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Comment trouver le bon CAPE ?

Lundi 12 mars 2012

Personnellement, j’ai du mal à considérer qu’à 3 400 points, l’indice CAC 40 offre actuellement un point d’entrée intéressant.

On le sait, la hausse actuelle de l’indice est portée d’une part par l’injection massive de liquidités dans le système bancaire par la BCE depuis décembre dernier et d’autre part par la publication de statistiques macroéconomiques plutôt encourageantes aux États-Unis. Depuis le 1er janvier, l’indice parisien gagne un peu plus de 10 %, ce qui est pour le moins remarquable en moins de 3 mois, et même si l’indice n’a pas récupéré les pertes de l’an dernier (-17 % pour mémoire).

À la découverte du CAPE

Comment savoir si au cours actuel, les actions présentent un niveau de valorisation intéressant pour s’exposer davantage aux actifs à risque. Il existe au moins un indicateur qui permet de répondre à cette question : il s’agit du CAPE, pour “Cyclically Adjusted PE” ou “PE ajusté du cycle”.

Cette mesure s’inspire des travaux de Benjamin Graham et de David Dodd. Elle vise à estimer la cherté relative des actions non en fonction des bénéfices instantanés ou prospectifs mais par rapport à la moyenne des profits des entreprises au cours des 10 dernières années. Cette approche, reprise et actualisée régulièrement par l’économiste américain Robert Shiller, donne une idée de la valorisation des actions en lissant l’impact du cycle sur l’évolution des bénéfices.

Les enseignements de l’histoire

“La valorisation par le CAPE a le bénéfice d’être contra cyclique. Au pic du cycle économique, la mesure ramène le bénéfice par action vers sa moyenne de long terme, et indique que les actions sont chères. Au creux du cycle, elle relève le bénéfice par action vers sa moyenne de long terme et indique que les actions sont attrayantes. À l’inverse, un PE plus ‘actuel’tend à être pro-cyclique. Il donne l’impression que le marché est peu cher au sommet du cycle et qu’il est cher au plus bas ”, observent les stratégistes de Citi.

Ainsi, au pic de l’indice MSCI World, en octobre 2007, les actions se traitaient sur la base d’un CAPE de 29x contre un P/E instantané de 17x. À ce moment-là, le CAPE se traitait avec une prime de 16 % sur sa moyenne historique de longue période, alors que le P/E instantané se révélait 16 % moins cher.

Prédire le rendement des actions

Citi a testé le CAPE sur de longues périodes pour estimer le pouvoir prédictif de l’indicateur sur la performance future des actions. Leurs travaux montrent que le CAPE est surtout utile à un horizon très supérieur à 12 mois.

“Depuis 1980, un investisseur a toujours gagné de l’argent sur 12 mois en achetant lorsque le CAPE était inférieur à 14x et a toujours perdu en achetant à plus de 43x les résultats du CAPE. […] Les investisseurs qui veulent gagner de l’argent sur 12 mois ne devraient pas se fonder sur le CAPE uniquement à notre avis. ”

Les deux graphiques suivent illustrent cette relation…

 

Source: Citi, "Global Equity Strategist", 29 février 2012

Un message de prudence à court terme… de confiance au-delà

A court terme, qu’est-ce qui peut pousser l’indice plus haut ? La Grèce diront certains (après le « succès » du PSI, qui ne fait qu’entériner des pertes massives pour les acheteurs de dette souveraine grecque). La poursuite de la croissance des emplois américains diront d’autres, estimant que cette statistique et une Bourse américaine en hausse continueront d’alimenter un regain de confiance du consommateur américain.

Rentrer dans le jeu des devinettes pour savoir où sera le marché dans 3 mois est à la fois une perte de temps et peut coûter cher à l’investisseur. Ce que dit le CAPE est qu’il vaut peut-être mieux attendre une phase de correction pour s’intéresser de nouveau aux actions. Mais cela ne doit pas se priver de continuer à chercher des idées d’investissement en réalisant régulièrement des screenings des marchés et en analysant les entreprises de qualité. Les meilleures opportunités viennent toujours aux investisseurs les plus patients.

