Netgem, le fabricant français de box et de décodeurs TV s’en sort mieux à l’international que sur son marché domestique. Il finit l’année 2011 avec un chiffre d’affaires de 84,6 millions d’euros, contre 130 millions d’euros en 2010.
Plus de la moitié de son volume d’affaires (55 %) est réalisée à l’international (CA 2011 : 46,2 m euros). Ces résultats sont en hausse de 20 %, alors qu’en France (CA 2011 : 38,3 m euros) ils baissent de 60 % par rapport à l’année précédente.
Cette chute s’explique notamment par une dégradation des relations commerciales avec l’opérateur SFR, l’un des principaux clients de Netgem et par une concurrence accrue dont le secteur de la téléphonie sur Internet et des nouvelles offres d’interconnexion entre téléphones mobiles, TV sur Internet et autres Ipad.
Netgem fonce à l’export
La start-up française fondée en 1996 par trois polytechniciens a connu des hauts et des bas, oscillant entre une forte croissance à ses débuts à une chute en 2002, voyant son marché s’effondrer. Mais elle a su prendre la vague de l’ADSL dès 2003. Puis, ces dernières années, elle a multiplié les contrats avec de grands opérateurs télécoms, dont SFR. En trois ans, elle passe de 35 à 60 personnes, dont 15 à Sydney et à Singapour. Et elle est cotée en Bourse (Nyse Euro) depuis 2000.
Aujourd’hui, Netgem, en proie à un marché très concurrentiel, veut rebondir avec une nouvelle offre composée de logiciels, de matériels et de services associés. La société a également signé des contrats avec des opérateurs en Europe, avec entre autres l’opérateur polonais Netia et l’opérateur Monaco Telecom. Elle a également créé fin 2010 une filiale en Australie (avec l’opérateur Telstra) et à Singapour pour étendre son marché.
« Nous avons diversifié notre base clients en Europe, en Australie, en Asie et plus récemment au Mexique avec le troisième opérateur mobile du pays, Iusacell, qui a choisi la technologie Netgem pour son offre quadruple play, réunissant l’accès à Internet, la télévision et la téléphonie fixe et mobile » détaille Christophe Aulnette, Directeur Général de Netgem en France (ex PDG de Microsoft France).
Un modèle économique de logiciels et services
Pour autant, Netgem veut trouver un nouveau souffle sur le marché français de solutions de télévision sur Internet, devenu très concentré.
La société a donc réfléchi à mieux adapter son modèle économique au marché de la téléphonie en pleine mutation, avec l’évolution rapide des offres. Netgem renforce son offre de services, notamment avec l’opérateur français SFR.
« Nous renouvelons notre contrat avec SFR sur trois ans (jusqu’en juin 2014) sur le marché français ce qui concerne 2,7 millions de box SFR. Nous mettrons à jour la base installée de l’opérateur français et nous ferons aussi de la mise à jour à distance. Nous proposerons aussi des applications innovantes. Nous voulons promouvoir notre vrai savoir-faire en termes de logiciels, de matériels et de maintenance de technologies pour ‘la maison connectée ‘ » explique Christophe Aulnette.
En tout cas, ce nouveau contrat signé fin 2011 devrait générer une plus grande récurrence de revenus au fabricant français. La société qui se dit rentable va-t-elle évoluer, sur ces nouvelles bases ?
Un modèle économique réorienté et donc à suivre, le pari n’est pas toujours gagné lorsque l’on choisit à la fois le métier de fournisseur de technologies et de prestataires de services associés.









