Archive pour le mot-clef ‘france’

Le patrimoine des ménages français en hausse en 2011

Mercredi 30 janvier 2013

SIte Insee.10.411 milliards d’euros. Un chiffre conséquent, qui fixe ce que détiennent les ménages français en 2011 d’après l’étude de l’Insee publiée il y a quelques jours. Un chiffre qui peut aussi paraître élevé au vue de la conjoncture actuelle et des moyens financiers réduits dont disposent les ménages français en période de stagnation économique..

Toujours est-il que ce montant correspond à près de 8 fois leur revenu disponible net en 2011. A y regarder de plus près, on s’aperçoit que ce patrimoine repose avant tout sur des actifs non financiers, à hauteur de 74%. L’immobilier y représentant près de 70% des actif. C’est dire l’impact que peuvent avoir les fluctuations des marchés immobiliers, plutôt en berne fin 2012.

En hausse de 4,1% en 2011, l’augmentation du patrimoine des ménages reste en deçà de celle de 2010, qui s’élevait alors à 8,1%. Une décélération en grande partie due à la faible augmentation des prix des terrains en 2011.

Du côté des actifs financiers

Ceux-ci représentent donc 24% du patrimoine total des français. Et en leur sein, l’assurance-vie demeure le placement préféré des ménages français malgré un essoufflement en 2011 – une augmentation de 1,5% versus 7,6% en 2010. De même, les incertitudes sur les marchés financiers ont entrainé une baisse de 7,6% des avoirs des ménages en actions et OPCVM.

Patrimoine des français.Les ménages français se sont donc tournés vers des placements qui offrent à la fois liquidité et sécurité, tels les livrets d’épargne et en particulier le livret A, dont le taux en 2011 a augmenté successivement pour atteindre 2% en février et 2,25% en août, loin du 1,75% qui entrera en vigueur début février 2013. Un comportement prudent des investisseurs qui s’est poursuivi en 2012 avec les différentes augmentations du plafond du livret A le 1er octobre 2012 (19.125 euros), le 1er janvier 2013 (22.950 euros) et le doublement du plafond du LDD.

Les autres supports

Néanmoins, les autres supports ne sont pas en reste en ce début d’année 2013. La bourse revient sur le devant la scène, après une hausse du CAC40 de 12% en 2012 qui fait suite à deux années de baisse consécutive. Le PEA, par exemple, épargné par la Loi de Finances 2013 devient ainsi un support d’investissement intéressant pour les épargnants.

De même, la fiscalité avantageuse et les bons rendements 2012 de l’assurance-vie inverseront peut-être la tendance vers des stratégies de placement davantage axées sur la rentabilité.

Pour prolonger :

A.B

Insee : un climat des affaires au point mort

Vendredi 28 décembre 2012

Noël et les fêtes arrivent, mais pas la détente sur le front économique… Le président Hollande en actait la chose le 21 décembre dernier sur Europe 1, suite à la publication de mauvais chiffres pour l’économie française.

Parmi ces mauvais chiffres, celui du climat des affaires estimé dégradé, en fait au point mort si l’on lit la seule approche chiffrée. Soit un indice qui “gagne 1 point en décembre et s’établit à 87 points (restant) nettement en dessous de sa moyenne de longue période (100)”. Une dégradation qui frappe aussi notamment les activités commerciales et dans l’industrie.

De quoi conduire à un certain pessimisme pour le tout début 2013, d’autant que l’Insee a révisé à la baisse la croissance de l’économie française au troisième trimestre 2012 de 0,2% à 0,1% … ce qui donne matière à croiser le fer pour les experts et conjoncturistes qui ne manqueront de s’exprimer dans les médias. Déjà, pour Votre Argent il s’agit de “déprime” quand Boursier.com envisage une “légère embellie“. Ce que l’on appelle la théorie du verre à moitié plein, etc.

Une chose plus certaine : il faudra attendre le lendemain de la trêve des confiseurs et les premiers jours de janvier pour savoir si l’économie donne un quelconque signe de re-départ. Notamment de par le bilan des ventes de Noël.

La France sans triple A, mais avec une Bourse en forme

Mercredi 21 novembre 2012

C’était “l’info” tombée lundi soir, à l’heure où tout le monde se détend après une bonne journée de travail et un retour à la maison : la France perdait auprès de l’agence Moody’s son triple A. Ce n’est cela dit pas la première fois que cela se passe, même si on a tendance à l’avoir déjà oublié : ce au terme d’une période de questionnement à l’automne 2011, l’agence S&P dégradait déjà en janvier 2012 la notation financière française.

Et pour les deux occasions, malgré les relances des experts convoqués séance tenante sur les plateaux des grands médias, rien n’a fait, ce n’était pas la panique. Ce pour la phase amont.

