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Investir en Bourse, les nouvelles règles 2012

Mercredi 4 avril 2012

L’année 2011 a été ponctuée de crises et de soubresauts sur les places boursières. Aujourd’hui, qu’a-t-on appris ? Quelles sont les questions que doit se poser l’investisseur pour placer sans trop de risque son argent en bourse ? Quels sont les pièges à éviter ?

C’est parce que nous avons bien conscience des nombreuses questions que peuvent se poser les investisseurs que nous vous proposons :

jeudi 5 avril à 11 heures une conférence-live
sur le thème :
Investir en Bourse, les nouvelles règles 2012

Sur ce plateau, nous recevons Jean-Marc Sylvestre le présentateur de Les Clés de l’Éco, un magazine sur l’économie qu’il réalise en partenariat avec Les Échos sur Itélé. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages dont le plus récent – Nouvelles petites leçons d’économies pour ceux qui doutent des promesses qu’on leur fait (Flammarion, 2011) – aborde les changements de conjoncture auxquels les Français sont confrontés.

Pour lui donner la réplique : Véronique Guisquet-Cordoliani – secrétaire générale adjointe dela Fédération Françaisedes Clubs d’Investissements (FFCI) – et Bertrand Miserey, chef de produit bourse chez BforBank.

En présence de Thomas Blard,  journaliste économique,  ces trois experts aborderont l’ambiance sur les marchés, les différentes stratégies de placement à adopter mais aussi toutes les questions ayant trait à la fiscalité des actions.

Vous pouvez d’ores et déjà poser vos questions dans les commentaires ou encore sur notre page Facebook.

Ne pas écouter Monsieur Le Marché

Vendredi 16 décembre 2011

ecouter_marche_bourse_Manu_HLa Bourse a peur. Encore. Les marchés doutentcherchent une visibilité qu’ils ne trouvent pas. Et pourtant, pour certains investisseurs, cela n’a aucune importance. Lire le reste de cet article »

Trouver des repères quand tout va mal

Jeudi 8 décembre 2011

crise_bourse_actionnaire_agirLa plus grande difficulté pour savoir si c’est le bon moment d’acheter c’est que l’on n’est jamais sûr d’acheter au plus bas. Au travers de différentes lectures glanées chez un certain nombre de grands gérants, je pense qu’il faut regarder l’investissement dans un titre financier de manière relativement simple

De ce point de vue, ce récent éclairage offert par les gérants de la société Tweedy Browne m’a marqué. Dans la dernière lettre à leurs clients, William Browne, Thomas Shrager, John Spears et Robert Wyckoff évoquent les grands sujets du moment : crise de la dette, crainte de ralentissement économique… Expliquant leur approche de l’investissement, ils observent :

« Nous ne sommes pas des optimistes béats, mais nous ne voyons pas non plus le monde dans un déclin éternel. De surcroît, nous investissons dans des entreprises ; celles-ci sont des organisations réactives, qui mobilisent d’importantes ressources humaines et financières qui leur permettent de s’adapter constamment aux évolutions des marchés. Tout ceci nous amène à nous concentrer sur l’évolution des entreprises que nous détenons tout en regardant en permanence s’il n’y a pas de meilleures opportunités d’investissement. »

En général, la position de nombreuses grandes sociétés de gestion value (comme Fairholme Funds, Baupost…) est de ne pas écouter le marché. Seth Klarman affirmait dans une interview récente qu’il n’a pas de terminal Bloomberg dans son bureau (pour suivre les cotations en direct sur les marchés) et que cela lui importait peu.

Mais qu’est-ce que signifie suivre ses investissements. Tweedy Browne donne cet exemple. Cela peut se traduire par quelques données relativement simples comme le cas de la firme Johnson & Johnson.

Les gérants se posent alors la question suivante : qu’adviendra-t-il de JNJ dans les 3-5 prochaines années ?

