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Netgem, le fabricant français de décodeurs trouve un souffle à l’international

Vendredi 27 janvier 2012

Netgem, le fabricant français de box et de décodeurs TV s’en sort mieux à l’international que sur son marché domestique. Il finit l’année 2011 avec un chiffre d’affaires de 84,6 millions d’euros, contre 130 millions d’euros en 2010.

Plus de la moitié de son volume d’affaires (55 %) est réalisée à l’international (CA 2011 : 46,2 m euros). Ces résultats sont en hausse de 20 %, alors qu’en France (CA 2011 : 38,3 m euros) ils baissent de 60 % par rapport à l’année précédente.

Cette chute s’explique notamment par une dégradation des relations commerciales avec l’opérateur SFR, l’un des principaux clients de Netgem et par une concurrence accrue dont le secteur de la téléphonie sur Internet et des nouvelles offres d’interconnexion entre téléphones mobiles, TV sur Internet et autres Ipad.

Netgem fonce à l’export

La start-up française fondée en 1996 par trois polytechniciens a connu des hauts et des bas, oscillant entre une forte croissance à ses débuts à une chute en 2002, voyant son marché s’effondrer. Mais elle a su prendre la vague de l’ADSL dès 2003. Puis, ces dernières années, elle a multiplié les contrats avec de grands opérateurs télécoms, dont SFR. En trois ans, elle passe de 35 à 60 personnes, dont 15 à Sydney et à Singapour. Et elle est cotée en Bourse (Nyse Euro) depuis 2000.

Aujourd’hui, Netgem, en proie à un marché très concurrentiel, veut rebondir avec une nouvelle offre composée de logiciels, de matériels et de services associés. La société a également signé des contrats avec des opérateurs en Europe, avec entre autres l’opérateur polonais Netia et l’opérateur Monaco Telecom. Elle a également créé fin 2010 une filiale en Australie (avec l’opérateur Telstra) et à Singapour pour étendre son marché.

« Nous avons diversifié notre base clients en Europe, en Australie, en Asie et plus récemment au Mexique avec le troisième opérateur mobile du pays, Iusacell, qui a choisi la technologie Netgem pour son offre quadruple play, réunissant l’accès à Internet, la télévision et la téléphonie fixe et mobile » détaille Christophe Aulnette, Directeur Général de Netgem en France (ex PDG de Microsoft France).

Un modèle économique de logiciels et services

Pour autant, Netgem veut trouver un nouveau souffle sur le marché français de solutions de télévision sur Internet, devenu très concentré.

La société a donc réfléchi à mieux adapter son modèle économique au marché de la téléphonie en pleine mutation, avec l’évolution rapide des offres. Netgem renforce son offre de services, notamment avec l’opérateur français SFR.

« Nous renouvelons notre contrat avec SFR sur trois ans (jusqu’en juin 2014) sur le marché français ce qui concerne 2,7 millions de box SFR. Nous mettrons à jour la base installée de l’opérateur français et nous ferons aussi de la mise à jour à distance. Nous proposerons aussi des applications innovantes. Nous voulons promouvoir notre vrai savoir-faire en termes de logiciels, de matériels et de maintenance de technologies pour ‘la maison connectée ‘ » explique Christophe Aulnette.

En tout cas, ce nouveau contrat signé fin 2011 devrait générer une plus grande récurrence de revenus au fabricant français. La société qui se dit rentable va-t-elle évoluer, sur ces nouvelles bases ?

Un modèle économique réorienté et donc à suivre, le pari n’est pas toujours gagné lorsque l’on choisit à la fois le métier de fournisseur de technologies et de prestataires de services associés.


Comment réussir en France dans la vente par Internet

Jeudi 24 novembre 2011

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Décryptage de la réussite d’un entrepreneur français sur le secteur très concurrentiel du déstockage de marques en ligne. Le site Vente-privée.com spécialisé dans la vente de sur-stocks de marque sur la Toile, n’a pas arrêté de faire grimper ses ventes depuis ces dix dernières années. Le site prévoit de dépasser le milliard d’euros en chiffre d’affaires pour l’année 2011 grâce à une progression de 14 % du volume d’affaires (CA 2010 : 969 millions d’euros).

En forte croissance depuis 2003

« Nous sommes profitables depuis 2004, nous n’avons pas levé de fonds et nous avons « zéro » dettes » a expliqué hier à Paris Jacques-Antoine Granjon PDG et cofondateur du site, à l’occasion des dix ans de sa société (création en 2001 en Seine Saint-Denis). Et il revendique sa rentabilité : « nous avons une marge nette de près de 7 % ». C’est en 2004 que le site accélère affichant sa plus forte croissance (+531 %) en termes de volume d’affaires (CA 2004 : 21,3 millions d’euros contre 3,37 millions d’euros en 2003). « Nous écoulons les invendus des marques de façon qualitative. Et cela passe par le contrôle de sa logistique » tient-il à préciser « Internet, c’est à la fois la gestion des détails et des volumes ».

Le site de vente en ligne est présent en Europe et depuis peu aux États-Unis. Il recense 15 millions de membres et devrait atteindre les 20 millions d’ici à deux ans. Il croit beaucoup au changement de comportement des clients et qui plus est des internautes. Ce PDG en jean et aux cheveux longs jusqu’aux épaules n’hésite pas à rappeler que cela fait 26 ans qu’il travaille à ce site de déstockage de marques.

Diversification oblige

Et comme la consommation devient plus atone en période de crise (et que les marques produisent moins de pièces), Vente-privée.com a prévu de se diversifier dans le voyage (avec Vente Privée Voyage) dans la vente de coupons (Rose-Deal), dans la billetterie de théâtre (VP Tickets).

« Nous avons lancé il y a quinze jours VP Tickets, nous revendiquons 2 millions de visiteurs uniques par jour sur notre kiosque Internet » ajoute Jacques-Antoine Granjon. Et à la question d’une introduction en Bourse, il répond d’emblée : « non, nous n’allons pas en Bourse, nous sommes pour l’assèchement de la concurrence avec notre qualité. À l’inverse, des sociétés comme Groupon (qui vient de s’introduire en Bourse) ne contrôlent pas leur qualité de service ».

Depuis une semaine, la société française a ouvert son site au marché américain. « Nous avons créé une joint-venture avec le groupe American Express » précise le PDG. Vente-privée.com va pouvoir ainsi accéder à l’importante base de membres de American Express (soit près de 40 millions de membres). De quoi booster ses ventes ? À suivre.