En aval pour autant, les marchés n’ont pas semblé secoués de cette nouvelle non plus, et demeurent depuis lors tranquille : à mi journée ce 21 novembre, on est toujours dans le vert sur le Cac 40. L’Expansion en témoignait hier, pour qui “Les marchés ont snobé la perte du triple A de la France“. “La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,65% (…) A la clôture, l’indice CAC s’est adjugé 22,48 points pour terminer à 3.462,06 points, dans un volume d’échanges étroit”, prolonge le journal.

Les têtes d’affiche en charge, évoluent entre le relativisme (Pierre Moscovici voit là la sanction de la gestion passée), et le fronçage de sourcils (Laurence Parisot y voit une “alerte sérieuse“).

Dés janvier 2012, on se questionnait sur nos blogs “Perte du triple A : et si c’était une bonne chose ?“. La question vaut visiblement toujours à l’orée de décembre 2012… Tout comme l’autre grande réflexion que vous allez voir, à coup sûr, revenir au devant de la scène : de remettre “les agences de notation financière en question” et se posait la question de leur réforme.

L.D

Pour prolonger : revoir l’infographie sur les agences de notation financière

Salaire moyen des Français : en hausse de +1,5%

Mardi 30 octobre 2012

salaire moyen des français 2010Le site BFM Tv, comme la plupart des médias économiques, relaye les informations issues d’une étude du Ministère du Travail, selon lesquelles le salaire moyen des Français a connu une hausse entre 2009 et 2010 : il était donc en 2010 de 2082 euros et “en tenant compte de l’inflation, ce salaire net a moins progressé en 2010 qu’en 2009 (+1,5% contre +1,2% en 2009)”.

Au-delà du constat global, cette hausse s’applique différemment selon les catégories socio-professionnelles et les métiers. Le site du magazine Challenges affine pour sa part encore un peu plus et publie les salaires des cadres français, secteur par secteur. Où l’on voit par exemple que les directeurs de l’agroalimentaire ont gagné +2,9% là où ceux du BTP ont grimpé de +2,8%, etc. A compléter par le tableau de Challenges sur les salaires des cadres 2013.

Pour prolonger : à partir de votre niveau de salaire, simulez votre capacité d’épargne.

L.D

Nouveau contexte fiscal : les Français inquiets pour leur épargne

Jeudi 18 octobre 2012

Au fur et à mesure que le contexte fiscal posé par le gouvernement Ayrault se dessine, les Français semblent s’inquiéter.

Un sondage du Figaro montre par exemple que plus de 90% des Français ne croient pas que “les hausses d’impôts ne concerneront pas 9 ménages sur 10″. Un chiffre très commenté il est vrai, depuis la déclaration du Premier ministre sur ce sujet… Un deuxième sondage relayé par le Canard Enchaîné révèle que 62% des Français ne sont pas contents de la politique économique du gouvernement.

De notre côté et à moindre échelle, nous voyons les mêmes tendances se dessiner. Preuve en est un sondage (1) que vous avons mené ces derniers mois (via nos blogs), pour laisser le temps aux internautes de bien s’imprégner et des mesures, et de leur évolution, et du contexte politique.

Trois chiffres en ressortent : A 70%, les répondants estiment ce nouveau contexte “mouvant et inquiétant”. Quand ils ne sont que 20% à l’estimer “clarifié et rassurant”, auquel on peut ajouter 10% pour qu’il il est “pas du tout visible ni défini”.

On mesure donc deux choses : que le gouvernement a encore du travail de communication à faire pour expliquer et contextualiser ses décisions. Peut être aussi que s’exprime une certaine forme de lassitude sur cette question fiscale, en tout cas sur la manière dont elle est traitée et amenée : c’est à dire des hausses d’impôts tout azimut, risquant de dépasser le cadre des hauts revenus.

Outre cette prise de température qui va sans doute évoluer, une chose est sûre, les impôts sont bien un des dossiers chauds de la rentrée

 Pour compléter : relire les deux synthèses de C. de Francqueville sur la Loi de Finances 2013 et détaillant le “barème progressif et ISF remaniés“, et la “taxation des revenus du capital“. Revoir aussi la conférence-live sur le “nouveau contexte fiscal” avec P. Marini.

L.D

(1) sondage sans valeur scientifique ni base statistique large, mais qui a le mérite de distinguer une tendance.

Ecoview n°16 : Les investissements directs à l’étranger

Jeudi 4 octobre 2012

On a beaucoup parlé ces derniers temps des “intérêts français” placés à l’étranger, notamment à travers le thème de l’éventuelle “évasion fiscale” que pourrait entraîner le contexte de hausse des impôts actuel connu en France.

