Archive pour le mot-clef ‘marchés’

Quelques prévisions sur la rentabilité à attendre des actions (p2)

Vendredi 1 février 2013

Suite de notre compte rendu des analyses de PIMCO, cette fois portant sur les prévisions. Car l’un dans l’autre, ces éléments conduisent le gestionnaire d’actifs à prévoir un rendement nominal compris entre 4,1% et 5% par an.

Cette prévision prend en compte les éléments suivants :

  • une croissance nominale du PIB de 4%-5% par an (contre 6,4% en moyenne historique);
  • un rendement du dividende ajusté du taux de distribution de 3,7% par an;
  • une contraction de la part des profits dans le PIB de 0,25% à 0,50% par an;
  • un retour du P/E vers sa moyenne historique de 17x (contre 21x actuellement);
  • une remontée des taux d’intérêt graduelle.

Si l’on reprendre ce cadre d’analyse, le cas de l’Europe n’est pas tout à fait similaire : la croissance sur longue période est beaucoup plus faible; le rendement du dividende est comparable; le niveau de valorisation est très inférieur à la moyenne historique (11x contre 22x); la part des profits dans le PIB devrait se contracter (pour les mêmes raisons qu’aux Etats-Unis); les taux d’intérêt obligataires sont dans l’ensemble très dispersés, mais ils tendent récemment à converger (remontée du Bund et baisse des rendements de la périphérie de la zone euro). tout ceci plaide plutôt en faveur d’une performance raisonnable des actions européennes sur longue période.

Facteurs structurels

PIMCO rappelle que cet exercice de prévision sera modulé en fonction de certains facteurs plus structurels : démographie, évolution du régime des retraites (de nombreux fonds de pension étant structurellement déficitaires), gains de productivité liés au progrès technique (énergies nouvelles, santé), facteurs géopolitiques.

Cette analyse conclut que les actions restent une classe d’actifs fondamentale dans la gestion d’un patrimoine sur longue période. Tout investisseur doit se doter à la fois des outils techniques (analyse macro, analyse fondamentale, voire analyse technique) et psychologiques (patience, discipline) pour aborder la gestion de son portefeuille.

L’automobile européenne empêtrée dans la crise : quelles voies de sortie ? (1/3)

Jeudi 19 juillet 2012

L’industrie automobile européenne a le plus grand mal à sortir la tête de l’eau. Et les derniers jours n’ont pas fait mentir ce constat, qui agrémentent les médias de titres tous plus inquiets les uns que les autres… notamment concernant Peugeot. Trouver des solutions à une sortie de crise reste une équation difficile à résoudre. Lire le reste de cet article »

Bourse : début de semaine anxiogène…

Lundi 12 septembre 2011

On le sentait venir, quelque part… La conjonction de mauvaises nouvelles économiques, plus l’incertitude pesant sur la gestion de la dette grecque inquiètent significativement les marchés en ce lundi matin 12 septembre. Ajoutez à cela, 10 ans après, l’effet particulièrement anxiogène de la commémoration du 11 septembre 2001, qui aura ramené nombre d’acteurs (notamment de la finance) à ce drame… et voici un nouveau lundi noir qui s’annonce et se confirme.

Si certains experts vont même jusqu’à voir un lien de cause à effet entre le 11 septembre et la situation économique actuelle des Etats-Unis… les marchés demeurent eux hyper-réactifs et baissiers, au jour le jour.

Sous les 2850 points

A 12h45, le Cac 40 perdure en-deça des -4,60%, après avoir évolué entre -3 et -4% depuis le matin. Les valeurs bancaires appuient l’appel d’air vers le bas, avec des baisses comprises entre -10 et -13% par valeur. C’est très pessimiste donc, et il n’y a guerre d’espoir que cela change dans la journée, à lire les principaux titres de presse éco-financière. Deux exemples :

Pour rappel du contexte américain de ces 11/12 septembre, voici quelques images en mode zapping et revue des médias télévisés :

Les conseils du Warren Buffet norvégien

Mercredi 7 septembre 2011

warren buffet norvegien yngve slyngstadParfois, il faut savoir prendre la voie de quelques tropismes, pour trouver du sens dans la situation présente qui s’impose à vous. Yngve Slyngstad par exemple, ça ne vous dit rien ? Ce financier nordique d’à peine 49 ans (autant dire, un jeune) selon sa courte bio Wikipédia serait, pour le magazine Marianne quelque chose comme le Warren Buffet norvégien. Il a aussi la spécificité de diriger “le grand fonds souverain du vieux continent, le NBIM (Norges Bank Investment Management)“, rappelle le journal.

Des journalistes sont allés l’interviewer dernièrement, pour savoir comment se comporter au sein de cette crise des marchés.

