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Les grands patrons pensent aux plus petits

Jeudi 15 décembre 2011

mesure_entreprise_medef_Daniel1977_flickrUn cadeau de Noël… pour nos entrepreneurs sous pression ? ! À l’occasion du point presse mensuel du Medef, Laurence Parisot a présenté hier huit mesures en faveur des PME et TPE. ces mesures concernent le financement, la fiscalité, la création d’emplois et la complexité administrative. Son objectif  est de

” donner des marges nouvelles et une visibilité aux petites et moyennes entreprises et un cap très clair “.

Pas de contrainte de plus en ce moment pour les entreprises ! selon la patronne du Medef.

Au secours des PME et TPE

Laurence Parisot a rappelé que les risques de récession pour l’ensemble européen et notamment pour la France sont réels. C’est pourquoi elle veut mettre en œuvre « huit mesures essentielles, faciles à mettre en œuvre et qui pourraient garantir la croissance de nos PME, TPE et de nos ETI ». Le Medef prend la défense des PME et ETI fragilisées par la conjoncture actuelle, mais pas tout seul : « plus que jamais nous allons concentrer toute notre énergie à rassembler les points de vue de tout le monde (acteurs politiques et acteurs économiques) » énonce Laurence Parisot.

Favoriser l’accès au marché boursier

Dans ce contexte économique dégradé, le Medef, considère qu’il est urgent de soutenir les PME et TPE. Puisque la réglementation prudentielle de Bâle III (pour les banques) et de Solvency II (pour les assureurs) va limiter la capacité des banques dans l’offre des crédits à ces petites et moyennes entreprises. Laurence Parisot souhaite donc leur faciliter l’accès à la Bourse, notamment au marché obligataire.

Sur le plan fiscal, le Medef pense qu’il faut renoncer à toute augmentation de taxes et pointe du doigt les collectivités locales. Il veut prononcer le gel de la TLPE (Taxe locale sur les enseignes et la publicité extérieure) et du versement transport :

« une taxe que certaines communautés de communes ou certaines régions envisagent d’augmenter dans des proportions inadmissibles (de 20 % à 30 %). Même un taux de 2 % c’est 2 % de trop ! » martèle Laurence Parisot, « on ne peut pas augmenter les taxes locales, alors qu’un rien fragilise les PME ».

L’IS à taux réduit

La patronne du Medef veut aussi repousser tout ce qui est envisagé sur la révision des valeurs locatives foncières. Ou du moins ne pas rouvrir ce dossier tant que la crise perdure.
Dernière mesure fiscale : étendre le champ d’application de l’impôt sur les sociétés (IS) à taux réduit à un plus grand nombre de TPE et de PME et que le seuil de chiffre d’affaires soit étendu à 10 millions d’euros.

Enfin, sur le plan administratif, le Medef demande l’abrogation du privilège du Trésor pour les conditions de prêts bancaires (en Allemagne, il est supprimé depuis quelques années).

Dernière mesure proposée : le rétablissement du dispositif « zéro charge » pour les TPE (qui a pris fin en juin 2010). Selon le Medef, il a été efficace en 2008 et en 2009, même si les créations d’emplois en TPE et PME auraient pu se faire sans ce dispositif.

Des mesures pour simplifier la vie des entrepreneurs !

Mercredi 7 décembre 2011

formalite_adminstrative_entrepriseIl faut simplifier la vie des entreprises ! Du déjà entendu non ? Trop complexes et trop coûteuses, les démarches administratives à faire (ou à subir ?) par les PME et les petits artisans sont pointées du doigt. La France est reléguée au 127e rang mondial en termes de complexité administrative par le World Economic Forum. Et l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économiques) a calculé que ce point faible nous coûterait en France entre 3 à 4 % du PIB.

C’est donc urgent. En avril dernier, le Gouvernement a annoncé 80 mesures « pour simplifier la vie des PME ». Elles devaient être mis en place dès l’été 2011 dans le domaine de la dématérialisation des déclarations, des procédures fiscales et douanières, des mesures concernant les marchés publics. L’objectif est aussi de faire de sérieuses économies : le Gouvernement les a évaluées à près d’un milliard d’euros pour les entreprises. Des mesures qui ont été établies après un travail d’écoute auprès des acteurs économiques concernés et un travail de synthèse de 700 propositions alors récoltées pour faire avancer les choses.

Mais, ce n’est pas fini. Une nouvelle série de 65 mesures réglementaires ou techniques pour les PME et les TPE a été annoncé ce mardi 6 décembre par le Secrétaire d’État aux PME, Frédéric Lefebvre à l’occasion des Assises nationales de la simplification pour les PME (deuxième édition). Parmi ces mesures, on note la mise à disposition des créateurs d’entreprise de statuts types agréés et la modulation de fréquence de versement de cotisations pour les entrepreneurs indépendants.

Le but est de continuer à simplifier les démarches administratives, d’identifier de nouvelles solutions, de tenir compte des priorités des entreprises pour qu’elles puissent rester compétitives sur leur marché, de les accompagner dans leurs difficultés, ne serait-ce que faire face à la hausse des coûts ou des prix fournisseurs, aux problèmes de trésorerie et aux difficultés d’accès au crédit auprès des banques.

