Archive pour le mot-clef ‘investissement’

205 % du PIB : endettement de la Chine

Jeudi 16 mai 2013

L’endettement de la Chine inquiète : il atteint 205% du Produit Intérieur Brut (PIB). Cette dette cumulée de l’État, des entreprises et des particuliers devrait atteindre 245% en 2015 (Les Échos).

Face à ces chiffres, « ce sont simultanément deux institutions, CLSA et Moody’s, qui ont tiré la sonnette d’alarme », indiquent Les Échos. En avril, l’agence de notation Fitch avait quant à elle dégradé la note de la dette chinoise en yuans.

Ce niveau d’endettement est à relativiser par rapport à celui des pays industrialisés : 250% pour les États-Unis et la France 300% pour le Royaume Unis, voire 393% pour le Japon, mais moins de 200% pour l’Allemagne. Du côté des BRICs, dont fait partie la Chine, le taux d’endettement est plus modéré : environ 110% pour l’Inde ou le Brésil et 56% pour la Russie.

Un sujet attire l’attention : les prêts informels accordés en dehors du secteur bancaire représentent à eux seuls 55% du PIB chinois. Leur poids s’est accru de 70% ces deux dernières années, selon un rapport de l’agence de notation Moody’s (Les Échos). Ce recours au crédit informel s’explique par la difficulté des emprunteurs, comme les petites et moyennes entreprises à se financer auprès des banques d’État chinoises.

Jean-Joseph Boillot*, économiste, examine les différents aspects de la dette de la Chine, dans une interview au site Atlantico :

« Il est important d’opérer une distinction entre la dette et l’état du crédit bancaire. Les données officielles chinoises donnent une image de la dette plutôt rassurante : le déficit public de l’État central ne dépasse pas 2 ou 3% du PIB, et la dette du gouvernement central représente environ 20% du PIB. La situation semble donc très confortable. A cela s’ajoute la dette des gouvernements locaux, qui est officiellement estimée à 27% du PIB, ainsi que les « crédits politiques », qui sont accordés à des entités publiques (6% du PIB) ».

L‘endettement des particuliers restant à un niveau raisonnable (30%) et celui des entreprises restant stable, ce sont essentiellement les prêts informels qui ont explosé.

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* CLSA est une société de courtage asiatique ; Moody’s est une agence de notation.

** Jean-Joseph Boillot est l’auteur de Chindiafrique : la Chine, l’Inde et l’Afrique feront le monde de demain.

Le patrimoine des ménages français en hausse en 2011

Mercredi 30 janvier 2013

SIte Insee.10.411 milliards d’euros. Un chiffre conséquent, qui fixe ce que détiennent les ménages français en 2011 d’après l’étude de l’Insee publiée il y a quelques jours. Un chiffre qui peut aussi paraître élevé au vue de la conjoncture actuelle et des moyens financiers réduits dont disposent les ménages français en période de stagnation économique..

Toujours est-il que ce montant correspond à près de 8 fois leur revenu disponible net en 2011. A y regarder de plus près, on s’aperçoit que ce patrimoine repose avant tout sur des actifs non financiers, à hauteur de 74%. L’immobilier y représentant près de 70% des actif. C’est dire l’impact que peuvent avoir les fluctuations des marchés immobiliers, plutôt en berne fin 2012.

En hausse de 4,1% en 2011, l’augmentation du patrimoine des ménages reste en deçà de celle de 2010, qui s’élevait alors à 8,1%. Une décélération en grande partie due à la faible augmentation des prix des terrains en 2011.

Du côté des actifs financiers

Ceux-ci représentent donc 24% du patrimoine total des français. Et en leur sein, l’assurance-vie demeure le placement préféré des ménages français malgré un essoufflement en 2011 – une augmentation de 1,5% versus 7,6% en 2010. De même, les incertitudes sur les marchés financiers ont entrainé une baisse de 7,6% des avoirs des ménages en actions et OPCVM.

Patrimoine des français.Les ménages français se sont donc tournés vers des placements qui offrent à la fois liquidité et sécurité, tels les livrets d’épargne et en particulier le livret A, dont le taux en 2011 a augmenté successivement pour atteindre 2% en février et 2,25% en août, loin du 1,75% qui entrera en vigueur début février 2013. Un comportement prudent des investisseurs qui s’est poursuivi en 2012 avec les différentes augmentations du plafond du livret A le 1er octobre 2012 (19.125 euros), le 1er janvier 2013 (22.950 euros) et le doublement du plafond du LDD.

Les autres supports

Néanmoins, les autres supports ne sont pas en reste en ce début d’année 2013. La bourse revient sur le devant la scène, après une hausse du CAC40 de 12% en 2012 qui fait suite à deux années de baisse consécutive. Le PEA, par exemple, épargné par la Loi de Finances 2013 devient ainsi un support d’investissement intéressant pour les épargnants.

De même, la fiscalité avantageuse et les bons rendements 2012 de l’assurance-vie inverseront peut-être la tendance vers des stratégies de placement davantage axées sur la rentabilité.

Pour prolonger :

A.B

Ecoview n°15 : Le profil des investisseurs

Mercredi 5 septembre 2012

Nombreux sont les français qui détiennent des actions aujourd’hui, qu’ils soient actionnaires salariés ou simplement actionnaires individuels. Découvrez dans cette nouvelle infographie les éléments qui caractérisent le profil d’un investisseur, du plus prudent au plus dynamique.

Le profil des investisseurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 hôtels et 1 immeuble pour 1 milliard d’euros

Lundi 25 juin 2012

Le Qatar n’en finit pas d’investir son argent en France, et notamment à Paris. Outre le lancement d’une chaîne télévisée de sports (BeInSports), ces derniers jours ont été confirmées une série d’opérations immobilières.

Elles concernent déjà l’hôtellerie de luxe : il “s’agit du Concorde Lafayette Porte Maillot et de l’hôtel du Louvre, tous deux à Paris, du palais de la Méditerranée à Nice et du Martinez à Cannes” (source nouvelobs.com). Donc un axe Paris/Côte d’Azur, avec Nice et Cannes.

Dans le même temps, autre opération immobilière de prestige, avec le rachat de l’immeuble du Figaro (source Le Monde). Le journal précise que “l’immeuble Neo abrite notamment Le Figaro (et) regroupe également des services de l’ambassade des Etats-Unis”.

Montant total de ces opérations : un peu plus d’1 milliard d’euros.

Approche pragmatique

Quelles motivations à ces opérations parisiennes dans l’hôtel de luxe ? Elles sont en fait plutôt pragmatiques, et ces investisseurs ne viennent pas “dépenser” cet argent sans analyse précise du terrain des opérations.

Dans un autre article du Monde, Michel Baroni, prof’ de finance à l’Essec et spécialiste de l’immobilier, livre son analyse : “(J’ vois) trois raisons principales : la demande est très importante, le risque est moindre – quand on achète dans l’immobilier d’hôtellerie, on sait qu’il y a peu de risque que la valeur des biens baisse – et enfin, c’est un secteur qui reste très restreint – les investisseurs ne prennent donc pas le risque qu’il y ait un excès d’offre”.

L.D

Ecoview n°12 : les avantages fiscaux liés à l’entrée au capital d’une PME

Jeudi 24 mai 2012

Quels sont les avantages dont peut bénéficier le contribuable qui investit dans une PME ? Quelles conditions faut-il remplir pour pouvoir en bénéficier ? Quels sont autres types d’investissement qui permettent de diversifier son patrimoine financier tout en investissant dans le tissus économique ? Toutes les réponses à ces questions en une infographie !