Trois points essentiels se dégagent de la “méthode Slyngstad” :

  • ne pas désigner des bouc émissaires, comme les agences de notation
  • faire les ajustements douloureux à court terme, car ils sont nécessaires
  • lancer des eurobonds et y investir

Copyrights : Yngve Slyngstad par Norges Bank sur Flickr

Les bourses reprennent des couleurs

Lundi 29 août 2011

Avec sur le marché boursier un Cac 40 grimpant au-dessus des 2,5% et Wall-Street au-dessus des +1,80% peu avant les 16h, c’est certain, on serait tenté de dire “ouf” ! Et le rapport de l’un à l’autre est même posé par les observateurs, comme le note l’AFP. Même la bourse grecque, dont on ne parlait guère ces derniers temps, “s’envole de 15%” (Boursier.com).

Immédiatement, on peut dire que le discours de Ben Bernanke pointé vendredi comme déterminant, a eu un effet positif confirmé. Pour “Votre Argent”, pourtant, les bourses veulent y voir du positif. Méthode Coué pour en sortir ?

La pause pourrait n’être ainsi que de courte durée ? L’économie française pour sa part semble quand même entrer en phase d’attentisme, comme en témoigne les derniers chiffres connus de créations/faillites d’entreprises (in Challenges.fr). L’économie américaine quant à elle, pourrait manquer de souffle avec les nouveaux déboires qu’elle a devant elle : Irene et les chiffres du chômage, rappelle L’Express. D’autant que le chiffrage du coût de la tempête commence à se préciser : 5 à 7 milliards de dollars (Le Point).

Fiorentino optimiste

Après, les fortes baissent peuvent entraîner de forts rebonds. Pas seulement mécaniques. Ainsi Marc Fiorentino, qui était plutôt pessimiste ces derniers temps, s’est laissé aller à un peu plus de positif. Léger cela dit, cite Sébastien Couasnon (de BFM) sur Twitter ce matin : “On est ds un marché baissier lourd. Mais il existe des conditions de rebond puissant, comme aujourd’hui. Potentiel : +15% ou 3500 pts.

Pour compléter : lire notre article “Crise des marchés financiers, un guide pour comprendre“;

Risque de dégradation des USA par Standard & Poor’s : les marchés secoués

Mardi 19 avril 2011

L’annonce, publiée par simple communiqué de Standard & Poor’s, a fait l’effet d’une bombe. L’agence de notation envisagerait une dégradation de la note des Etats-Unis d’Amérique, en raison du poids de leur dette à long terme. Immédiatement, les marchés ont encaissé durement hier en fin de journée : “Les dettes européennes et américaine pèsent sur les marchés” (cf : AFP); “Bourse : la dette américaine sape le moral des investisseurs” (lesaffaires.com).

Les baisses enregistrées sont les suivantes : “A la clôture, le CAC-40 a lâché 2,35% à Paris, le Footsie-100 2,10% à Londres, le Dax 2,11% à Francfort, le FTSE Mib 2,92% à Milan, l’AEX 1,76% à Amsterdam, le PSI-20 2,35% à Lisbonne et l’Ibex-35 2,02% à Madrid. A Wall Street, le Dow Jones cédait 1,65% et le Nasdaq 1,77% à 18H00 (16H00 GMT).

Sur Europe 1 ce matin, Axel de Tarlé rappelait que S&P note les Etats-Unis depuis 1941, et n’avait jamais touché à sa notation depuis lors…

Le pétrole d’une crise à l’autre

Jeudi 24 février 2011

Les pics de volatilité du baril de brut, dus aux tensions politiques successives au Moyen-Orient, ne sont que le sommet de l’iceberg. Selon les analystes de Barclays Capital, la croissance de la production est insuffisante pour suivre l’augmentation de la demande (+2% tirée par la croissance des pays émergents). Les rendements des puits existants reculent et l’accès à de nouvelles ressources s’avère de plus en plus difficile, que ce soit pour des raisons techniques ou pour des raisons géopolitiques.

Cette situation n’est pas nouvelle, mais elle est exacerbée à chaque période de forte hausse de l’or noir. En outre, elle est durablement inscrite dans le marché du pétrole pour les années à venir, ce qui explique que certains analystes voient un baril de pétrole au-dessus de 100 dollars à partir de l’an prochain.

Depuis leur pic atteint en 2009, les capacités additionnelles de production diminuent. D’un peu de moins de 5 millions de baril/jour (mbj) l’an dernier, elles devraient se situer à un peu de moins de 4 mbj d’ici la fin de 2011 (en 2008, on se situait autour de 2 mbj). Compte tenu de ces capacités limitées et déclinantes sur le moyen-long terme, et de stocks qui sont à un niveau modéré, toute tension géopolitique provoque un pic de volatilité sur les prix du pétrole.

