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L’exportation, un bon remède pour les entreprises

Vendredi 20 janvier 2012

exportation_entreprise_riko.jennrich_flickrEt bien oui, les entreprises françaises qui exportent se portent bien…et… mieux que celles qui évoluent sur le marché domestique.

En effet, 70,5% de nos entreprises engagées à l’étranger ont affiché un chiffre d’affaires 2011 en hausse, contre 61,5% de celles concentrées sur l’Hexagone. C’est sur quoi pointe la dernière étude internationale de Regus – un fournisseur de bureaux- auprès de 12 000 entreprises issues d’une soixantaine de pays (voir shéma ci-dessous).

Encore faut-il avoir le dirigeant adéquat pour mener à bien une stratégie internationale, la volonté de poursuivre le développement à l’international et une présence physique dans le ou les pays étrangers, dans les années à venir.

La société Fotolia se développe à l’étranger

Et voici un bon exemple de développement à l’international pour illustrer cette tendance : la jeune société Fotolia.  Créée en 2005, Fotolia est une banque d’images et de vidéos accessible sur Internet, fondée par deux jeunes diplômés de l’école de commerce ESCP.

Le siège de Fotolia est à New-York.

« Notre société s’étend dans le monde entier. Notre offre est traduite dans 14 langues dont le japonais, le russe et le chinois. Nous voulons développer la photo et la vidéo qui est également un marché fructueux. Notre activité devrait évoluer en Russie, en République tchèque, en Hollande puis dans les pays émergents« 

C’est ce qu’explique Oleg Tscheltzoff, PDG et co-fondateur – et…Business Angel investissant dans des start-up Internet-. Ce dernier pense réaliser un chiffre d’affaires 2011 de 70 millions d’euros (contre 45 millions d’euros en 2010).

Les entreprises tournées vers l’international en bonne santé

Ses clients viennent du monde entier  : 15 à 20% sont français, 30% américains, 30% allemands. Quant à son modèle économique, il est visiblement séduisant :

« A 1 euro la photo, nous arrivons – nous et les photographes professionnels – à faire de grosses marges qui se chiffrent en dizaines de millions d’euros ! Pas la peine, donc, d’être en infraction… » analyse le PDG.

L’acheteur en ligne paie la photo à l’unité (soit 1 euro) ou via un abonnement de 199 euros par mois (pour 25 images par jour).

Bref, et toujours selon l’étude Regus, cette diversification réussie des activités à l’étranger concerne  presque tous les pays : toutes les entreprises tournées vers l’international obtiennent en général de meilleurs résultats en termes de chiffres d’affaires et de bénéfices.  Hormis la Chine où les entreprises développent déjà d’importants volumes d’affaires sur leur propre marché domestique.

C’est une bonne façon pour les grandes comme les petites entreprises, selon Frédéric Bleuse, le DG France de Regus   »d’accroître son chiffre d’affaires et de répartir les risques ». Et ce, dans le climat économique actuel.

Entreprises ayant enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires en 2011 (source : Regus)

En 2012, l’appétit d’entreprendre va-t-il durer ?

Lundi 2 janvier 2012

En 2012, comment va évoluer notre paysage entrepreneurial ? C’est une question… à réponses multiples. Au-delà de la formule, on peut en effet lister plusieurs contraintes. Nous entrerons à la fois dans un climat de récession (acté depuis cet été et les plans de rigueur Fillon) et dans une année d’élections présidentielles en France. Compte tenu de la situation économique actuelle, on peut se demander si la création d’entreprise va encore progresser.Ou si ce moteur va aussi se gripper.

Difficile de faire des prévisions à ce sujet… les chiffres sont à analyser avec précaution. Et le succès du statut d’auto-entrepreneur institué en janvier 2009, notamment, est à nuancer avec le recul.

Auto-entrepreneurs dans le privé et le public

Depuis début 2011, une création sur deux était une demande de création d’auto-entreprise, selon l’Insee. Et en novembre 2011, l’on recense -toujours selon les chiffres Insee-, plus de 950 000 créations d’auto-entreprises.
On frôle presque le million d’auto-entreprises en presque trois ans ! Mais est-ce un réel succès ? Et quid du nombre de défaillances d’entreprises dans les mois à venir, de celui des auto-entrepreneurs en réelle activité et du nombre d’emplois protégés ? Trois dimensions extrêmement liées, sur fond de précarisation du travail.

Profils variés, intentions par défaut

La France regorge-t-elle d’entrepreneurs en herbe ou bien la baisse du pouvoir d’achat des ménages français les a-t-elle poussés à créer leur entreprise pour… arrondir leur fin de mois ? Ou d’un autre point de vue, est-ce une issue de secours face au chômage en hausse et une croissance atone ? De plus en plus de salariés, y compris maintenant des fonctionnaires, (voir cet article sur Les Echos) créent leur propre entreprise, choisissant le statut d’auto-entrepreneur.

D’un autre angle, notons que de plus en plus de jeunes diplômés se lancent dans l’aventure de la création d’entreprise dans l’hexagone, le salariat dans les entreprises ne les attirant plus vraiment. Le goût d’entreprendre existe bien en France. C’est une bonne chose mais il ne faudrait pas que ce soit un choix par défaut.

Partenariat vertueux

Evidemment, patrons de grandes entreprises, politiques, organismes publics et banquiers se sont engagés à aider les PME et les TPE viables. Encore tout récemment, l’entreprise publique Oséo et la Banque Postale ont annoncé mettre à disposition des TPE leur expertise et leur offre de financement de la création d’entreprise. La Banque Postale accordera des prêts bancaires aux petites entreprises par le biais du PCE (Prêt à la création d’entreprise), que Oséo garantira à hauteur de 50% à 70%.

D’autres initiatives suivront certainement en période électorale. Je vous pointerai les plus significatives, quand elles se manifesteront. N’hésitez pas à me livrer dans les commentaires des notes, vos témoignages, retours ou rebonds.

Pour prolonger :