Jocelyn Jovène, weeko.fr

Trouver des repères quand tout va mal

Jeudi 8 décembre 2011

crise_bourse_actionnaire_agirLa plus grande difficulté pour savoir si c’est le bon moment d’acheter c’est que l’on n’est jamais sûr d’acheter au plus bas. Au travers de différentes lectures glanées chez un certain nombre de grands gérants, je pense qu’il faut regarder l’investissement dans un titre financier de manière relativement simple

De ce point de vue, ce récent éclairage offert par les gérants de la société Tweedy Browne m’a marqué. Dans la dernière lettre à leurs clients, William Browne, Thomas Shrager, John Spears et Robert Wyckoff évoquent les grands sujets du moment : crise de la dette, crainte de ralentissement économique… Expliquant leur approche de l’investissement, ils observent :

« Nous ne sommes pas des optimistes béats, mais nous ne voyons pas non plus le monde dans un déclin éternel. De surcroît, nous investissons dans des entreprises ; celles-ci sont des organisations réactives, qui mobilisent d’importantes ressources humaines et financières qui leur permettent de s’adapter constamment aux évolutions des marchés. Tout ceci nous amène à nous concentrer sur l’évolution des entreprises que nous détenons tout en regardant en permanence s’il n’y a pas de meilleures opportunités d’investissement. »

En général, la position de nombreuses grandes sociétés de gestion value (comme Fairholme Funds, Baupost…) est de ne pas écouter le marché. Seth Klarman affirmait dans une interview récente qu’il n’a pas de terminal Bloomberg dans son bureau (pour suivre les cotations en direct sur les marchés) et que cela lui importait peu.

Mais qu’est-ce que signifie suivre ses investissements. Tweedy Browne donne cet exemple. Cela peut se traduire par quelques données relativement simples comme le cas de la firme Johnson & Johnson.

Les gérants se posent alors la question suivante : qu’adviendra-t-il de JNJ dans les 3-5 prochaines années ?

« Difficile de le savoir. Ce que l’on sait en revanche, c’est que le titre se traite à 13x ses résultats, ce qui représente un rendement bénéficiaire [inverse du P/E, NDLR] de 7,7% et que cela se compare favorable aux alternatives dans l’environnement obligataire.  (…) Certes, vous ne pouvait pas empocher ce rendement bénéficiaire chaque année, mais il offre un avantage fondamental non négligeable par rapport au rendement des obligations « sans risque ». (…) Si l’actuel ratio de valorisation (P/E) se maintient dans l’avenir, le retour aux actionnaires sera la croissance bénéficiaire et son rendement du dividende. Ceci pourrait représenter un rendement de 13%-14% sur  5 ans si l’entreprise est capable de faire progresser ses résultats à au moins 10% par an et à maintenir son rendement du dividende à 3,5%. »

Mais l’investisseur prudent prendra sans doute des hypothèses plus prudentes : une croissance bénéficiaire de 5% seulement ; un P/E qui continue de reculer (vers 10x par exemple). Si le rendement du dividende est protégé, le retour à l’actionnaire reste raisonnable et plus attrayant que le rendement obligataire. C’est ce qui peut être considéré comme la marge de sûreté de l’investisseur pour les années à venir.

Il faut rappeler que pour ces gérants value, l’une des choses les plus importantes est d’acheter le moins cher possible. Ce n’est pas nécessairement au plus bas, mais avec une décote suffisante par rapport à la valeur intrinsèque d’un titre (établie à partir d’une capacité bénéficiaire normée par exemple). La sécurité offerte par la détention d’actifs de qualité et la solidité financière des entreprises sont d’autres critères à prendre en compte.

Seth Klarman explique qu’il est prêt à acheter un titre qu’il juge bon marché, quitte à ce que la Bourse ne lui donne pas raison immédiatement – il indique qu’il fait toujours ses achats en plusieurs étapes et reconnaît indirectement moyenner à la baisse dans la phase d’achat. Mais Klarman expliquent qu’il faut d’autres qualités pour tenir dans des marchés aussi volatils : être patient et rester discipliné sont deux de ces qualités.

