Le retour du spectre de la crise systémique en Europe, suite aux déboires de l’Irlande, fait délier les langues des responsables européens et mondiaux. Voici un verbatim sélectif de responsables de premier plan. Il donne une idée de la température du moment :
- François Baroin, ministre du budget : rassurant les observateurs sur la situation de la France, il précise (cf : Boursier.com) que “Nous avons une économie qui est diversifiée, nous avons une main d’oeuvre diversifiée. Nous avons un système bancaire parmi les plus solides”.
- Sigbjoern Johnsen, ministre des finances norvégien : sur l’idée de prêter des fonds à l’Irlande, il indique que “S’il y avait une demande de la part du gouvernement irlandais, nous y réfléchirions très sérieusement” (source Reuters).
- Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France : repris par Bloomberg, c’est pour lui un non-sens que l’Europe toute entière souffre des problèmes irlandais.
- Nouriel Roubini, économiste : repris par l’agence Reuters, il indique que le Portugal puis l’Espagne seront les prochains pays à flancher… C’est aussi lui qui annonce un risque de “double dip” pour les Etats-Unis;
- Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires : “Notre point de vue est très clair: la dette senior – sans parler de la dette souveraine – ne doit pas être, et ne sera pas, restructurée” (via Dowjones repris sur EasyBourse.com).
Pour les autres observateurs, notamment les sites de presse, on se contente de conjectures : comme ce titre vu sur LePost.fr (“Et maintenant à qui le tour?“), listant la France parmi les quatre pays concernés. Ou bien l’on prend le ton déclaratif et assuré : “La France n’est pas menacée et l’euro sera sauvé, dit Baroin” (LePoint.fr).
Pour rappel, selon les informations livrées par le site encyclopédique Wikipedia, l’Irlande, du point de vue économique, a été qualifiée de “tigre celtique” sur les chiffres suivants : “De 1995 à 2007, l’économie irlandaise croît en moyenne de 6 % par an“. Le début des années 2000 est même une période idyllique : “L’État se désendette grâce aux rentrées fiscales. Il n’y a plus de déficits. Le taux de chômage est très faible (4 %), l’économie manque de main d’œuvre“.
Pour prolonger : relire sur le site BforBank, la note “Travailler à l’étranger et fiscalité des revenus“; ainsi que “Domicile fiscal à l’étranger“; quelques généralités sur l’Irlande (discoverireland.com).




