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4 règles à respecter pour obtenir des financements publics

Lundi 28 novembre 2011

obtenir_financement_public_entrepriseComment un entrepreneur innovant peut-il optimiser sa recherche en financement, qu’il soit en phase d’amorçage ou en phase de développement ? Il existe en France divers modes de financements, publics et privés. Encore faut-il les connaître et les mobiliser au bon moment.

« La PME innovante doit structurer sa stratégie marketing et adapter son financement aux différentes phases de développement. Elle doit savoir mobiliser les instruments publics et privés ni trop tôt, ni trop tard » explique Bernard Degorre, fondateur de Tykya, société de conseil stratégique en finance et marketing.

Pour ce spécialiste, il existe diverses combinaisons de financement pour les PME innovantes (Oséo, CIR, JEI…). Les entreprises peuvent ainsi s’appuyer sur de la Love Money (argent provenant des proches et/ou de particuliers), des prêts d’honneur chez Oséo associés au Crédit d’Impôt Recherche (CIR) pour faire baisser le coût des opérations de R&D et au statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI) qui confère des exonérations d’impôts et un allègement des charges sociales patronales.

A condition de respecter quatre règles :

1 – Le critère de solvabilité

Il s’agit du fameux ratio 1 pour 1. Autrement dit, ne pas déroger à la règle d’ un euro de fonds propre pour un euro de dette. Les financements sont généralement accordés aux entreprises dites « saines » financièrement. Il vaut mieux lever des subventions quand on a des fonds propres pas encore entamés. Toutefois, il faut tenir compte de la variation des fonds propres et établir un plan de financement phasé.

2 – La non redondance :

Ne pas oublier qu’une aide remboursable n’est pas une subvention. Il faut connaître les divers dispositifs de financement et ce que cela implique. Par exemple, le statut de JEI implique une baisse de la base du crédit CIR.

3 – La cohérence économique :

L’entreprise qui veut financer ses projets doit démontrer une cohérence entre ses comptes de résultat et son plan de financement, elle doit aussi disposer d’un plan marketing professionnel.

4 – La règle des aides « de minimis »

Il faut connaître le règlement des aides « de minimis ». Une aide publique (subventions, prêts ,avances remboursables, allègements fiscaux…) est accordée, dans le règlement des aides « de minimis » en fonction d’un plafond.

Le montant total des aides “de minimis” (c’est un avantage brut en impôt dont bénéficie une entreprise) pour une même entreprise ne doit pas excéder le plafond de 200 000 euros sur une période de trois ans (soit trois exercices fiscaux). Aussi, certains dispositifs (comme le CIR) ne sont pas inclus dans le calcul.

Les experts conseilleront de faire appel à un inspecteur fiscal ou un chargé d’affaires pour monter sa combinaison de financement et ce, pour ne pas avoir de mauvaise surprise.

Copyrights : Daniel*1977 sur Flickr

J-M Barki : “Donner la parole aux chefs d’entreprise”

Jeudi 3 novembre 2011

« Il faut continuer à donner la parole aux chefs d’entreprise ». Tel est le credo du fondateur de la société Sealock, Jean-Marc Barki.

Sa PME basée à Sallaumines dans le Nord-Pas de Calais est spécialisée dans la fabrication de colles industrielles. Elle est aujourd’hui en croissance (+14% sur un an) avec un chiffre d’affaires de 4,7 millions d’euros en France (exercice clos au 30 septembre 2011). Son chef d’entreprise qui dirige 23 salariés prévoit de réaliser un volume d’affaires d’au moins 5 millions d’euros en 2012.

La PME présente en Europe (Benelux, Espagne, Royaume-Uni, Pologne, Italie, Portugal) évolue dans le marché fructueux des industries  de colles, mastics et adhésifs évalué à près de 15 milliards d’euros. « Nous nous concentrons d’abord sur l’Europe, puis sur les marchés de la Tunisie, de l’Egypte et de la Turquie » explique Jean-Marc Barki qui  ne délaisse pas pour autant ses plans d’innovation. « Nous lançons actuellement une opération en Inde avec le groupe Tata pour développer un produit high-tech » ajoute le PDG. Il souligne aussi l’importance de la création de valeur ajoutée dans le monde de l’entrepreneuriat et dans les régions  comme celle du Nord : « la valeur ajoutée de Sealock regroupe  les services aux clients et l’innovation ».

Une PME française au G20 YES

Présent au rendez-vous G20 YES (Young Entrepreneur Summit) qui a lieu cette semaine à Nice, Jean-Marc Barki membre de Croissance Plus est venu représenter fièrement les entreprises de sa région. Là où 400 entrepreneurs d’une vingtaine de délégations sont venus débattre de l’entrepreneuriat et proposer leurs meilleures pratiques.

Jean-Marc Barki a notamment participé au groupe de travail sur la transformation de l’écosystème entrepreneurial dirigé par le professeur de gestion Daniel Isenberg de l’université américaine Babson Global à Boston (et blogueur sur le site Huffington Post). “C’était une vraie leçon de management” analyse Jean-Marc Barki qui considère que les participants du G20YES ont tous la passion d’entreprendre et n’hésitent pas à “prendre des leçons de vie” des autres.

Parmi les grandes réflexions de ces groupes de travail, on note que pour encourager l’innovation et l’entrepreneuriat, il faut d’urgence mettre en œuvre des plans d’action pour développer  la culture entrepreneuriale en Europe, baisser les impôts des sociétés pour favoriser l’investissement, enfin harmoniser la fiscalité en Europe (une TVA unique) et réduire les délais de paiement (45 jours au maximum). “Il faut assainir les systèmes de dépenses et revoir tout ce qui est boiteux” conclut le dirigeant de Sealock, qui se nomme fièrement un “paysan de l’industrie”.

Bref, voici un dirigeant français qui revient du G20YES enthousiaste mais pied sur terre, et qui continue à agir sur tous les fronts !