C’est une réalité ! Les femmes sont de plus en plus attirées par l’entrepreneuriat. Une majorité de femmes (69 %) préfèrent la création d’entreprise, perçue comme plus épanouissante que le salariat.
Plus en détail, la moitié d’entre elles considèrent que la fonction de chef d’entreprise permet de mieux concilier la vie professionnelle et la vie privée (horaires, disponibilité pour la famille…). Si l’on en croit la dernière étude d’Opinionway* qui sera présentée à l’occasion du Salon des Entrepreneurs qui a lieu les 1er et 2 février au Palais des Congrès à Paris.
Le taux de ces chefs d’entreprise au féminin et de celles qui ont le souhait de créer ou de reprendre une entreprise est en hausse depuis quelques années.
L’étude va jusqu’à estimer (provisoirement) à près de 5 millions de femmes entrepreneurs potentielles dans la population française.
Le sondage montre aussi que ces femmes futures créatrices ou repreneuses d’entreprise sont plus diplômées, plus jeunes et mieux rémunérées que leurs homologues masculins (voir schéma ci-dessous).
Cette activité plus souvent masculine évolue.
Anne-Laure Constanza, jeune mère et jeune entrepreneur performante
Témoin parmi les sociétés créées ces cinq dernières années, la jeune entreprise parisienne Envie de Fraises, au nom original certes mais pas forcément très connu, fondée en 2006 par Anne-Laure Constanza. Cette jeune maman et jeune diplômée (école de commerce), a lancé son site marchand de vêtements exclusifs de maternité.
Lauréate de Réseau Entreprendre en 2008, Anne-Laure Constanza explique qu’elle a créé sa société en neuf mois” et que son projet consiste à créer une marque sur Internet.
Depuis, la jeune entreprise porte ses efforts sur l’international, principalement en Europe du Sud et en Angleterre où la fécondité est importante. En 2010, son CA atteignait les 3 millions d’euros et l’équipe comprenait une douzaine de personnes. Et elle sera présente à l’édition 2012 du Salon des Entrepreneurs.
Et pour montrer qu’elle sait rester sur terre, la fondatrice d’Envie de Fraises précise que “l’entreprise n’est pas forcément un eldorado mais elle est en tout cas une aventure extraordinaire qui permet de participer à l’économie“. Depuis, elle a créé l’association Mompreneurs qui veut promouvoir l’entrepreneuriat de jeunes mères en France et cultiver l’entraide.
Entreprendre au féminin : une démarche pas si facile
Toutefois, l’étude d’Opinionway montre qu’un tiers des femmes sondées reste toutefois pessimiste ou dubitatif, signalant le fait qu’être une femme peut être un désavantage dans le milieu de la création d’entreprise, la femme étant souvent perçue comme moins crédible et moins persuasive notamment auprès des banquiers et/ou des investisseurs.
Toutefois, la donne change. En France, l’entrepreneuriat est en train d’évoluer. Les créations d’entreprises féminines en France sont en forte majorité des TPE (moins de 20 salariés) en France. Leurs réseaux professionnels se développent. Et selon une étude européenne d’Eurostat, la France est un pays qui comporte un nombre important de femmes à la tête d’une entreprise (TPE), avec 36 % des postes occupés par des femmes en 2010 (la moyenne européenne étant de 33 %).
Alors vivement que les mentalités changent…
Les divergences entre créateurs d’entreprise (source : APCE)
* Dans l’étude d’Opinionway réalisée fin 2011 pour l’APCE, le réseau Cerfrance et le Salon des Entrepreneurs, l’échantillon de personnes interrogées regroupe 1 019 femmes et 481 hommes de 18 ans et plus.
Les divergences entre créateurs d’entreprise (source : APCE)