Copyrights : Daniel*1977 sur Flickr

Le marché boursier des PME va t-il attirer plus d’entreprises

Vendredi 18 novembre 2011

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L’introduction en Bourse devient-elle LA solution privilégiée des petites et moyennes entreprises pour augmenter leur capital et/ou pour financer leur développement ? Alors que les marchés sont très perturbés, que les banques ne font plus facilement crédit et que certaines entreprises n’ont pas un accès privilégié aux FCPI (fonds commun de placement dans l’innovation) qui financent notamment les start-up innovantes.

La Bourse des PME séduit

Si l’on regarde le nombre d’introductions en bourse réalisées cette année, on en recense 14 sur le marché Nyse Euronext Paris (France) dont neuf opérations sur Alternext – le marché boursier pour les PME où les règles sont moins contraignantes et moins coûteuses – contre 11 l’an dernier. Quelques-unes sont au marché réglementé et d’autres au marché libre de Nyse Euronext Paris comme la société de conseil en stratégie et en financement Eurinnov (basée à Paris) qui compte bien aller rapidement sur Alternext.

Pour accéder à ce marché régulé d’Alternext (et non réglementé), il faut avoir des comptes certifiés (par CAC) sur un historique de deux ans et un flottant d’un minimum de 2,5 millions d’euros.

Parmi les introductions en bourse les plus réussies, on note celle de Mauna Kea Technologies, le spécialiste français d’équipements d’endomicroscopie au marché réglementé de Nyse Euronext à Paris. Cette société (CA 2010 : 5 millions d’euros ; capitalisation : 167,97 millions d’euros) a réussi à lever 56,5 millions d’euros en juillet dernier.

Autre exemple significatif, la société alsacienne Biosynex, spécialisée dans les tests de diagnostic (anti-tétanos, mononucléose, paludisme…) compte bien prendre ainsi son envol sur le marché mondial. Prévoyant un chiffre d’affaires 2011 de 2,3 millions d’euros, elle a levé 3 millions d’euros et s’est introduite au mois de mars sur Alternext.

Faire appel au marché pour décoller ?

Ces PME choisissent la Bourse pour se développer à l’international, pour acheter une usine ou encore pour acquérir des technologies innovantes, pour aussi avoir une meilleure visibilité auprès des grands acteurs de leur marché.

Plus récemment, et dans un tout autre secteur d’activité, l’entreprise française Cogra (CA 2011 : 10,3 millions d’euros) basée à Mende en Lozère, productrice de granulés de bois de chauffage, est en cours d’introduction sur le marché Alternext. Cet expert en énergie bois veut lever au moins 3,3 millions d’euros et construire une nouvelle usine de bois. De quoi être optimiste pour nos entrepreneurs de l’hexagone ?

Financer les entreprises en obligations pour assurer leur croissance

Vendredi 28 octobre 2011

La question du financement des entreprises préoccupe plus que jamais les acteurs économiques de l’hexagone. « Depuis trois ans, les marchés financiers ne représentent plus une porte de sortie pour bon nombre d’entrepreneurs. Les introductions en Bourse se raréfient et les marchés sont perçus par ces acteurs comme des éléments incontrôlables », analyse Fabrice Imbault, directeur associé d’A Plus Finance (photo ci-contre).

Chez cet investisseur basé à Paris (375 millions euros d’actifs gérés dont plus de 60 millions d’euros en fonds pour financer les PME en obligations convertibles), les demandes de financement obligataire sont en hausse depuis 2009. « En effet, le financement en obligations plaît de plus en plus aux entrepreneurs qui évoluent dans un marché anxiogène », ajoute l’associé.

Alors que conseiller ? Chacun y va de sa stratégie. Dans un contexte de crise économique (stagnation du PIB français avec une croissance nulle (0%) au deuxième trimestre 2011) et de risques de resserrement du crédit par les banques, les entreprises notamment les PME, se tournent en France vers le financement obligataire. Ce mode de financement qui est souvent utilisé par les gouvernements, les organismes publics et les collectivités locales, attire de plus en plus d’entreprises.

Financement original

L’idée est de financer leur croissance interne ou externe avec ce moyen original de financement, de répondre à leurs besoins en fonds de roulement ou de relancer leur activité par l’investissement. Pour l’investisseur parisien, l’objectif est de prêter de l’argent aux entreprises souvent à un stade de maturité avancé, sans prise de participation dans le capital. « Et le financement obligataire est flexible, il peut résoudre en partie le problème de la dilution du capital » ajoute ce directeur associé. Pour l’investisseur, les rémunérations de ces obligations (les coupons) sont attrayantes, de l’ordre de 5 à 6% par an (plus une prime de non conversion selon l’établissement).

Une solution pour faire face aux incertitudes actuelles ? Les marchés financiers qui pourraient faciliter la croissance des entreprises PME ou PMI n’inspirent plus confiance, tels qu’ils sont aujourd’hui. Et selon A Plus Finance, la raréfaction du crédit bancaire et les mesures réglementaires Bâle III V (renforcement des fonds propres, mise en place de ratios de liquidité) pourraient fragiliser le dynamisme du début d’année, voire aggraver les choses.