Copyrights : epicharmus sur Flickr

Air Liquide fait de la résistance

Lundi 1 août 2011

Air Liquide donne une bouffée d’oxygène à tous les investisseurs étouffés par les mauvaises nouvelles. La publication des résultats du premier semestre a permis au titre de résister (-0,3%), alors que le marché plongeait de 2% lundi, après la publication aux Etats-Unis d’un indicateur avancé confirmant un tassement de la croissance économique outre-Atlantique.

Le cas d’Air Liquide est intéressant, tout comme celui de nombreuses valeurs dites de croissance, qui affichent cette année encore des performances boursières pour le moins remarquables. Il montre que le marché semble de plus en plus discriminer les sociétés capables d’offrir de la visibilité sur l’évolution de leurs bénéfices, grâce à des positions concurrentiels fortes et à leur pouvoir de négociation de leur prix de vente.

Sur 5 ans, un investisseur aura valorisé son action de 42%

Autant d’éléments qui, dans le cas d’Air Liquide, se traduisent non seulement par une croissance organique robuste (8,3% sur le premier semestre) mais également par l’amélioration régulière de ses marges (16,7%) et une rentabilité du capital raisonnable. Depuis le début de l’année, l’action Air Liquide n’a progressé que de 1%, ce qui reste modeste. Mais sur 5 ans, un investisseur aura gagné 42% en détenant cette action.

Si l’on prend les données des 12 dernières années, Air Liquide s’est traité en moyenne sur la base de 21,8 fois le bénéfice par action, pour une marge opérationnelle moyenne de 15% et une rentabilité des capitaux employés de 9,5% (données publiées par le groupe pour les marges ; mes calculs pour la rentabilité du capital et le PER historique). Si l’on considère que le groupe est en mesure de maintenir sa marge opérationnelle autour de 16,5% sur longue période, voire de l’améliorer à l’avenir au regard des programmes de productivité et des projets de croissance (photovoltaïque), il est tout à fait envisageable de considérer que le titre retrouve un multiple de valorisation proche de sa moyenne historique (je retiens 21x).

Appliqué à la prévision de BPA pour 2011 du marché (5,51 euros par action selon IBES), la valeur intrinsèque de l’action Air Liquide se situe autour de 115 euros. L’investisseur prudent devrait logiquement tenir compte d’une marge de sûreté d’au moins 20% pour éviter toute mauvaise surprise, ce qui amènerait à considérer le titre autour de 92-93 euros. Avec un peu de chance, le manque de discernement dont témoigne le marché pourrait constituer une opportunité d’acheter à bon compte un titre comme Air Liquide…

weeko.fr

EADS en bout de piste

Vendredi 24 juin 2011

Enfin sorti des turbulences causées par des problèmes internes puis par la crise financière de 2008-2009, EADS affiche depuis un an un parcours boursier plus qu’honorable (+21%). Le titre du groupe d’aéronautique et de défense fait même bien mieux que le marché actions (+5% pour l’indice Stoxx 600) et que son principal concurrent dans l’aviation civile, Boeing (+10%). Mais après une belle performance, EADS semble manquer du kérosène nécessaire à la poursuite de son ascension boursière, même si en apparence le titre est relativement bon marché.

Au cours actuel, le marché anticipe déjà un redressement très significatif des marges, et à un niveau jamais constaté par le passé. Historiquement, la marge d’exploitation hors éléments exceptionnels d’EADS a été de 4,4% en moyenne, entre 1999 et 2010. Sur la base d’un modèle d’actualisation des flux de trésorerie (DCF), la Bourse fait implicitement l’hypothèse qu’EADS va être en mesure d’atteindre une marge de l’ordre de 6% au cours des prochaines années.