Montagnes de cash

Dans ce contexte de hausse des prix et de moindres opportunités pour investir, de nombreuses compagnies pétrolières se retrouvent assises sur des montagnes de cash. Les opérations de croissance externe se multiplient, soit à travers des arbitrages de portefeuilles, soit à travers l’acquisition de ressources non conventionnelles dans des pays ouverts (gaz de schiste en Amérique du Nord par exemple).

Les compagnies revoient également à la hausse leurs budgets d’investissement en exploration-production. Cela crée un environnement de marché favorable aux sociétés parapétrolières, et explique la surperformance boursière de ce segment de l’industrie pétrolière mondiale. Au sein des valeurs pétrolières, les analystes de Barclays Capital estiment que la surperformance en Bourse a davantage été le fait des entreprises capables d’afficher une croissance de leur production d’hydrocarbures (comme BG Group) plutôt que celle annonçant une augmentation de leur dividende.

Un autre facteur haussier joue sur le pétrole : il s’agit des flux financiers qui cherchent via la hausse de l’or noir une forme de protection contre l’inflation. Ce thème, dominant sur les marchés émergents depuis l’an dernier, est aujourd’hui également présent sur les marchés développés.

La hausse du cours du baril de brut semble donc inexorable, et volatile. Sera-t-elle pour autant violente ou brutale ? Ce n’est pas certain. Une hausse trop rapide risquerait d’amener le prix du baril de brut à un niveau insoutenable pour l’économie et pourrait menacer la croissance économique mondiale. Déjà à 100 dollars, les Américains (et les Européens lorsque l’euro baisse) ressentent les effets de la hausse. Au-delà de 115 dollars, les analystes de Bank of America-Merrill Lynch estiment en effet que l’économie mondiale rentre dans une zone de danger. Un élément qui pourrait à terme provoquer une volatilité bien plus importante que les soubresauts au Moyen-Orient.

weeko.fr

Pour prolonger : revoir la vidéo experte du fonds Amundi Actions Minergior, qui a abordé la situation internationale sur ces questions.

2011, l’année de tous les espoirs?

Mardi 14 décembre 2010

On veut y croire, toutes et tous. 2011 serait, sera l’année du retour des placements boursiers. Dis comme ça, l’assertion pourrait paraître audacieuse et même proche de la méthode d’auto-suggestion collective. Mais à bien y regarder, une fois les esprits apaisés, des fondamentaux sont bien là. Ils tiennent en une trilogie qu’il est bon de garder à l’esprit : 1) les entreprises regorgent de liquidité; 2) elles sont aussi en bonne santé; enfin 3) la croissance des pays émergents est attendue au rendez vous.

Vous vous demandez légitimement : mais alors, que demander de plus? L’histoire nous a maintes fois prouvé que les fais tangibles s’effacent parfois devant des phénomènes plus imperceptibles, moins concrets. En attendant et histoire de reprendre la main sur vos investissements en actions, le journal économique Les Echos nous prédit un “rallye” de fin d’année. C’est un peu une arlésienne, marquant chaque fin d’exercice annuel, mais ce rallye cuvée 2011 devrait nous emmener vers les 4000 points de cotation à la Bourse de Paris. Souhaitons-nous alors que le Père Noël reçoive aussi cette “lettre” boursière…
Et gardons aussi en tête, en nous référant à Wikipédia, que le rallye n’est autre que “une compétition où les concurrents partis d’un point donné doivent se rallier a un lieu déterminé en se guidant sur diverses indications“. Comprendre : le chemin peut être long et tortueux, et vous aurez besoin de guides et conseils pour y parvenir. Quoi de mieux que ce blog et nos articles pour vous y aider!

Pour prolonger : parcourir la rubrique Bourse du site BforBank;

Tendance hebdo, semaine 34, 23-27 août 2010

Mardi 24 août 2010

A l’aube de publications massives de résultats du 2T10 (et donc du 1S10), les marchés d’actions demeurent hésitants, tantôt rassurés par la croissance des chiffres d’affaires déjà publiés, tantôt sceptiques sur la solidité de la croissance mondiale. Les valeurs s’envolent sur le marché des obligations d’Etat. Les rendements, qui évoluent à l’inverse de celles-ci, sont à leur plus bas historique : 2.33% pour le Bund allemand, la référence de la zone euro.

Malgré la baisse inattendue au mois d’août de l’indice Zew, qui mesure le sentiment des investisseurs et des analystes sur l’évolution de l’activité en Allemagne, les perspectives de croissance de la première puissance de la Zone euro sont relevées à 3% pour l’année en cours, contre un peu moins de 2% auparavant, tirant la croissance de l’ensemble de la Zone euro.

Les premières analyses des publications du 2T10 par les entreprises obligent à réviser encore un peu en hausse les prévisions de résultats des entreprises européennes, d’autant plus que la tendance de l’activité demeure orientée à la hausse.

Tiré de l’analyse d’Annick Santerre. Lire son analyse hebdo complète.