Archive pour le mot-clef ‘tendance’

EADS en bout de piste

Vendredi 24 juin 2011

Enfin sorti des turbulences causées par des problèmes internes puis par la crise financière de 2008-2009, EADS affiche depuis un an un parcours boursier plus qu’honorable (+21%). Le titre du groupe d’aéronautique et de défense fait même bien mieux que le marché actions (+5% pour l’indice Stoxx 600) et que son principal concurrent dans l’aviation civile, Boeing (+10%). Mais après une belle performance, EADS semble manquer du kérosène nécessaire à la poursuite de son ascension boursière, même si en apparence le titre est relativement bon marché.

Au cours actuel, le marché anticipe déjà un redressement très significatif des marges, et à un niveau jamais constaté par le passé. Historiquement, la marge d’exploitation hors éléments exceptionnels d’EADS a été de 4,4% en moyenne, entre 1999 et 2010. Sur la base d’un modèle d’actualisation des flux de trésorerie (DCF), la Bourse fait implicitement l’hypothèse qu’EADS va être en mesure d’atteindre une marge de l’ordre de 6% au cours des prochaines années.

Un tel redressement dépendra de plusieurs paramètres : la poursuite de la montée en gamme (hausses de prix pour la nouvelle génération d’A320 Neo), la réussite des plans d’économies, le redressement des activités en difficulté et l’atteinte du point d’équilibre pour le programme stratégique de l’A380 (dont le point mort semble bien lointain).

En utilisant d’autres méthodes de valorisation (somme des parties, création de valeur ou EPV), on peut estimer la valeur intrinsèque d’EADS à environ 21 euros par action. En tenant compte d’une marge de sûreté de 20%, qui reflète la cyclicité de l’industrie aéronautique et les ratés possibles de tout programme aéronautique, EADS retrouverait un cours attrayant plutôt vers 17 euros…

Or les années à venir vont aussi se traduire par une intensification des investissements pour assurer le bon déroulement du programme A350, dont il faut rappeler qu’il constitue une étape majeure dans le développement d’Airbus, mais sur un segment de marché où Boeing, avec son B787 Dreamliner, dispose, malgré d’importants retards à l’allumage, d’une longueur d’avance. L’autre défi stratégique d’EADS est de réduire sa dépendance à l’égard d’Airbus, qui représente 69% de la valeur du groupe et reste le principal levier de sa croissance bénéficiaire.

Le Salon du Bourget qui se déroule actuellement sera l’occasion pour EADS de signifier sa domination du marché de l’aéronautique civile. Mais celle-ci semble largement intégrée dans son cours de Bourse.

weeko.fr

2011, l’année de tous les espoirs?

Mardi 14 décembre 2010

On veut y croire, toutes et tous. 2011 serait, sera l’année du retour des placements boursiers. Dis comme ça, l’assertion pourrait paraître audacieuse et même proche de la méthode d’auto-suggestion collective. Mais à bien y regarder, une fois les esprits apaisés, des fondamentaux sont bien là. Ils tiennent en une trilogie qu’il est bon de garder à l’esprit : 1) les entreprises regorgent de liquidité; 2) elles sont aussi en bonne santé; enfin 3) la croissance des pays émergents est attendue au rendez vous.

Vous vous demandez légitimement : mais alors, que demander de plus? L’histoire nous a maintes fois prouvé que les fais tangibles s’effacent parfois devant des phénomènes plus imperceptibles, moins concrets. En attendant et histoire de reprendre la main sur vos investissements en actions, le journal économique Les Echos nous prédit un “rallye” de fin d’année. C’est un peu une arlésienne, marquant chaque fin d’exercice annuel, mais ce rallye cuvée 2011 devrait nous emmener vers les 4000 points de cotation à la Bourse de Paris. Souhaitons-nous alors que le Père Noël reçoive aussi cette “lettre” boursière…
Et gardons aussi en tête, en nous référant à Wikipédia, que le rallye n’est autre que “une compétition où les concurrents partis d’un point donné doivent se rallier a un lieu déterminé en se guidant sur diverses indications“. Comprendre : le chemin peut être long et tortueux, et vous aurez besoin de guides et conseils pour y parvenir. Quoi de mieux que ce blog et nos articles pour vous y aider!

Pour prolonger : parcourir la rubrique Bourse du site BforBank;

Bourse : le retour des dettes d’Etat secoue les marchés

Mardi 23 novembre 2010

A parcourir hier soir la page bourse du journal Les Echos, on sentait parfaitement de dessiner une tendance sur la température fiévreuse des marchés après ce lundi 22 janvier : le retour des dettes d’Etat. Pas moins de trois titres en une page, y ciblaient cette problématique précise : “Paris en baisse, l’aide à l’Irlande ne parvient pas à rassurer“, “La dette souveraine de la zone euro sur le devant de la scène” et “L’Espagne dit n’avoir pas besoin d’un plan d’aide“…

Chez le confrère Boursier.com, le déroulé se fait plus précis même : “Le gouvernement irlandais au bord de la rupture“, avec ces explications : “La Bourse de Paris qui avait salué ce matin le plan de sauvetage irlandais s’est rétractée au fil de la séance pour terminer dans le rouge vif !“.

Pour finir, la page marchés de l’agrégateur Wikio témoignait hier soir aussi de l’incertitude de la situation, notamment aux Etats-Unis, à Wall-Street : en recul sur le Dow Jones mais en mieux sur le Nasdaq. Ni oui ni non…

Dès lors, il n’est pas étonnant que le site de l’AMF (Autorité des marchés financiers) remonte dans ses actualités la naissance de la “nouvelle agence  européenne  pour  les  marchés financiers, l’ESMA (European Securities and Markets Authority)”. Conceptualisée par l’UE, elle est à ne pas confondre avec une autre ESMA, versant plus dans le marketing… Plus sérieusement, c’est derrière la promesse et la prise de conscience européenne d’une nécessaire prise en mains de ces questions. Et aussi d’une forme d’affranchissement de marchés et décisions uniquement anglo-saxons et/ou asiatiques.

