Archive pour le mot-clef ‘PSA’

L’automobile européenne empêtrée dans la crise : le point de vue d’un expert (3/3)

Mercredi 25 juillet 2012

Rémi Cornubert, associé au sein du cabinet Oliver Wyman et expert du secteur automobile, apporte son éclairage sur la situation actuelle et la crise que traverse l’industrie. Lire le reste de cet article »

L’automobile européenne empêtrée dans la crise : le cas PSA Peugeot-Citroën (2/3)

Lundi 23 juillet 2012

En l’espace de quelques trimestres, Peugeot est devenu le maillon faible de l’industrie automobile européenne. Malgré son statut de deuxième constructeur automobile. Malgré les efforts engagés pour redresser ses comptes. Comment en est-on arrivé là ? Lire le reste de cet article »

PSA, Faurecia : telle mère, telle fille ? (1/2)

Vendredi 6 janvier 2012

valeur_peugeot_bourse_Let Ideas_Compete_FlickrÀ regarder le parcours boursier de Peugeot et de Faurecia, le même sentiment de déprime transpire. Il est même très largement acté par le marché avec des ratios de valorisation au raz des pâquerettes. Mais c’est justement parce que leurs cours de Bourse sont déprimés qu’il faut s’intéresser à ces dossiers.

Commençons par la mère. PSA Peugeot-Citroën, 2e constructeur automobile européen, a connu une année 2011 particulièrement maussade (-58 %), en raison de la multiplication des avertissements sur résultats liés à des événements extérieurs : tremblement de terre au Japon, volatilité des matières premières

Les objectifs de réduction de coût très ambitieux (1,1 milliard d’euros) ne serviront qu’à amortir ces chocs et malheureusement pas à améliorer la bottom line c’est-à-dire, le bénéfice par action.

Valeur cyclique par excellence, le constructeur automobile a de surcroît été pris dans la tourmente boursière de l’été. Il a ainsi vu de nombreux investisseurs fuir les actions pour chercher refuge dans des titres jugés plus sûrs  comme  l’or, le franc suisse voire certaines obligations corporate de qualité.

Le consensus des analystes réalisé par Thomson Reuters/IBES anticipe pour Peugeot un bénéfice par action 2011 de 3,60 euros contre 5 euros en 2010. En 2012, la chute devrait se poursuivre pour atteindre 3,25 euros par action.

Peugeot paie les échecs de nombreux modèles inadaptés et du manque de vision à long terme de l’actionnaire familial. Résultat : Peugeot s’est fait tailler des croupières par les constructeurs premium (BMW, Audi) et a perdu des parts de marché en Europe.

Depuis sa nomination à la tête du groupe en mars 2009, Philippe Varin, a mis en place une stratégie de globalisation de l’entreprise (accroissement des ventes hors d’Europe), de réduction des coûts et de mise sur le marché de produits plus en phase avec la demande. Ces mesures (reprises lors de la présentation des résultats semestriels) devraient malheureusement accélérer la réduction de l’outil industriel en France, sauf si les usines françaises sont dédiées à la fabrication des futurs modèles premium.

Le nouveau plan produit validé par Philippe Varin et son équipe est donc la pierre angulaire de toute phase de reconquête et du redressement durable des résultats.

Il est déjà bien entamé avec l’arrivée des gammes DS chez Citroën et de nouveaux modèles chez Peugeot (508). Mais comme Peugeot dépend avant tout des modèles d’entrée de gamme, c’est vraisemblablement à partir de 2012 qu’on saura si l’entreprise a réellement sorti ses griffes pour rattraper son retard et riposter à des concurrents bien établis (notamment Volkswagen).

La valeur Peugeot

Il n’en demeure pas moins que l’action Peugeot présente des ratios de valorisation anormalement bas. Le consensus reste très prudent : avis “conserver”. Avec une capitalisation boursière de 3 milliards d’euros, Peugeot vaut moins que sa trésorerie (7,3 milliards d’euros au 30 juin), moins que son actif net retraité, moins que la valeur de son stock de véhicules et de pièces de rechange (4,6 milliards d’euros).

Le rendement bénéficiaire pour 2012 atteint 25 % contre un rendement de 3,8 % environ pour les obligations corporate AAA. Ne pas s’intéresser au dossier serait à mon humble avis, une erreur.

À suivre : Faurecia

Jocelyn Jovenes