charge » pour les TPE (qui a pris fin en juin 2010). Selon le Medef, il a été efficace en 2008 et en 2009, même si les créations d’emplois en TPE et PME auraient pu se faire sans ce dispositif.

Des mesures pour simplifier la vie des entrepreneurs !

Mercredi 7 décembre 2011

formalite_adminstrative_entrepriseIl faut simplifier la vie des entreprises ! Du déjà entendu non ? Trop complexes et trop coûteuses, les démarches administratives à faire (ou à subir ?) par les PME et les petits artisans sont pointées du doigt. La France est reléguée au 127e rang mondial en termes de complexité administrative par le World Economic Forum. Et l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économiques) a calculé que ce point faible nous coûterait en France entre 3 à 4 % du PIB.

C’est donc urgent. En avril dernier, le Gouvernement a annoncé 80 mesures « pour simplifier la vie des PME ». Elles devaient être mis en place dès l’été 2011 dans le domaine de la dématérialisation des déclarations, des procédures fiscales et douanières, des mesures concernant les marchés publics. L’objectif est aussi de faire de sérieuses économies : le Gouvernement les a évaluées à près d’un milliard d’euros pour les entreprises. Des mesures qui ont été établies après un travail d’écoute auprès des acteurs économiques concernés et un travail de synthèse de 700 propositions alors récoltées pour faire avancer les choses.

Mais, ce n’est pas fini. Une nouvelle série de 65 mesures réglementaires ou techniques pour les PME et les TPE a été annoncé ce mardi 6 décembre par le Secrétaire d’État aux PME, Frédéric Lefebvre à l’occasion des Assises nationales de la simplification pour les PME (deuxième édition). Parmi ces mesures, on note la mise à disposition des créateurs d’entreprise de statuts types agréés et la modulation de fréquence de versement de cotisations pour les entrepreneurs indépendants.

Le but est de continuer à simplifier les démarches administratives, d’identifier de nouvelles solutions, de tenir compte des priorités des entreprises pour qu’elles puissent rester compétitives sur leur marché, de les accompagner dans leurs difficultés, ne serait-ce que faire face à la hausse des coûts ou des prix fournisseurs, aux problèmes de trésorerie et aux difficultés d’accès au crédit auprès des banques.

Copyrights : Daniel*1977 sur Flickr

La Médiation du crédit toujours bien vue

Vendredi 2 décembre 2011

mediation_credit_pmeSi nos PME françaises obtiennent des financements bancaires, on constate en cette fin d’année un ralentissement des crédits notamment pour les entreprises indépendantes. Selon la Banque de France, le taux de progression des encours de crédit est de 4,4 % en fin septembre 2011, soit +8,3 % pour les PME de groupe et + 3,1 % pour les PME indépendantes (voir rapport 2011).

Les raisons : la conjoncture peu favorable, l’attentisme des entreprises qui retardent ou qui diminuent leurs projets d’investissements et l’obligation des banques de renforcer leurs fonds propres et de se conformer au cadre réglementaire de Bâle III.

Si bien que le rôle de soutien de la Médiation du crédit aux entreprises – l’organisme qui veille aux bonnes conditions d’octroi de prêts aux PME et surtout aux TPE qui sont en difficultés financières — devrait se renforcer.

Créée en fin 2008, la Médiation du crédit a fait ses preuves et continuera d’agir jusqu’en 2012, suite à un accord signé entre les établissements de crédit pour prolonger de deux ans sa mission.

Dans le dernier rapport annuel 2010-2011 réalisé par le médiateur du crédit, Gérard Rameix, il s’avère que le bilan des crédits a été globalement positif . Depuis la création de la Médiation au crédit, plus de 3,6 milliards d’encours de crédits ont été débloqués pour les PME et les TPE. Un total de 31 915 dossiers ont été déposés dont 26 119 acceptés. Deux cas sur trois ont obtenu une solution favorable.

Et il est fort à parier que son rôle de conseil devrait s’amplifier. Surtout quand on observe le dernier baromètre de KPMG/Ipsos/CGPME (septembre 2011) qui pointe sur l’inquiétude des entreprises face à la crise et sur les conditions d’accès aux crédits.

Le baromètre dévoile que 30 % des dirigeants interrogés (sur un panel de 402 dirigeants d’entreprise française de 50 à 500 salariés) considèrent que la situation économique actuelle a des impacts négatifs sur leurs conditions d’accès aux crédits auprès de leurs banques. Leurs besoins de financements d’investissements sont en hausse. Et pour la moitié de ces dirigeants, les banques ont durci les conditions de financement : 50 % des PME interrogées sont financées par leur banque avec des frais élevés ou à des montants plus faibles que souhaités et/ou les banques demandent des garanties supplémentaires (pour 34 % des PME) ou financent seulement après avoir demandé des cofinancements ou des cautions (31 %).

Une tendance corroborée par l’enquête de conjoncture de la Banque de France qui souligne que les critères d’octroi aux PME ont été légèrement resserrés en France au troisième trimestre 2011 et que la demande des PME françaises est légèrement en baisse.

Copyrights : Daniel*1977 sur Flickr

L’affacturage, une source de financement de plus en plus prisée

Mercredi 30 novembre 2011

Dans un contexte de crise où les entrepreneurs investiront moins si les banques prêtent moins et/ou à des taux plus élevés, où les retards de paiement peuvent augmenter, il existe des solutions pour optimiser sa trésorerie et sa gestion du poste clients.

L’affacturage (ou factoring en anglais) est devenu une solution très convoitée par les PME pour faire face aux besoins de trésorerie et aux risques clients. Et dans les meilleurs des cas, pour financer leur croissance.

Le dispositif séduit

Par exemple, une entreprise qui a un client qui paie à 60 jours mais qui a besoin de l’argent immédiatement, vend sa créance client à une société d’affacturage (établissement de crédit ou factor en anglais) qui l’achète et paie la facture immédiatement moyennant des coûts de prise en charge et d’intérêts débiteurs (soit une commission de service et une commission de financement comprises entre 0,50 % et 2,5 % de la créance). Le factor va donc pallier le risque d’insolvabilité ou au retard de paiement du client. Il avance en général 90 % du montant de la créance.

Faire face aux risques clients

« La demande des investissements des entreprises devrait baisser dans le contexte économique actuel, mais certains auront besoin de combler un déficit de trésorerie. L’affacturage et le financement par le crédit-bail sont de bonnes solutions alternatives pour les PME et TPE, même pour de petits montants » explique Pascal Beuvelet, fondateur et président de la société de courtage de crédit In&Fi Crédits Pro. Lancé en septembre 2010, ce récent réseau In & Fi Crédits Pro qui fonctionne avec un contrat de licence de marque, apporte des solutions de crédits à des entrepreneurs.

« Le dispositif d’affacturage est éligible pour les TPE dont le chiffre d’affaires est compris entre 100 000 euros et 2 millions d’euros. Ce qui n’était pas le cas avant ». Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à y recourir « mais toutes les PME et TPE ne connaissent pas forcément ces outils de financement. Nous travaillons avec les experts-comptables pour accompagner les entreprises et pour monter des dossiers auprès des banques » détaille Pascal Beuvelet, qui précise qu’il ne sera rémunéré que s’il obtient un crédit pour l’entreprise. Tout compte fait, le dispositif d’affacturage permet de partager les risques entre la banque et la société de factoring.