Suite de notre compte rendu des analyses de PIMCO, cette fois portant sur les prévisions. Car l’un dans l’autre, ces éléments conduisent le gestionnaire d’actifs à prévoir un rendement nominal compris entre 4,1% et 5% par an.
Cette prévision prend en compte les éléments suivants :
- une croissance nominale du PIB de 4%-5% par an (contre 6,4% en moyenne historique);
- un rendement du dividende ajusté du taux de distribution de 3,7% par an;
- une contraction de la part des profits dans le PIB de 0,25% à 0,50% par an;
- un retour du P/E vers sa moyenne historique de 17x (contre 21x actuellement);
- une remontée des taux d’intérêt graduelle.
Si l’on reprendre ce cadre d’analyse, le cas de l’Europe n’est pas tout à fait similaire : la croissance sur longue période est beaucoup plus faible; le rendement du dividende est comparable; le niveau de valorisation est très inférieur à la moyenne historique (11x contre 22x); la part des profits dans le PIB devrait se contracter (pour les mêmes raisons qu’aux Etats-Unis); les taux d’intérêt obligataires sont dans l’ensemble très dispersés, mais ils tendent récemment à converger (remontée du Bund et baisse des rendements de la périphérie de la zone euro). tout ceci plaide plutôt en faveur d’une performance raisonnable des actions européennes sur longue période.
Facteurs structurels
PIMCO rappelle que cet exercice de prévision sera modulé en fonction de certains facteurs plus structurels : démographie, évolution du régime des retraites (de nombreux fonds de pension étant structurellement déficitaires), gains de productivité liés au progrès technique (énergies nouvelles, santé), facteurs géopolitiques.
Cette analyse conclut que les actions restent une classe d’actifs fondamentale dans la gestion d’un patrimoine sur longue période. Tout investisseur doit se doter à la fois des outils techniques (analyse macro, analyse fondamentale, voire analyse technique) et psychologiques (patience, discipline) pour aborder la gestion de son portefeuille.







Selon les analystes de 