Un tel redressement dépendra de plusieurs paramètres : la poursuite de la montée en gamme (hausses de prix pour la nouvelle génération d’A320 Neo), la réussite des plans d’économies, le redressement des activités en difficulté et l’atteinte du point d’équilibre pour le programme stratégique de l’A380 (dont le point mort semble bien lointain).

En utilisant d’autres méthodes de valorisation (somme des parties, création de valeur ou EPV), on peut estimer la valeur intrinsèque d’EADS à environ 21 euros par action. En tenant compte d’une marge de sûreté de 20%, qui reflète la cyclicité de l’industrie aéronautique et les ratés possibles de tout programme aéronautique, EADS retrouverait un cours attrayant plutôt vers 17 euros…

Or les années à venir vont aussi se traduire par une intensification des investissements pour assurer le bon déroulement du programme A350, dont il faut rappeler qu’il constitue une étape majeure dans le développement d’Airbus, mais sur un segment de marché où Boeing, avec son B787 Dreamliner, dispose, malgré d’importants retards à l’allumage, d’une longueur d’avance. L’autre défi stratégique d’EADS est de réduire sa dépendance à l’égard d’Airbus, qui représente 69% de la valeur du groupe et reste le principal levier de sa croissance bénéficiaire.

Le Salon du Bourget qui se déroule actuellement sera l’occasion pour EADS de signifier sa domination du marché de l’aéronautique civile. Mais celle-ci semble largement intégrée dans son cours de Bourse.

weeko.fr

Carrefour : la pression est de retour

Mardi 21 juin 2011

Lars Olofsson va lui aussi avoir droit à un vote de confiance de la part des actionnaires de Carrefour, lors de leur réunion en assemblée générale mardi. Le deuxième distributeur au monde est en proie au doute, alors que le redressement tant attendu des comptes en France semble reporté sine die, après l’annonce d’une baisse estimée à 35% du résultat opérationnel au premier semestre dans ce qui reste son premier débouché (43% du résultat consolidé en 2010), mais également l’un des marchés les plus concurrentiels au monde. En dehors d’un changement de son exécutif en France (annoncé jeudi dernier), on peut légitimement se demander si Carrefour dispose d’un quelconque ressort pour inverser la tendance à la baisse des marges au cours du second semestre et pour les années à venir.

Le paradoxe Carrefour

Carrefour se retrouve dans une situation paradoxale. D’un strict point de vue boursier, l’action affiche des niveaux de valorisation attrayants. Le titre capitalise à peine plus de 10x le bénéfice par action prévu en 2012, mais cette faible valorisation a une raison fondamentale : les analystes semblent avoir tardé à revoir en baisse leurs estimations de résultat. Et le problème structurel de Carrefour (une détérioration régulière des profits en France sous les coups de boutoir de ses concurrents, un apparent manque d’innovation commerciale et un sous-investissement manifeste dans ses effectifs pour les rendre plus polyvalents) apparaît loin d’être réglé. En refusant de mieux valoriser son titre, les investisseurs ne semblent même pas espérer un sursaut des comptes.

Le plan de transformation des hypermarchés en Carrefour Planet semble avoir un certain nombre de difficultés à attirer des clients. Et ce ne sont pas les projets d’externalisation d’actifs – distribution de Dia aux actionnaires ou projet de cotation (pour l’heure suspendu) des actifs immobiliers – qui suffiront à rassurer actionnaires et investisseurs, qui plus est en période de forte volatilité sur les marchés financiers.

Quelles perspectives pour le cours de l’action ?

Tout n’est pas noir pour autant. En tablant sur une chute de 60 points de base de la marge opérationnelle du groupe en 2011, suivie d’une lente remontée pour revenir à 3,5% en 2014, en tablant sur une croissance modérée des ventes et sur un effort d’investissement plus conséquent, bref, même si l’on considère que Carrefour ne sera pas en mesure de retrouver les niveaux de marge passés (3,8% de marge opérationnelle en moyenne entre 1999 et 2010), la valeur intrinsèque du titre ressort entre 24,5 euros (somme des parties) et 34,4 euros (méthode de création de valeur). En moyenne, l’utilisation de 4 méthodes se traduit par un objectif de cours moyen de 30 euros. Si l’on prend en compte une marge de sûreté de 20% (liée à l’incertitude du redressement des comptes en France), on se rend compte que le marché n’a peut-être pas fini de signifier à la direction de Carrefour que la confiance n’est pas encore rétablie.

