Si nos PME françaises obtiennent des financements bancaires, on constate en cette fin d’année un ralentissement des crédits notamment pour les entreprises indépendantes. Selon la Banque de France, le taux de progression des encours de crédit est de 4,4 % en fin septembre 2011, soit +8,3 % pour les PME de groupe et + 3,1 % pour les PME indépendantes (voir rapport 2011).
Les raisons : la conjoncture peu favorable, l’attentisme des entreprises qui retardent ou qui diminuent leurs projets d’investissements et l’obligation des banques de renforcer leurs fonds propres et de se conformer au cadre réglementaire de Bâle III.
Si bien que le rôle de soutien de la Médiation du crédit aux entreprises – l’organisme qui veille aux bonnes conditions d’octroi de prêts aux PME et surtout aux TPE qui sont en difficultés financières — devrait se renforcer.
Créée en fin 2008, la Médiation du crédit a fait ses preuves et continuera d’agir jusqu’en 2012, suite à un accord signé entre les établissements de crédit pour prolonger de deux ans sa mission.
Dans le dernier rapport annuel 2010-2011 réalisé par le médiateur du crédit, Gérard Rameix, il s’avère que le bilan des crédits a été globalement positif . Depuis la création de la Médiation au crédit, plus de 3,6 milliards d’encours de crédits ont été débloqués pour les PME et les TPE. Un total de 31 915 dossiers ont été déposés dont 26 119 acceptés. Deux cas sur trois ont obtenu une solution favorable.
Et il est fort à parier que son rôle de conseil devrait s’amplifier. Surtout quand on observe le dernier baromètre de KPMG/Ipsos/CGPME (septembre 2011) qui pointe sur l’inquiétude des entreprises face à la crise et sur les conditions d’accès aux crédits.
Le baromètre dévoile que 30 % des dirigeants interrogés (sur un panel de 402 dirigeants d’entreprise française de 50 à 500 salariés) considèrent que la situation économique actuelle a des impacts négatifs sur leurs conditions d’accès aux crédits auprès de leurs banques. Leurs besoins de financements d’investissements sont en hausse. Et pour la moitié de ces dirigeants, les banques ont durci les conditions de financement : 50 % des PME interrogées sont financées par leur banque avec des frais élevés ou à des montants plus faibles que souhaités et/ou les banques demandent des garanties supplémentaires (pour 34 % des PME) ou financent seulement après avoir demandé des cofinancements ou des cautions (31 %).
Une tendance corroborée par l’enquête de conjoncture de la Banque de France qui souligne que les critères d’octroi aux PME ont été légèrement resserrés en France au troisième trimestre 2011 et que la demande des PME françaises est légèrement en baisse.
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