L’endettement de la Chine inquiète : il atteint 205% du Produit Intérieur Brut (PIB). Cette dette cumulée de l’État, des entreprises et des particuliers devrait atteindre 245% en 2015 (Les Échos).
Face à ces chiffres, « ce sont simultanément deux institutions, CLSA et Moody’s, qui ont tiré la sonnette d’alarme », indiquent Les Échos. En avril, l’agence de notation Fitch avait quant à elle dégradé la note de la dette chinoise en yuans.
Ce niveau d’endettement est à relativiser par rapport à celui des pays industrialisés : 250% pour les États-Unis et la France 300% pour le Royaume Unis, voire 393% pour le Japon, mais moins de 200% pour l’Allemagne. Du côté des BRICs, dont fait partie la Chine, le taux d’endettement est plus modéré : environ 110% pour l’Inde ou le Brésil et 56% pour la Russie.
Un sujet attire l’attention : les prêts informels accordés en dehors du secteur bancaire représentent à eux seuls 55% du PIB chinois. Leur poids s’est accru de 70% ces deux dernières années, selon un rapport de l’agence de notation Moody’s (Les Échos). Ce recours au crédit informel s’explique par la difficulté des emprunteurs, comme les petites et moyennes entreprises à se financer auprès des banques d’État chinoises.
Jean-Joseph Boillot*, économiste, examine les différents aspects de la dette de la Chine, dans une interview au site Atlantico :
« Il est important d’opérer une distinction entre la dette et l’état du crédit bancaire. Les données officielles chinoises donnent une image de la dette plutôt rassurante : le déficit public de l’État central ne dépasse pas 2 ou 3% du PIB, et la dette du gouvernement central représente environ 20% du PIB. La situation semble donc très confortable. A cela s’ajoute la dette des gouvernements locaux, qui est officiellement estimée à 27% du PIB, ainsi que les « crédits politiques », qui sont accordés à des entités publiques (6% du PIB) ».
L‘endettement des particuliers restant à un niveau raisonnable (30%) et celui des entreprises restant stable, ce sont essentiellement les prêts informels qui ont explosé.
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* CLSA est une société de courtage asiatique ; Moody’s est une agence de notation.
** Jean-Joseph Boillot est l’auteur de Chindiafrique : la Chine, l’Inde et l’Afrique feront le monde de demain.
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Les ménages français se sont donc tournés vers des placements qui offrent à la fois liquidité et sécurité, tels les livrets d’épargne et en particulier le livret A, dont le taux en 2011 a augmenté successivement pour atteindre 2% en février et 2,25% en août, loin du 




