Archive pour le mot-clef ‘chiffres’

Crise irlandaise en Europe : verbatim et inconnues

Mardi 30 novembre 2010

Le retour du spectre de la crise systémique en Europe, suite aux déboires de l’Irlande, fait délier les langues des responsables européens et mondiaux. Voici un verbatim sélectif de responsables de premier plan. Il donne une idée de la température du moment :

  • François Baroin, ministre du budget : rassurant les observateurs sur la situation de la France, il précise (cf : Boursier.com) que “Nous avons une économie qui est diversifiée, nous avons une main d’oeuvre diversifiée. Nous avons un système bancaire parmi les plus solides”.
  • Sigbjoern Johnsen, ministre des finances norvégien : sur l’idée de prêter des fonds à l’Irlande, il indique que “S’il y avait une demande de la part du gouvernement irlandais, nous y réfléchirions très sérieusement” (source Reuters).
  • Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France : repris par Bloomberg, c’est pour lui un non-sens que l’Europe toute entière souffre des problèmes irlandais.
  • Nouriel Roubini, économiste : repris par l’agence Reuters, il indique que le Portugal puis l’Espagne seront les prochains pays à flancher… C’est aussi lui qui annonce un risque de “double dip” pour les Etats-Unis;
  • Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires : “Notre point de vue est très clair: la dette senior – sans parler de la dette souveraine – ne doit pas être, et ne sera pas, restructurée” (via Dowjones repris sur EasyBourse.com).

Pour les autres observateurs, notamment les sites de presse, on se contente de conjectures : comme ce titre vu sur LePost.fr (“Et maintenant à qui le tour?“), listant la France parmi les quatre pays concernés. Ou bien l’on prend le ton déclaratif et assuré : “La France n’est pas menacée et l’euro sera sauvé, dit Baroin” (LePoint.fr).

Pour rappel, selon les informations livrées par le site encyclopédique Wikipedia, l’Irlande, du point de vue économique, a été qualifiée de “tigre celtique” sur les chiffres suivants : “De 1995 à 2007, l’économie irlandaise croît en moyenne de 6 % par an“. Le début des années 2000 est même une période idyllique : “L’État se désendette grâce aux rentrées fiscales. Il n’y a plus de déficits. Le taux de chômage est très faible (4 %), l’économie manque de main d’œuvre“.

Pour prolonger : relire sur le site BforBank, la note “Travailler à l’étranger et fiscalité des revenus“; ainsi que “Domicile fiscal à l’étranger“; quelques généralités sur l’Irlande (discoverireland.com).

Bourse : été calme, rentrée prudente?

Mercredi 1 septembre 2010

C’est bien d’un radar dont on aurait besoin, à l’instar de l’illustration de cette note. Selon les dernières tendances relevées, la période estivale 2010 a en effet plutôt été calme du côté des particuliers, qui investissent en bourse. Le journal économique  Les Echos, dans un article, résume bien la situation d’une seule formule : “Le recul des indices, ajouté à l’incertitude, limite la prise de risque“.

D’autres analyses pointent aussi cette situation d’où ressort le mot prudence : “La prudence devrait être de mise à la bourse de Paris” (Le Figaro); “Les bourses européennes, prudentes…” (Le Point). Ou même de l’autre côté de l’Atlantique : “Wall Street: la prudence continue de dominer” (Votre Argent).

Cela dit, les chiffres sur le long terme corrigent quelque peu cette tendance : comme concluent d’ailleurs Les Echos, “Sur les six premiers mois, les ordres exécutés en ligne atteignent plus de 6 millions, dépassant les montants du premier semestre 2009.” Une impression qu’exprime parfaitement, en une du site Boursier.com, Alain Crouzat le président de Montségur Finance :  “Nous ne sommes pas à l’abri de bonnes nouvelles non plus!“.

Tendance hebdo, semaine 34, 23-27 août 2010

Mardi 24 août 2010

A l’aube de publications massives de résultats du 2T10 (et donc du 1S10), les marchés d’actions demeurent hésitants, tantôt rassurés par la croissance des chiffres d’affaires déjà publiés, tantôt sceptiques sur la solidité de la croissance mondiale. Les valeurs s’envolent sur le marché des obligations d’Etat. Les rendements, qui évoluent à l’inverse de celles-ci, sont à leur plus bas historique : 2.33% pour le Bund allemand, la référence de la zone euro.

Malgré la baisse inattendue au mois d’août de l’indice Zew, qui mesure le sentiment des investisseurs et des analystes sur l’évolution de l’activité en Allemagne, les perspectives de croissance de la première puissance de la Zone euro sont relevées à 3% pour l’année en cours, contre un peu moins de 2% auparavant, tirant la croissance de l’ensemble de la Zone euro.

Les premières analyses des publications du 2T10 par les entreprises obligent à réviser encore un peu en hausse les prévisions de résultats des entreprises européennes, d’autant plus que la tendance de l’activité demeure orientée à la hausse.

Tiré de l’analyse d’Annick Santerre. Lire son analyse hebdo complète.