« Difficile de le savoir. Ce que l’on sait en revanche, c’est que le titre se traite à 13x ses résultats, ce qui représente un rendement bénéficiaire [inverse du P/E, NDLR] de 7,7% et que cela se compare favorable aux alternatives dans l’environnement obligataire.  (…) Certes, vous ne pouvait pas empocher ce rendement bénéficiaire chaque année, mais il offre un avantage fondamental non négligeable par rapport au rendement des obligations « sans risque ». (…) Si l’actuel ratio de valorisation (P/E) se maintient dans l’avenir, le retour aux actionnaires sera la croissance bénéficiaire et son rendement du dividende. Ceci pourrait représenter un rendement de 13%-14% sur  5 ans si l’entreprise est capable de faire progresser ses résultats à au moins 10% par an et à maintenir son rendement du dividende à 3,5%. »

Mais l’investisseur prudent prendra sans doute des hypothèses plus prudentes : une croissance bénéficiaire de 5% seulement ; un P/E qui continue de reculer (vers 10x par exemple). Si le rendement du dividende est protégé, le retour à l’actionnaire reste raisonnable et plus attrayant que le rendement obligataire. C’est ce qui peut être considéré comme la marge de sûreté de l’investisseur pour les années à venir.

Il faut rappeler que pour ces gérants value, l’une des choses les plus importantes est d’acheter le moins cher possible. Ce n’est pas nécessairement au plus bas, mais avec une décote suffisante par rapport à la valeur intrinsèque d’un titre (établie à partir d’une capacité bénéficiaire normée par exemple). La sécurité offerte par la détention d’actifs de qualité et la solidité financière des entreprises sont d’autres critères à prendre en compte.

Seth Klarman explique qu’il est prêt à acheter un titre qu’il juge bon marché, quitte à ce que la Bourse ne lui donne pas raison immédiatement – il indique qu’il fait toujours ses achats en plusieurs étapes et reconnaît indirectement moyenner à la baisse dans la phase d’achat. Mais Klarman expliquent qu’il faut d’autres qualités pour tenir dans des marchés aussi volatils : être patient et rester discipliné sont deux de ces qualités.

Copyrights : epicharmus sur Flickr

7 règles de base de l’investisseur prudent (2/2)

Vendredi 11 mars 2011

Après la première note sur les règles de base de l’investisseur prudent, nous poursuivons la réflexion. La règle de la marge de sûreté étant bien comprise, les autres règles sont assez simples dans l’esprit.

Cette fois n’est jamais différent” vient en opposition à l’expression “Cette fois, c’est différent” que l’on a toujours entendu aux pics des marchés financiers (c’était le cas pendant la bulle Internet, et pendant la bulle immobilière où l’on pensait que l’argent ne coûterait rien indéfiniment). Montier nous rappelle que John Templeton qualifiait l’expression “this time is different” d’expression la plus dangereuse en matière d’investissement.

La troisième règle (la patience) est peut-être la plus dure à respecter, mais c’est celle qui peut procurer les plus grosses sources de satisfaction d’un investisseur prudent, car elle lui permettra de saisir les meilleures opportunités au meilleur prix. Comme le dit Seth Klarman, la rentabilité d’un investissement ne se fait pas à la vente, mais à l’achat. En étant patient, l’investisseur prudent est exactement dans l’état d’esprit qui lui permettra d’acheter les bons actifs au bon prix.

La patience conduit souvent à saisir les meilleures opportunités quand personne n’en veut. Etre contrariant est la 4è règle. Elle renvoie à l’idée que l’investisseur prudent peut profiter de l’humeur changeante de “Monsieur Le Marché“, lequel lui proposera parfois de vendre des titres avec une forte décote par rapport à leur valeur intrinsèque.

La 5è règle est certainement celle qui porte le plus à débat puisqu’elle va à l’encontre de la “théorie financière moderne” (dont les fondements remontent quand même aux années 1950): le risque n’est pas mesuré par un chiffre (la volatilité ou l’écart-type), mais par le risque de perte durable en capital. Montier explique que le risque est de trois ordres: le fait de payer trop cher un titre financier; le risque fondamental (problèmes propres à un actif ou “value trap”); le risque financier (levier). Chaque risque devrait faire partie de la “due diligence” que tout investisseur devrait mettre en oeuvre avant de réaliser un investissement.

Utiliser le levier est un art difficile et une , car l’endettement peut être une source de déconvenue surtout si l’actif acheté n’est pas en mesure de délivrer les promesses de rendement attendues.

Enfin, une règle de base, et de bon sens: achetez ce que vous comprenez. Malheureusement, l’une des règles les moins suivies par les investisseurs.

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