Archive pour le mot-clef ‘télécoms’

SmartSide : Smart Metering & Smart Grids Solutions

Jeudi 25 avril 2013

Romain Vacher, David Dhenaux , Yann Mouchel et Elie Zgheid Entretien avec Romain Vacher

Pouvez-vous nous présenter  votre activité ? Combien d’emplois avez-vous créé ?

Nous sommes une société d’édition de logiciels pour les énergéticiens. Ces sociétés, qui gèrent les réseaux d’électricité, de gaz et d’eau, modernisent leurs infrastructures. Les compteurs d’électricité, par exemple, devront être pilotés à distance. Nous avons créé un système d’information capable de répondre à leurs besoins.

Les gestionnaires les plus connus en France, ERDF et GRDF, gèrent 95 % des compteurs en France. Les 5 % restant (deux millions de compteurs) sont gérés par 150 autres acteurs. C’est à ces acteurs que nous fournissons notre système d’information pour des compteurs communicants fabriqués. Les deux principaux pour lesquels nous travaillons sont Gérédis (Niort) et URM (Metz). Nous avons créé sept emplois et visons aussi des marchés en Europe.

Pourquoi avoir créé ce business en particulier ?

Nous sommes quatre fondateurs : David Dhénaux, Yann Mouchel, Elie Zgheib et moi-même. Nous étions en poste dans des grandes entreprises. C’est en rassemblant nos compétences autour des métiers de l’énergie que l’équipe s’est créée, en identifiant un besoin pour des systèmes d’information destinés à des acteurs de taille moyenne.

Qu’est-ce qui vous a motivé à devenir votre propre patron ?

Ayant travaillé dans des grands groupes, nous avons observé la complexité pour mettre en place des projets dans ces entreprises. Cela nous a incités à créer notre entreprise. De plus, nous voulions définir nos règles du jeu en termes d’éthique, de stratégie d’embauche avec l’idée de placer l’humain au centre du projet.

Quel est le moment fort de cette année qui vient de s’écouler ?

La signature d’un contrat avec Gérédis et URM. Ce contrat a une importance stratégique pour ces deux acteurs clés du territoire français.


Smartside : Smart Metering & Smart Grids Solutions par BforBankTV

Vous pouvez soutenir ce projet jusqu’au 10 mai 2013 et l’aider a remporter le Prix BforBank de l’entrepreneur

Eric Mainville

Netgem, le fabricant français de décodeurs trouve un souffle à l’international

Vendredi 27 janvier 2012

Netgem, le fabricant français de box et de décodeurs TV s’en sort mieux à l’international que sur son marché domestique. Il finit l’année 2011 avec un chiffre d’affaires de 84,6 millions d’euros, contre 130 millions d’euros en 2010.

Plus de la moitié de son volume d’affaires (55 %) est réalisée à l’international (CA 2011 : 46,2 m euros). Ces résultats sont en hausse de 20 %, alors qu’en France (CA 2011 : 38,3 m euros) ils baissent de 60 % par rapport à l’année précédente.

Cette chute s’explique notamment par une dégradation des relations commerciales avec l’opérateur SFR, l’un des principaux clients de Netgem et par une concurrence accrue dont le secteur de la téléphonie sur Internet et des nouvelles offres d’interconnexion entre téléphones mobiles, TV sur Internet et autres Ipad.

Netgem fonce à l’export

La start-up française fondée en 1996 par trois polytechniciens a connu des hauts et des bas, oscillant entre une forte croissance à ses débuts à une chute en 2002, voyant son marché s’effondrer. Mais elle a su prendre la vague de l’ADSL dès 2003. Puis, ces dernières années, elle a multiplié les contrats avec de grands opérateurs télécoms, dont SFR. En trois ans, elle passe de 35 à 60 personnes, dont 15 à Sydney et à Singapour. Et elle est cotée en Bourse (Nyse Euro) depuis 2000.

Aujourd’hui, Netgem, en proie à un marché très concurrentiel, veut rebondir avec une nouvelle offre composée de logiciels, de matériels et de services associés. La société a également signé des contrats avec des opérateurs en Europe, avec entre autres l’opérateur polonais Netia et l’opérateur Monaco Telecom. Elle a également créé fin 2010 une filiale en Australie (avec l’opérateur Telstra) et à Singapour pour étendre son marché.

« Nous avons diversifié notre base clients en Europe, en Australie, en Asie et plus récemment au Mexique avec le troisième opérateur mobile du pays, Iusacell, qui a choisi la technologie Netgem pour son offre quadruple play, réunissant l’accès à Internet, la télévision et la téléphonie fixe et mobile » détaille Christophe Aulnette, Directeur Général de Netgem en France (ex PDG de Microsoft France).

Un modèle économique de logiciels et services

Pour autant, Netgem veut trouver un nouveau souffle sur le marché français de solutions de télévision sur Internet, devenu très concentré.

La société a donc réfléchi à mieux adapter son modèle économique au marché de la téléphonie en pleine mutation, avec l’évolution rapide des offres. Netgem renforce son offre de services, notamment avec l’opérateur français SFR.

« Nous renouvelons notre contrat avec SFR sur trois ans (jusqu’en juin 2014) sur le marché français ce qui concerne 2,7 millions de box SFR. Nous mettrons à jour la base installée de l’opérateur français et nous ferons aussi de la mise à jour à distance. Nous proposerons aussi des applications innovantes. Nous voulons promouvoir notre vrai savoir-faire en termes de logiciels, de matériels et de maintenance de technologies pour ‘la maison connectée ‘ » explique Christophe Aulnette.

En tout cas, ce nouveau contrat signé fin 2011 devrait générer une plus grande récurrence de revenus au fabricant français. La société qui se dit rentable va-t-elle évoluer, sur ces nouvelles bases ?

Un modèle économique réorienté et donc à suivre, le pari n’est pas toujours gagné lorsque l’on choisit à la fois le métier de fournisseur de technologies et de prestataires de services associés.