Hier cependant, l’AFP fermait le ban sur une dépêche peu rassurante : “Irlande: l’inquiétude perdure sur les marchés, malgré le plan d’aide“. Notant les “turbulences politiques à Dublin” et aussi le fait que “L’agence de notation financière Moody’s a prévenu lundi qu’elle allait probablement abaisser de plusieurs crans la note souveraine de l’Irlande“…

Pour compléter :

Forum de l’Investissement : les recommandations boursières

Vendredi 8 octobre 2010

Forum de l’Investissement 2010L’un des débats tenus ce vendredi 8 octobre au Forum de l’Investissement, Porte Maillot, portait sur les placements boursiers et les bonnes attitudes à prendre pour un investisseur en cette fin d’année. Animé par Jean-François Filliatre, directeur de la rédaction du magazine “Mieux Vivre Votre Argent”, il a pu amener quelques pistes pour se positionner sur les marchés à horizon 2011. Ou au moins y réfléchir.

Première piste : la croissance économique et celle des entreprises sera limitée en 2011. Une croissance dite “molle”, mais avec toujours des liquidités monétaires en circulation sur les marchés, donc d’après les experts présents “des opportunités à prévoir sur les marchés actions”. En tout cas, un point rassurant : pas de “double dip” évoqué ici…

Le marché est qualifié de “tôle ondulée” pour le constat portant sur 2010, et ne devrait pas varier sur 2011.

Donc, en terme de choix d’investissement, les trois piliers proposés par le panel d’experts et pour un portefeuille à constituer sont :

  • les valeurs de croissance : avec Publicis, Orpea et Danone
  • les valeurs de rendement : avec Total, Vivendi et France Telecom
  • les valeurs pour doper la performance : (dites “les plus risquées) avec Rémy Cointreau, Sanofi-Aventis, Rhodia et Catering International Services.

La bonne nouvelle de la semaine!

Lundi 27 septembre 2010

Depuis plusieurs semaines il fallait être très attentif pour trouver une bonne raison d’aller investir sur les actions. A la lecture du Point daté du 23 septembre 2010, en page 36,  Didier Bouvignies nous permet d’être à nouveau optimiste.

L’associé-gérant de Rothschild & Cie Gestion, répond à une question pour laquelle les réponses sont en général pessimistes et à oublier… L’hebdomadaire lui demande : ” Vous recommandez donc d’investir en actions ? – Oui ! Beaucoup d’actions rapportent deux fois plus que les obligations d’entreprises. C’est du jamais-vu !“.

Jusqu’à aujourd’hui la tendance du CAC 40 semblait lui donner raison… Après plus de deux ans d’incertitudes, il faut y croire et se dire que le pire est derrière nous.

Pour compléter : consulter aussi cette vidéo en ligne, où Didier Bouvignies détaillait dès début septembre son analyse de la situation des marchés…

Bourse : Didier Bouvignies Associé-Gérant Rothschild et Cie Gestion
- Watch more Videos at Vodpod.

Bourse : été calme, rentrée prudente?

Mercredi 1 septembre 2010

C’est bien d’un radar dont on aurait besoin, à l’instar de l’illustration de cette note. Selon les dernières tendances relevées, la période estivale 2010 a en effet plutôt été calme du côté des particuliers, qui investissent en bourse. Le journal économique  Les Echos, dans un article, résume bien la situation d’une seule formule : “Le recul des indices, ajouté à l’incertitude, limite la prise de risque“.

D’autres analyses pointent aussi cette situation d’où ressort le mot prudence : “La prudence devrait être de mise à la bourse de Paris” (Le Figaro); “Les bourses européennes, prudentes…” (Le Point). Ou même de l’autre côté de l’Atlantique : “Wall Street: la prudence continue de dominer” (Votre Argent).

Cela dit, les chiffres sur le long terme corrigent quelque peu cette tendance : comme concluent d’ailleurs Les Echos, “Sur les six premiers mois, les ordres exécutés en ligne atteignent plus de 6 millions, dépassant les montants du premier semestre 2009.” Une impression qu’exprime parfaitement, en une du site Boursier.com, Alain Crouzat le président de Montségur Finance :  “Nous ne sommes pas à l’abri de bonnes nouvelles non plus!“.

Tendance hebdo, semaine 34, 23-27 août 2010

Mardi 24 août 2010

A l’aube de publications massives de résultats du 2T10 (et donc du 1S10), les marchés d’actions demeurent hésitants, tantôt rassurés par la croissance des chiffres d’affaires déjà publiés, tantôt sceptiques sur la solidité de la croissance mondiale. Les valeurs s’envolent sur le marché des obligations d’Etat. Les rendements, qui évoluent à l’inverse de celles-ci, sont à leur plus bas historique : 2.33% pour le Bund allemand, la référence de la zone euro.

Malgré la baisse inattendue au mois d’août de l’indice Zew, qui mesure le sentiment des investisseurs et des analystes sur l’évolution de l’activité en Allemagne, les perspectives de croissance de la première puissance de la Zone euro sont relevées à 3% pour l’année en cours, contre un peu moins de 2% auparavant, tirant la croissance de l’ensemble de la Zone euro.

Les premières analyses des publications du 2T10 par les entreprises obligent à réviser encore un peu en hausse les prévisions de résultats des entreprises européennes, d’autant plus que la tendance de l’activité demeure orientée à la hausse.

Tiré de l’analyse d’Annick Santerre. Lire son analyse hebdo complète.