10.411 milliards d’euros. Un chiffre conséquent, qui fixe ce que détiennent les ménages français en 2011 d’après l’étude de l’Insee publiée il y a quelques jours. Un chiffre qui peut aussi paraître élevé au vue de la conjoncture actuelle et des moyens financiers réduits dont disposent les ménages français en période de stagnation économique..
Toujours est-il que ce montant correspond à près de 8 fois leur revenu disponible net en 2011. A y regarder de plus près, on s’aperçoit que ce patrimoine repose avant tout sur des actifs non financiers, à hauteur de 74%. L’immobilier y représentant près de 70% des actif. C’est dire l’impact que peuvent avoir les fluctuations des marchés immobiliers, plutôt en berne fin 2012.
En hausse de 4,1% en 2011, l’augmentation du patrimoine des ménages reste en deçà de celle de 2010, qui s’élevait alors à 8,1%. Une décélération en grande partie due à la faible augmentation des prix des terrains en 2011.
Du côté des actifs financiers
Ceux-ci représentent donc 24% du patrimoine total des français. Et en leur sein, l’assurance-vie demeure le placement préféré des ménages français malgré un essoufflement en 2011 – une augmentation de 1,5% versus 7,6% en 2010. De même, les incertitudes sur les marchés financiers ont entrainé une baisse de 7,6% des avoirs des ménages en actions et OPCVM.
Les ménages français se sont donc tournés vers des placements qui offrent à la fois liquidité et sécurité, tels les livrets d’épargne et en particulier le livret A, dont le taux en 2011 a augmenté successivement pour atteindre 2% en février et 2,25% en août, loin du 1,75% qui entrera en vigueur début février 2013. Un comportement prudent des investisseurs qui s’est poursuivi en 2012 avec les différentes augmentations du plafond du livret A le 1er octobre 2012 (19.125 euros), le 1er janvier 2013 (22.950 euros) et le doublement du plafond du LDD.
Les autres supports
Néanmoins, les autres supports ne sont pas en reste en ce début d’année 2013. La bourse revient sur le devant la scène, après une hausse du CAC40 de 12% en 2012 qui fait suite à deux années de baisse consécutive. Le PEA, par exemple, épargné par la Loi de Finances 2013 devient ainsi un support d’investissement intéressant pour les épargnants.
De même, la fiscalité avantageuse et les bons rendements 2012 de l’assurance-vie inverseront peut-être la tendance vers des stratégies de placement davantage axées sur la rentabilité.
Pour prolonger :
- vous pouvez lire l’article d’actualité “Epargne et patrimoine des Français, les chiffres clés“;
- vous pouvez aussi établir votre diagnostique patrimonial en ligne.
A.B





