Archive pour le mot-clef ‘Banque de France’

La Médiation du crédit toujours bien vue

Vendredi 2 décembre 2011

mediation_credit_pmeSi nos PME françaises obtiennent des financements bancaires, on constate en cette fin d’année un ralentissement des crédits notamment pour les entreprises indépendantes. Selon la Banque de France, le taux de progression des encours de crédit est de 4,4 % en fin septembre 2011, soit +8,3 % pour les PME de groupe et + 3,1 % pour les PME indépendantes (voir rapport 2011).

Les raisons : la conjoncture peu favorable, l’attentisme des entreprises qui retardent ou qui diminuent leurs projets d’investissements et l’obligation des banques de renforcer leurs fonds propres et de se conformer au cadre réglementaire de Bâle III.

Si bien que le rôle de soutien de la Médiation du crédit aux entreprises – l’organisme qui veille aux bonnes conditions d’octroi de prêts aux PME et surtout aux TPE qui sont en difficultés financières — devrait se renforcer.

Créée en fin 2008, la Médiation du crédit a fait ses preuves et continuera d’agir jusqu’en 2012, suite à un accord signé entre les établissements de crédit pour prolonger de deux ans sa mission.

Dans le dernier rapport annuel 2010-2011 réalisé par le médiateur du crédit, Gérard Rameix, il s’avère que le bilan des crédits a été globalement positif . Depuis la création de la Médiation au crédit, plus de 3,6 milliards d’encours de crédits ont été débloqués pour les PME et les TPE. Un total de 31 915 dossiers ont été déposés dont 26 119 acceptés. Deux cas sur trois ont obtenu une solution favorable.

Et il est fort à parier que son rôle de conseil devrait s’amplifier. Surtout quand on observe le dernier baromètre de KPMG/Ipsos/CGPME (septembre 2011) qui pointe sur l’inquiétude des entreprises face à la crise et sur les conditions d’accès aux crédits.

Le baromètre dévoile que 30 % des dirigeants interrogés (sur un panel de 402 dirigeants d’entreprise française de 50 à 500 salariés) considèrent que la situation économique actuelle a des impacts négatifs sur leurs conditions d’accès aux crédits auprès de leurs banques. Leurs besoins de financements d’investissements sont en hausse. Et pour la moitié de ces dirigeants, les banques ont durci les conditions de financement : 50 % des PME interrogées sont financées par leur banque avec des frais élevés ou à des montants plus faibles que souhaités et/ou les banques demandent des garanties supplémentaires (pour 34 % des PME) ou financent seulement après avoir demandé des cofinancements ou des cautions (31 %).

Une tendance corroborée par l’enquête de conjoncture de la Banque de France qui souligne que les critères d’octroi aux PME ont été légèrement resserrés en France au troisième trimestre 2011 et que la demande des PME françaises est légèrement en baisse.

Copyrights : Daniel*1977 sur Flickr

Tout le monde est-il entrepreneur… ou pas ?

Mardi 8 novembre 2011

Comment encourager l’entrepreneuriat dans l’hexagone, en période de crise économique et dans un climat plutôt anxiogène ? Comment envisage-t-on la nouvelle génération de chefs d’entreprise et comment rapprocher celle-ci… des entreprises tout court ?

Le Medef répond à ces questions et à d’autres, dans son dernier livre blanc intitulé Tous entrepreneurs.

Son Conseil exécutif vient en effet d’adopter les 42 propositions du livre blanc destinées à promouvoir l’entrepreneuriat en France. Ce document de 70 pages a été réalisé par la Commission Entrepreneuriat du patronat français présidée par Charles Beigbeder (fondateur de plusieurs sociétés dont Selftrade et Poweo). « Pas de croissance sans entreprises et pas de croissance sans nouvelles entreprises », affirme pour sa part Laurence Parisot dans l’édito du livre.

Un objectif, plusieurs combats

Présenté à l’université d’été 2011 de l’organisation patronale, ce document de travail propose  plusieurs évolutions, notamment :

  • l’inscription de la liberté d’entreprendre dans la Constitution
  • l’élaboration d’un baromètre par les chefs d’entreprise pour évaluer les services publics
  • la réforme de l’indicateur de la Banque de France pour donner une seconde chance à ceux qui ont échoué mais qui peuvent surmonter l’échec
  • enfin un système éducatif remanié.

Le patronat français veut en fait sensibiliser les jeunes à la création d’entreprise, et ce, dès le collège. Mais dans le monde de l’enseignement, on ne l’entend apparemment pas ainsi. Témoin, l’article d’Erwan Le Nader, vice-président de l’Apses (Association des professeurs de sciences économiques et sociales) paru en octobre dernier dans le journal Libération : « Le Medef n’a pas à se mêler de nos manuels ». Pas si simple, donc. A méditer.