PS : suite au profit warning de Carrefour, de nombreux analystes ont revu en baisse leurs estimations de résultat opérationnel (“EBIT”) pour 2011. Sur la base des estimations de 9 brokers, le résultat opérationnel de Carrefour est désormais attendu à 2,87 milliards d’euros cette année, soit une marge de 3,1%.

weeko.fr

DISCLAIMER

L’auteur du post informe le lecteur qu’il détient des titres Carrefour en portefeuille.

Dividende, mode d’emploi : le paiement du dividende en actions (2/2)

Lundi 9 mai 2011

Quartier de la DéfenseLes sociétés peuvent proposer aux actionnaires le paiement de leurs dividendes en actions : au lieu de verser le dividende en espèces, la société va proposer la souscription de nouvelles actions.

Dividende en numéraire ou en titres

  • le paiement en numéraire : le jour du versement ou paiement du dividende, le compte de l’actionnaire est crédité.

Dans le cas où les titres ont été acquis au SRD (service de règlement différé), l’acheteur ne touche pas le dividende mais reçoit une «indemnité compensatrice» du même montant alors que le vendeur au SRD doit cette indemnité.

  • Le paiement en actions : souvent, les actionnaires  se voit offrir un choix en matière de versement du dividende. Ils peuvent opter pour un règlement en espèces ou bien choisir de réinvestir leurs dividendes en actions nouvelles de la société ou « paiement du dividendes en actions ». Le principe en est simple : l’actionnaire se voit proposer (et non imposer) de toucher son dividende sous forme d’actions, moyennant une décote du cours de 10 % au maximum, par rapport au cours des vingt dernières séances de Bourse. L’actionnaire doit choisir cette option avant une date fixée, sans quoi il sera payé en numéraire.

Le montant des dividendes auquel a droit l’actionnaire correspond rarement à un nombre entier d’actions, il pourra donc alors souscrire soit le nombre d’actions immédiatement supérieur (si la société a prévu cette possibilité) en versant la différence en numéraire, soit le nombre d’actions immédiatement inférieur en recevant une soulte en numéraire.

Opter pour le paiement en actions : avantages

Les avantages de cette option existent aussi bien pour l’actionnaire que pour l’entreprise. Les entreprises recommandent d’opter pour le paiement en actions : elles n’ont pas à décaisser d’argent, et augmentent donc mécaniquement leur capital.

Les actionnaires ont intérêt à accepter le paiement en actions tant que le cours de Bourse est supérieur au prix de l’action proposée en dividende, même si l’actionnaire doit tenir compte du fait que le cours peut bien évidemment évoluer pendant le délai existant entre le jour de sa décision et le jour de réception des actions. Ce choix du dividende en actions leur permet de contribuer au renforcement des fonds propres du groupe et donc de sa solidité.

Opter pour le paiement en actions : inconvénients

Si l’intérêt pour l’actionnaire est de profiter d’une décote sur une action, cette augmentation mécanique du nombre d’actions en circulation fait que le Bénéfice Net Par Action peut diminuer ou moins progresser. L’actionnaire oublie souvent, en effet, que cette méthode a un effet dilutif et est donc contraire à la notion de création de valeur pour l’actionnaire.


Un autre inconvénient existe pour les investisseurs qui ne répondent pas favorablement à cette option : la possibilité de ce choix reporte d’un mois environ le paiement effectif du dividende, un laps de temps étant nécessaire pour connaître les intentions de tous les actionnaires.

Quel que soit le choix de l’actionnaire, paiement en numéraire ou en actions, le régime fiscal qui s’appliquera sera identique. Pour prolonger voir notre blog fiscalité : le régime fiscal des dividendes.

Pour prolonger votre lecture :

Crédits photos :  Luciano Guelfi