Mais en volume global, quels sont les ordres de grandeur des investissements français à l’étranger ? Comment se répartissent-ils ? Bref, quels sont les enjeux de cette géographie financière hexagonales et internationale ?

Intéressant de noter par exemple que les 3 destinations principales de sorties des IDE sont la Belgique, les Pays-Bas et la Suisse.

Ce ne sont pas les seuls epères et chiffres : les voici en une infographie, par Stéphanie Goutte.

Patrimoinedesfrancais

 

Fraude fiscale : 4 milliards d’euros à détecter

Mercredi 3 octobre 2012

On a beaucoup causé, encore, dans les médias, des diverses mesures fiscales installées par le gouvernement. Mais on a peu parlé de ce chiffre pourtant parlant à lui seul : 4 milliards d’euros. C’est le montant que le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, chiffrait lundi dans les médias, comme objectif des fraudes fiscales à détecter.

Un peu de “fact checking” en prolongement : j’ai cherché sur le web les occurrences de cette métrique fiscale. On tombe bien sur “presque 4 milliards” en 2011, toujours cités chez 20 Minutes. Mais là il s’agit de la fraude fiscale et sociale, cumulée, souffert par les administrations publiques. Donc pas que les impôts…

Un peu plus tard cet été, on estimait que l’évasion fiscale pesait dans… les 50 milliards d’euros ! On peut donc avancer que le chiffre du ministre semble être une estimation de ce que l’administration fiscale serait capable de pointer et sanctionner. Ou en gros un peu moins de 10% captés sur ce qui part.

Mieux vaut en effet partir “petit”, pour se laisser surprendre par les résultats…

L.D

46% des Français inquiets pour leur pouvoir d’achat

Jeudi 30 août 2012

C’est le chiffre qui ressort du sondage Viavoice/Les Echos, citée par Le Figaro ce matin. Inquiets pour leur pouvoir d’achat, les Français sont plus sensibles en cette rentrée, du fait de la combinaison des dépenses scolaires, du paiement des impôts, mais aussi de la dégradation de la conjoncture économique.

A ce titre, ce sont les dépenses portant sur “l’alimentation (pour 41% des personnes interrogées) et l’essence (pour 40%)” qui les inquiètent le plus. La baisse des prix de l’essence à la pompe poussée par le gouvernement est justement une des actions entreprises, pour tenter de corriger cette situation.

Pour prolonger : les Français et l’épargne (infographie); simulez votre capacité d’épargne.

L’effort par les impôts : 67% des Français ok

Lundi 9 juillet 2012

Le pays aurait-il davantage conscience qu’on ne le pense, de la situation économique ? Serait-il prêt psychologiquement ? Selon un sondage Ifop/JDD paru hier, les Français auraient en effet à date plutôt accepté l’effort à consentir, pour redresser les comptes de la nation. Un effort tel que défini notamment dans le dernier discours de politique générale de J-M Ayrault, premier ministre.

Trois chiffres ressortent de ce sondage, qui sont à mémoriser, et qui donnent le ton de l’époque :

  • 67% d’entre eux sont en phase avec l’idée de “faire des efforts”
  • 84 % estiment que “les classes moyennes ne seront pas épargnées” par cet effort
  • 53 % plébiscitent l’ISF, comme priorité de cet effort

A noter que fin juin, un autre sondage Ifop, pour Acteurs Publics cette fois, notait que “la nécessité d’une réduction des dépenses publiques est largement perçue par les Français : [à] (74 %) [...] lorsque seulement 3 % considèrent une augmentation des impôts comme la voie prioritaire”. Contradictoire ? Peut être simplement évolutif, et tenant compte du contexte…

Pour prolonger : consulter par exemple les actualités fiscalité sur BforBank.com; ou les outils en ligne sur l’IR et l’ISF.

EcoScope n°8 : investir en entreprises

Jeudi 28 juin 2012

Mieux orienter l’argent et l’épargne des Français vers le tissu de production et l’économie est un des enjeux clés de la croissance future, souvent cité ces dernières années, assez peu mis en oeuvre il est vrai. Pour autant, de l’autre côté “de la barrière”, les outils et véhicules financiers existent qui permettent au particulier de placer plus intelligemment son argent.

Le “terrain de jeu” est notamment celui des 3,5 millions de PME comptabilisées en France en 2011, et de leurs besoins de financement. Le point sur les chiffres et tendances clés, en une infographie et 4 minutes.


EcoScope 8 – Investir en entreprises par BforBankTV

Pour compléter : revoir l’infographie fixe les avantages fiscaux à l’entrée au capital d’une PME.